I m* "t Cr - V V\ n \ i r J \ ■ ! umm ^ \'\\l ^6 LE N REGNE ANIMAL DISTRIBUE D'APRÈS SOIS ORGANISATION, POUR SERVIR DE BASE A L'HISTOIRE NATURELLE DES ANIMAUX, tr d'introduction a l'anatomie comparée , PAR GEORGES CUV 1ER. M1IH I H>\ ACCOMPAGNÉE DE PLANCHES GRAVÉES. LES TYPES DE TOUS LES GENRES, LF.S CARACTERES DISTINCT Il'S DES DIVERS GROUPES ET LES MODIFICATIONS DE STRUCTURE SUR LESQUELLES REPOSE CETTE CLASSIFICATION; PAR USE RÉUNION DE DISCIPLES DE CBVlEIt, , MM. Amtoiiin, l!l..ncli.iul , Duliayes, Alcide D'OrJjijny, Dojcre, Dugis , l> rn.y. Lamilbr.l . Milite EtlwanU i lloiiliu el Valencïeunes. PARIS FORTIN, MASSOiN ET C, LIBRAIRES. PLACE DE l'ÈCOLK-DE-MHDECINE, n. [. Imprimé chu Paul Renoiiard. o 3M-tf3 o S~ LES INSECTES >9{0)&e AVEC ON ATLAS, PAR MM. UJDOUIN, BLANCHARD, DOYÈRE, ET MILNE EDWARDS. MYRIAPODES, THYSANOURES, PARASITES, SUCEURS ET COLÉOPTÈRES. r^j\sv\r\j\/\/\r^rv'-\f\s ?aam c^c> LE RÈGNE ANIMAL DISTRIBUE D'APRES SON ORGANISATION. LES INSECTES. 8ÔS»S'»*i3ô* i ¥'»**■ » * a » a" * * s * » « * * »»-»»*'»»»»«*«*"»»*»» TROISIÈME CLASSE DES ANIMAUX ARTICULES ET POURVUS DE PIEDS ARTICULES. LES INSECTES (insecta). Ont des pieds articulés, un vaisseau dorsal (") tenant lieu de vestige de cœur, mais sans aucune branche pour (a) PI. i.fig. i. ». i. 4- 5- /| DES INSECTES la circulation (1), respirent par deux trachées principa- les (") s'étendant, parallèlement l'une à l'autre, dans (i) Les anatomîstes son) très partages a l'égard de la nature île cet organe : p'u- *ieurs y voient un véritable cœur; d'autres, et telle est l'opinion de M.Cuvier, et qui nous parait avoir été pleinement confirmée par les belles recherches de M. Marcel de Serres (Mémoire sur le vaisseau dorsal des insectes, inséré dans le Recueil des Mémoi- res du Muséum d'hist. nalur. ), lui refusent cette qualité. Suivant ce dernier, il sécréte- rait la graisse, qui serait ensuite élaborée dans le tissu adipeux qui l'enveloppe. Lvo- net dit qu'il renferme une substance gom- meuse de couleur orangée. Quelques ob- servations Ires récentes paraissent établir l'existence de quelques petits vaisseaux; mais, outre que cette circulation serait très partielle, les insectes différeraient toujours beaucoup sous ce rapport des crustacés, en ceque le sang ne reviendrait point au cœur. M. S traits, eu rendant compte ( bulletin univ. de M. le baron de Férussac) d'un Mé- moire de M. Hérold sur ce sujet, nous a fait connaître l'opinion qu'il s'est formée à cet égard, d'après ses recherches anatoini- ques sur le hanneton, « Le vaisseau dorsal, dit-il, est le véritable cœur des insectes , étant , connue chez les animaux supérieurs, l'organe locomoteur du sang, qui, au lieu d'être contenu dans des vaisseaux, est ré- pandu dans la cavité générale du corps. Ce cœur occupe toute la longueur du dos de l'abdomen , et se termine antérieurement par une artère unique, non ramifiée, qui transporte le sang dans la léte, où elle l'é- panché, et d'où il revient dans l'abdomen, par l'effet même de son accumulation dans la lète, pour rentrer de nouveau dans le cœur; et c'est à quoi se réduit toute la cir- culation sanguine chez les insectes , qui n'ont ainsi qu'une seule artère sans bran- ches, et point de veines. Les ailes du cœur ne sont pas musculeuses, comme le prétend Hérold; ce sont de simples ligamens fibreux qui maintiennent le vaisseau dorsal en place. Le aeur, c'est-à-dire la partie abdominale du vaisseau, est divisé intérieurement en huit chambres {melolontlta vulgaris) , sé- parées les unes des autres par deux valvules convergentes, qui permettent au sang de se porter d'arrière en avant d'une chambre dans l'autre, jusque dans l'artère qui le conduit dans la tète, mais qui s'opposent à son mouvement rétrograde. Chaque cham- bre porte latéralement , à sa partie anté- rieure, deux ouvertures en forme de fentes transversales, qui communiquent avec la cavité abdominale, et par lesquelles le sang contenu dans celte dernière peut entrer dans le cœur. Chacune de ces ouvertures est munie intérieurement d'une petite valvule en forme de demi-cercle, qui s'applique sur elles lors du mouvement de systole.» D'après cette courte description, on conçoit (a) 1-1. ». Ii| ; , ■ EN GÉNÉRAL. 5 toute la longueur du corps, ayant par intervalles des centres d'où partent beaucoup de rameaux, et qui répon- dent à des ouvertures extérieures ou des stigmates (") pour l'entrée de l'air (i). Ils ont tous deux antennes et (|ue, lorsque la chambre postérieure vient à se dilater , le sang contenu dans la cavité abdominale y pénètre parles deux ouvertu- res dont nous venons de parler, et que nous nommons aurlculo-ventriculaires. Quaud la chambre se contracte , le sang qu'elle contient ne pouvant pas retourner dans la cavité abdominale , pousse la valvule inter- ventriculaire , passe dans la seconde cham- bre, qui se dilate pour le recevoir, et qui reçoit en même temps une certaine quantité de sang par les propres ouverturesauriculo- ventriculaires. Lors du mouvement de sys- tole de cette seconde chambre , le sang passe de même dans la troisième, qui en re- oit également par les ouvertures latérales , et c'est ainsi que le sang est poussé d'une chambre daus l'autre jusque dans l'artère. Ce sont ces contractions successives des chambres du cœur qu'on aperçoit au tra- vers de la peau des chenilles. » Le cœur des crustacés décapodes, des squilles, des hulu- les, des araignées, etc., offre aussi, d'après ce que m'a assuré ce profond observateur, des valvules semblables. 11 est renfermé dans une espèce de sac ou péricarde, qui, suivant lui, tient lieu d'oreillette. Ces divisions ou chambres du vaisseau dorsal sont ce que Lyonet nommeailes.etil a pareillement vu le vaisseau dorsal se prolonger jusqu'à la tête, et s'y terminer de la même manière ; mais il n'a point aperçu les ouvertures et les valvules dont parle M. Straus. La défi- nition du vaisseau dorsal donnée par ce na- turaliste, quelle que soit la composition in- térieure de cet organe, prouve évidemment que ce n'est point un véritable coeur. Ces observations, d'ailleurs, ne nous apprennent point quelle est la nature de ce liquide , ni comment il se répand dans les autres parties du corps pour opérer leur nutrition. Tou- jours est-il certain, d'après les observations de Lyonet, que toutes les parties du corps communiquent avec le corps graisseux au moyen de fibrilles. Les trachées jettent des rameaux qui s'étendent jusque dans les ex- trémités des divers appendices du corps. L'action de l'air peut déterminer l'ascension des sucs nutritifs dans les interstices , for- mant des sortes de tubes capillaires. (i) Le nombre des segmens du corps des myriapodes étant indéterminé, celui de leurs stigmates l'est aussi, et va souvent au-delà de vingt. Dans les insecles hexapodes, il est souvent de dix-huit , neuf de chaque côté. Cette évaluation , néanmoins, est plutôt fondée sur l'animal en état de larve quedans son état parfait. Les chenilles, les larves de (a) PL i. fig. 7, 8, 9, io, ii , 12, i3, 14. ii DES INSECTES une tête distincte ("). Le système nerveux de la plupart des insectes (les hexapodes) ( 4 ), est généralement com- posé d'un cerveau formé de deux ganglions opposés, réunis par leurs bases, donnant huit paires de nerfs et deux nerfs solitaires, et de douze ganglions (i), tous in- coléoptères et celles d'un grand nombre de du ers autres iusecles, ont une paire de stig- mates sur le premier segment, ou celui qui porte la première paire de pieds; le second et le troisième en sont dépourvus, parce que, je présume, le développement des ailes qui a lieu dans ce» anneaux, rend ici inu- tile la présence d'ouvertures respiratoires. Le quatrième anneau et les sept suivans en offrent chacun une paire; mais dans les co- léoptères en état parfait, outre les deux stig- mates antérieurs, cachés dans la cavité du prothorax ou corselet, et qu'on n'avait pas aperçus, on eu voit deux autres, situés entre l'origine des élytres et celle des ailes ; ce sont ceux du mésothorax. Il n'y en a point au métathorax, à moins qu'on ne considère les deux du premier segment ahdominal comme supplémentaires du thorax, en se fondantsur ce qui a lieu dans les hyménop- tères à abdomen pédicule et les diptères, où ces deux stigmates , avec le demi-segment dont ils dépendent, font partie du thorax. Ainsi, en général, tous les insectes hexapo- des ont huit paires de stigmates à l'abdomen, mais dont les deux dernières souvent obli- térées. Dans les criquets, les truxales, les libellules, les côtés du mésothorax offrent chacun un stigmate, ceux que M. Marcel de Serres nomme trémaères. Dans ces derniers insectes, ainsi que dans les antres a ailes nues ou sans élytres, les deux premiers stig- mates thoraciques sont placés en dessus, en- tre le prothorax et le mésothorax. Les libel- lules exceptées, le thorax proprement dit ne présente plus ensuite de stigmates distincts; je dis le thorax proprement dit, parce que, comme nous l'avons remarqué plus haut, les deux premiers de l'abdomen sont reportés, dans plusieurs, à l'extrémité postérieure du thorax. Le métathorax des peutatomes, des sculellères, offre intérieurement une paire de stigmates. Dans les spectres aptères , le second segment ou mésothorax en est dé- pourvu ; mais le segment suivant ou le mé- tathorax en a deux paires, l'une antérieure, et qui étant située près de l'articulation de ce segment avec le précédent, peut être cen- sée appartenir à celui-ci, et l'autre plus pe- tite et placée très près de celle du premier segment abdominal. (i) Divers coléoptères lamellicornes , eu étal parlait, fout exception. [a) VI. 6. fig. !. fi PL EN GÉNÉRAL. 7 férieurs. Les deux premiers sont situés près de la jonc- tion de la tête avec le thorax, et contigus longitudinale- înent; l'antérieur donne des nerfs à la lèvre inférieure et aux parties adjacentes; le second et les deux suivans sont propres à chacun des trois premiers segmens ou ceux qui , dans les insectes hexapodes , composent le thorax ; les autres ganglions appartiennent à l'abdomen, de ma- nière que le dernier ou le douzième correspond à sou septième anneau , suivi immédiatement de ceux qui com- posent les organes sexuels; chacun de ces ganglions donne des nerfs aux parties de leurs segmens respectifs. Les deux derniers, très rapprochés, en donnent aussi aux derniers anneaux du corps. La région frontale offre trois ganglions particuliers, désignés par Lyonet sous le nom de frontaux , et dont le premier produit postérieu- rement un gros nerf ayant des renflemens, le plus long de tous, et qu'il nomme récurrent. Le premier ganglion ordinaire ou le sous-œsophagien pousse, selon lui , quatre paires de nerfs, et les suivans deux paires chacun, de sorte qu'en y comptant les huit paires du cerveau, les dix brides épinières que l'on peut considérer comme au- tant de paires de nerfs, on en a, en tout, quarante-cinq paires, indépendamment des deux nerfs solitaires, ou douze à quatorze de plus que n'en offre le corps humain. Les deux cordons nerveux, qui forment par leur réu- nion les ganglions, sont tubulaires et composés de deux 8 DES INSECTES tuniques, dont l'extérieure offre des trachées; une sub- stance médullaire remplit le canal central. Le bel ou- vrage de M. Hérold , sur l'anatomie de la chenille du grand papillon du chou, étudiée dans sa croissance pro- gressive et jusqu'à sa transformation en chrysalide , nous montre que le système nerveux et celui des or- ganes digestifs éprouvent des changemens notables; que les cordons nerveux, sont dans l'origine plus longs et plus écartés, observation qui favorise l'opinion de l'un des plus grands zootomistes de notre époque, le docteur Serres, sur l'origine et le développement du système nerveux. Nous avons exposé dans les généralités com- munes aux trois classes des animaux articulés et pour- vus de pieds articulés, les divers sentimens des physio- logistes sur le siège des sens de l'ouïe et de l'odorat. Nous nous bornerons à ajouter qu'à l'égard du premier, les petits ganglions nerveux situés sur le front, dont nous avons parlé, semblent confirmer l'opinion de ceux qui, tels que Scarpa, placent ce sens près de la naissance des antennes. Quelques lépidoptères m'ont offert deux petits trous situés près des yeux, et qui sont peut-être des con- duits auditifs. Si, dans plusieurs insectes, notamment ceux qui ont les antennes filiformes, ou sétacées et lon- gues, cesorganes servent au tact, il nous paraît difficile de rendre raison du développement extraordinaire qu'ils acquièrent dans certaines Familles, el plus particulière- EN GÉNÉRAL. 9 ment clans les mâles, si l'on n'admet point qu'ils sont alors le siège de l'odorat. Peut-être aussi que, relative- ment au goût, les palpes jouent, dans quelques cas, comme lorsqu'ils sont très dilatés à leur extrémité, le principal rôle; la languette encore peut n'être pas étran- gère à cette fonction. Un appareil préparateur ou buccal , le canal intesti- nal, les vaisseaux biliaires, nommés aussi hépatiques, ceux qu'on appelle salivaires, mais qui sont moins géné- raux, ces vaisseaux libres ou flottans qui ont reçu la dé- nomination d'excrémentiels, l'épiploou ou le corps grais- seux, et probablement encore le vaisseau dorsal, telles sont les considérations qu'embrasse le système digestif. Il est singulièrement modifié selon la diversité des ali- mens , ou forme un grand nombre de types particuliers, dont nous ferons l'exposition, en traitant des familles. Nous dirons seulement un mot de l'appareil buccal, et des divisions principales du canal intestinal , en com- mençant par celui-ci. Dans ceux , tels que les coléoptères carnassiers (a> , où il est le plus composé, on y distingue le pharynx, l'œsophage, le jabot, le gésier, l'estomac ou ventricule chilifique, et des intestins que l'on divise en intestins grêles, en gros intestin ou cœcum, et en rec- W Pl.5,fig.i5 INSKCTfcS. 1<) DES INSECTES tmn. Dans les insectes où la langue proprement dite est appliquée sur la face antérieure ou interne de la lèvre, ou n'est pas dégagée, le pharynx est situé sur cette même face: c'est ce qui a généralement lieu (i). Nous ajouterons encore qu'à l'égard des vaisseaux biliaires (,) , un natu- raliste qui nous avait donné le premier de bonnes ob- servations sur les organes respiratoires des mygales , AI. Gaëde, professeur d'histoire naturelle à Liège, ne con- sidère point ces vaisseaux comme sécréteurs, ainsi qu'on le pense communément; mais cette opinion ne paraît pas suffisamment motivée, et les observations de M. Léon Dufour (2) semblent même la détruire. Des insectes, en petit nombre et toujours sans ailes, tels que les Myriapodes ou les Mille- pieds , se rappro- chent de plusieurs crustacés, soit par la quantité des anneaux du corps et de leurs pieds, soit par quelques traits d'analogie dans la conformation des parties de la bouche; mais tous les autres n'ont constamment que six (1 ) Voyez ce que nous avons dit , dans système digestif des insectes, dans une suite les généralités lis trois classes, à l'occasion de beaux Mémoires, qui ont contribué à de la languette. enrichir les Annales des Sciences naltiirl- (2) Ce dernier naturaliste, que j'aurai les. M. Victor Audoiiin en a offert uniésu- sonvent 'casion de citer, a exposé avec le nié très bien l'ait, a son article insectes, du plus grand détail tout ce qui a rapport au Dictionnaire classique d'histoire naturelle. («) l'I. 5,fig. i5. EN GÉNÉRAL. I I pieds, et leur corps, dont le nombre des segmens ne surpasse jamais celui de douze, est toujours partagé en trois portions principales , la tête, le tronc et Xabdo- nieri®'. Parmi ces derniers, quelques-uns n'ont point d'ailes, conservent toute leur vie la forme qu'ils avaient en naissant, et ne font que croître et changer de peau (i). Ils ont, à cet égard, des rapports avec les animaux des classes précédentes. Les autres insectes à six pieds ont presque tous des ailes; mais ces derniers organes, et sou- vent même les pieds, ne paraissent pas d'abord, et ne se développent qu'à la suite de changemens plus ou moins remarquables, nommés métamorphoses , et que nous fe- rons bientôt connaître. La tète (2) porte les antennes, les yeux et la bouche (4) . La composition et la forme des antennes varient beau- coup plus que dans les crustacés, et sont souvent plus développées ou plus longues dans les mâles que dans les femelles. (1) Ce sont ceux que je nomme Homo- peron ( nez, Kirby ), la face , le front, le tènes (semblables jusqu'à la fin), ou les vertex ou somme!, les joues. La dénomina- Ametàbolia de M. Learb. tion de chaperon étant équivoque , je l'ai remplacée par celle d'e/iistome ou sur-bou- (2) Sa surface est divisée en plusieurs che. Cette partie sert d'insertion au labre petiles régions ou aires, qu'on nomme clia- ou lèvre supérieure. MPI. 6, Gg 1. («) PI. 5, Cg. j. 14 12 DES INSECTES Les yeux sont composés ou lisses (o) : les premiers {b \ d'après les recherches de M. le baron Cuvier, Marcel de Serres et autres, sont formés : i° d'une cornée, divisée en une multitude de petites facettes, d'autant plus convexes que l'insecte est plus carnassier, enduite à sa face interne d'une substance peu liquide, opaque, diversement colo- rée, mais ordinairement noire, ou d'un violet sombre; '2° d'une choroïde, fixée dans son contour et par ses bords, à la cornée, recouverte d'un vernis noir, offrant une multitude de vaisseaux aériens, provenant de troncs assez gros de trachées situées dans la tète, et dont les rameaux forment autour de l'œil une trachée circu- laire : elle manque, ainsi que la choroïde, dans divers insectes lucifuges; 3° de nerfs qui naissent d'un gros tronc, partant immédiatement du cerveau, s'épanouis- sant ensuite en forme de cône renversé, et dont la base est du côté de la cornée, et dont les rayons ou filets tra- versant la choroïde et l'enduit de la cornée, aboutissent chacun à l'une de ces facettes; il n'y a ni cristallin, ni humeur vitrée. Plusieurs ont, outre les yeux composés, des yeux lisses (r) , ou dont la cornée est tout unie. Ils sont ordi- ;<7) m. i, i.j^. ii. ib) pi. 2, iig. 7. x. 9. (c) PI. 2, fig. f>. 10. 1 l. EN GÉNÉRAL. 15 nairement au nombre de trois , et disposés en triangle sur le sommet de la tête. Dans la plupart des insectes aptères et des larves de ceux qui sont ailés, ils rempla- cent les précédens, et sont souvent réunis en groupe; à en juger par ceux des Arachnides, ils devraient être propres à la vision. La bouche des insectes à six pieds (<0 est, en général , composée de six pièces principales, dont quatre laté- rales, disposées par paires , et se mouvant transversale- ment; les deux autres, opposées l'une à l'autre, dans un sens contraire à celui des précédentes, remplissent les vides compris entre elles : l'une est située au-dessus de la paire supérieure, et l'autre au-dessous de l'inférieure. Dans les insectes broyeurs, ou qui se nourrissent de ma- tières solides, les quatre pièces latérales font l'office de mâchoires, et les deux autres sont considérées comme des lèvres; mais, comme nous l'avons déjà observé, les deux mâchoires supérieures ont été distinguées par la dénomination particulière de mandibules w ; les deux autres ont seules conservé celle de mâchoires {c) ; elles ont d'ailleurs un ou deux filets articulés, qu'on appelle palpes ou antennules, caractère que n'offrent jamais, dans cette (a) PI. 5, lig. 1. 2. i. 4. S. 6. 7. 8. y. 10. 11 12. 17. iS. if), etc. (4) PI. 5, fig. 7. 11. 12. (c) PI. 5, flg. 2. .',. S. ii. 1 ï DES INSECTES classe, les mandibules'. Leur extrémité se termine sou- vent par deux divisions ou lobes, dont l'extérieure est nommée, dans l'ordre des orthoptères, galet e l °K Nous avons encore dit qu'on était convenu d'appeler labre la lèvre supérieure ( ". L'autre, ou la lèvre proprement dite (f) , est formée de deux parties : l'une plus solide et infé- rieure est le menton; la supérieure, et qui porte le plus souvent deux palpes, est la languette, (i) Dans les insectes suceurs, ou ceux qui ne prennent que des alimens fluides, ces divers organes de la mandu- cation se présentent sous deux sortes de modifications générales : dans la première M , les mandibules et les mâ- choires sont remplacées par de petites lames en forme de (i) Forez ce que nous avons dit à cet égard dans les généralités qui précédent l'exposition particulière de chaque classe. La lèvre inférieure ne nous parait être qu'une modification des secondes mâchoires des crustacés décapodes , combinée avec leur languette. Les changemens qu'éprou- vent graduellement ces parties dans les crus- tacés, les arachnides et myriapodes, nous donnent lieu de le présumer. Dans cette hypothèse, les six pieds thoraciques seraient les analogues des pieds-màchoires , et cela a déjà été reconnu par rapport aux crustacés du genre apus. Dès-lors les cinq premiers segmens de l'abdomen des insectes hexapo- des représenteraient ceux qui, dans les crus- tacés décapodes , portent les pieds propre- ment dits, ou bien les troisièmes et les quatre suivans des crustacés amphipodes 1 1 isopodes. Tous les travaux qu'on a publies sur le thorax des insectes, quoique très uti- les et très recommandables d'ailleurs, subi- ront nécessairement des changemens essen- tiels, lorsqu'on comparera cette partie du corps dans les trois classes des animaux ar- ticulés et à pieds articulés. La nomenclature est loin d'être fixée à cet égard. (a) PI. 5, fig. 4. le) pi. 5, Gg. :j. 9 . (4) l'I. 5, fig. h. (,/) PI, 88, 8p. .><| .-, 17?, etc. K\ GÉNÉRAL. 1H soies ou de lancettes, composant, par leur réunion, une sorte de suçoir, qui est reçu dans une gaine tenant lieu de lèvre, soit cylindrique ou conique et articulée en forme de bec (le rostre) (o) , soit membraneuse ou cbar- nue, inarticulée et terminée par deux lèvres (la trompe) (4) . Le labre est triangulaire, voûté, et recouvre la base du suçoir. Dans la seconde sorte d'organisation , le labre et les mandibules sont presque oblitérés ou extrêmement petits: la lèvre n'est plus un corps libre et ne se distingue que par la présence de deux palpes, dont elle est le sup- port; les mâchoires ont acquis une longueur extraordi- naire, sont transformées en deux filets tubuleux, qui, se réunissant parleurs bords, forment une espèce de trompe, se roulant en spirale, et qu'on nomme langue, mais que, pour éviter toute équivoque, il serait préférable d'appeler spiritrompe (spirignatha); son intérieur pré- sente trois canaux, dont celui du milieu est le conduit des sucs nutritifs. A la base de chacun de ces filets est un palpe, ordinairement très petit et peu apparent. les Myriapodes ou Mille-pieds sont les seuls dont la bouche offre un autre type d'organisation , que j'expo- serai en traitant de ces insectes. («) PI. KS.fi^.srt; pi. <|«|, fig. i a, de ;/-j IM. i-,',, t'ig. fia; pi. 177, fig. 1 M. Audouin a depu.is changé, dans son article insectes du Dictionnaire classi- que des sciences naturelles, ladénomination d'hypoplères eu celle de paraptère. Celle d'entothora.x changera aussi dans quelques circonstances , et s'appellera entocéphale (relativement à la tête )et enlogastre (par rapport à l'abdomen ). Il remarque que la tète des insectes est composée de plusieurs segmens. Nous avons aussi observé que le bec de la cigale, représentant la lèvre in- férieure, ne tient pas à la tète, mais à la membrane qui l'unit avec le thorax. Aussi les deux cordons médullaires forment-ils, sous la bouche, deux ganglions contigus. D'après ces motifs, nous considérons le premier segment du corps des scolopendres, celui qui porte les deux crochets, comme une division de la tète analogue. Il parait que Knoch avait distingué les épimères sous les dénominations de seapulœ et de paraplcurœ; l'arrière-poitrine par celle d'acelalittlum , tandis que la medi-poitrine est le peristœt/ùuii. Le premier article des quatre hanches postérieures forme, dans la plupart des coléoptères, une lame trans- verse, s'emboitant dans les flancs, et c'est, à ce qu'il nie semble, la pièce qu'il nomme ni te ri uni. 22 DES INSECTES commandent de signaler aux naturalistes, est celui de M. Chabrier, ancien officier supérieur d'artillerie, sur le vol des insectes. Il fait partie des Mémoires du Muséum d'histoire naturelle, mais se vend aussi séparément. Les figures sont exécutées sur une très grande échelle, ainsi que celles d'un Mémoire de Jurine père, sur les ailes des hyménoptères, ouvrage d'une admirable patience, de même que le précédent. Les insectes ayant toutes sortes de séjours, ont aussi toutes sortes d'organes du mouvement, des ailes et des pieds, lesquels servent, dans plusieurs, de nageoires. Les ailes (") sont des pièces membraneuses, sèches, élas- tiques, ordinairement transparentes et attachées sur les côtés du dos du thorax: les premières, lorsqu'il y en a quatre ou qu'elles sont uniques, sur ceux de son second segment, et les secondes sur ceux du suivant ou du mé- tathorax. Elles sont composées de deux membranes appli- quées l'une sur l'autre et parcourues en divers sens par des nervures plus ou moins nombreuses, qui sont autant de tubes trachéens, et formant tantôt un réseau (') tantôt de simples veines ('). Un célèbre naturaliste, Jurine père, a tiré, pour la méthode, un parti avantageux de la dispo- (a) PI. 8. fig. 1.0.3. 4- 5.6. ,/■) Pl.S.Cg.î. (■) P1.8. fig. r. a. î. 4-5 i; - EN GÉNÉRAL. 25 sition et du croisement de ces nervnres(i). Les demoi- selles, les abeilles, les guêpes, les papillons, etc., ont quatre ailes; mais celles des papillons sont couvertes de petites écailles ("), qui, au premier coup-d'œil, ressemblent à de la poussière, et leur donnent les couleurs dont elles sont ornées. On les enlève aisément avec le doigt , et la portion de l'aile qui les a perdues est transparente. On voit au microscope, que ces écailles, de figures très va- riées, y sont implantées ( 4 ), par le moyen d'un pédicule, et disposées graduellement et par séries , ainsi que des tuiles sur un toit. Au devant des ailes supérieures de ces insectes, sont deux espèces d ' épau\ettes(ptérygodes) , qui se prolongent en arrière, le long dune partie du dos, sur lequel elles s'appliquent. Dans certains insectes, les ailes restent droites, ou se replient sur elles-mêmes. Dans d'autres, elles sont doublées ou plissées longitudinale- ment en éventail. Tantôt elles sont borizontales , tantôt elles sont inclinées ou en toit; dans plusieurs, elles se croisent sur le dos, ailleurs elles sont écartées (a). Les in- (i) Voyez les généralités des liyménop- paraît être l'une des principales causes du léres. bourdouneraeut de divers animaux de celle (2) L'insecte est supposé en repos. La ra- classe. Les explications que l'on en a don- pidilé des vibrations de ces organes nous nées ne sont pas eucore satisfaisantes. (a) PI. 8. Cg. 7. (J>) PI 8. fig. 8. 24 DES INSECTES. sectes à deux ailes, de l'ordre des diptères, ont au-des- sous d'elles deux petits filets mobiles, terminés en massue, et qui, selon l'opinion la plus commune (i), semblent rem- placer les deux ailes qui manquent. On les nomme balan- ciers ("). D'autres insectes à deux ailes, et des plus extra- ordinaires, ont aussi deux balanciers, mais situés à l'ex- trémité antérieure du tliorax , et que nous nommerons, pour les distinguer des autres, des prcbalanciers. Au- dessus des balanciers est une petite écaille membraneuse, formée de deux pièces réunies par l'un des bords , et semblables à deux battans de coquille bivalve; c'est Y ai- leron ouïe cueilleron ('). Quelques coléoptères aquatiques en offrent aussi au-dessous de leurs élytres, et insérés à leur base. beaucoup d'insectes, tels que les hannetons, les can- tliarides, etc. , ont, au lieu des deux ailes supérieures ou antérieures, deux espèces d'écaillés plus ou moins épaisses et plus ou moins solides, opaques, qui s'ouvrent et se (i) Appendices, selon moi , des trachées rieur, que l'on voit , de chaque côté, au du premier segment abdominal cl corres- même segment , dans plusieurs criquets ou pondant à cet espace percé d'un petit trou, acrydiums. ( forez mon Mémoire sur les adjacent au coté antérieur d'une ouverture, appendices articulés des insectes, dans le avec un diaphragme membraneux et inté- Recueil des Mémoires du Mus. d'hist. nal.) [a) l'I.S. fig.3. (4) PI. S. Cg. 4. EN GÉNÉRAL. 2.'; ferment, et sous lesquelles les ailes se replient transver- salement dans le repos. Ces espèces d'étuis ont reçu le nom d'élytres (i) ("). Les insectes qui en sont munis sont appelés coléoptères, ou insectes à étuis. Ces pièces ne leur manquent jamais; mais il n'en est pas toujours ainsi des ailes. Dans d'autres insectes, l'extrémité de ces écailles est tout-à-fait membraneuse, comme les ailes, on les nomme des demi-étuis ou hémélytres (''). L'écusson ( c ) est une pièce ordinairement triangulaire, située sur le dos du mésothorax, entre les attaches des élytres ou des ailes. Elle est quelquefois très grande, et recouvre alors la plus grande partie du dessus de l'abdo- men. Divers hyménoptères offrent en arrière d'elle, sur le meta thorax, un petit espace qu'on nomme arrière- écusson ou faux-écusson. Les pieds (f) sont composés d'une hanche de deux ar- ticles, dune cuisse, d'une jambe d'un seul article, et l S INSECTES changemens qu'éprouvent, clans leurs proportions, la première et lavant-dernière. Quoique leur supputation puisse quelquefois embarrasser , et que cette série numé- rique ne soit pas toujours en rapport avec l'ordre natu- rel, elle fournit néanmoins un bon caractère pour la dis- tinction des genres: la dernière articulation est ordinai- rement terminée par deux crochets. La forme des tarses est sujette à quelques modifications, suivant les habitudes des insectes. Ceux des espèces aquatiques sont ordinaire- ment aplatis, très ciliés et en forme de rames, (i) L'abdomen ("), qui forme la troisième et dernière partie du corps, se confond avec le corselet dans les myria- podes; mais il en est distinct dans tous les autres insectes, ou ceux qui n'ont que six pieds. Il renferme les viscères, les organes sexuels, et présente neuf à dix segmens, mais dont quelques-uns sont souvent cachés ou très rapetisses. Les parties de la génération sont situées à son extrémité postérieure, et sortent par l'anus. Les iules et les libel- lules font seuls exception. Les derniers anneaux de l'ab- (i) M. Kirby, dans sa Monographie jointemeut avec M. Spence, il a publié des des abeilles d'Angleterre, désigne les deux éléniens d'euloniulogiu très détaillés cl il<> tarses antérieurs sous le nom de main. Le plus complets, premier article est la /intime {palma). Con- ta) PI. 7 fi-. l. élém. de l'IIist. nat. sectes, et Gêner, crust. et insectorum. Cou- des anim., et Leçons d'anat. comparée; La- stiltez pour plus de détails, l'excellente in- marck , Système des anim. sans vertèbres; Iroduclion à l'Entomologie de MM. Kirliy Latreille, Précis des caract. gcnér. de* in- el Spence, déjà cilée, p. Îîo. EN GÉNÉRAL. 37 lisses, sous la forme de petits grains. Les ordres suivans composent la classe des insectes du même naturaliste. Par ses rapports naturels, celui des suceurs, qui ne comprend que le genre puce, semble devoir terminer la classe. Biais comme je mets en tête les insectes qui n'ont point d'ailes, cet ordre, pour la régularité de la méthode, doit succéder immédiatement à celui des parasites. Quelques naturalistes anglais ont établi, d'après la considération des ailes, de nouveaux ordres; mais je ne vois pas la nécessité de les admettre , à l'exception ce- pendant de celui de strésiptères{\), dont la dénomination me paraît vicieuse , et que j'appellerai rhipiptères. (2) Le premier ordre, les myriapodes, a plus de six pieds ( 24 et au-delà ) , disposés dans toute la longueur du corps, sur une suite d'anneaux, qui en portent chacun une ou deux paires, et dont la première, et même dans plusieurs la seconde, semblent faire partie de la bouche. Ils sont aptères. (3) Le second ordre, les shysanoures, a six pieds, et (1) Ailes toises. Les parlies que l'on (2) Ailes en éventail, prend pour des êlytres n'en sont pas. Voyez (3) Privés d'ailes et d'éeusson. cet ordre. 58 DES INSECTES l'abdomen garni sur les côtés de pièces mobiles, en for- me de fausses pattes, ou terminé par des appendices propres pour le saut. Le troisième ordre, les parasites, a si\ pieds, manque d'ailes, n'offre pour organes de la vue que des yeux lisses; leur bouche est, en grande partie, intérieure, et ne consiste que dans un museau renfermant un suçoir rétractile, ou dans une fente située entre deux lèvres, avec deux mandibules en crochet. Le quatrième ordre, les suceurs, a six pieds, manque d'ailes ( i ) ; leur bouche est composée d'un suçoir renfermé dans une gaine cylindrique, de deux pièces articulées. Le cinquième ordre, les coléoptères, a six pieds ; quatre ailes, dont les deux supérieures en forme d'étuis; des mandibules et des mâchoires pour la mastication ; les ailes inférieures pliées simplement en travers, et les étuis crustacés ( toujours horizontaux ). Ils subissent iuie métamorphose complète. ( r ) Ils subissent des métamorphoses , et est commun aux ordres suivans, mais dans acquièrent des organes locomotiles, qu'ils ceux-ci la métamorphose développe une au - n'avaient pas à leur naissance. Ce caractère tre sorte d'organes locomotiles , les ailes. EN GÉNÉRAL. -y Le sixième ordre, les orthoptères (i), a six pieds; quatre ailes, dont les deux supérieures en forme detuis; des mandibules et des mâchoires pour la mastication (recouvertes à leur extrémité par une galète ); les ailes inférieures, pliées en deux sens, ou simplement dans leur longueur , et les étuis ordinairement coriaces , le plus souvent croisés au bord interne; ils ne subissent que des demi-métamorphoses. Le septième ordre , les hé.wiptères, a six pieds ; quatre ailes, dont les deux supérieures en forme d'étuis crusta- cés, avec l'extrémité membraneuse, ou semblables aux inférieures, mais plus grandes et plus fortes ; les mandi- bules et les mâchoires remplacées par des soies formant un suçoir , renfermé dans une gaine d'une seule pièce , articulé, cylindrique ou conique, en forme de bec. Le huitième ordre , les nevroptères , a six pieds; qua- tre ailes membraneuses et nues; des mandibules et des mâchoires pour la mastication; leurs ailes sont finement (i) De Geer avait établi cet ordre et lui tères. Nous conservons cependant ce dcr- avait donné le nom de dcrmaptères , qu'Oli- nier, parce que les naturalistes français v ier a changé mal-à-propos en celui d'orlhop- l'ont généralement adopté. 40 DES INSECTES réticulées, et les inférieures sont ordinairement de la grandeur des supérieures, ou plus étendues dans un de leurs diamètres. Le neuvième ordre, les hyménoptères, a six pieds; quatre ailes membraneuses et nues; des mandibules et des mâchoires pour la mastication ; les ailes inférieures plus petites que les supérieures; l'abdomen des femelles presque toujours terminé par une tarière ou par un aiguillon. Le dixième ordre, les lépidoptères, a six pieds; quatre ailes membraneuses , couvertes de petites écailles colorées, semblables à une poussière; une pièce cornée, en forme dépaulette, rejetée en arrière, insérée au- devant de chaque aile supérieure ; les mâchoires rempla- cées par deux filets tubulaires, réunis et composant une espèce de langue roulée en spirale sur elle-même, (i) Le onzième ordre, les rhipipteres, a si\ pieds; deux (i^ Spiritrompe. Voyez les généralités de que j'ai nommé niédiaire paraissant faire la classe. Le thorax des Lépidoptères a plus partie de l'abdomen, tandis que, dans ceux- d'analogie avec celui des Névroptères ci et les Diptères , il est incorporé avec le qu'avec celui des Hyménoptères, le segment thorax, EN GÉNÉRAL. 41 ailes membraneuses et plissées en éventail ; deux corps crustacés, mobiles, en forme de petits élytres, situés à l'extrémité antérieure du thorax (i) ; et, pour organes de la manducation, de simples mâchoires, en forme de soies, avec deux palpes. Le douzième ordre, les diptères, a six pieds; deux ailes membraneuses, étendues, accompagnées, dans presque tous, de deux corps mobiles, en forme de ba- lanciers, situés en arrière d'elles; et pour organes de la manducation, un suçoir d'un nombre variable de soies, renfermé dans une gaîne inarticulée, le plus souvent sous la forme d'une trompe, terminée par deux lèvres. (i) Formés, à ce que nous présumons, par des pièces analogues aux épanlettes ou ptérygodes des lépidoptères. ®©'8#6eSô@êèëôô©©©6'dôôe@6<â@eeÈr*@'ft LE PREMIER ORDRE DES INSECTES, LES MYRIAPODES, (myriapoda — Mitosata.Fab.) (Planches l: il la.) Nommés vulgairement mille-pieds , sont les seuls animaux de cette classe qui aient plus de six pieds dans leur état parfait, et dont l'abdomen ne soit pas distinct du tronc. Leur corps, dépourvu d'ailes, est composé d'une suite ordinairement considérable d'anneaux, le INSECTES MYRIAPODES plus souvent égaux, et portant généralement chacun, à l'exception des premiers, deux paires de pieds, le plus souvent terminés par un seul crochet, soit que ces an- neaux, soient indivis , soit qu'ils soient partagés en deux demi-segmens, ayant chacun une paire de ces organes, et dont l'un seulement offre deux stigmates, (i) (") Les myriapodes ressemblent, pour la plupart, à de petits serpens ou à des néréides , ayant des pieds très rapprochés les uns des autres , dans toute la longueur du corps. La forme de ces organes s'étend même jusqu'aux parties de la bouche ('). Les mandibules sont bi-articulées et immédiatement suivies d'une pièce en forme de lèvre, quadriiîde, à divisions articulées ou semblables à de pe- tits pieds, et qui par sa situation correspond à la languette des crustacés; viennent ensuite deux paires (i) Les anneaux du corps des iusecles oui généralement deux stigmates. Si l'on considère sous ce point de vue les anneaux du corps des scolopendres, uotammcnt îles grandes espèces, celles qui ont vingt-et-une p. uns de pattes, l'on verni qu'ils sont al- ternativement pourvus ou privés de deux stigmates, et qu'ainsi, comparativement a ces derniers animaux, ce ne sont réellement que des demi-anneaux. Dès-lors chaque segment complet a deux paires de pattes, mais dont une surnuméraire, puisque, dans les autres insectes, les anneaux munis de pâlies n'en ont que deux. V, PI. 11, lif; )./, ■-■. etc., etc (4) PI. IO,fig. ai, i //,it.., pi 12, fig. i, , i, . (ii INSECTES MYRIAPODES. 4N île petits pieds, dont les seconds en forme de grands crochets dans plusieurs, paraissent remplacer les quatre mâchoires de ces derniers, ou bien les deux ainsi que la lèvre inférieure des insectes : ce sont des sortes de pieds buccaux. Les antennes ("), au nombre de deux, sont courtes , un peu plus grosses vers le bout ou pres- que filiformes, de sept articles dans les uns, d'un grand nombre dans les autres et sétacées. Leurs yeux ( 6 ) sont ordinairement formés d'une réunion d'yeux lisses, et si, dans les autres, ils offrent une cornée à facettes, ces lentilles sont néanmoins proportionnellement plus gran- des, plus rondes et plus distinctes que celles des yeux des insectes. Les stigmates sont souvent très petits , et leur quantité, à raison de celle des anneaux, est ordi- nairement plus considérable que dans ces derniers, où elle n'est au plus que de dix-huit ou vingt. Le nombre de ces anneaux et celui des pieds augmentent avec l'âge, caractère qui distingue encore les myriapodes des in- sectes, ceux-ci naissant toujours avec le nombre de segmens qui leur est propre , et toutes leurs pattes à crochets ou proprement dites, se développant à-la-fois, i PI. 1 1, ttj. i «. 2«, etc.; pi. 12, fig. \b. (/>) PI. n et 12, passim. 4ti INSECTES MYRIAPODES. soit à la même époque, soit lorsqu'ils passent à l'état de nymphe. M. Savi, fils, professeur de minéralogie à Pise , qui a fait une étude particulière des iules , a ob- servé qu'ils sont privés, à la sortie de l'œuf, de ces or- ganes : ces animaux éprouvent donc une véritable mé- tamorphose. Dans les uns , les organes sexuels mascu- lins sont toujours placés immédiatement après la septième paire de pattes (") , sur le sixième ou septième segment du corps , et ceux de la femelle près de l'origine des seconds pieds; dans les autres, ces deux sortes d'organes sont situées, comme d'ordinaire, à l'extrémité postérieure du corps. La position des parties masculines des premiers, comparée avec celle qu'elles ont dans les crustacés et les arachnides , semblerait indiquer la sé- paration du tronc et de l'abdomen; à l'égard des autres myriapodes, ou les organes sexuels sont postérieurs, l'on remarque qu'il s'opère dans une portion analogue du corps de certaines espèces [scolopendra morsitans), un inversion dans l'ordre successif des stigmates, ce qui paraîtrait annoncer la même distinction. Les myriapodes vivent et croissent plus long-temps que les autres insectes, et suivant M. Savi il faut au {a) PI. ii, ti£. 2 . FAMILLE DES CHILOGNATHES. 47 moins deux ans à quelques-uns (les iules), pour que les organes génitaux deviennent appareils. De cet ensemble de faits , l'on peut conclure que ces animaux se rapprochent dune part des crustacés et des arachnides, et de l'autre des insectes ; mais sous la con- sidération de la présence, de la forme et de la direction des trachées, ils appartiennent à la classe des derniers. Nous les partagerons en deux familles, parfaitement distinctes, tant à raison de leur organisation , que de leurs habitudes , et composant dans Linnseus , deux cou- pes génériques. La première famille des myriapodes , celle DES CHILOGNATHES ( Chilognatha. Latr. ), ou le genre des IULES ffulusj de Linnaeus, ( Planche il, fig. I, i, i, 4 et 5. ) ' A le corps généralement crustacé et souvent cylin- drique ; les antennes (a) , un peu plus grosses vers le (a) PI, 1 1, fig. la. •48 INSECTES MYRIAPODES. bout ou presque d'égale grosseur, et composées de sept articles; deux mandibules "' épaisses, sans palpes, très distinctement divisées en deux portions par une arti- culation médiane , avec des dents imbriquées et im- plantées dans une concavité de son extrémité supérieure une espèce de lèvre (languette) (i), située immédiatement au-desssous d'elles, les recouvrant, crustacée, plane, di- visée à sa surface extérieure par des sutures longitudi- nales et des échancrures, en quatre aires principales, tu- berculées au bord supérieur, et dont les deux intermé- diaires plus étroites et plus courtes, situées à l'extrémité supérieure d'une autre aire , leur servant de base com- mune; les pieds très courts, et toujours terminés par un seul crochet '", quatre pieds situés immédiatement au-dessous de la pièce précédente , de la forme des sui- vans , mais plus rapprochés à leur base , avec l'article radical proportionnellement plus long ; et la plupart des autres, attachés par double paire à un seul anneau. Les organes génitaux masculins^ sont situés immédiatement (i) Lèvre inférieure composée des deux paires de mâchoires des Crustacés, selon M Savigny. (a) PI. n, li-, > h, ïA', etc. Toutes les ('') PI. u, fig • ,/. pièces de la bouche. (e) PI. 1 1, (ig. ■> <\ FAMILLE DES CHtLOGNATHES. 4» après la septième paire de pieds, et ceux de l'autre sexe derrière les seconds. Les stigmates sont placés alter- nativement, en dehors de l'origine de chaque paire de pieds, et très petits. Les chilognathes marchent très lentement ou se glis- sent, pour ainsi dire , sur le plan de position, et se rou- lent en spirale ou en boule. Le premier segment du corps, et dans quelques-uns le suivant, est plus grand, et présente la forme d'un corselet ou d'un petit bouclier. Ce n'est guère qu'au quatrième dans les uns, qu'au cin- quième ou au sixième dans les autres, que la dupli- cature des paires de pieds commence; les deux ou quatre premiers pieds sont même entièrement libres jusqu'à leur naissance , ou ils n'adhèrent à leurs segmens res- pectifs, que par une ligne médiane ou sternale. Les deux ou trois derniers anneaux sont apodes. On voit de cha- que côté du corps une série de pores, qu'on avait pris pour des stigmates , mais qui , d'après M. Savi sont sim- plement destinés à la sortie d'une liqueur acide et d'une odeur désagréable, qui parait servir à la défense de ces animaux; les ouvertures propres à la respiration (a \ et dont on lui doit la découverte, sont placées sur la pièce a) PI il, (ig. 1,1. INSECTES. B() INSF.CTES MYRIAPODES. sternale de chaque segment, et communiquent intérieu- rement avec une double série de poches pneumatiques disposées en chapelet, tout le long du corps, et d'où partent des branches trachéennes qui vont se répandre sur les autres organes. Suivant une observation de M. Straus, les poches ou trachées vésiculeuses ne sont point liées les unes aux autres , ainsi que de coutume, par une trachée principale. Aux environs de Pise , où M. Savi a recueilli les ob- servations précitées, les amours de l'iule commun com- mencent vers la fin de décembre et finissent vers la mi- mai. Les organes copulateurs du mâle sont placés dans cette espèce sous le sixième segment, mais ils ne se mon- trent sous cette forme que lorsque l'individu est parvenu environ au tiers de sa taille ordinaire; jusqu'alors cette place est occupée par une paire de pattes, la quinzième, qui existe toujours dans les femelles; ici, l'orifice des parties sexuelles est placé entre le premier et deuxième segment. Des gloméris et des iules femelles m'ont offert par derrière la naissance de la seconde paire de pattes, deux petits mamelons convexes qui paraissent caracté- riser ce sexe; celui des mâles consiste aussi en deux mamelons , mais terminés chacun par un crochet écail- leux et contourné. Dans l'accouplement, ces insectes re- dressent et appliquent l'une contre l'autre, lace à face, les extrémités antérieures de leurs corps, cl s'entrelacent FAMILLE DES CHILOGNATHES. M inférieurement. Le corps des individus venant de naître est en forme de rein , parfaitement uni et sans appen- dices. Dix-huit jours après, ils subissent une première mue, et ils prennent seulement alors la forme des adultes; mais ils n'ont encore que vingt-deux segmens, et le nom- bre total de leurs pattes est de vingt-six paires. M. Savi paraît contredire l'assertion de De Géer, qui dit n'en avoir compté que trois paires et que huit anneaux dans les jeunes individus ; mais est-il bien certain que la mue dont parle M. Savi soit réellement la première , et ne doit-on pas, au contraire, présumer que ces jeunes indi- vidus ne passent pas subitement d'un état où ils n'offrent aucun appendice locomotile, à celui où ils en montrent jusqu'à vingt-six paires , ou qu'en un mot d'autres chan- gemens de peau, mais qui ont pu échapper à M. Savi , ont eu lieu et ont développé successivement ce nombre de pattes? Les observations du Réaumur suédois ne confirment-elles pas ces transitions graduelles? Quoi qu'il en soit, selon M. Savi , les dix-huit premières paires de pattes servent seules à la locomotion; à la seconde mue l'animal en offre trente-six paires et à la troisième quarante-trois; le corps alors se compose de trente seg- mens. Enfin dans l'état adulte, le mâle en a trente-neuf et la femelle soixante-quatre; deux ans après, ilsmuenten- core, et c'est alors seulement qu'apparaissent les organes de la génération. Depuis la naissance, qui a lieu en mars 52 INSECTES MYRIAPODES. jusqu'en novembre , époque où M. Savi a cessé ses ob- servations , ces changemens de peau se renouvellent à- peu-près de mois en mois. On découvre dans la dépouille jusqu'à la membrane qui tapisse intérieurement le canal alimentaire et les trachées. Les organes de la bouche sont les seules parties que M. Savi n'a pu retrouver, (i) Ces insectes se nourrissent de substances soit végé- tales , soit animales , mais mortes et décomposées , et pondent dans la terre un grand nombre d'oeufs. Ils ne forment dans Linnaeus, qu'un genre: LES IULES (iulus. L.) Que nous divisons comme il suit : Les uns ont le corps crustacé, sans appendices au bout, et les antennes renflées vers leur sommet. (i) Voyez le Bulletin général et universel servire alla sturia di una specie di juins de M. le baron de Férussac, décembre i8î3. communissima , Bologna , 18 17. T.r même Les observations de M. Savi, <)< >n t ce savant en a publié un autre , en i8iy,sur journal offre uu extrait, sont consignées le Julus faetidUsimus, dans le mémoire suivant : Osservazioni per FAMILLE DES CHILOGNATHES. S5 LES GLOMÉRIS, (GLOMERJS. Latr.) (PI. ii, fig. i, i a, etc.) Semblables à des cloportes, ovales, et se roulant en boule. Leur corps convexe en dessus et concave en dessous, a , le long de cha- cun de ses côtés inférieurs, une rangée de petites écailles, analogues aux divisions latérales des trilobites. Il n'est composé, la tête non com- prise, que de douze segmens ou tablettes, dont le premier , plus étroit , forme une sorte de collier en demi-cercle transversal, et dont le suivant et le dernier sont les plus grands de tous; celui-ci est voùlé et arrondi au bout Le nombre des pattes est de trente-quatre dans les femelles , et de trente- deux dans les mâles, les organes sexuels remplaçant la paire qui manque. Ces animaux sont terrestres et vivent sous les pierres dans les terrains montueux. 1 LES IULES propres (IULUS.Lin.) ( PI. 1 1, fig. a, 2 a, etc.) Qui ont le corps cylindrique et fort long, se roulant en spirale, et sans saillie en forme d'arête ou de bord tranchant sur les côtés des anneaux. (i) Iulus ovalis. Lin.; Gronov. , Zooph., germ. , IX, xxm ; Glomeris marginata , pi. xvn, 4,5; Leacli,Zool. miscell., cxxxn ; Oniscus zonatus, Panz. , Faun., Insecl. Oniscuspustulatus l Vàb.;'Panz.,ibid'.,xxii. M INSECTES MYRIAPODES. Les plus grandes espèces vivent à terre, particulièrement clans les lieux sablonneux, les bois, et répandent une odeur désagréable. Les plus petites se nourrissent de fruits, de racines ou de feuilles de plantes potagères. On en trouve quelques autres sous les écorces d'arbres, dans la mousse, etc. Ulule très grand{/. maxitnus. Lin.) Marcg., Bras., p. 255. Propre à l'Amérique méridionale , a jusqu'à sept pouces de long. Ulule des sahles{I. sàbulosus, Lin.) Schœff., Elem., entom., lxxiii. — /. fasciatus, De G., Insect., VII, xxxvi, 9,10; Leacb., Zool., mis- ccll., cxxxtn; long d'environ seize lignes, d'un brun noirâtre, avec deux lignes roussâtres le long du dos: cinquante-quatre segmens, dont l'avant-dernier terminé par une pointe forte, velue et cornée au bout. — En Europe. Ulule terrestre [l. lerrestris. Lin.) Geoff., Insect., II, XXII, 5; d'un quart plus petit, cendré bleuâtre, entrecoupé de jaunâtre clair; qua- rante-deux 5 quarante-sept segmens. — Avec le précédent. (1) LES POLYDEMES, tl'OLYUESMUS. Lai. (l'I. u.fig. 3 Semblables aux iules par la forme linéaire de leur corps et l'habitude de se rouler en spirale, mais dont les segmens sont comprimés sur les côtés inférieurs, avec une saillie en forme de rebord ou d'arèle au- dessus. (i) Voyez les deux Mémoires précités de lutin Indus, Lin. ; De G., VII, x un M.Savi, et leZoolog. misceljdeM. Leacb, Séb., Mus. Il, xsi\ . i. ."> ; 1 III, à l'égard de ces deux espèces Seb., Mus.I, lxxxi, 5. cl de quelques autres d'Angleterre. Ajoute?; Schrat., Abbandl., I, ni, - FAMILLE DES CHILOGlUTHtS. Sa On les trouve sur les pierres, et le plus souvent dans les lieux hu- mides. (1) Les espèces qui ont des yeux apparens forment le genre Craspedosome(a) de M. Leach. (2) Les autres ont le corps membraneux, très mou, et terminé par des pin- ceaux de petites écailles. Leurs antennes sont de la même grosseur. Tels sont : LES POLLYXENES, rOLLYXENUS. Lalr.) (l'I. u.fig. 5, 5 a, etc.) Qui ne comprennent encore qu'une seule espèce, rangée avec les Sco- lopendres {Se. laijura. L.) par Linnœus , Geoffroy etFabricius. C'est le Iule à queue en pinceau de De Geer, Insect., VII, xxxvi, 1, 2, 3; Zool. miscell., cxxxv, B. Cet insecte est très petit, oblong, avec des ai- grettes de petites écailles sur les côtés, et un pinceau blanc à l'extré- mité postérieure du corps. Il a douze paires de pieds, placées sur autant de demi-anneaux. Il se lient dans les fentes des murs et sous les vieilles écorces. (i) Les Iules comptanatiis (Zool. misée/., (2) Les espèces, inconnues avant M. Leacli cxxxv, A) depressus , stigma , tridentatus paraissent propres à la Grande-Bretagne. INSECTES MYRIAPODES. LES LITHOBIES, (LITHOBIUS. Leach.) (Planche I2,tig. 2.) Qui ont les stigmates latéraux, le corps divisé, tant en dessus qu'en dessous, en un pareil nombre de segmens, portant chacun une paire de pieds, et les plaques supérieures alternativement plus longues et plus courtes, en recouvrement jusque près de l'extrémité postérieure. Le Lilhohie fourchu (Scolopendra forfirata, Lin.) Fabr., De G.; GeofC, Hist. des insect. II, xxn, 3; Panz., Faun., insect. Germ. L., xm; Leach., Zool., miscell., cxxxvu (1). Les autres ont au moins vingt-et-une paires de pattes et les segmens sont, tant en dessus qu'en dessous, de grandeur égale el en môme quantité. LES SCOLOPENDRES propres. v SCOLOPENDRA. Lin.) (Planche 12, fîg. 3, etc. ) Celles qui à partir des deux pieds venant immédiatement après les deux crochets formant la lèvre extérieure, n'en offrent que vingt-et-une paires, (1) L. variegatus , lœvilabrum, Leach, sième volume do soit Zooloçtca! miscel- Traits, linn. Soc., M Voyez aussi le troi- lany. FAMILLE DES CHILOPODES. 61 et dont les antennes (a) ont dix-sept articles , composent les genres Scolo- pendre et Crytops de M. Leach. Les yeux (b) sont distincts, au nombre de huit, quatre de chaque côté, dans le premier et celui qui comprend les plus grandes espèces ; ils sont nuls ou très peu visibles dans le second. Les départemens les plus méridionaux de la France et d'autres contrées du sud de l'Europe nous offrent une espèce ( Scolopendra cingulata, Latr.; Se. morsitans, Vill., entom., tom. IV, xi, 17, 18) pres- que aussi grande quelquefois que l'espèce ordinaire des Antilles, mais ayant le corps plus aplati. (1) Les Crytops (c) ont leurs antennes plus grenues que les scolopendres et les deux pieds postérieurs plus grêles. Le docteur Leach en mentionne deux espèces trouvées dans les environs de Londres. (2) Dans les Scolopendres composant le genre Géophtle (d) ( Geophilus ) du même, le nombre des pieds est au-dessus de quarante-deux et souvent très considérable. Les antennes n'ont que quatorze articles et leur extré- mité est moins amincie; le corps est proportionnellement plus étroit et plus long. Les yeux sont peu distincts. Quelques espèces sont électriques. (3) (i) Scolopendra mersitans , Lin. ; De Géer, Insect., Y1I , xliii , i. l'oyez, pour d'autres espèces, le troisième vol. du Zoo- log. miscellany du docteur Leach; La Scolopendra gigantea de I i liii.i :us (Brown., Jam., mi, 4), et d'autres gran- des espèces, mais incomplètement dé- crites. (a) Crytops Iwrtensis, Zool. mise., cxxxix ejusd., ib. ; Crytops Savignii. (3) S. electrica, Lin.; Frisch., Insect., XI, VIII, I; S. occidentalis, Lin.; List. itin.,vi; S. pliosphorea , Lin, Tombée du ciel sur un vaisseau, à ioo milles du continent. l'oyez le tome troisième du Zool. miscel- lan. de M. Leach. Geophilus maritimus , cxl, i, a; G. longicornis, Tab. ead., 3-6, et quelques autres espèces. («<) PI. 12, 6g. 3 />. MPI. I2.fig.4- (J)Pl.ia,fig.3«. (./) PI. 12, 6g. 5, etc. LE SECOND ORDRE DES INSECTES, LES THYSANOURES, (thysanoura). ( Planche i3.) Comprend des Insectes aptères , portés seulement sur six pieds, sans métamorphoses, et ayant de plus, soit sur les côtés , soit à l'extrémité de l'abdomen, des organes particuliers de mouvement. La famille première des thysanoures, celle DES LÉPISMÈNES, ( LEPISMENïE. Lat.) (PI. i3, fig. iet2.) A les antennes en forme de soies, et divisées, dès leur tf-i INSECTES THYSANOURES. naissance, en un grand nombre de petits articles; des palpes très distincts et saillans à la bouche ; l'abdomen muni de chaque côté, en dessous , dune rangée d'appen- dices mobiles, en forme de fausses pattes, et terminé par des soies articulées , dont trois plus remarquables ; et le corps toujours garni de petites écailles luisantes. Elle ne comprend qu'un genre de Linnœus. LES LÊPISMES. (lepisma. L.) (Planche i3, fig. i et 2.) Leur corps est allongé et couvert de petites écailles, sou- vent argentées et brillantes , ce qui a fait comparer l'espèce la plus commune à un petit poisson. Les antennes sont en forme de soies, et ordinairement fort longues. La bouche "' est composée d'un labre, de deux mandibules presque mem- braneuses, de deux mâchoires à deux divisions, avec un pal- pe de cinq à six articles, et d'une lèvre à quatre découpures et portant deux palpes à quatre articulations. Le thorax est de trois pièces. L'abdomen w , qui se rétrécit peu-à-peu vers son extrémité postérieure, a, le long de chaque côté du ven- .1) PI. il, lij;. 1 /', ■>■ I', ■' '•'. etc. (//) PI. 1 i, fi-. ■} . . FAMILLE DES LÉPISMÈNES. Gii tre, une rangée de petits appendices portés sur un court ar- ticle, et terminés en pointes soyeuses; les derniers sont plus longs; de l'anus sort une espèce de stylet écailleux, comprimé et de deux pièces ; viennent ensuite les trois soies articulées, qui se prolongent au-delà du corps. Les pieds sont courts, et ont souvent des hanches très grandes, fortement comprimées et en forme d écailles. Plusieurs espèces se cachent dans les fentes des châssis qui restent fermés , ou qu'on n'ouvre que rarement , sous des planches un peu humides, dans les armoires. D'autres vivent retirées sous les pierres. Ces insectes courent très vite ; quelques-uns sautent par le moyen des filets de leur queue. On en fait deux sous-genres. LES MACHILES. (MACHILIS. Latr. — Petrobius. Leach. ) (PL i3, fig. i.) Dont les yeux(o) sont très composés , presque continus, et occupent la majeure partie de la tèle; qui ont le corps convexe et arqué en dessus, et l'abdomen terminé par des petits fdets propres pour le saut, et dont celui du milieu , placé an-dessus des autres, est beaucoup plus long. Les palpes maxillaires (£) sont très grands et en forme de petits pieds. (a) PL li, fig. I a. («) PI. O, fig. i b. IHSECTES. g 60 INSECTES THYSANOURES. Le thorax est étranglé, avec son premier segment plus petit que le second et en voûte. Ces insectes sautent très bien et fréquentent les lieux pierreux et cou- verts. Toutes les espèces connues sont d'Europe. (1) LES LEPISMES, (LEP1S1Y1A. Linn. — F orhicina . Geoff . Leach.) («) (PI. l3, fig. 2.) Qui ont les yeux très petits, fort écartés, composés d'un petit nombre de grains ; le corps aplati, et terminé par trois filets de la même longueur, insérés sur la même ligne , et ne servant point à sauter. Leurs hanches sont très grandes. La plupart des espèces se trouvent dans l'intérieur des maisons. Le Lèpisme du sucre ( L. saccharina , Lin.J , — la Forhicine plaie., Geoff., Insect., II. xx, 3; Schœff. Elem. entom. , lxxv; long de qua- tre lignes , d'une couleur argentée et un peu plombée , sans taches, est, dit-on, originaire de l'Amérique, et devenu commun dans nos mai- sons. On trouve souvent avec lui et dans les mêmes lieux le Lèpisme ruhannè (viltala , Fab.j, qui a le corps cendré, pointillé de noirâtre, avec qua- tre raies de cette dernière couleur le long du dos de l'abdomen. Il y en a d'autres espèces sous les pierres. (i) Lepisma polypoda, Lin.j L. saccha- Lepîsma tliezeana, Fab.; rina, Vi!l. Entom., Lin., IV, xr, î; Rocm., Petroblus waritimus, Leach, /.oolog. mis- Gener., insect., xxix, i; Forbicine cyllntlri • cellan., cxi.v. ijiie, Geoff.; («) PI. i i, fi;;. ■> a. FAMILLE DES LÉPISMÈNES. 67 La seconde famille des thysanoures, celle DES PODURELLES, (PODURELLiE. L.) (Planche i3, fig. 3 et 4.) {a) Dont les antennes sont de quatre pièces, dont la bou- che n'offre point de palpes distincts et saillans , et qui a l'abdomen terminé par une queue fourchue, appli- quée, dans l'inaction, sous le ventre, et servant à sauter, ne forme aussi dans Linnaeus qu'un genre, DES PODURES. (PODURA. L.) Ces insectes sont très petits , fort mous , allongés , avec la tète ovale et deux yeux formés chacun de huit petits grains. Leurs pieds n'ont que quatre articles distincts. La queue est molle, flexible et composée d'une pièce inférieure , mobile à (a) Consultez l'explication des planches. 08 INSECTES THYSANOL'RES. sa base, à l'extrémité de laquelle s'articulent deux tiges, sus- ceptibles de se rapprocher , de s'écarter ou de se croiser , et qui sont les dents de la fourche. Ces insectes peuvent redres- ser leur queue , la pousser avec force contre le plan de po- sition, comme s'ils débandaient un ressort, et s'élever ainsi en l'air, et sauter, de même que les puces , mais en une hauteur moindre. Ils retombent ordinairement sur le dos , la queue étendue en arrière. Le milieu de leur ventre offre une partie relevée, ovale et divisée par une fente. Les uns se tiennent sur les arbres, les plantes, sous les écorces ou sous les pierres; d'autres, à la surface des eaux dormantes, quelquefois sur la neige même , au temps du dé- gel. Plusieurs se réunissent en sociétés nombreuses , sur la terre, les chemins sablonneux, et ressemblent de loin à un petit tas de poudre à canon. La multiplication de quelques espèces paraît se faire en hiver. LES PODURES proprement dites (PODURA. Latr.) (PI. ,3,fig. 3.) Ont les antennes de la môme grosseur etsans anneaux ou petits articles à la dernière pièce. Leur corps est presque linéaire ou cylindrique ; avec le tronc distinctement articulé , et l'abdomen étroit et oblong. (1) (i) Podura arborea, Lin.; De Ceci, In- /'. plumèea, Lia.; De G., ibid., m, i-4 ; sect., VII, ii, 1-7; P. ambulant, Lin.; De ('.., ibid., 5-6; P. nivalis, Lin.; De G. ibid, 8-10. P. aquatica grisea, DeG.,W., il, 18, ai. /'. aquatica. Lin. ; De G., ibid.. 11-17 ; lis podures vaga, villosa , ti/n/a, an- FAMILLE DES LÉPISMÈNES. «9 LES SMYNTHURES (SMYNTHURUS. Latr. (PI. i3, fig. 4.) Ont les antennes plus grêles vers leur extrémité, et terminées par une pièce annelée ou composée de petits articles. Le tronc et l'abdomen sont réunis en une masse globuleuse ou ovalaire. (1) nulata , piailla, lignorum , fimetaria , de m, 7-14; les Podures viridis, polypoda , Fabricius. minuta, signala, de Fab. (1) Podura atra, LiD. ; De Géer, ibid. , ■9® LE TROISIÈME ORDRE DES INSECTES, LES PARASITES, ( parasita. Latr. — Anoplura. Leach. ) (Planelie 14, fig. 1, 2, 3 et 4.) Ainsi nommés de leurs habitudes (Voyez plus bas), n'ont que six pieds , et sont aptères de même que les thysanoures ; mais leur abdomen n'a point d'appendices articulés et mobiles. Ils n'ont , pour organes de la vue , que quatre ou deux petits yeux lisses; leur bouche est en grande partie intérieure , et présente au dehors soit un museau ou un mamelon avancé renfermant un suçoir rétractile {a \ soit deux lèvres membraneuses et rappro- (a) PI. 14, fig. la. 72 INSECTES PARASITES. chées, avec deux mandibules en crochets^. Ils ne foi ment dans Linnreus que le genre des POUX. ( PEDICULUS. L. ) Leur corps est aplati, presque transparent , divisé en douze ou onze segmens distincts , dont trois pour le tronc , portant chacun une paire de pieds. Le premier de ces segmens for- me souvent une espèce de corselet. Les stigmates sont très distincts. Les antennes sont courtes, de la même grosseur, composées de cinq articles et souvent insérées dans une échancrure. Chaque côté de la tête offre un ou deux petits yeux lisses. Les pieds sont courts et terminés par un ongle très fort ou par deux crochets, dirigés l'un vers l'autre '''. Ces animaux s'accrochent ainsi facilement, soit aux poils des qua- drupèdes, soit aux plumes des oiseaux , dont ils sucent le sang, et sur le corps desquels ils passent leur vie et se multi- plient. Ils attachent leurs œufs à ces appendices cutanés. Leurs générations sont nomhreuses et se succèdent très rapi- dement. Quelques causes particulières, et qui nous sont in- connues, les favorisent d'une manière extraordinaire, et c'est ce qui a lieu, par rapport au pou de l'homme , dans la maladie pédiculaire ou phtiriase , et même dans notre enfance. Ces [a) Planclir 14. fig. 3 a. {!>) PI. U lig. i !>, et 3 b. INSECTES l'ARASITES. 77, insectes vivent constamment sur les mêmes quadrupèdes et sur les mêmes oiseaux , ou du moins sur des animaux de ces classes qui ont des caractères et des habitudes analogues. Un oiseau en nourrit souvent de deux sortes. Leur démarche est, en général, assez lente. Les uns (Pedieulea, Leach.), tels que LES POUX proprement dits (PEDICULUS. Deg.) (PI. ■',, fig. i et 2.) Oui pour bouche un mamelon très petit , lubulaire, situé à l'extrémité antérieure de la tête, en forme de museau, et renfermant , dans l'inaction , un suçoir. Leurs tarses sont composés d'un article dont la grosseur égale presque celle de la jambe , terminé par un ongle très fort , se re- pliant sur une saillie, en forme de dent de la jambe, et faisant avec cette pointe l'office de pince. Ceux que j'ai observés ne m'ont offert que deux yeux lisses , un de chaque côté. L'homme en nourrit de trois sortes ; leurs œufs sont connus sous le nom de lentes. Dans les deux espèces suivantes , le thorax est bien distinct de l'abdo- men , de sa largeur et de longueur moyenne. Elles forment le genre pedi- culus, proprement dit, du docteur Leach. (1) Le Pou ki/main du corps (P. hiimanus corporis, De G., Insect., VII, 1, 7). D'un blanc sale sans taches , avec les découpures de l'abdomen moins saillantes que dans la suivante. Elle vient uniquement sur le corps de (i) Zoolog. misct-I'aD., III. INSECTES. JO î INSECTES PARASITES. l'homme, et pullule d'une manière effrayante dans la maladie pédicu- laire. Le Pou humain de la tête [P. humanus rapilis , De G., Insecl. , VII , 1,6). Cendré , avec les espaces où sont situés les stigmates bruns ou noirâtres ; lobes ou découpures de l'abdomen arrondis. — Sur la tête de l'homme, et particulièrement des enfans, Les mâles de cette espèce et de la précédente ont , à l'extrémité pos- térieure de leur abdomen , une petite pièce écailleuse et conique en forme d'aiguillon , probablement l'organe sexuel. Les llollenlols , les Nègres, différens singes mangent les poux, ou sont phlhirophaijes. Oviédo prétend avoir observé que cette vermine abandonne , à la bailleur des Tropiques , les nautonniers espagnols qui vont aux Indes, et qu'elle les reprend au même point, lorsqu'ils re- viennent en Europe. On dit encore que dans l'Inde , quelque sale que l'on soit, l'on n'en a jamais qu'à la tète. Il fut un temps où la médecine employait le pou de l'homme pour les suppressions d'urine , en l'introduisant dans le canal de l'urètre. Le docteur Leach forme un genre propre , phthirus , avec le Pou du pubis {P. pubis, Lin.), Red., Exp.,xix, 1; qui a le corps arrondi et large le thorax très court, se confondant presque avec l'abdomen, et les quatre pieds postérieurs très forts. On le désigne vulgairement sous le nom de Morpion. Il s'attache aux poils des parties sexuelles et des sourcils. Sa piqûre est très forte. Consultez, pour ces espèces vivant sur l'homme, le beau traité des maladies de la peau du docteur Alibert, médecin du roi. Redi a figuré, mais grossièrement , plusieurs autres espèces , qui se trouvent sur divers quadrupèdes. Celle qui vit sur le porc a le thorax très étroit, avec l'abdomen fort large. Elle est le type du genre flœmato- pinns de M. Leach (1). Le Pou du buffle, figuré par De Géer (Insect., VII, 1 , 12) , présente des caractères plus importans. (î) Zoolog. miscellaii. , cxiu ; P.. suis, lient au genre Mélophage , Je l'ordre des Pan/.. , Faun. insecl. Germ., 1,1, xvi. Diptères. Le Pou du cerf. Pan/., ih'ul.. xv, appar- INSECTES PARASITES. 7g Les autres {iïirmidea, Leach) , lels que LES RICINS (RICINUS. De G.; — Nirmus , Herm., Leach), (Planche 14, iig- 3 et 4-) Ont la bouche intérieure, et composée à l'extérieur de deux lèvres et de deux mandibules en crochet(«). Leurs tarses sont très distincts , articulés et terminés par deux crochets égaux, (b) A l'exception d'une seule espèce, celle du chien, toutes les autres se trouvent exclusivement sur les oiseaux. Leur tète est ordinairement grande, tantôt triangulaire, tantôt en demi-cercle ou en croissant, et a souvent des saillies angulaires. Elle diffère quelquefois dans les deux sexes , de même que les antennes. J'ai aperçu , dans plusieurs , deux yeux lisses rapprochés de chaque côté delà tète. Suivant des observations que m'a communiquées M. Savigny , ces insectes ont des mâchoires avec un palpe très petit sur chacune d'elles , et cachées par la lèvre inférieure, qui a aussi deux organes de la même sorte. Ils ont encore une espèce de langue. M. Leclerc de Laval m'a dit avoir vu, dans leur estomac, des parcelles de plumes d'oiseau, et croit que c'est leur seule nourriture. De Géer assure cependant avoir trouvé l'estomac du ricin du pinçon rempli de sang, dont il venait de se gorger. L'on sait aussi que ces insectes ne peuvent vivre long-temps sur les oiseaux morts. On les voit alors se promener avec in- quiétude sur leurs plumes , particulièrement sur celle de la tête et des en- virons du bec. Kédi en a aussi représenté un grand nombre d'espèces. '•• PI. M. I 7fi INSECTES PARASITES. Les unes ont la bouche située près de l'extrémité antérieure de la tête. Les antennes sont insérées à côté , loin des yeux, et très petites. (1) Dans les autres, la bouche est presque centrale ; les antennes sont pla- cées très près des yeux, et leur longueur égale presque la moitié de celle de la tète. (2) Un célèbre naturaliste allemand , le docteur Nitzsch, professeur à Halle, a fait une étude très approfondie de l'organisation tant intérieure qu'exté- rieure de ces animaux, ainsi que l'atteste son Mémoire sur les insectes épizoiques, inséré dans le Magazin entomologiquedeM. Germar. Le genre jtcdiculits proprement dit, ou celui dont les espèces sont munies d'un su- çoir, est rangé , par lui , avec les hémiptères épizoiques. Les ricins de Uc Géeret d'autres , ou les nirmes d'Hermann fils, c'est-à-dire les espèces pourvues de mandibules , de mâchoires, sont rapportées à l'ordre des or- thoptères, et désignés collectivement parla dénomination àernallophagcs. Deux genres de cette division se rapprochent des précédens, en ce que ces animaux vivent aussi sur des mammifères, tels sont ceux de tricho- decte (Trichodectes) et de GYRorE {Gyropus). Dans le premier, les palpes maxillaires sont nuls ou indistincts , et les antennes sont filiformes et de trois articles. Les espèces se trouvent sur le chien, le blaireau, la belette la fouine, etc. Dans le second, les palpes maxillaires sont appareils, les antennes sonl plus grosses vers le bout , cl de quatre articles. Ses mandi- bules n'ont point de dents , les palpes labiaux sont nuls et les quatre tar- ses postérieurs n'ont qu'un seul crochet au bout. Ces derniers caractères le distinguent d'un autregenre ayant aussi des palpes maxillaires visibles, des antennes de quatre articles et plus grosses vers le bout , et la bouche antérieure, celui de liothée [Liotheurri). Ici les mandibules sont bidenlées les palpes labiaux sont distincts , et tous les tarses sonl terminés par deux (r) Pediculus sternes hirundinis, Lin.; De fi. em&eri&œ, De G. ibitl , 9; G., luseet., VII, iv, 12; fi. mergi, De G., ilùil., i*î, i \: Pediculus corvi coracis, Lin.; DeG. ibid.\ fi. ca//;s, De G., ibid. t if»; 1 1 ; Pediculus pavonis, l'.in/., ibid., xix ; Latr., Ricinus fringillœ , De G. , ibid., 5, Ci, 7 . Hist. liât, des Fourni., 389, xir, 5. ' ' Pediculus tinnunculi t Vsm. t ibid., xvn. encore Pauzcv ibid., pi. xx— xxiv. Son Pediculus ardece, wui. parait «'lie le min 2) Ricinus gallinœ, De G.,ibid t , i5 sur que le Ricin 'in plongeon de De '■. , n. la poule, les perdrix et les faisans; <■ '• INSECTES PARASITES. 77 crochets. les espèces se trouvent sur divers oiseaux , au lieu que les gy- ropes vivent sur les quadrupèdes nommés vulgairement Cochons d'Inde. Un quatrième et dernier genre , dont les espèces sont exclusivement pro- pres aux oiseaux , est celui de philoptère {Pkilojiterus). Les antennes ont cinq articles , dont le troisième offre souvent, dans les mâles , un rameau , lormant avec le premier une pince; ces organes sont filiformes. Les pal- pes maxillaires sont invisibles. Les tarses ont deux crochets à leur extré- mité, mais non divergens , comme le sont ceux des liothées. Ici, d'ail- leurs, les mâles ont six testicules, trois de chaque côté, et leurs quatre vaisseaux biliaires sont épaissis vers le milieu de leur longueur. Ceux des trichodectesetdes philoptères n'offrent point ce renflement et leurs testicu- les ne sont qu'au nombre de quatre, deux de chaque côté. Dans ces deux genres, encore , il y a dix ovaires , cinq de chaque côté ; dans les liolhées femelles , où ce savant a pu les observer, il n'en a vu que six, trois de chaque côté. Il n'a point de connaissance positive sur le nombre de ceux des gyropes femelles et celui des testicules de l'autre sexe. Dans tous ces genres , le thorax est biparti , c'est-à-dire que le prothorax et le mé- sothorax composent le tronc apparent, et que sa troisième division ou le métathorax se réunit et se confond avec l'abdomen. M.Kirby avait le pre- mier, à ce que je crois, désigné ainsi ce segment; mais M. Nitzsch me parait avoir aussi employé, le premier les deux autres dénominations {voyez les généralités de la classe des insectes). Les limites de cet ouvragenous inter- disent l'exposition des sous-genres qu'il a établis. Nous remarquerons seu- lement que celui qu'il nomme Goniodcs , le quatrième du genre philoptère , est uniquement propre aux gallinacés. Dans le recueil de mémoires qui termine notre histoire des fourmis, nous avons décrit avec détail une es- pèce de ricin {Philoptère . M. Léon Dufoiir a formé avec le pou de la mèlitte de M. Kirby déjà très bien observé par De Géer, qui le prend pour la larve du méloë proscara- bée , ainsi que par ce célèbre entomologiste anglais, un nouveau genre (Triongulin des andrenettes) , dont il a publié et représenté les caractères dans le tome treizième (9, 11.) des Annales des sciences naturelles. Si cet insecte n'était point la larve de ce méloë, ainsi que le pense M. Kirby, nul doute qu'il ne formât , dans l'ordre des parasites , un sous-genre propre : mais, d'après les recherches de MM. Lepellelier et Serville, le sentiment de De Géer est confirmé. g I] » -. -- - - - y - s g gs@-s»,@'gg»s ----- - »9@@9©@.@i§>,t: ---------- ^, LE QUATRIÈME ORDRE DES INSECTES, LES SUCEURS, (suctoria. De G.; — Siphonaptera. Latr.) (PI. 14, fig. 5 et 6.) Qui composent le dernier des insectes aptères , ont pour bouche w un suçoir de trois (i) pièces, renfermées (i) Rcesel n'en représente que deux ; écailles , recouvrant la base du bec, sont mais MM. Kirby et Straus en ont observé des palpes, une de plus. Suivant celui-ci, les deux (a) PI. I',, fi». 5a. 80 INSECTES SUCEURS. entre deux lames articulées, formant, réunies, une trompe ou un bec, soit cylindrique, soit conique, et dont la base est recouverte par deux écailles. Ces caractères distinguent exclusivement cet ordre de tous les autres, et même de celui des hémiptères , dont il se rapproche le plus sous ces rapports, et dans lequel Fabricius a placé ces insectes. Les suceurs subissent en outre de vérita- bles métamorphoses, analogues à celles de plusieurs in- sectes à deux ailes, comme les tipulaires. Cet ordre n'est composé que d'un seul genre, celui DES PUCES. fpULEX. Ti.) Leur corps est ovale, comprimé, revêtu d'une peau assez ferme, et divisé en douze segmens , dont trois composent le tronc, qui est court, et les autres l'abdomen. La tête w est petite, très comprimée , arrondie en dessus, tronquée et ciliée en devant ; elle a, de chaque côté , un œil petit et arrondi , derrière lequel est une fossette où l'on découvre un petit corps mobile, garni de petites épines. Au bord antérieur, près [a) PI. l'i.iig- 5a. — Voir l'Explical des Plancbes INSECTES SUCEURS. S1 de l'origine du bec , sont insérées les pièces que l'on prend pour les antennes, cpii sont à peine de la longueur de la tête et composées de quatre articles presque cylindriques. La gaine ou bec est divisée en trois articles. L'abdomen est fort grand, et chacun de ses anneaux est divisé en deux ou formé de deux lames, l'une supérieure et l'autre inférieure. Les pieds sont forts, particulièrement les derniers, propres pour le saut, épineux, avec les hanches et les cuisses grandes, et les tarses composés de cinq articles, dont le dernier se termine par deux crochets allongés; les deux pieds antérieurs sont presque insé- rés sous la tète, et le bec se trouve dans leur entre-deux. Le mâle est placé, dans l'accouplement, sous sa femelle, de manière que leurs tètes sont en regard. La femelle pond une douzaines d'œufs, blancs et un peu visqueux; il en sort de petites larves sans pieds, très allongées, semblables à de petits vers, très vives, se roulant en cercle ou en spirale , serpentant dans leur marche; d'abord blanches et ensuite rougeâtres.Leur corps est composé d'une tète écailleuse, sans yeux, portant deux très petites antennes , et de treize segmens, ayant de pe- tites touffes de poils, avec deux espèces de crochets au bout du dernier. Leur bouche offre quelques petites pièces mobiles, dont ces larves font usage pour se pousser en avant. Après avoir demeuré une douzaine de jours sous cette forme , les larves se renferment dans une petite coque soyeuse , où ell.±s deviennent nymphes, et dont elles sortent en état parfait au bout d'un espace de temps de la même durée. Chacun connaît la Puce commune {Pulex irritans , L.), Kœs. , Ins., n, iv («), qui se nourrit du sang de l'homme, du chien, du chat ; sa larve ha- hile parmi les ordures , sous les ongles des hommes malpropres , dans M n i4, fig, 5. 1 N s i < ( t 6 . 82 INSECTES SUCEURS. les nids des oiseaux , surtout des pigeons , s'attachant au cou de leurs petits , et les suçant au point de devenir toute rouge. La Puce pénétrante (Pul. penctrans , L.), Calesb., Carol., III, x, 3 (1) («), forme probablement un genre particulier. Son bec est de la longueur du corps. Elle est connue en Amérique sous le nom de Chique. Elle s'in- troduit sous les ongles des pieds et sous la peau du talon , et y acquiert bientôt le volume d'un petit pois par le prompt accroissement des œufs qu'elle porte dans un sac membraneux sous le ventre. La famille nombreuse à laquelle elle donne naissance occasionne , par son séjour dans la plaie, un ulcère malin difficile à détruire , et quelque- fois moi tel. On est peu exposé à cette incommodité fâcheuse si on a soin de se laver souvent , et surtout si l'on se frotte les pieds avec des feuilles de tabac broyées, avec le roucou et d'autres plantes acres et amères. Les Nègres savent extraire avec adresse l'animal de la partie du corps où il s'est établi. Divers quatrupèdes et oiseaux nourrissent des puces qui paraissent dif- férer spécifiquement des deux précédentes. (i) M. Diimcril a donné une excellente classe dos insectes; et dans le Dictionnaire figure de cet animal, dans son ouvrage in- des sciences naturelles. titillé : Considérations générales sur la (.<; PI. il. fig (i ■j»«a&*'i»â&î*'84*âUtfa8»aM | »4*s>s»8 : 8SS®-39®'Ba-8'-8'*i*id LE CINQUIÈME ORDRE DES INSECTES, LES COLÉOPTÈRES, ( coleoptera ; — Eleutherata. Fab. ) Ont quatre ailes, dont les deux supérieures crustacées, en forme d'écaillés, horizontales, et se joignant au bord interne par une ligne droite; des mandibules et des mâchoires; et les ailes inférieures pliées seulement en travers et recouvertes par les deux autres, qui leur for- ment des sortes d'étuis, et que l'on désigne sous ce nom ou par celui d'élytre. (i) (i) Voyez, pour les caractères anatomi- des sciences naturelles, tome VIII, pag. 36, ques des insectes de cet ordre, les Annales où M. Dufour en présente un résumé. 84 INSECTES COLÉOPTÈRES. Us sont, de tous les insectes, les plus nombreux et les mieux connus. Les formes singulières, les couleurs brillantes ou agréables que présentent plusieurs de leurs espèces, le volume de leur corps, la consistance plus solide de leurs tégumens, qui rend leur conserva- tion plus facile, les avantages nombreux que l'étude retire de la variété de formes de leurs organes exté- rieurs, etc., leur ont mérité l'attention particulière des naturalistes. Leur tète offre deux antennes de formes variées, et dont le nombre des articles est presque toujours de onze; deux yeux à facettes, point d'yeux lisses (i); et une bouche (") composée d'un labre, de deux mandi- bules, le plus souvent de consistance écailleuse, de deux mâchoires, portant chacune un ou deux palpes, et d'une lèvre formée de deux pièces, le menton et la languette, et accompagnée de deux palpes, ordinaire- ment insérés sur cette dernière pièce. Ceux des mâ- choires, ou leurs extérieurs, lorsqu'elles en portent (i) On a aperçu dans quelques liraché- d'autant plus que les follicules, genre d'or- Utres deux petits points jaunâtres , que thoplères le plus voisin des coléoptères, l'on a pris pour des yeux lisses, mais, à ce n'en offrrnl point, que je pense, sans examen approfondi. (a) IM. l't, fij;. lit, i A, tçi rie. INSECTES COLÉOPTÈRES. 8:i deux, n'ont jamais au-delà de quatre articles; ceux de la lèvre n'en ont ordinairement que trois. Le segment antérieur du tronc ("), ou celui qui est au-devant des ailes, et qu'où nomme habituellement le corselet, porte la première paire de pieds, et surpasse de beaucoup, en étendue, les deux autres segmens (1). Ceux-ci s'unissent étroitement avec la base de l'abdomen, et leur partie inférieure, ou la poitrine, sert d'attache aux deux autres paires de pieds (2). Le second, sur le- quel est placé l'écusson , se rétrécit en devant, et forme un court pédicule qui s'emboîte dans la cavité intérieure du premier, et lui sert de pivot dans ses mouvemens. Les élytres et les ailes prennent naissance sur les bords latéraux et supérieurs de l'arrière -tronc. Les élytres sont crustacées, et, dans le repos, s'appliquent l'une contre l'autre, par une ligne droite, le long de leur bord interne, ou à la suture, et toujours dans une position horizontale. Presque toujours elles cachent les ailes, qui sont larges et pliées transversalement. Plusieurs (1) La membrane iulérieure olfre, de (2) Le mésothorax es! toujours court et chaque côte, par derrière, un stigmate, étroit, et le niétathorax, souvent spacieux, c aractère qu'on n'avait pas encore, à ce que est sillonné lougiludinalement dans son mi- je crois, remarqué, mais dont l'existence lieu. élait présumai)!?. («) PI. i5, li«. .. KG INSECTES COLÉOPTÈRES. espèces sont aptères, mais les ély très existent toujours. L'abdomen (") est sessile ou uni au tronc par sa plus grande largeur. II est composé, à l'extérieur, de six à sept anneaux, membraneux en dessus, ou d'une con- sistance moins solide qu'en dessous. Le nombre des articles des tarses varie depuis trois (i) jusqu'à cinq. Les coléoptères subissent une métamorphose com- plète. La larve ressemble à un ver, ayant une tête écail- leuse, une bouche analogue, par le nombre et les fonc- tions de ses parties, à celle de l'insecte parfait, et ordinairement six pieds. Quelques espèces, en petit nombre, en sont dépourvues, ou n'ont que de simples mamelons. La nymphe est inactive, et ne prend pas de nourri- ture. L'habitation, la manière de vivre et les autres habitudes de ces insectes, soit dans leur premier âge, soit dans le dernier, varient beaucoup. Je divise cet ordre en quatre sections, d'après le nombre des articles des tarses. La première comprend \espentamères, ou ceux dont ( i ) A en juger par analogie , les roléop- miers s'échappent à la vue; celle section el tères dils monomères ont probablement trois celle des dimères ont été supprimées, articles aux tarses, mais dont les deux prê- ta) l'I. l 5,Dg. i FAMILLE DES CARNASSIERS. 87 tous les tarses ont cinq articles, et se compose de six familles, dont les deux premières distinguées des autres par l'existence d'un appareil excrémentiel double, (i) La première famille des coléoptères pentamères , LES CARNASSIERS, Cuv. (carnivora. — Adéplmges. Clairv. ) (2) A deux palpes à chaque mâchoire ("'), ou six en tout. Les antennes sont presque toujours en forme de fil ou de soie, et simples. (*) Les mâchoires se terminent par une pièce écailleuse, en griffé, ou crochue, et le côté intérieur est garni de cils ou de petites épines ('). La languette est enchâssée dans une échancrure du menton (''). Les deux pieds an- (1) D'après M. Dufuur, les boucliers ou ber, Clairville et Bonelli, sortira enfin du Silpha, genre de la qualrièrne famille, en chaos, sous le rapport des espèces, si M. le offrent aussi un, mais unique, ou sur un comte Dejean continue le Spccies &esco\koa- scul eôlé. lères de sa collection, dont il a publié deux (2) Cette famille , l'une des plus considé- volumes, ouvrage remarquable par l'exacti- rables des coléoptères, déjà illustrée, quant Inde des descriptions. à la méthode, par les travaux de MM. We- («) PI. 16, fig. ii, 4e; etc. (h, PI ,(',, lig. 4 e . (<■) PI. i(J, fig. ! J, ', c ; pi. 17, fig. 2. etc. (,/) PI. i 7 . fig. vu . 8H INSECTES COLÉOPTÈRES. térieurs sont insérés sur les côtés d'un sternum comprimé et portés sur une grande rotule; les deux postérieurs ont un fort trochanter à leur naissance; leur premier article est grand, paraît se confondre avec l'arrière- poi tri ne, et a la forme d'un triangle curviligne, avec le côté extérieur excavé. Ces insectes font la chasse aux antres, et les dévorent. Plusieurs n'ont point d'ailes sous leurs élytres. Les tarses antérieurs de la plupart des mâles sont d iatés ou élargis. Les larves sont aussi très carnassières. Elles ont, en général, le corps cylindrique, allongé, et composé de douze anneaux ("); la tête, qui n'est pas comprise dans ce nombre, est grande, écailleuse, armée de deux fortes mandibules recourbées à leur pointe, et offre deux an- tennes courtes et coniques, deux mâchoires ( 6 ) divisées en deux branches, dont l'une est formée par un palpe, une languette portant deux palpes plus courts que les précédons, et six petits yeux lisses de chaque côté ( c ). Le premier anneau est recouvert d'une plaque écailleuse; les autres sont mous ou peu fermes. Les trois premiers portent chacun une paire de pieds, dont l'extrémité se courbe en avant. (a) PI. .6, f. K . .',/. (A) PI i(i, fis- 4*. ■ (e) PI. i6,fig ;/. FAMILLE DES CARNASSII RS. 89 Ces larves différent selon les genres. Celles des cioin- dèles et de l'ariste bucéphaie ont le dessus de la tète très enfoncé dans son milieu, en forme de corbeille, tandis que sa partie inférieure est bombée. Elles ont, de chaque côté, deux petits yeux lisses beaucoup plus gros, et sem- blables à ceux des lycoses ou des araignées-loups. La plaque supérieure du premier segment est grande, et en bouclier demi circulaire. Le huitième anneau a sur le dos deux mamelons à crochets; le dernier n'a point d'ap- pendices remarquables. Dans les autres larves de cette famille qui nous sont connues, à l'exception de celle des omophrons, la tête est moins forte et plus égale. Les yeux lisses sont très petits et semblables. lia pièce écailleuse du premier an- neau est carrée, et ne déborde point le corps. Le hui- tième n'a point de mamelons, et le dernier est terminé par deux appendices coniques, outre un tube membra- neux formé par le prolongement de la partie du corps où est l'anus. Ces appendices sont cornés et dentés dans les larves des calosomes et des carabes. Ils sont charnus, ar- ticulés et plus longs dans celles des harpales et des licines. Le corps des avant-dernières est un peu plus court, avec la tète un peu plus grosse. La forme des mandibules des unes et des autres se rapproche de celle qu'elles ont dans l'insecte parfait. La larve de l'omophron bordé, d'après 1X-I < ï l-S. 00 INSECTES COLÉOPTÈRES. Jes observations de M. Desmarest, a une forme conique, une tête grande, avec deux très fortes mandibules, et n'offre que deux yeux; l'extrémité postérieure du corps, qui se rétrécit peu-à-peu , se termine par un appendice de quatre articles. Je n'en ai compté que deux à ceux des larves des lieines et des harpales. Cette famille a toujours un premier estomac court et charnu (°); un second allongé, comme velu à l'extérieur à cause des nombreux petits vaisseaux dont il est garni , un intestin court et grêle. Les vaisseaux hépatiques, au nombre de quatre, s'insèrent près du pylore. 11 y en a de terrestres et d'aquatiques. Les terrestres ont des pieds uniquement propres à la course, et dont les quatre postérieurs sont insérés à égales distances, les mandibules entièrement découvertes ('), la pièce terminant les mâchoires, droite inférieurement, et seulement courbée à son extrémité, et, le plus souvent, le corps oblong, avec les yeux saillans. Toutes leurs tra- chées sont tabulaires ou élastiques. Leur intestin (') se termine par un cloaque élargi, muni de deux petits sacs qui séparent une humeur acre, (i) (') M. Léon Dufuur a présenté, dans les anatomiques des insecles de relie division. Annales des seiences naturelles (VIII ; « Les carabiques sonl chasseurs et cni- n, 30), le résumé suivant des caractères nassiers. La longueur de leur tube digestif [a] PI. 5, fig. (5. (/') 'PI. 16, fît:, i, ? , art, 3, 3ff, etc, '' < > . pour les exceptions, PI. 17, fig 3, ". 6). (.-) PI. 5, fig. i5. FiMILLE DES CARNASSIERS. Ils se divisent en deux tribus. !'l La première, celle des cicindélètes {Cicindeletœ , La t."), comprend le genre DES CICINDÈLES, (cicindel.4. Lin.) Qui a, au bout des mâchoires - , un onglet crut s'articule, par sa base, avec elles. (") ne surpasse pas plus de deux fois celle de leur corps. L'œsophage est court ; il est suivi Sun jabot musculo-membraneux bien développé, très dilatable; puis vient un gésier ovale ou arrondi, à parois celluleuses et élastiques, armé intérieurement de pièces cornées mobiles, propres à la trituration , et muni d'une valvule à ses deux oriGces. Le ventricule chylifique, qui lui succède, est d'une texture molle et expansible, con- stamment hérissé de papilles plus ou moins prononcées, et rétréci en arrière. Vintet- tin grêle est assez court. Le cœcum a la forme du jabot. Le rectum est court dans les deux sexes. Les vaisseaux liépaliques ne sont qu'au nombre de deux , en arc diver- sement reployé et s'implantent, par quatre inserlions isolées, autour de la terminaison du ventricule chylifique. Les testicules sont foi mes chacun par les circonvolutions agglo- méréesd'un seul vaisseau spermatique, lau- tôl presqu'à nu , tantôt revêtus d'une cou- che adipeuse, d'une sorte de tunique va- ginale. Les canaux dèfèrens sont souvent repliés en épididyme. Les vésicules sénii' nales au nombre de deux seulement , sont filiformes. Le conduit êjaculateur est court, la verge est grêle et allongée, Xarmure co- pulalrice plus ou moins compliquée. Les ovaires n'ont que sept à douze gaines ovigères à chacun, multiloculaires, réunies en un faisceau colloïde. Voviducte est court. La glande sébacée , composée d'un vaisseau sécréteur, tanlol filiforme, tantôt renflé à [a) PI. i('.,lig. ti, ; < 02 INSECTES COLÉOPTÈRES. Leur tète est forte , avec de gros yeux, des mandibules très avancées et très dentées ("), et la languette fort courte, cachée derrière le menton. Leurs palpes labiaux sont composés dis- tinctement de quatre articles ( 4 ); ils sont généralement velus, ainsi que les maxillaires ( c ). La plupart des espèces sont exo- tiques. Les unes ont une dent au milieu de l'échancrure du meii- t jn(''); lespalpes labiaux écartés à Leur naissance, avec le premier article presque cylindrique , sans prolongement angulaire à son extrémité; et les palpes maxillaires extérieurs manifeste- ment avancés au-delà du labre. Ici les tarses sont semblables et à articles cylind riques dans les deux sexes; l'abdomen est large, presque en formelle cœur, et entièrement embrassé par desélytres soudées, et dont le bord extérieur forme une carène. son extrémité, et d'un réservoir. La vulve s'accompagne de deux crochets réiracliles. Les œufs sont ovale — oblong. L'existence d'un appareil de sécrétion excrèmentitielle est un des traits anatumiques les plus sait— lans de tous les Carabiques. Il consiste en une ou plusieurs grappes A'utricules secré- taires dont la forme varie selon les genres , en un long canal effarent , en une vessie ou réservoir contractile, en un conduit excré- teur dont le mode d'excrétion varie, en un- liquide excrété qui a des qualités ammonia- cales. Vorgane respiratoire A des stigmates ou boutons bivalves, et des trachées lotîtes tabulaires. Le système nerveux ne diffère pas de celui des Coléoptères en général ». ('i) l'I. i(>, (i£. i a, in , 'Sa, ele. (,) l'I. I0\ fig. ./,,.',,-, etc. (A) l'I 16, H», i c, .',,/, ele (,/) l'I. |6, Hg. ic. FAMILLE DES CARNASSIERS. LES MANTICORES, (MÀNTICORA. Fab ) (1*1. .('>, %. 2.) Les deux feules espèces (1) connues habitent exclusivement la Cafre- rie : ce sont les plus grandes du genre. L'une d'elles [Mantieora jiallï/a, Fab.) est rapportée, avec doute, par M. Villiams Mac-Leay , à un nou- veau genre, qu'il nomme platvcuile [Plalyc-hilc), et qui ne nous parait guère différer des inanlicores qu'en ce que les élytres ne sont point soudées (2J. La les trois premiers articles des deux tarses antérieurs sont sensible- ment plus dilatés ou plus larges dans les maies que dans les femelles (/j). Tantôt le corps est simplement ovale ou oblong, avec le corselet presque carré, subisométrique, ou plus large que long, et point globuleux, ni eu forme de nœud (<;. Le troisième article des tarses antérieurs des mâles ne s'avance point intérieurement, et le suivant est inséré à son extrémité. Parmi celles-ci , les espèces dont les palpes labiaux sont sensiblement plus longs que les maxillaires externes, avec le pénultième article plus long que le dernier, forment deux sous-genres. (i) ilanlicora maxillosa , Fui)., Oliv., Manlicora pallii/a, Fal). roi. III, 3y . 1, 2; Hisl. nat. des colûopt. (2.) Annulosa javauica , I, pag, ), et dont le premier ar- ticle des palpes labiaux n'est pas beaucoup plus long que le suivant, et ne dépasse point l'échancrure du menton (2). (i) Cicindela megalucephala, Fal) ;Oliv., II, 33,n, 12; C. carolïna , Oliv., ibid. xi , 22 ; (a) Magacepliaia etiphratica , Hist. ii.ilin des coléopt. d'Eue, I, i, 2. Voyez, pour les autres espèces, le Species général des coléopt. de M. le coinle Dejean, lom. I, pag. G el suiv. (2) Cicindela trislis, Fab. , Oliv. Co- léopt., II, 33, m, 35; Oxyclieila tris- lis , Dej ., Species génér, des coléopt,, 1, pag. i6;(c) Cicindela bipustulata , I.atr. ; Voyag. de MM. Humb. et ISonpl ; Observ. d'anat. el de zool. , n° i3, xvr, r. •.•. («) PI. 16, fis (h) PI. ifi, fig. 3,i. (0 pi. .c, fi g FAMILLE DES CARNASSIERS. OS Dans les espèces suivantes, les palpes labiaux sont lout au plus de la longueur des maxillaires externes, avec le dernier article plus long que le précédent. Elles composent aussi deux sous-genres. LES EUPROSOPES, (EUPROSOPUS. I.al., Dej.j (PI. i 7 , fig. ,.) Où le troisième article des palpes labiaux est plus épais que le dernier («), et dont les trois premiers articles des larses antérieurs des maies sont peu allongés, aplatis, carénés en dessous, et également ciliés des deux côtés. Les yeux sont très gros, ces insectes se tiennent sur les arbres (1). LES CICINDELES propres (CICINDELA. Lat.) (in. .r, fig. 4.) Ne s'éloignant guère des euprosopes qu'en ce que le troisième article des palpes labiaux n'est pas notablement plus épais que le suivant (e); et par leurs tarses antérieurs, dont les trois premiers articles sont, dans les ma- ies, fort allongés, plus fortement ciliés au côté interne qu'à l'opposé, et sans carène en dessous, (d) (1) Cicindela 1^-notata , Hisl. natnr. des tutus Dej., Spec. génér. des coléopt , I , coléopt. d'Eur., I, 1, 6; Euprosoous 4-7/0- pas. i3i.(/5. (a) I'!. I7 , (",£. 1 b. . (/,) !>|. 17, (ig. 1. ■yC) PI. Ili, fig. .',,/. (,/) PI. [G, flg. ,/. !)G INSECTFS COLEOl'l KKl-.S. Leur corps est ordinairement d'un vert plus ou moins foncé, mélangé de couleurs métalliques et brillantes, avec des lâches blanches sur les éluis. Elles fréquentent les lieux secs, exposés au soleil, courent trt's vite, s'envolent dès qu'on les approche, et prennent terre à peu de distance. Si on continue de les inquiéter, elles ont recours aux mêmes moyens. Les larves («) des deux espèces indigènes, les seules qu'on ait observées, se creusent dans la terre un trou cylindrique assez profond, en employant leurs mandibules et leurs pieds. Pour le déblayer, elles chargent le dessus de leur tèle de molécules de terre qu'elles ont détachées, se retournent, grimpent peu-à peu, se reposent par intervalles, en se cramponnant aux parois intérieures de leur habitation, à l'aide des deux mamelons de leur dos, et arrivées à l'orifice du trou, rejettent leur fardeau. Dans le moment qu'elles sont en embuscade, la plaque de leur tète ferme exactement et au niveau du sol l'entrée de leur cellule. Elles saisissent leur proie avec leurs mandibules, s'élancent même sur elle, et la précipitent au fond du trou, en inclinant brusquement et par un mouvement de bascule, leur tête. Elles y descendent aussi très promptement, au moindre danger. Si elles se trouvent trop a l'étroit ou que la nature du terrain ne leur soit point favorable, elles se font un nouveau domicile. Leur voracité s'étend jusqu'aux autres larves de leur propre espèce qui se sont établies dans les mêmes lieux. Elles bouchent l'ouverture de leur demeure, lorsqu'elles doivent changer de peau ou se métamorphoser en nymphe. Une partie de ces observations m'a été communiquée par feu M. Miger, qui a étudié avec beaucoup de soin un grand nombre de larves de coléoptères, et en a dé- couvert plusieurs qui avaient échappé aux recherches des naturalistes. La C. champêtre { C. campestris , Lin.), I'anz. , Faun. Insect , Germ., LXXXV, m (A). Longue d'environ six lignes, d'un vert-pié en dessus, avec le labre blanc, faiblement unidenléau milieu. Cinq poiiVs Lianes sur chaque élytre. Très commune en Europe, an printemps. La C. hybride (C. hybrida, Lin.), Panz., ibid., IV, qui a sur chaque élytre deux taches en croissant et une bande blanche; une de ces taches située à la base extérieure et l'autre au bout ; suture cuivreuse. — Dans les saisonnières, ne se mêlant point avec la précédente (1). fi) Aj. Cïcîndela syfoatica, Lin.; Cl. in., Eiilum. Iulv., II, xxiv, A; C. sinuala , Fab. , Clairv. /A/./, Il, l>; ('. qevmanica, Lin,, Pan/., Faun. in- (a) PI. i(i, fi-. .', g. etc. (/') PI ili. fi.- ;. FAMILLE DES CARNASSIERS. 97 Une autre espèce de noire pays, la Cicindclc germanique [Cicindela ger- trianiea, Lin.), et quelques autres, ont une forme plus étroite et plus allongée, et semblent former une coupe particulière. Elle ne s'envole pas, ainsi que les précédentes, dès qu'on veut la saisir, mais s'échappe, en courant très vile. M. Gollh. Fischer, dans sonEntomog. de la Rus- sie, en a placé une espèce du Brésil dans le sous-genre Thérale ( T. marginatus). Toutes ces espèces ont des ailes ; mais on en connaît d'aptères, dont l'abdomen est d'ailleurs plus étroit et ovalaire, et dans lesquelles ladenl de l'échancrure du menton est très petite, à peine sensible («). Telle est celle que nous avons représentée dans notre Hist. nalur. de coléopl. d'Europe (I, 1, 5), sous le nom de coarctata. M. le comte Dejean (Spec. gén. des Col , II, p. 434) a formé avec elle un nouveau genre, celui de Dromica. Tantôt le corps est long et étroit, avec le corselet allongé , en forme de nœud, rétréci en devant (/<). Le troisième article des deux tarses an- térieurs des mâles est en forme de palette et avancé intérieurement; le suivant est inséré extérieurement près de sa base, (c) LES CTENOSTOMES, (CTENOSTOMA. Kliig. — Caris. Fisch.) (PI. 17, fig. 3.) Ce sous-genre paraît être jusqu'ici particulier aux contrées inlra-tropi- cales de l'Amérique méridionale. La tète est grosse , avec les antennes sert. Oerni, , VI, v. Voyez aussi, pour ces tant pour les mêmes que pour un grand espèces et les autres d'Europe, l'HisI. nalur. nombre d'exotiques, le Species génér. de des coléopt. d'Eur. par MM. Lalreille et le ce dernier savant, comte Dejean. fasc. I, pas;. Î7 et suiv. ; el («) PI. i7.lig. ->.a. [!>) PI. 17, Cg. 3, ',, 5,(1. c) PI. 17, 11-. 3,/, 5./. [NSI- Cl F.S. 1 3 98 INSECTES COLEOPTERES. presque aussi longues que le corps et presque sétaeées ; les palpes exté- rieurs très saillans et terminés par un article plus gros, en forme de poire allongée («);le pénultième article des maxillaires externes plus court que le suivant ; les deux premiers des labiaux fort courts, et le lobe terminal des mâchoires sans onglet sensible au bout (4,. L'abdo- men est ovalaire, étranglé à sa base et pédicule. Les pattes sont lon- gues et déliées. Les Cténostomes se rapprochent, sous le rapport de la grandeur des palpes, des Mégacéphales et à d'autres égards des Tricondyles et des Thérates. (!) Les autres n'ont point de dent au milieu de l'échancrure du menton (c). Les palpes labiaux sont contigus à leur naissance, avec leur premier ar- ticle obeonique ou en forme de pyramide renversée, et dilaté ou prolongé intérieurement, à son extrémité, en manière d'angle ou de dent; les maxillaires extérieures ne dépassent guère le labre. Ces espèces ont élé réparties dans trois sous-genres. F -ES THERATES (THERATES. Latr. — Eurychile, Bonelli. (PL ,7. fig. ',.) Semblables, pour la forme générale, aux cicindèles propres, mais qui s'en distinguent, ainsi que de tous les sous-genres analogues, par leurs (i) T'oyez Y Eiitomolog'ur Itrasilianœ spe- loin. II; l'ttisl. liallir. des coléopt. d'Eur., cimen de M. Klug; le Speries général îles Fase. I, pag. 35; lTEntomographie de la coléopt. d'Eur. de M. le comte Dejean , Russie, de M. Golllielf Fischer^ lom. I; loin. i;pag. i5i etsuiv. , et leSuppl. du Gêner, insect, , pag. 98. (a) PI. 17, fig. 3c. (/,) PI, , 7 ,fig. il: (r) PI. i 7 , fig. 4 A. FAMILLE DES CAKNASSIERS. »!> palpes maxillaires internes très petits, et d'une forme aciculaire («). Les tarses sont semblables dans les deux sexes, avec le pénultième article en l'orme de cœur, sans échancrure , et simplement creusé en dessus pour l'insertion du dernier. Ces insectes sont exclusivement propres aux iles les plus orientales de l'Asie, comme Java, celles de la Sonde, et celle qui sont au nord de la Nou- velle-Hollande. (1) Dans les deux sous-genres suivans, et tous propres aux Indes orien- tales ou aux iles plus reculées vers l'est , le corps est étroit et allongé , avec le corselet presque cylindrique ou en forme de nœud. Le troi- sième ou le quatrième article des tarses est prolongé intérieurement en manière de lobe, {b) LES COLLIURES, (COLLIURIS. Latr. — Collyris, Fab ) (PI. 1.7, fig- 5.) Ils sont ailés. Les antennes sont plus grosses vers le bout. Le dernier article des palpes labiaux est presque en forme de hache, et le précédent souvent courbe (c). Le corselet est presque cylindrique, rétréci et étranglé en devant, avec le bord antérieur évasé. L'abdomen, qui est aussi presque cylindrique, s'élargit et s'agrandit postérieurement. Les tarses (|. i 7 , lig. 5,1. [c) PI. .7, fig. 5r. [J) PI. , 7 ,fig. 5rf. 100 INSECTES COI.ÉOP1ÈKES. quement, au côté interne, aussi grand que le précédent, et celui-ci en forme de triangle renversé, avec les angles aigus. (1) LES TRICON DYLES. (TRICONDYLA. Latr.) (l'I. 17, fig. G.) Ici les ailes manquent, les antennes sont filiformes, et l'avant-dernier article des palpes labiaux est le plus long et le plus épais de tous (1). Le corselet est en forme de nœud, subovoïde, étranglé, tronqué et rebordé aux deux bouts. L'abdomen est ovalaire, oblong, rétréci vers sa base, et un peu gibbeux postérieurement. Les trois premiers articles des tarses antérieurs sont dilatés dans les maies ; le troisième est prolongé oblique- ment, au côté interne, en manière de lobe; le suivant est presque sembla- ble, mais beaucoup plus petit et moins prolongé. (2) La seconde tribu, celle des carabiques {Carabici , Latr.), comprend le genre CARABE , (carabus. Lin.) Qui a les mâchoires terminées simplement en pointe ou eu crochet, sans articulation à son extrémité. (') (1) Voyez les mêmes ouvrages que ci- CoUiuris emarg'mata de M, Dejean, Snect. dessus. L'espèce que j'ai décrite et figurée génér., ] , pag. i55. sous le nom de luiigicollis est distincte de (?) lient. celle que Fabricius désigne ainsi ; c'est le (.1) PI. 17, fi K . 6a. (/■) l'I. iS, fig. ,.. FAMILLE DKS CARNASSIERS. 101 Leur tète est ordinairement plus étroite que le corselet, ou tout au plus de sa largeur; leurs mandibules, à l'exception de celles d'un petit nombre, n'ont point, ou que très peu de den- telures ("); la languette (') est ordinairement saillante, et les palpes labiaux n'offrent que trois articles libres (i). Beaucoup sont privés d'ailes et n'ont que des élytres. Ils répandent sou- vent une odeur fétide, et lancent par l'anus une liqueur acre et caustique. Geoffroy a présumé que les anciens les avaient désignés sous le nom de Buprestes, insectes qu'ils regardaient comme un poison très dangereux, particulièrement pour les bœufs. (2) Les carabes se cachent dans la terre, sous les pierres, les écorces des arbres, et sont, pour la plupart, très agiles. Leurs larves ont les mêmes habitudes. Celte tribu est très nombreuse, et d'une étude difficile. Nous composerons une première division générale avec ceux dont les palpes extérieurs ne sont point terminés en manière d'alêne (') ; leur dernier article n'est point réuni avec le pré- cèdent pour former un corps soit ovalaire et très pointu au bout, soit conoïde, avec une pointe grêle et aciculaire au bout. Ces carabes peuvent se subdiviser en ceux dont les deux jambes antérieures ont au côté interne une forte échancrure séparant les deux épines , qui , d'ordinaire , sont placées l'une près de l'autre, à l'extrémité de ce côté('); et en ceux où les (1) Dans les Cicindéles, l'arlicle radical meut adhérent, et ne forme qu'un support est dégagé, et c'est puur cela r[ue les palpes dont on ne tient pas compte, ont quatre articles ; mais ici il est entière- (2) Voyez le genre Méloë. («) l'I. 18, fig. 1 b. (A) PI. ,8, fig. , ,/. (•■) PI. iS, fi-. ,c. (,/j P| ,8, fig. 1e. I0'2 INSECTES COLÉOPTÈRES. jambes n'ont point d'échancrure, ou ne présentent qu'un canal oblique, linéaire, n'avançant point sur le coté antérieur de ces jambes. Nous partagerons cette subdivision en plusieurs sections. i" Les étuis-tronqués (Truncalîpennes) , ainsi nommés à raison de leurs élytres presque toujours tronquées à leur extré- mité postérieure {"). La tète et le corselet sont plus étroits que L'abdomen, La languette (') est le plus souvent ovale ou carrée, et rarement accompagnée, sur les côtés, de divisions (para- glosses) saillantes. Les unes ont les crocbels des tarses simples ou sans dente- lures, disposées en manière de peigne. ( c ) Nous commencerons par ceux dont la tète n'est point ré- trécie brusquement à son extrémité postérieure, et ne tient point au corselet par une sorte de cou formé brusquement, ou par une espèce de rotule. Le corselet est toujours en forme de cœur tronqué. Les palpes extérieurs ne sont jamais terminés par un article beauconp plus gros et en forme de bacbe. Les deux tarses antérieurs des mâles ne sont point ou que très peu dilatés; le pénultième article de ces tarses et des autres, n'esl jamais profondément bilobé. Les trois sous-genres suivans oui un caractère négatif commun , celui d'élre privés d'ailes. LES ANTHIKS AKTHIA. Web. . Fab. ) (PI. ■S.fig. i.) <>ni une languette cornée, pvale, et s'avançant entre les palpes, jusque pics de leur extrémité. (-0 PI .S, li-. ,, a, etc. l»l, iS, (ig. 1 il, cl, . I l'I. iS, lig , e FAMILLE DES CARNASSIERS. 10.-, Le labre est souvent grand et dénié ou anguleux, (a) Leurs palpes extérieurs sont filiformes, avec le dernier article presque cylindrique ou en cône renversé et allongé^). L'échancrure du menton n'offre point de dent. L'abdomen est ovalaire, le plus souvent convexe , et les élytres sont presque entières ou peu tronquées. Ces insectes , ainsi que ceux du sous-genre suivant, ont le corps noir , tacheté de blanc, couleur formée par un duvet, et habitent les déserts ou des lieux semblables de l'Afrique (1) et de quelques parties de l'Asie. Les anthies, d'après une observation de feu Leschenault de Latour, jettent, par l'anus, lorsqu'on les inquiète, une liqueur caustique. Les espèces sont généralement grandes , et dans les mâles de quelques-unes , le thorax se dilate plus ou moins en arrière et se termine par deux lobes. (2) LES GRAPHIPTERES, (GRAPHIPTERUS. Lat. — Anlhia Fab. (PI. lS, fig. 2.) Qu'on avait confondu avec les précédens, mais qui en diffèrent par leur languette entièrement membraneuse, à l'exception du milieu(c); par leurs antennes comprimées et dont le troisième article est beaucoup plus long que les autres () PI. iS, fig. ic. MPI. 18, fig. 2a . (,/, p| , Si fig 7/j lO'l INSECTES COLÉOPTÈRES. laire, et Time des Jeux épines terminant les jambes postérieures est beau- coup plus grande que l'autre , et en forme de lame. Les espèces de ce sous-genre sont exclusivement propres à l'Afrique, et plus petites que les précédens. (1) LES APTINES (APTINUS. Bon. — Brachinus, Web., Fab.) Ont le dernier article des palpes extérieurs un peu plus gros, celui des labiaux surtout , et une dent au milieu de l'échancrure du menton (a). Leur languette ressemble d'ailleurs à celle des graphiptères, mais les divi- sions latérales ou paraglosses forment une petite saillie pointue. Mais ce qui les distingue plus particulièrement , ainsi que le sous-genre suivant, est que leur abdomen ovale est assez épais , renferme des organes sécrétant une liqueur caustique, sortant avec explosion par l'anus, se vaporisant aussitôt, et d'une odeur pénétrante. Cette liqueur, lorsqu'on tient l'ani- mal entre les doigts, produit sur la peau une tacbe analogue à celle qu'y ferait de l'acide nitrique , et même , si l'espèce est assez grande , une brû- lure, avec douleur. M. Léon Dufour nous a fait connaître (2) les organes qui la sécrètent. Ces insectes se trouvent, et souvent rassemblés en société, du moins au printemps, sous les pierres. Ils font usage de ce moyen de défense pour épouvanter leurs ennemis, et peuvent réitérer l'explosion un assez grand nombre de fois. Les plus grandes espèces se trouvent entre les tropiques et dans les autres pays ebauds , jusqu'aux limites de la zone tempérée. (i) l'oyez le second fascicule de l'Hisl. nal., tom. X. E, i, 7, sous le nom de tri- nat. des coléop. d'Eur., cl le premier volu- linée, me du Species de M. le comte Dejeau ; (2) Mcm. sur \& Braclùne tirailleur, Ann. VJnthia exclamationis de Fabricius est un du Mus. d'hisl. natur., XVII, 70, v, cl les Graphiplèrc figuré dans le Dict. d'histoire Ann. des sciences naturelles, VI, p. 3io. („) PI. iS. fig. ;. FAMILLE DES CARNASSIERS. 103 Nous citerons, 1° l'Aptine tirailleur (Bracliituis displosor, Duf. ; Apti- nus halisia, Dej., Hist. natur. des Coléopl. d'Eur., Il, vm, 1). Il est long de cinq à huit lignes, noir, avec le corselet fauve et les élytres sillonnées. Dans la Navarre, diverses contrées de l'Espagne et en Portugal. 2" L'Aptine des Pyrénées {Aplinus Pyrenœus, Dej., Hisl. natur. des Co- léopl. d'Eur., II, vin, 3). 11 est long de trois à quatre lignes, d'un noir foncé, avec les antennes et les palpes fauves , et les pattes d'un jaune roussâlre. Les élytres sont sillonnées. Il a élé découvert dans le dépar- tement des Pyrénées-Orientales par M. le comte Dejean. (il LES BRACHINRS \BRACHINUS. Web. Fa)).) (PI. '8, fig. 40 Ne diffèrent guère des aptines qu'en ce qu'ils sont pourvus d'ailes , et que l'échancrure du menton n'offre point de dents. («) Les uns, et généralement plus grands, et pour la plupart exotiques, ont les élytres très distinctement sillonnées ou à côtes, et de ce nombre est une espèce commune aux Antilles et à Cayenue. Le Brachine aplati ( lirachinus complanaliis , Fab. ; Carabus planas, Oliv., III, vi, 63). Son corps est long de six à huit lignes , d'un jaune roussatre , avec les élytres noires, et offrant un point humerai, une bande sinuée , traversant leur milieu , et une tache à leur extrémité , de la couleur du corps ; c'est aussi celle de leur bord extérieur. Les angles postérieurs du corselet se prolongent en pointe. Les autres Brachines ont les élytres unies ou légèrement sillonnées. (i) Voyez le second fascicule de l'Hist. natur. des coléopl. d'Eur., et le premier volume du Species de M. le comte Dejean. (a) PI. iS.fig. t>,l. INSKCTES. 14 I0<> INSECTES COLÉOPTÈRES On trouve communément aux nuirons de I'aris les espèces suivantes : Le Brachine pétard (Brm hintis crépitons, Fab. ; Hist. natur. des Co- léop. d'Eur., II, vin, 6 ; Panz., Faun., insecl. gerin., XX, 5) (o\ Sa lon- gueur moyenne est de quatre lignes. Il est fauve, avec les élytres tantôt d'un bleu l'once, tantôt d'un vert bleuâtre, faiblement sillonnées, et les antennes fauves; mais ayant le troisième et le quatrième article noirâtres. La poitrine, à l'exception de son milieu , et l'abdomen , sont de cette couleur. On avait confondu avec cette espèce celle que M. Duft- schmid a nommée explodens (Hist. natur. des Coléop d'Eur , II, vin, 1), et qui est aussi très commune. Elle est de moitié plus petite , avec les élytres bleues et presque lisses. Celle que M. Bonelli a distinguée sous le nom de glabratus n'en diffère que par le défaut de taclies aux antennes. Le Brachine pistolet {Brarhinus sclopeta, Fab. ; Hist. natur. des Co- léopt. d'Eur., Il, IX, 3), ressemble tout-à-fait à la dernière, mais s'en distingue, ainsi que des précédentes , par la suture des élytres, qui est d'un rouge fauve, depuis la base jusqu'au milieu. Le corps est aussi proportionnellement plus large et de la même couleur, tant en dessus qu'en dessous. Une autre espèce , le Braehînc bombarde (Brarhinus bombarda, lllig. ; Hist. liât, des Coléopt. d'Eur., II, ix, 2\ tient le milieu entre la der- nière et la première. Les élytres ont autour de l'écusson une tache fauve, mais qui ne se prolonge pas le long de la suture. Le département de l'Hérault nous olfrc deux autres jolies espèces , l'une (exhalons) ayant les élytres d'un bleu obscur, avec quatre points jaunâtres, el l'autre (causlicus) toute fauve, avec une bande le long de la suture et une tache postérieure noirâtre. (1) Nous avions d'abord ( Hist. nat. des Coléopt. d'Eur. ) placé le genre Catascopus de M. Kirby après les brachines. Nous pensons , d'après un nouvel examen . qu'il appartient plutôt à la section des simplicimanes. i) Voyez 1rs ouvrages cités aux sourf-genves pvécédens H PI. 18, Cg. 4. FAMILLE DES CARNASSIERS. 107 L'extrémité postérieure des élylres offre bien une échancrure profonde , mais elle se termine en pointe, du côté de la suture, et n'est point tron- quée. Plusieurs espèces de cette division présentent aussi le même sinus , quoique cependant moins profond et moins aigu. Entre les Brachines et les Catascopes, M. le comte Dejean (Spect., I, p. 226; place le genre Corsyra de M. Sleven, qui a pour type le Cymnidis fusula de l'Entomographie de la Russie par M. Fischer (I, xii, 3). Il diffère de ce dernier par ses tarses, dont les crochets sont simples. Le corps est d'ail- leurs aplati, comme dans le précédent et autres sous-genres voisins, court, assez large, avec les palpes filiformes, le menton unidenté, le labre transversal , le corselet plus large que la léte et presque demi orbi- culaire. On n'en connaît qu'une seule espèce. Les autres Carabiques de la même division , et dont les crochets sont pareillement simples, s'éloignent des précédens parla forme de leur tète, qui est resserrée brusquement dès sa naissance, et présente l'apparence d'un cou ou d'une rotule. Viendront d'abord ceux dont les tarses sont presque identiques dans les deux sexes , subcylindriques ou linéaires , et dont le pénultième article au plus est profondément échancré ou bilobé. {a) Tantôt les palpes extérieurs sont filiformes ou peu renflés au bout, avec le dernier article presque ovalaire '/<) ; la tète a la même tonne, et se rétrécit graduellement en arrière des yeux. Le premier article des anten- nes est toujours court ou peu allongé. Le corselet est toujours étroit et allongé. Le corps est assez épais. L'échancrure du menton offre une dent dans son milieu. La languette est presque carrée, avec les paraglosses saillantes et allant en pointe, (c) a) PI. t.S, lig. -n. (A) PI. iS, fig. 7 c. (r) PI. 18, fig. - ,/. 108 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES CASNONJES, (CASNONIA. Latr. ; — Ophionœa- Klug.) (I'l. .S.lig. 5.) Dont le corselet a presque la forme d'un cône tronqué ou d'un cylindre rétréci antérieurement. (1) LES LEPTOTRACHÈLES , (LEPTOTRACHELUS. Lalr.) (Pl.18, fig.6.) Où cette partie du corps est à-peu-près cylindrique , sans rétrécisse ment sensible en devant ; où les élytres ne sont point tronquées, et dont les tarses ont leur pénultième article bilobé. (2) LES OD ACANTHES (ODACANTHA. Payk.. Fab.) (I'l. iS, lig. 7.) Semblables, quant au corselet, mais à élytres tronquées el à articles des tarses entiers. (1) Consultez l'Enlomol. brasil. de M. Kliij; , le Species général de M. le comte Dejean. lom. I, pag. 170; l'Hist. nat. des coléopt. d'Eur., fase. II, vu, (i. L'espèce <|ui est figurée (cjrariocepfiala) forme, à raison du pénultième article des tarses, une division particulière. Elle se trouve au Kengale. Toutes les autres, el dont la principale est Vattelabus pensylva- nicus de l.iuna-us , sont américaines , et ont tous les articles. des tarses entiers. ( .' Odacantha dorsalis, Fab. FAMILLE DES CARNASSIERS. 100 L'espèce servant de type au genre , l' Odaranlhc mèlanure {Odacantha melanura , Fab. ; Clairv., Enlom. Helv. II. v. ; Hist. nat. des coléopt. d'Eur., Il, x. 6) (a), est longue de trois lignes, d'un bleu verdâtre, avec les élylres, leur extrémité exceptée, d'un jaune roussâtre. La base des antennes, la poitrine et la majeure partie des pattes sont aussi de cette couleur. Le bout des élytres est d'un bleu noirâtre. Cette espèce fré- quente les lieux aquatiques , et habite plus particulièrement les dépar- temens du nord de la France , l'Allemagne et la Suède. (1) Tantôt les palpes extérieurs sont terminés par un article plus gros, en forme de cône renversé ou triangulaire {&) ; la tête, immédiatement après les yeux, est brusquement rétrécie , et d'une forme triangulaire ou de celle d'un cœur. Les uns, dont le corps est aplati, et que Fabricius a placés avec ses Galerites, ont tous les articles des tarses entiers, le corselet en forme de cœur, tronqué postérieurement, et les mandibules ainsi que les mâ- choires de longueur ordinaire ou peu saillantes. Le premier article des antennes est en cône renversé et allongé (c). La languette est carrée , et ses divisions latérales sont le plus souvent aussi longues qu'elle (.; Clairv., En- («) PI. 18, fig. 7. (A) PI. 18, fig. 8 a. (c)Pl. 18, fig. 8c. (,/) PI. ,8, fig. S/.. 110 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES POLISTIQUES, (POLISTICHUS. Bon.) (PI. 18, lig. y.) Où, comme dans le sous-genre suivant, le premier article des antennes est plus court que la tète, et où les palpes maxillaires sont de longueur ordinaires (o); mais dont les second , troisième et quatrième articles des tarses, ceux des deux antérieures surtout, sont courts, presque orbicu- laires(*), et dont la languette terminée supérieurement par un bord droit, a ses divisions latérales saillantes, en forme d'oreillettes arquées, étroites et pointues (c). (i) LES 1IELLUO, (HELLUO. lion.) (l'I. .8, Cg. 10.) Qui ne se distinguent guère du sous-genre précédent que par leur lan- guette entièrement cornée , arrondie au bout supérieur, et sans divisions distincles() llelluo costalus , Hist., Hat. des co- lécipt. d'Eur., fasc. II, vi, 5; (a) l'I. 18, fig.ga. (<-)l'l. l8,fig. 9 4. Galerita liirta, Fait, fuyez le Species génér. de M. le comte Dejean. I, pag. 283. Un Helluo inédit du Brésil nie paraît de- voir former un nouveau sous -genre, à raison do ses palpes filiformes, et dont le dernier article est cylindrique. (A) l'I. ix, lig. ,,,, {,!) l'I. iS, (ig. mu FAMILLE DES CARNASSIERS. 111 Les autres, et qui, avec ceux qui suivent immédiatement, paraissent se rapprocher beaucoup des brachines(i) , ont le pénultième article de tous les tarses profondément bilobé ; les mandibules («) et les mâchoires longues (/<), étroites et avancées ; le corps assez épais, avec la tête en forme de triangle étroit et allongé , et le corselet presque cylindrique , un peu rétréci postérieurement. Le premier article des antennes est fort long et rétréci à sa base. Le menton est presque en forme de croissant, sans dent au milieu de l'é- chancrure. La languette est saillante, étroite , presque linéaire, et termi- née par trois épines, et accompagnée de deux petites paraglosses(<-). Le dessous des tarses est garni de duvet. Tels sont les caractères des DRYTES. (URYl'TA. Lalr. , Fab. (PI. 19, '■) Toutes les espèces connues sont de l'ancien continent ou de la Nou- velle-Hollande. On en trouve deux en Europe , et toujours à terre. La plus commune et la Dryptc èehancrèe {Drypta emarginata{d) t Fab. ; Clairv., Entom. Tlelv., II, xvn; Histoire naturelle des coléoptères d'Eu- rope , fasc. II, x, 1); elle est longue d'environ quatre lignes , d'un beau bleu azuré , avec la bouche, les antennes et les pattes fauves. L'extré- mité du premier article des antennes cl le milieu du troisième sont noirâtres. Les élytres ont des stries pointillées ; elle est plus commune clans le midi de la France qu'au nord. M. Blondcl fils l'a trouvée ce- pendant en abondance dans une localité de environs de Versailles. (2) (1) 1rs Dryples ont aussi des rapports avec les Cychrus , et paraissaient lier les Cicindelèles avec la section des Carabiques grandipalpes. Plusieurs sections de celle famille semblent se rat tacher, comme aulant de rameaux, aux Cicindèles. La plupart des autres familles d'insectes sont dans le même M pl - ><)• fi K- '"■ (r) PL 19, fig. ic. cas, ou forment des troncs ramifiés. En un mot, des séries continues n'existent pas dans la nature. (2) Voyez, pour les autres espèces , l'Hist. nat. des coléopt. d'Eur., fasc. II, \, a, et le Species génér. de M. le comte Dejean, lom. I, pag. 182. (A) PI... 9, fig. x!,. {cl) PI. I 9 , fig. ,. 112 INSECTES COLEOPTERES. Succèdent maintenant des carabiqucs très analogues aux précédens par leurs caractères divisionnaires, mais qui s'en éloignent par la forme des tarses. Les quatre premiers articles , ou du moins ceux des tarses antérieurs des mâles, sont très dilatés et bifides; le pénultième de tous est dans les deux sexes constamment échancré ou dilaté. Les palpes exté- rieurs et le premier article des antennes sont toujours longs. LES TRICHOGNATHES (TR1CHOGNATHA. Latr.) (PI. i<>, «s- '-•) Ont le dernier article des palpes extérieurs en forme de cône renversé et allongé, et une saillie triangulaire et velue au côté extérieur des mâ- choires (a). Les palpes sont fort longs. Le labre offre deux crénelures et trois dents obtuses(i). Le sommet delà languette est armé de trois épines (c). Les quatre tarses postérieurs ne sont point dilatés, du moins dans les femelles. L'insecte (marginipennis) (cl), servant de type a été apporté du Brésil , par le célèbre botaniste M. de Saint-Hilaire. LES GALÉRITES, (GALEMTA. Fab.) (I>l. .9, fig. 3.) Qui dill'èrent des sous-genres précédens par leurs palpes extérieurs, dont le dernier article est triangulaire, ou en forme de hache, et par leurs mâchoires non dilatées au coté extérieur, (c) (a) PI. 19. %. oc. (/>) PI. 19. %. 20. (r) PI. Il), fig. ■>.<{. [d) PI. 19, fig. 2. f) 1*1 19, fig.3fl FAMILLE DES CARNASSIERS. H.T Les deux tarses antérieurs des mâles sont élargis ; les échancrures des quatre premiers articles sont aiguës, et leurs divisions internes sont plus grandes et plus prolongées que les extérieures (a). La languette est triden- tée au sommet et ses paraglosses sont très distinctes. L'échancrure du menton est unidentée. (/') Quelques espèces (Gulerita occidentalis, Dej. ; — G. africaim, ejusd.), tonnent par leur tête ovalàire, leur corselet plus allongé et plus étroit, une division particulière La plupart sont américaines. (1) [.ES CORDISTES (CORDISTES. Latr. — Cnlophœnn. Klug. — Odacantha. Fab. (PI. 19, 6g. 4.) Ont les palpes extérieurs filiformes et terminés par un article ovalàire et pointu, (c) Les quatre premiers articles de tous les tarses sont dilatés. Le premier est en tonne de cône renversé et allongé ; les lobes des deux suivans sont égaux , étroits et pointus ; le quatrième est en forme de cœur ou de triangle renversé, sans écbancr'ure; sa face supérieure est excavée, pour l'insertion du suivant. La tête est presque ovalàire. (2) Nous terminons cette section par ceux dont les crochets des tarses sont dentelés en dessous, en manière de peigne , et nous commencerons par ceux dont la tète ovalàire ou ovoïde est séparée du corselet par un ;i) l'oyez le second fascicule de l'Hist. lurae du Spec. génér. de M. le comte De— nalur. des cléopt. d'Eur., et le premier jean, et principalement l'Entom., brasil. , volume du Spec. génér, de M. le comte spécimen de M. le docteur Klug. Toutes Dejeau. les espèces décrites sont de l'Amérique mé- (2) Vo-) ez le second fascicule de l'Hist. ridionale. natnr. des coléopt. d'Eur. ; le premier vo- (a) PI. 19. tig. 3 c. {!>) PI. 19- 6g. 3*- [c) PI. 19, 6g. 43. INStCTES. l5 114 INSECTES COLÉOPTÈRES. étranglement brusque, très prononcé, formant une sorte de nœud ou de rotule. Le pénultième article tic leurs tarses est toujours divisé jusqu'à sa hase en deux lobes; les précédens soul larges, eu forme île cœur ou de triangle renversé («}. Le premier article des antennes est peu allongé. Toutes les espèces connues sont du nouveau continent. LES CTENODACTYLES. (CTENODACTYLA. Dej.) (m. .,,. r,g.5.) leurs palpes extérieurs sont filiformes, avec le dernier article ova- laire (*). Le corps est peu allongé, aplati, avec le corselel presque en tonne de cœur allonge et tronqué postérieurement. (1) LES AGRES lAGIÎA. Fab. (PI. 19, fig. 6.) Les palpes maxillaires extérieurs sont filiformes, et les labiaux se terminent par un article plus grand, sécuriforme ou triangulaire (.). Le corps est long, étroit , avec le corselet eu forme de cône allongé . rétréci en devant. Le menton est suborbiculaire, avec une dent au milieu de l'échan- (1) Ctenodacl)la Çhcvrolatii , Dej., Spcc. , I,pag. 227; *!<■ Cavcnnt*. (a) PI. i,),l,p. 0*. (A) PI. 19, h- . . ('•) PI. Ml. Il:: G I'AMILl.K Dl'.S CARNASSIERS. 1 1: crure. La languette est presque cylindrique , sans paraglosses bien dis- tinctes («). (i) Maintenant la tête n'est point distincte du corselet par un étranglement très brusque, en forme de nœud ou de rotule (2). Lesarticlesd.es tarses sont entiers dans plusieurs, et les premiers sont rarement dilatés. Le corps est toujours aplati. Les paraglosses ne sont jamais saillantes . el forment simplement une marge membraneuse , arrondie ou obtuse au bout. Ici le corselet est isométrique ou plus long que large , eu forme de cœur, tronqué postérieurement. Le corps est allongé. Tels sont LKS CYMINDIS, Cl MINDIS. Lalr. — Cymiiidis, Anomœus Fisch. — J'unis Clairv Carabus. Fab.) (pi. .,,, fi g . :0 Qui ont les palpes maxillaires extérieures filiformes ou guère plus gro . à leur extrémité , avec le dernier article presque cylindrique (&) ; et le même des labiaux plus grand, presque en forme de hache ou de triangle renversé, dans les mâles au moins 0), dont la tète n'est point rétréeie pos- térieurement, el dont tous les articles des tarses sont entiers el presque cylindriques (t u< "'- (5) Dfj. . Spcc., I, |>. 279, espèces M. Kailri (Linn. , Trans., XIV). toutes exotiques; près de ce sous-genre doit iftlUl lit' FAMILUi DKS CARNASSIERS. II!» des quatre larses postérieurs étroits, presque filiformes, et le pénultième de tous bifide, mais non divisé en deux lobes. Toutes les espèces mention- nées par M. le comte Dejean (Spec. I, pag. 273) sont étrangères et pour la plupart américaines. 2" La seconde section, celle des bipartis {Bijiarliti. — Scarilides. Dej.), que l'on pourrait, sous les rapports des habitudes, appeler aussi celle des fouisseurs, est formée de carabiques à élvtres entières ou légèrement si- nuées a leur extrémité postérieure; ayant des antennes souvent grenues et coudées, la tète large, le corselet grand, ordinairement en forme de coupe, ou presque demi orbiculaire, séparé de l'abdomen parmi inter- valle, ce qui fait paraître celui-ci pédicule; les pieds généralement peu allongés, avec les tarses le plus souvent courts, semblables ou peu diffé- rens dans les deux sexes, sans brosses en dessous et simplement garnis de poils ou de cils ordinaires. Les deux jambes antérieures sont dentées exté- rieurement, comme palmées ou digilées, dans plusieurs, et les mandibules sont souvent fortes et dentées. L'échancrure du menton offre une dent. Ils se tiennent tous à terre, se cachent soit dans des trous qu'ils y creusent, soit sous des pierres, et souvent ne quittent leur retraite que pendant la nuit; leur couleur est généralement d'un noir uniforme. La larve du Di- tome bucéphale, la seule que l'on ait observée, a la forme et la manière de vivre de celles des cicindèles. Ces insectes habitent plus particulièrement les pays chauds. Trois sous-genres, et par lesquels nous débuterons, forment a raison de leurs palpes labiaux terminés par un article plus grand, en forme de hache ou triangulaire, un groupe particulier; le dernier de ces sous-genres nous conduit aux scariles, tandis que le premier, qui, à l'égard de l'absence d'é- chancrure au côté interne des deux jambes antérieures, fait exception, semble se lier avec les premiers sous-genres de la famille. Ils ont tous des mandibules fortes et dentées. Les palpes maxillaires extérieurs se terminent par un article un peu plus gros ; le corselet est en forme de coupe, ou de cœur tronqué ; l'abdomen est pédicule. Deux de ces sous-genres forment dans ce groupe une subdivision spé ciale. Leurs jambes antérieures ne sont point palmées. Leurs antennes se composent d'articles presque cylindriques ou en forme de cône renversé. Le menton recouvre presque tout le dessous de la tête jusqu'au labre, e] souvent n'offre point de suture transverse à sa base Le corps est très apla ti,et dépourvu d'ailes dans plusieurs. Ils sont tous de l'ancien continent ou de la Nouvelle-Hollande. IliO INSECTES COLEOPTERES. LES ENCELADES. (ENCELADUS. Bon.) (PI. ao, fig. 3.) Leurs jambes antérieures n'ont point d'échancrure au côté interne. Le premier article de leurs antennes est peu allongé et presque cylindrique; le troisièmeest plus court que le second (a). Le milieu du bord supérieur de la languette est avancé en manière d'angle ou de dent. Le corselet est pres- que en forme de cœur, largement tronqué, avec, les angles postérieurs un peu dilatés et pointus. Le labre est éehancré ou presque bilobé. La seide espèce décrite, Y Encelade géant (Euceladits yigas, Bon., Mém. de l'Acad des sciene. de Turin), est de la côte d'Angole. LES SJAGONES (SIAGONA. Latr. — Cuciijus, galerila. Fab. (PI. 20, fig. 40 Ont une échancrure bien prononcée au côté interne des deux jambes an- térieures; le premier article des antennes allongé, en cône renversé, et le second plus court que le troisième ; le sommet de la languette droit, sans avancement; le corselet presque en forme de coupe, presque aussi long que large et sans saillies postérieures, et le labre dentelé. Les unes ont l'abdomen ovale et sont aptères (1) Dans les autres il est (i) Siagona rufipes, Latr., Gêner, crust. Siagona fuscipes, Dej., Spec, 1 , [>. 35;). et inseet., 1, vu, 9; Cucujus rufipes, Fab. (a) PI. ao, fig. i a. FAMILLE DIS CARNASSIERS. 1-21 ovale, tronque à sa base, et ces espèces sont ailées. M. Lefèbvre en a décou- vert une nouvelle en Sicile. Toutes les autres, tant de cette division que de la précédente, habitent l'Afrique septentrionale ou les Indes orien- tales. (I) Le troisième sous-genre, par ses antennes moniliformes f«), les dents du côté extérieur de ses deux premières jambes, les proportions ordinaires du menton, la forme générale du corps, se rapproche évidemment des scarites. LES CARENUMS. (CARENLM. Bon.) (PI. -..o, lis. 5.; Les mâchoires sont droites, sans crochet terminal. La languette est arron- die à son sommet. Le dernier article des palpes maxillaires extérieurs est renflé et une fois plus long que le précédent. La seule espèce connue (Scariles cyanens, Fab.) habite la Nouvelle- Hollande Aucun des autres Carabiques de cette section n'offre de palpes labiaux terminés par un article plus grand et sécuriforme ; le dernier est en (orme de cône renversé et allongé, ou presque cylindrique et aminci à sa base ; le même des maxillaires extérieurs est aussi presque cylindrique ; tous ces palpes sont-à-peu près de la même grosseur partout, ou quelquefois amin- cis à leur extrémité. Une première subdivision très naturelle, et qui comprend les Scarites de Fabricius, moins l'espèce précédente, se composera de Carabiques bipartis, dont les deux jambes antérieures sont palmées, ou du moins digitées au bout, c'est-à-dire terminées extérieurement par une longue pointe, en forme d'épine, opposée à un éperon interne très fort (/ . Leurs antennes sont grenues, avec le second article aussi long et souvent même plus long que le suivant (c). Les mandibules, celles d'un petit nombre excepté, sont (r) Les Siagones atrala , drpressa (Ga- fîesus , Fab.), Sc/itippe/ii , Dej,, ïbid.j Irrita depressa , Fab.) , jle.uts ( Calrritn Siaiitrs tcrvigalits, Herbst. col ci.xxv, fi. (a) PI. 20, fig. 5 (A) PI. 20, fig. .S/ {c) PI. 20, tig. S e. INSFCTFS. ' I fi l'2'2 INSECTES COLEOPTERES. robustes, avancées, anguleuses ou dentées au côté interne (o). Le labre est très court, transversal et crustacé(A) La languette est le plus souvent en- tièrement cornée, hérissée de poilsou de cils, largement échancrée ou éva- sée au sommet, avec les angles latéraux avancés, (c) Les uns ont les mandibules très fortes, avancées et ordinairement den- tées (rfi ; le labre crustacé, très denté au bord antérieur ; la languette courte, point saillante au-delà du menton, entièrement cornée ou crustacée, hé- rissée de poils, évasée au bord supérieur. Leurs jambes antérieures sont toujours palmées. Les espèces sont généralement grandes. L'un de ces sous-genres, celui DE PASIMAQUE, (PASIMACHUS. Bon.] (Pi. »o. (ig.fi.) Se rapproche du dernier relativement aux mâchoires, qui sont droites et sans crochet terminal, (e) Les antennes sont d'égale grosseur (/). Le corps est très aplati, ovale, avec le corselet en forme de cœur, largement tronqué en arrière, presque aussi large à son bord postérieur qu'en devant et que la base des élytres ; ce bord est presque droit et simplement un peu concave dans son milieu. Ce sous- genre est propre à l'Amérique (1) Selon M. le comte Dejean (Spec , II, pag 471), après les Pasimaques doit venir le genre qu'il a formé sous la dénomination de SCAPTÈRE (Scaplcrus) et sur une espèce des Indes orientales qui lui a été communiquée par l'un de nos plus zélés entomologistes, M. Guérin, auquel elle est dédiée. J'i- gnore si les mâchoires ressemblent à celles du sous-genre précédent, mais (i) Rapportez à ce sous-genre les Scn- les Observations entomologiques de M. Ro- riles depressus et marginatus de Fabricius nelli , et l'ouvrage de Palisot de Beaurois et d'Olivier. Voyez le premier volume du sur les insectes recueillis par lui en Amé- Species de M. le comle Dejean , pag. /,o5: rique et en Afrique. r» PI. 20, fig. S b, S V. (b) PI. 20, Cg. 8 ,;. (c) PI. 20, (ig. 8 d. (,/j PI. ,0, fl s . 6 a, fi «'. (*) PI. 20, fig. 6b. ,'_/) PI. •..,,, fig. f. r. FAMILLE DES CARNASSIERS. \<>r, le corps a des proportions différentes; il est allongé et cylindrique. Les an- tennes sont proportionnellement plus courtes que d'ordinaire; le second article est carré, un peu plus gros que les autres, qui sont courts, presque carrés, et vont en grossissant. Les suivans ont les mâchoires arquées et crochues au bout. Les antennes grossissent insensiblement vers le bout. Le corselet est toujours sépare postérieurement de la base des élytres par un vide ou par un angle rentrant bien prononcé. Ici les palpes extérieurs sont terminés par un article presque cylindri- que, point rétréci en pointe, au bout. LES ACANTHOSCÈLES (ÀCANTHOSCLLIS. I.atr. (Pl.,.o, fig.;.) Sont remarquables par leurs quatre jambes postérieures («), qui sont en forme de palette allongée, arquées, planes et un peu concaves a leur face interne , convexes , chargées de petits grains et de petites épines sur la face opposée, avec la tranche supérieure dentée, et les dents postérieures grandes et comprimées; le trochanter des deux cuisses postérieures est fort grand. Le corps est court, large, convexe en dessus, avec le corselet transversal, arrondi latéralement, sinué au bord postérieur ; les éperons des jambes antérieures fort longs et les autres presque en forme de lames. La seule espèce connue (Scctrites ruficornis, Fab.) habite le Cap de Bonne-Espérance. LES SURITES (SCARITES. Fab.) (PI. 20, fig. S.) Ont les quatre jambes postérieures étroites, généralement unies, n'offrant de petites épines que sur leuis arêtes (*) ; les intermédiaires ont au plus sur le côté extérieur une ou deux dents ; le trochanter des cuisses posté- rieures est beaucoup plus petit qu'elles Les mandibules sont en forme de {a; PI. 9,c>, fig. - (t) PI. 20, fig. S g. !'2i INSECTES COLEOPTERES. Lriaiigle allongé, el fortement dentées à leur base («). Les second et troi- sième articles des antennes sont en forme de cône renversé, presque de la même épaisseur, et les suivans sont grenus, (b) Les uns ont deux dents au côté extérieur des jambes intermédiaires. Le Seariles jmraemon [c] (Scuritcs pyracmon, Ronelli ; Dej., Spec, I, p. 367 ; Seariles ijiyus, Oliv., col. III, 11° 36 ; I. l;Clairv., Kntom., Helv. II, ix. a). Il est long d'environ un ponce, sans ailes, aplati, d'un noir luisant, avec les élytres un peu élargies postérieurement, marquées de stries très lines, légèrement ponctuées, et dont la troisième offrant près de l'extrémité deux points enfoncés plus distincts. La tête, selon M. De- jean, est beaucoup plus grande dans le maie que dans la femelle; elle a deux impressions et de petites rides sur le front. Le corselet a postérieu- rement une dent dé chaque côté. On en compte trois aux jambes anté- rieures. Il se trouve sur les bords de la Méditerranée, dans le midi de la France, el la partie orientale de l'Espagne. M. Lefebvre de Cerisy, officiel- distingué de marine el très bon entomologiste, a publié quelques obser- vations sur ses habitudes. Le Scarile terricole (Scuritcs terricola, Bonelli ; Dej., Spec. I, p. 398). Son corps est ailé, long de huit à neuf lignes, et noir. Les jambes anté- rieures ont trois fortes dents, suivies de trois autres très petites ; le côté extérieur des deux jambes suivantes n'en offre qu'une. Les élytres sont allongées, striées et un peu rugueuses, et ont deux points enfoncés près de la troisième strie- Il se trouve avec le précédent Le Si'nrùc des sables (Seariles sabulosvs, Oliv., col. 111, 36, 1,8; Clairv., Entom. Helv., II, ix, ; Seariles lœvigatus, Fah, Dej), ressemble beau- coup au précédent , mais il est un peu plus petit, plus déprimé , sans ailes , avec les élytres faiblement striées. Les jambes antérieures n'ont que deux dentelures, après les trois dents ordinaires. Il habite encore les mômes localités que le premier, el se trouve aussi en Sicile, d'où il a été rapporté par M. Lefebvre. LES OXYGNATHES, ;OXYGNATHLS. Dej.) Semblables essentiellement, quant aux antennes et aux palpes, aux Séa- ntes, mais ayant, ainsi que les deux sous-genres suivans , des mandibules (1) PI. 20, lig. S /,, S /.'. (b) PI. 2 n, fig. 8 « '; PI. 10. I FAMILLE DIS CARNASSIERS. 1 !i;'» longues, élroiles, sans dents, se croisant fortement en manière de pince; et le corps étroit, allongé et cylindrique. Les antennes sont plus courtes (pie la tète et les mandibules réunies. Le labre est peu distinct. Le corselet est presque carré. L'espèce servant de type {Srnrites elongalus, Wiedem; Oxygnalhus cloiiyalus, Dej., Spec , II, p. 474) est des Indes orientales. Là, les quatre palpes extérieurs, ou les labiaux au moins, se terminent par un article en tonne de fuseau et finissant eu pointe. Le corps est allongé et cylindrique, et les mandibules sont longues, étroites, sans dents notables, ainsi que celles des Oxygnalhes. LES OXYSTOMES, (OXYSTOMLS. Latr.) (PI. 20, fig. 9.) Dont les palpes labiaux, presque aussi longs que les maxillaires exter- nes, sont recourbés, avec le premier article saillant, cylindrique, le sui- vant peu allongé et le dernier, en fuseau, long et très pointu au bout; les antennes sont parfaitement moniliformes, à partir du milieu de leur lon- gueur, avec le premier article aussi long que les trois suivans réunis. (1) LES CAMPTODONTES , (CAMPTODOINTUS. Dej.) Où les palpes labiaux sont sensiblement plus courts que les maxillaires externes, non recourbés, et terminés, ainsi qu'eux, par un article en fuseau, et dont les antennes sont composées en majeure partie d'articles en forme de cône renversé ; la longueur du premier ne surpasse guère celle des deux suivans pris ensemble. (2) Les autres, et dont les jambes antérieures ne sont point dentées exté- rieurement, mais simplement didaclyles au bout, ont des mandibules (1) Oxystomus cylindricus, Dej., Spec, (ï) Camptodontus cay ennemis, ilnd . I, p. 410, du Brésil. U, pag. 477. 1-20 INSECTES COLÉOPTÈRES. courtes (a), peu avancées au-delà du labre ; le labre coriace, entier; la lan- guette saillante au-delà de l'échancrure du menton, glabre ou peu velue, avec des paraglosses séparées, saillantes et membraneuses ; les palpes extérieurs sont terminés par un article ovalaire, acuminé au bout. [/>) Ces Carabiques sont petits, fréquentent les lieux humides, et ne sont pas étrangers aux régions septentrionales. LES CLIVINËS (CLIVINA. Utr.) CIM. ai, fig. i.) Ont trois fortes dents au côté extérieur des deux jambes antérieures (c) et une à celui des deux suivantes. ■! ) LES DYSCHIRIES, (DYSCHIRIUS. Bon. — CLiviim, Dej ) (PI. ai, fig. i.) Qui n'ont au plus que des dentelures ou de petites épines très peu dis- tinctes, au côté externe des deux jambes antérieures, et où ce côté se pro- longe ordinairement à son extrémité en une longue pointe, en forme d'épine ou de doigt, et opposée à un autre doigt constitué par un tort éperon du côté interne [d). Le dernier article des palpes labiaux est pro- portionnellement plus gros que le même des divines, et presque en massue sécuriforme. Le corselet est ordinairement globuleux. (2) Notre seconde et dernière subdivision des bipartis comprendra ceux (i) Tenebrio fossor, Lin. ; Scarltes arc- fa) Clirincs, n° s S-ai, de M. le comte narius, Fab. ; Clairv., Entom. Helv., II, Dejean ; mais la huitième, l'arctica, sem- vnr, A, a, espèces; les divines de M. De- Me offrir les caractères des Céphalotes, iean Spec I. png. 411), 1-7. M PI ai, f K 1-7. (£) Pl.ai.fig. il: (c) PI. ?.t, fig. 1 ,/. (d) PI. 2i, fig. a. FAMILLE DES CARNASSIERS. 127 dont les jambes antérieures ne sont ni dentées extérieurement ni bidigil- lées au bout (a), et dont le second article des antennes est sensiblement plus court que le suivant ). Ils se rapprochent beaucoup, quant aux organes de la manducalion, des deux derniers sous-genres, et ils avaient été confondus par quelques auteurs avec les Scarites, dont ils ont, en effet, le port et les habitudes. Les uns ont le corps étroit, allongé, presque parallélipipède, avec le corselet presque carré; les antennes en tout ou en partie grenues; le dernier article des palpes extérieurs presque cylindrique, et le même des labiaux presque en forme de cône renversé ou de hache. Ils sont tous exotiques. LES MORIONS (MORIO. Lat.) (PI. ai.llg. 3.) Ont des antennes d'égale grosseur partout, le labre profondément échancré, les palpes extérieuis filiformes, les cuisses ovales et les jambes triangulaires. (1) Dans LES OZÈNES, (OZ^NA. Oliv.) (PI. ai, fig. 4.) Les antennes sont plus grosses ou renflées à leur extrémité (c), le labre est entier, les palpes labiaux se terminent par un article plus large, presque en forme de hache ou de triangle; les cuisses et les jambes sont étroites et allongées. (2) (i) Harpalusmonilicornis, Latr., Gêner. (2) Ozœna dentipes, Oliv., Eneyclop. crust. etinsect., I, p. 206; Morio monili- méthod. ; cornu, De]., Spec. I, p. 43o ; Scarit. Ozœna Rogerii, Dej., Spec, p. 43.', ; Georgiœ, Palis, de Beauv., VII, xv, 5 ; Ozœna brunnea, ejusd., ibid. ; Morio brasiliensis, Dej., ibid.; Ozœna Gyllenhaiii, ejusd.. ibid. Morio orientalis, ejusd., ibid. (a) PI. ai, fig. 5 rf. (b) PI. ar, fig./,«et 5c. [c) PI. ai, fig. 4a. 128 INSECTES COLÉOPTÈRES. Les autres ont le corps ovale ou oblong, avec le corselet soil presque en forme de coupe ou de cœur, soit presque orbiculaire; les antennes filiformes, composées d'articles, pour la plupart presque cylindriques, surtout les derniers («) (les autres plus amincis à leur base, presque en forme de cône renversé), et le-dernier article des palpes extérieurs pres- que ovalaire ou en fuseau. Le labre est échancré Ceux-ci sont propres aux pays chauds et sablonneux des contrées occi- dentales de l'ancien continent. LES DITOMES, (D1TOMUS. Bon. — Carabus , Calosomu, Scaurus, Fab.) (PI. 21, Cg. 5.) Dont les palpes sont plus courts que la télé ; dont le corselet est en forme de coupe ou de cœur, et dont les tarses sont courts. (/>) Quelques espèces, celles auxquelles M. Ziégler restitue la dénomination générique de Ditomus, ont le corps plus allongé, de la même largeur, avec la tête séparée de chaque côté du corselet par un angle rentrant, et ordi- nairement armée, dans les maies, d'une ou de deux cornes. (I) Les autres, ou celles qui composent le genre Arisius, du même, ont le corps plus court, plus large en devant, avec la tête presque continue avec le corselet, s'y enfonçant jusqu'aux yeux; ses angles antérieurs sont pointus. i2) (i) Dej., Spec, I, pag. 4^0- première division des Ditomes. Le Carabus calydo- niiis de Fabricius-, d'après une étiquette mise par lui sous un individu provenant de lacolleclion de M. Desfontaines, forme une espèce très distincte du Ditomus calvdonlus de M. le comte Dejean. Le mâle a les man- dibules fourchues ou comme partagées en deux cornes ; la corne du milieu se termine en pointe, ou plutôt en fer de lance. Le Calosoma /ongiconiis de Fabricius est pro- bablement la femelle de cette espèce ou d'une autre très voisine. (2) Seconde division des Ditomes de M. le comte Dejean, ibld., p. .',44. I» PI. 21, fie. 5c. {/>) PI. ■. fig. 5,1. [• vMIl.l.F. DES CARNASSIERS. 12!) LES APOTOMES, (APOTOMUS. Holfm. — Scarites, Ross.) (i»i. 21, r,^. (i) Donl les palpes antérieurs sont fort longs («), dontle corselet est orbicu- laire, cl dont les tarses sont filiformes et allongés. Les palpes maxillaires extérieurs sont beaucoup plus longs que la léte, et terminés par un article ovoïdo-cylindrique ; le même des labiaux est en forme de fuseau allongé, .le n'ai pas aperçu de dent dans l'écliancrure du menton. (1) 3° Notre troisième seclion des carabiques, celle des quadiumx.xes {Qun- drimani — Harpaliens), Dej. (2;, renferme ceux qui, semblables d'ailleurs aux derniers parleurs élylres terminées postérieurement en pointe, ont, dans les maies, les quatre tarses antérieurs dilatés; les trois ou quatre premiers articles sont en forme de cœur renversé ou triangulaires, et presque tous terminés par des angles aigus (/<) ; leur dessous est ordinaire- ment (les Ophones exceptés) garni de deux rangées de papilles ou d'écaillés, avec un vide linéaire, intermédiaire. Le corps est toujours ailé, généralement ovalaire et arqué en dessus ou convexe, avec le corselet plus large que long, ou tout au plus presque isométrique, carré ou trapézoïdal. La télé n'est jamais brusquement i é- trécie postérieurement. Les antennes sont de la même grosseur partout, ou un peu el insensiblement épaissies vers le bout (<.'}• Les mandibules ne sont jamais très fortes {(> INSECTES COLEOFTEUES. Les pieds sont robustes, avec les jambes épineuses elles crochets des larses simples. Les tarses intermédiaires, dans les femelles mêmes, sont courts, et, à la dilatation près, conformés à-peu-près ainsi que les précé- dens. Ces Carabiques se plaisent dans les lieux sablonneux et exposés au soleil. Celte section se compose du genre HarpaU, Ici que M. Bonelli l'a res- treint dans le tableau présentant la distribution générale des Carabiques. De nouvelles coupes en ont encore depuis diminué l'étendue. Elles sont subordonnées aux trois divisions suivantes. La première aura pour caractères : éehancrure du menton unidentëe (I), labre éebancié , tète et extrémité antérieure du corselet aussi larges ou pins larges que l'abdomen (2). Elle comprend trois sous-genres. LES ACINOPES, (ACINOPUS. Ziégl., Dej.) (IM. ïi. fi K . 7 .) A antennes filiformes, composées d'articles courts, mais cylindracés («', et à corselet rétréci insensiblement de devant en arrière, avec les angles postérieurs très obtus ou arrondis. Le labre est fortement échancré; les mandibules n'ont point de dents; celle du milieu de l'échancrure du menton est largement tronquée. (3) (i) Si les Cyclosomes (voy . la pag. i36) tarses intermédiaires des mâles un peu ont les quatre tarses antérieurs dilatés, ils moins dilatés que les antérieurs, formeront une quatrième division, à raison des deux dents de l'échancrure du menton. (3) Harpalus megacephalus , l.alr. , (2) Tète forte, paraglosses assez larges. Gêner, crust. et iiisert., I, p. 206; Cara- comparativement à la languette propre, et bus megacephalus, Fal».; Ross.. Faun. arrondies au bout; second article des an- étrusc., Append., lab. III, 1!; Ac'mopus tennes un peu plus court que le suivant; megacephalus t Dej., Catal. 'a) PI. 91, fi^. - n. FAMILLE DES CARNASSIERS. 131 LES DAPTES, (DA.PTUS. Fisch. — Acinopus. Utj.) (l'I. Jl , Gg. 8.) A antennes, à commencer au cinquième article, moniliformes(«); à corselet rétréci brusquement vers ses angles postérieurs, qui se terminent en pointe. L'une des mandibules est avancée et très pointue (A). Les quatre jambes antérieures, surtout celles des mules, sont très garnies de petites épines, (c) (1) Près des Daples parait devoir venir le genre Pangns de M. Megerle, mentionné par M. le comte Dejean dans le catalogue de sa collection de coléoptères. D'après l'étude de l'une [Pennsylvanicus) des deux espèces que celui-ci y rapporte, je n'ai pu découvrir les caractères qui distinguent celte coupe de la précédente. La seconde division se compose d barpales, ayant aussi l'échancrure du menton unidentée, mais dont le corps, plus ou moins ovalaire ou ovoïde, est plus étroit en devant, et dont le labre est entier ou simplement un peu concave {>!). Ce sont : LES IIAHI'ALES propres. (HAIU'ALUS. Dej.l 11*1. ai. «g- il) Une espèce des plus communes dans toute l'Europe est YHarpale bronzé [Carahtis œnci/s, Fab. ; Panz., Faun. insec. Germ., LXXV, 3, 4) (<•); son corps est long d'environ quatre lignes, d'un noir luisant, avec les antennes et les pattes fauves; le dessus du corselet et des élytres le plus souvent vert ou cuivreux et brillant, quelquefois d'un noir (i) Acinopus maculipennis, Dej. ; Dn/>- D. -vittatus, rjusd., iliid., 7, var. lus pictus, Fisch., Entoin. de la Russie, II, Diloma vittiger, Germ. ; xxvi, a, xlvi, 2; D. chloroticus, ejusd., iliid. (a) l'I. il, fig. 8«. (i PI il . Gg. S. (•■) PI. il, Gg. S*, (il PI. ai, Gg. y«. ('•) PI- 2i. %. »• lô'i INSECTES COLÉOPTÈRES. bleuâtre. Le corselet est transversal, rétréci postérieurement, finement rebordé sur les côtés et au bord postérieur, avec un enfoncement poin- tillé de chaque côté, près des angles postérieurs. Les élvlres sont striées, ont une incision près de leur bout, et de petits points enfoncés dans les intervalles des stries extérieurs. On lui a aussi donné le nom de Proléc, à raison des changemens nombreux de ses couleurs. (1) L'absence de toute dent sensible dans l'échancrure du menton dislingue les Carabiques de la troisième et de la dernière division de celle section , cl qui. par la forme du corps et le labre, ressemblent d'ailleurs à ceux de la division précédente. LES OPHONES, (OPHOMJS. Ziégl., Dcj.l (PI. 21, li S . 10). Dont les mules ont les quatre tarses antérieurs follement dilatés (n) ou sensiblement plus larges et généralement garnis en dessons de poils nom- breux et sénés, formant une brosse continue; le pénultième article n'est point bilobé. Le, dernier des palpes extérieurs est tronqué ou très obtus. Le dessus du corps est très finement pointillé. Le corselet est le plus sou- vent en tonne de cœur, tronqué postérieurement. (2; LES STENOLOPHES, (STLNOLOP1IUS. Ziégl., Dej. (PI, ?i , fig. ii.) Qui ne diffèrent des Ophones que par la forme de Pavant-dernier article ([) Voyez, pour les espèces ,1e catalogue celles qu'il nomme : caliginosus, ruficor- île l.i collection de M. le comte Dejean, nis, binotatus, tardas, héros, analis, fla- genre Harpalus, pag. i ', , et, quant à leur vilabris, etc. Les Cara/ms signâtes, hirtipes synonymie, Schœnherr, Synonymia insec- 'le Pauzer font aussi partie île ce sous- /onim, el la Faune d'Autriche île M. Pull- genre. M'iuiiiil. Fabricius n'en a décrit qu'un petit a Voyez le catalogue île M. le comte nombre, et parmi lesquelles nous citerons Dejean, pag i i (iï) PI. •>. i. lig. in ii. FAMILLE DES CARNASSIERS. 1 53 des quatre tarses antérieurs, du moins dans les maies, et même îles pos- térieurs, dans quelques-uns; il est divisé jusqu'à sa base en deux lo- bes («). (1) LES ACUP ALPES, (ACUPALPUS. Lat. — Stenolophm, Dej.) (PI. 21, fig. fi.) Dont les qualre tarses antérieurs des mâles diffèrent peu des posté- rieurs, avec les ariicles intermédiaires arrondis, presque grenus etvelus, et dont les palpes extérieurs se terminent par un article pointu au boul. (/" Ces Carabiques sont très petits et semblent se lier avec les Tréehus. (2) i" La quatrième section, celle des simpligimahes (Simplicimani), se rap- proche delà précédente, quant à la manière dont se terminent les élvlres; mais les deux tarses antérieurs sont seuls dilatés dans les mâles salls former néanmoins de palette carrée ou orbiculaire; tantôt les trois pre- miers articles sont notablement plus larges, et le suivant alors est toujours beaucoup plus petit que le précédent (c), tantôt celui-ci et les deux précé- dons sont plus larges, presque égaux, en forme de cœur renversé, ou trian- gulaires (rfj : les premiers articles des quatre tarses suivans sont plus gi élcs et plus allongés, presque cylindriques ou en forme de cône allongé et renversé. Les uns ont les crochets des tarses simples ou sans dentelures. Ici le troisième article des antennes est, au plus, une fois plus long que le précédent. Les pieds sont généralement robustes, avec les cuisses épaisses, plus ou moins ovalaires (e) ; le corselet, mesuré dans son plus grand diamètre transversal, est aussi large que les élytre<. Tantôt les mandibules sont évidemment plus courtes que la lélc, et ne dépassent le labre que de la moitié au plus de leur longueur. il) Stenolophus vapovariorum , Dej. . ibid. ; Cuialms, vaporariunim, Lin.; Panz., Faim, iusect. Germ., XVI, 7; Harpa- lus saponarius, Dufour. Du Sénégal. 2 Les Stenolopkes du catalogue de RI. Dejean, à l'exception du précédent. Nous citerons, entre autres, le Carabus meridianus de Linnœus et de Faliricius, et le C. ■vespertinus de Pauzer, XXXVII, 2 1 . («) PI 21, lif 1,1) PI. 22 Gg (t>) PI. 21, lig. 12 a. <■) PI. 22, fig. 5/ (e) PI. 22, lig. 2 a, 3«. 1 3 1 INSECTES COLEOPTERES. Nous commencerons par ceux dont tous les palpes extérieurs sont lili- I or mes. ,«j LES ZABRËS (ZABRUS. Clairv. lion. — Pelor. Hoir) (l'I. 21, fig. i ) Se distinguent des suivans par le dernier article du leurs palpes maxil- laires, qui est sensiblement plus court qup le précédent (A), et par les deux épines qui terminent les deux jambes antérieures {<■). f|) LES POGONES (POGONCS. Ziég., Dej.< (PI. i-i, lig. a.) Qui, dans l'ordre naturel, nous paraissent liés rapprochés des Amena de AI. lionelli, s'éloignent des autres carabiques de cette division par le mode île dilatation propre aux deux tarses antérieurs des maies; les deux pre- miers articles, et dont le radical plus grand, sont seuls dilatés; les deux suivans sont petits et égaux. Leur corps est généralement plus oblong que celui des Amara. Ces insectes paraissent d'ailleurs habiter presque exclu- sivement les bords de la mer ou les bords des étangs salés. (2) Ce n'est guère encore que par un caractère analogue que l'on peut dis- tinguer de ces derniers (i) Carabus gibbus, Fab. : Zabrus gib- bus, Clairv., Eutom.Hclv., II, xi. Voyez, pour les autres espèces, le Calai, de la coll. de M . le comte Dejean, et le troisième vol. de sou Species. Les espèces aptères, telles que le Blaps spinipes, de Fabricius (Panz., l'auu. insect. Germ., xevi, 2), forment le genre Pelor. (2)KortclcCatal. de M. le comte Dejean. M. Germai' en a représenté, dans sa Faune des insectes d'Europe, deux espèces : Po- gonus halophilus, X, 1; Harpalus luridi- pennis, VII, 2, voisine du Pogontts palii- dipenn'n du premier. [a) PI. 2'2, lit;. 1 a. ) Les tarses antérieurs «les maies sont proportionnellement moins dilatés que clans les suivans, leurs premiers articles étant plus étroits et plus allongés, et plutôt en forme de cône renversé qu'en forme de cœur(«). Ces insectes sont propres 5 l'Amérique méridionale. (1) LES FÉRONIES, (FERONIA. Lat.) ( PI, 77 , fig. / t et 5. ) Où les tarses antérieurs des mâles ont leurs trois premiers articles for- tement dilatés, en forme de cœur renversé, et dont le second et le troisième plutôt transversaux que longitudinaux, [h) Ce sous-genre comprendra un grand nombre de coupes génériques, indiquées dans le catalogue de la collection de M. le comte Dejean, tels que les suivantes : Amara (t), Pœcilus [il), Argulor, Omascus, Platysma , Pterostirhiis, Abax, Steropns, Perçus, Molops, Cophosus. Ce savant entomo- logiste a reconnu depuis (troisième volume de son Spcrics) (2) l'impossibi- lité de les signaler, et, à l'exception du premier, qu'il conserve encore, il réunit les autres dans une grande coupe générique, qu'il nomme avec moi, Féronïc. Mais quant aux Amara même, vainement ai-je cherché, dans les antennes, les parties de la bouche, des caractères qui les distin- guassent nettement des autres genres. Celui que l'on lire de la dent du milieu de l'échancrure du menton, sans parler de son peu d'importance, est 1res équivoque; cette dent, dans tous ces carabiques, m'a paru avoir (i) Harpalus circumfusus de M. Oer- (a) Actuellement sous presse et dont il mar, Insect., Species nov., I, îC? m'a communiqué quelques passages. (n) PI. 77, (ig. 3a. {/•) PI. 77, fig. 5/. (e) PI.M.fig. /,. (./)P1. •«, fig. 5. I5G INM'.CI l.S COl.KOPTÏ'.RES. au boni une échancruro", mais nu peu plus distincte ou plus profonde dans les uns que dans les autres. Les antennes de plusieurs sont un peu grenues on composées d'articles relativement plus courts et plus arrondis au sommet; mais on ne peut assigner d'une manière rigoureuse les limi- tes de cette distinction. J'en dis autant de la concavité du bord antérieur du labre et de la forme du corselet. Les Féronies peuvent former trois divisions : i" Les espèces, générale- ment ailées, dont le corps, plus ou moins ovale, est un peu convexe ou arqué en-dessus, avec les antennes plus filiformes, la tétc proportion- nellement plus étroite et les mandibules un peu moins saillantes. Par leurs habitudes, ces espèces se rapprochent des zabres et des harpalcs. Tels sont les amares (Amara) (1)(«), dont le corselet est transversal ; les poeciles {Poscilus) (*), où il est presque aussi long que large, et dont les antennes, assez courtes, ont le troisième article comprimé et anguleux ; et lesAUGUTORS (Aryutor), semblables aux poeciles, mais à antennes propor- tionnellement plus longues, et dont le troisième article n'est point an- guleux. 2° Les espèces généralement ailées, mais dont le corps est droit, plan ou horizontal, en dessus, avec la lète presque aussi large que lui. Elles fréquentent les lieux frais ou humides. Tel est le genre platysme (Plu- ti/smn) de M. Bonelli, auquel nous réunissons relui d'Omasei/s, de MM. Zié- gler et Dejean, et celui de Catadromns, de M. Mac Leay bis. ,2"i [i\ Des espèces plus raccourcies, ilotii le corselet s'élargit de devant en arrière, forment le genre Lcirus de quelques au - leurs. Le Scolvtus Jlexuosus de Fabricius semblerait se rapporter à celle division ; mais, suivant M. le comte Dejean, les qua- tre tarses antérieurs sont dilatés : il m'a paru qu'ils l'étaient plus en dehors qu'en dedans. Cet insecte peut former un sous- genre propre [Cyclosomus). Voyez, quant aux précédens, le troisième volume du Spc- cies de ce naturaliste. (2) Celles dont le corps est très aplati. avec le corselet notablement rétréci posté- rieurement, en forme de cour tronqué, formeront une première division, lel est le Carabus pic'imanus de M. Duftsclimid un le C. m&nticola de quelques autres; Al. le comte Dejean le place avec les Pteroslichm . quelques espèces du Brésil y entreront aussi. M. Germar (Insect. nov. spec., I. pag. 21) en a décrit une sous le nom de Molops Car'wtli'ms. Ceux dont le corps esl presque paralléli- pipede, avec le corselet presque carré, point ou peu rétréci en arrière, formeront nue seconde division. IV ce nombre son! le Platysma nigra de MM. Ronellicl Dejean, \esOmaseiis du dernier (Calai., pag. 12 ,el le Carabin tcnehrioîn'es d'Olivier, type du (a) l'I. 22, Il ; i / IM.22.fi, l'WilLLK DF.S CARNASSIERS. i: 3° La troisième division des Féronies se composera d'espèces analogues h celles de la précédente par l'ensemble de leurs caractères, mais qui en diffèrent par l'absence des ailes. Parmi ces espèces, les unes, cl les plus nombreuses, et dont le corselet n'est pas toujours en forme de cœur tronqué, ont à la base des élytres un pli ou rebord transversal, bien marqué, continu, s'étendanl jusqu'à la suture. Tantôt le corselet est presque carré ou en cœur tronqué, avec les angles postérieurs aigus. Celles dont le corps est en carré long ou cylindrique avec le corselet presque carré, guère plus étroit postérieurement qu'en devant, forment le genre cophose (Cojthosus) de MM. Ziégler et Dejean. 11 a été établi sur une espèce (cylindricus) d'Autriche. (1) Celles dont le corps est généralement ovale, déprimé, ou peu convexe en dessus, avec le corselet grand, presque carré et subisomélrique, tou- jours fortement rebordé latéralement, aussi large ou presque aussi large à son bord postérieur que la base des élytres. composent le genre abax {Abax) de M. Bonelli. L'Allemagne en fournil plusieurs espèces. Celle qu'on a nommée mêlai- licus et le Molops striolatiis de M. le comte Dejean, qui ont les antennes composées d'articles plus courts, ou qui sont presque grenues, ont paru devoir former un nouveau genre, celui de Cheporns. [2) On Irouve souvent dans les parties froides ou humides des forêts de nos environs, Y Abax petites-stries {Carabin slriola, Fab. ; Carabvs depressits, Oliv., col. 111,35, IV, -16.) (3) sous-genre Catadromus de M. Mac Leay lits (Annul. jav., I, pag. iS. t,v), qui ne diffère de celui A'Omaseus que par la dent du menlon, qui est beaucoup plus grande et entière. Ses élytres ont à leur extrémité un grand sinus, ou plutôt une échanerure. C'est une des plus grandes espèces de cette famille. Les Harpales, nigrita, anthracinus et aterrimus de M. Gyllenhall, sont des oma- scus. Le dernier a les angles postérieurs du corselet obtus, ce qui le distingue de tous les autres. On place dans le même sous-genre le Carabusleucophthalmus deFabricius, ou le Melanarius d'IUiger , mais il est aptère. (i) Nous y joindrons YOmaseus melana- rius de M. le comte Dejean, ainsi qu'une autre espèce d'Allemagne, intermédiaire entre les précédentes et le Coplwsus cylin- dricus, et qvii est, je crois, VOmaseus elon- gatus de M. Ziégler. (2) Les Platrsmes, décrits et figurés pai M. Fischer (Entomol. de la Russie, II, xr\, 4 et 5\ sont probablement des abax analogues. (3) Voyez, pour les autres espèces, le Catalogue de M. le comte Dejean, et la Faune d'Autriche de M. Duftschmid. iS !.-,;; INSECTES COLEOPTERES. Tantôt le corseletest toujours terminé postérieurement par deux angles l)ien prononcés ou aigus, et sensiblement rétréci par derrière. Sa coupe se rapproche plus ou moins de celles d'un cœur tronqué. Parmi ces espèces, plusieurs ont le corps déprimé ou plan en dessus, et les antennes composées d'articles assez allongés, plutôt obconiques que turbines. M. Bonelli les dislingue généralement sous le nom de ptérosti- CHE {Plerostichits). Elles habitent plus particulièrement les hautes montagnes de l'Europe et le Caucase. Les environs de Paris n'en fournissent qu'une seule (Carahus oblongo- punclalus, Fab.; l'anz., Faim, in sec t. Germ., LXXIH, 2). (1) D'autres, dont les antennes sont presque grenues, ont le dessus du corps assez convexe, et proportionnellement plus large, avec l'abdomen plus court. C'est le genre molops [Molops) de M. Uonelli, qui conduit évidem- ment à d'autres félonies très analogues, mais dont le corselet est arrondi aux angles postérieurs, et dont l'abdomen est ovalaire, l'angle extérieur de la base des élylres étant obtus ou point saillant. Le corps et les anten- nes sont, en général, proportionnellement plus longs. Ces dernières espèces ont été détachées des plérostiches pour former un nouveau genre, celui de stérope (Stcropits, Meg.). (2) Nous terminerons enfin ce sous-genre par des espèces généralement assez grandes, dont le corselet a presque toujours la forme d'un cœur tronqué, et dont la base des élylres n'a point de pli transversal, ou ne présente au plus qu'un espace lisse, s'effaçant, et sans bord postérieur bien terminé. Tel est le caractère qui me parait le mieux signaler le genre (i) Voyez, pour les autres espèces, le Catalogue Je M. le comte Dejean, et le bel ouvrage de M. Fischer sur les insectes de la Russie (II, p. i?.3, xrx, lig. i ; xxxvn, 8, '; . Je pense a\cc lui que le G. myoso- tlusdeM.. Mégerle ne diffère pas essentielle- inriil de celui de Pterostichus. [•>.) l'oyez, tant pour celui-ri que pour le précédent, le Catalogue de M. te comte Dejean ri M. Germar (Insect. spec. nov., I, p. a6 el suiv.). Quelques espèces, telles que le Molops terricola [Scarites piceus, Panz, Faun. insect. Germ., \l. > : le Molops elatus Scarites gagates, ejusd., "XI. i) ; le Steropus hottentota [Scarites hotten- totus, oliv.. roi. fit, 36, i i. 19), avaienl élé rangés avec les Scarites. Le Carabus mu, h, lus Ai' Fabricius (Faun. insect. On-., V, ?.\ espèce assez commune dans quel- ques départemens méridionaux, est un Sté- rope M. le eonile Dejean forme un nou- veau genre avec le Stérope hottentot, à rai- son de ses pieds antérieurs, dont les jambes sont arquées, el de quelques autres carac- tères. FAMILLE DES CARNASSIERS. l."»i) I'Krcus (Perçus) de AI. Bonclli. Ni la longueur relative des deux derniers articles des palpes maxillaires, ni l'inégalité des proportions des mandi- bules, ni quelques légères différences sexuelles prises des derniers an- neaux de l'abdomen, ne le distinguent nettement des autres sous-genres. Ces espèces habitent exclusivement l'Espagne, l'Italie et les grandes iles de la Méditerranée. Quelques-unes sont aplaties eu dessus, (l) LES M Y AS (MYAS.) (I'!.-,,,. liy.lç. De M. Ziégler, ressemblent aux félonies, avec lesquelles on a formé le genre CAeponis j mais leur corselet est plus dilaté latéralement, rétréci près des angles postérieurs, et offre immédiatement avant eux une petite échancrure. Les palpes labiaux se terminent par un article évidemment plus épais, presque triangulaire. On en tonnait deux espèces, l'une de Hongrie {rha/i/bœns{a)), et l'autre de l'Amérique septentrionale, où elle a été découverte par M. Leconle. (2; Tantôt les mandibules sont aussi longues que la tète, et s'avance forte- ment au-delà du chaperon. Le corps est toujours oblong, avec le corselet en forme de cœur allongé. Les uns ressemblent à des Scariles, et les autres à des Lébies. (i) Cambus PaykuUii, Hoss., t'aiiii. par la forme des palpes labiaux mais à étrusc., niant, r, ln!>. V, f. C. mandibules plus fortes, donl la denl mi- Percus eienus, Char». Hor. Eutom., V, loyenue du menton est beaucoup plus I. Voyez aussi les Annales des sciences grande, cl propres aux Indes-Orientales, naturelles el celles des science, pliy- forment le genre Trigonotoma de M. J)c- siques par MM. Borj de Saint-Vincent, Jean, dont les caractères sont exposés dans Drapiez cl Van-Mous. Je rapporte au le troisième \ohmie de son Specics. Ici même sous-genre VAhax corsicus de M. le encore paraît devoir se placer le genre r " Dejean. Pseudomorplm de M . Kirb) Lin., Traus., [i] Quelques autres espèces, analogues XIV, 98 U) l'I. «., fig. le I 10 INSECTES COLEOPTERES. LES CÉPHALOTES (CEPHALOTES. Bon. - Broscus. Panz.) (PI. 22, fig. 7 ) Ont des antennes tlonl la longueur égale an plus la moitié de celle du corps, composées d'articles courts, et dont le premier plus court que les deux suivans pris ensemble («) ; la mandibule droite fortement unidenlée au côté interne {!>), et le labre entier. (1 LES STOMIS. (STOMIS. Clairv.) (PI. 22. Gg.S ) Où les antennes sont plus longues que la moitié du corps, composées d'articles allongés, et dont le premier plus long que les deux suivans réu- nis (c); dont la mandibule droite offre près du milieu de son côté interne une forte entaille (d) } et dont le labre est échancré. 2) Le sous-genre suivant, celui DE CATASCOPE, (CATASCOPUS. Kii'b. (PI. il bis. fig. i.) Se distingue des deux précêdens, dont il se rapproche d'ailleurs par la longueur relative du troisième article des antennes [e , en ce que le corps est aplati, proportionnellement plus large, avec le corselet plus court, les (i) Carabui cephalates, Fab. ; Pan/., (a) Stomis pumicatus, Clairv., Knloin. Faim, insect. Germ., Lxxxtit, i; 1ml. Iielv., II, vi. eutom., p. 6a. ;. {•!) PI. 22, fig 8a '<■) PI. aaii'j.fig. la. FAMILLE DFS CARNASSIERS. l'il élylres fortement éehancrées latéralement à leur extrémité postérieure, et que le labre est allongé. Les yeux sont grands etsaillans. Ces inseetes ont des couleurs brillantes, et ressemblent, au premier aspect, à des Cicindèles ou a des Elaphres. (1) Là, la longueur du troisième article des antennes est triple, ou peu s'en faut, de celle du précédent. Ces organes ainsi que les pieds sont générale- ment grêles. Dans ceux-ci, les quatre premiers articles des tarses antérieurs des mâles sont larges, et le pénultième est bilobé. LES COLFODES. (COLPODES. Mac— L.) Ce sous- genre, établi par M. Mac Leay fds (Annul. javan., I, p. 17, t. 1, (ig. 3), parait avoir de grands rapports avec le précédent et les suivans. (i) Ce sous- genre a été établi par M. Xir- h\ sur uneespèce deCarabique(Catascopus llanLvickii, Trans. lin. soc, XIV, m. i; Hisl. nat. des coléopt. d'Eur.. II. vu, S dis Indes-Orientales, ayant la tète et le corselet verts, les élytres d'un bleu verdà- tre, avec des stries ponctuées, et le dessous du corps presque noirâtre. M. Mac Leay fils (Annul. javan., I, p. 14) place les Catascopcs dans sa famille des Harpalides, immédiatement après les Chhenies, et y rapporte le Carabe élégant de Fabricius, rangé avec les Élaphres par M. Weber. Il les distingue d'un autre sous-genre très voisin, qu'il établit sous la dénomination de Pericalus, par ses antennes, dont le se- cond et le troisième articles sont presque de longueur égale, tandis qu'ici le troisième est plus long ; par les mandibules, qui sont courtes, épaisses et courbées, au lieu d'être avancées et presque parallèles; à raison encore des palpes, qui sont courts, épais. avec le dernier article ovoïde, presque tronqué, tandis que ceux des Péricales sont grêles et cylindriques ; eniin parce qu'ici la tète est plus large que le corselet, ce qui n'a pas lieu dans les Catascopes. Les yeux, 111 outre, sont très saitlans et globuleux dans les Péricales, ce qui leur donne quel- que ressemblance avec les Élaphres et les Cicindèles. Il n'en décrit qu'une espèce [Pericalus cicindeloides, 1,2); mais nous ignorons encore quelles sont les différences sexuelles, surtout relativement aux tarses. La forme de la languette des Catascopes et celle de leurs jambes les éloignent des Ela- pbres et des ïacbys. Ces inseetes se rap- prochent beaucoup plus des Cblœnies, des Ancbomènes, des Sphodres, etc. Plusieurs Carabiques simplicimanes ont l'extrémité de leurs élytres fortement sinuée au bout, et se distinguant à peine, sous ce rapport, des Troncatipennes . 142 INSECTES COLÉOPTÈKES. Suivant lui, le labre est en carré transversal et entier. L'échancrure du menton est simple ou sans dent. La tête est presque de la longueur du corselet. Celui-ci est presque en forme de cône tronqué, échancré en devant avec les côtés arrondis et un peu rebordés. Les élvtres son! un peu ëchancrées. Les lobes du pénultième article des tarses antérieurs du mâle sont plus giands. Le corps est un peu convexe. 11 ne cite qu'une seule espèce (bninneits). Dans ceux-là, tous les articles des tarses «les deux sexes sont entiers, i LES MORMOLYCES. (MORMOLYCE. Ilagenb.) [PI. l'ibis, lig. 2 ) Le corps est 1res aplati, foliacé, el beaucoup plus étroit dans sa moitié antérieure. La tète est fort longue, très élroile, presque cylindrique. Le corselet est ovalaire cl tronqué aux deux bonis. Les él\ 1res sont liés dila- tées el arquées extérieurement , avec une éuliancrure profonde au côté interne, près de leur extrémité. La seule espèce connue {phi/llodes [/>)) a été l'objet d'une monographie particulière publiée par JM. Hagenbach, et se trouve à Java. LES SPIIODKES Sl'HODKUS. Clail'V, lion. — Lœmoslhenits, Bon.— Car abus. Lin j (I'l. 22 bis, fig. I et v) Ont le corps déprimé, mais non foliacé, avec la léle ovoïde, le corselel en forme de cœur et les élylres sans dilatation extérieure ni échancrure interne. Plusieurs de ces insectes se tiennent dans les caves. (1) (i) Carabus leucopkthalmus,\Àu.\Car l p- \\\V. i;, i .> ; \ les crochets des tarses l>u\ jï/antts, r.ili. ; Panz . Faim, insecl. offrenl quelques petites dentelures, comme r.'ini , \l, ;. Dans le Sphodrm terrico/a dans le sous-geure suivant. [Carabus tcrricola, Payl» ; i>l^ Col. 111, -, I'l. . :bis, (ig. ?.e. | PI. ■■ ibis, Ii« ■. FAMILLE DES CARNASSIERS. I Les derniers simplicimanes se distinguent de tous les autres par les dentelures intérieures des crochets du bout de leurs tarses. Les uns ont tous leurs palpes extérieurs filiformes, et le corselet soit en forme de cœur rétréci et tronqué postérieurement, soit en trapèze et s'élargissanl de devant en arrière. LES CTENIPES, (CTENIPUS. Latr. — Lœmosthenus, Bon.) Dont le corps est droit, allongé, avec le corselet en forme de cœur, rétréci et tronqué postérieurement. Le troisième article des antennes est allongé, (i) LES CALATHES, (CALATHUS. Bon.) (PI. 1-i.bh. fig. 5.) Dont le corps est ovale, arqué en dessus, avec le corselet carré ou trapé- zoïdc, plus large postérieurement. (2j Les autres ont les palpes labiaux terminés en massue, en forme de toupie ou de cône renversé («), et le corselet presque orbiculaire. (i) Les Sphodres jantlùnus, complana- tus, et plusieurs autres de M. le comte De- jean, qui se distinguent des vrais Sphodres par le raccourcissement du troisième article des antennes et les dentelures des crochets des tarses. Ces deux sous-genres se con- fondent presque insensiblement. M. Fischer a figuré plusieurs espèces de l'un et de l'autre, sous la dénomination générique de (a) PI. 11 bis, fig. (j. Sphodre, dans le second volume de son Entomographie de la Russie. (2) Carabus melanocephalus , Fab. Panz. , Faun. inseot. Gerra., XXX, 19 ; C. cistelo'idcs, ibid., XI, 12 ; C. fusais, Fab. ; L\ frigidus, ejusd. Voyez le Calai, delà coll. de AI. le comte Dejean, et M. Ger- mai. Insect. Spec. nov., I, pag. t3. H1 INSECTES COLÉOPTÈRES LES TAPIIHIES (TAPHR1A. Bonelli. — Synvchus. Gyllenh.) (PI. 22 bis, fig.O.) L'échancrure du menton est bidentée, ainsi que dans le sous-genre précédent. (1) 5° La section cinquième, celle des patellimases {PatellimaniJ, n'est distinguée de la précédente que par la manière dont se dilatent dans les maies les deux tarses antérieurs; les premiers articles (ordinairement les trois premiers, le quatrième en sus ou les deux premiers seulement dans d'autres), tantôt carrés, tantôt en partie de cette forme, et les autres en forme de coeur ou de triangle renversé, mais toujours arrondis à leur extrémité, et point terminés comme dans les sections précédentes, par des angles aigus, forment une palette orbiculaire ou un carré long, dont le dessous est le plus souvent garni de brosses ou de papilles serrées, sans vide au milieu, (a) Les pieds sont ordinairement grêles et allongés. Le corselet est souvent plus étroit dans toute sa longueur que l'abdomen. Ils fréquentent, pour la plupart, les bords des rivières ou les lieux aquatiques. Nous partagerons les patellimanes en ceux dont la tète se rétrécit insen- siblement par derrière ou à sa base, et en ceux où le rétrécissement se forme brusquement derrière les yeux, de manière que la tète semble être portée sur une espèce de cou ou de pédicule. Les premiers peuvent aussi se subdiviser en deux. Les uns, dont les mandibules se terminent toujours en pointe (M, et dont la palette des tarses est toujours étroite, allongée, et formée par les trois premiers articles, dont le second cl le troisième carrés (c), ont le labre entier ou sans échancrure notable, et une ou deux dents dans l'échan- crure du menton ; l'extrémité antérieure de la tête n'est point rebordée. Ici le dessous de la palette des tarses offre, comme dans les précédens, deux séries longitudinales de papilles ou de poils, avec un vide intermé- diaire, et non une brosse serrée et continue. Les palpes extérieurs sont (i) Carabus vivalis, I il ip; ; l'.ui/ .. ibid., XXXVII, 19. (a) PI. ■/>, fij,'. i cl ■>. {/') PI. cl. lis ; n. c) PI. ,1, fig. ; b. FAMILLE DES CARNASSIERS. 147 toujours filiformes et terminés par un article presque cylindrique ou cylindrico-ovalaire. (a) Tantôt le corps est très aplati. LES DOLIOUES, (DOLIÇHUS. Bon.) (PI 2Ï,fig. ..) Qui se rapprochent des derniers sous-genres et s'éloignent de tous les suivans, par les crochets de leurs tarses dentelés en dessous {/>). Leur cor- selet est en forme de cœur tronqué. (1) LES PLATYNES, (PUTYNUS. Bon.) (PI. 23. Cg. 2.) Semblables, quant à la forme du corselet, mais à crochets des tarses simples, (c) Les ailes manquent ou sont imparfaites dans quelques-uns. (2) LES AGONES, (AGONUM. Bon.) 11'l.aî. fig.3.) Où le corselet est presque orbiculaire. (3) (i) Conduis Jluvicoinis, Fab. ; Preysl., (3) Harpalus vlduus, Gvll. ; iiid., Bohem. insect., I, m, 6, et quelques autres XXXVII, i S ; espèces du cap de Bonne-Espérance. (2) Platynus complanatus, Bon. ; Carabus angustirollis , Fab. ; Panz. Fauu. insect. Geim.. LXXIII, r, ; Platynus blandus, Germ. insect., Spec nov., I, p. 12 , Carabus scrobiculatus, Fab. ; Harpalus livras, Gyll. la) PI. >.S, fig. 5 et (i a. INSECTES. Carabus marglnatus, Fab. ; Panz., ilnd. t XXX, 14 i C. 6-punctatus, Fab.; Panz., ibid., XXX, i3, et XXXVIII, 17? C. parum-punctatus, Fab. ; Panz., ilud., XCII, 4 i ' C. b-punctatus, Fab. ; Oliv., col. III 35, xnr, t53. Voyez le Calai, de M. le (/■) PI. 2J, fig. 1. (c) PI. 23, Cg. 2. '9 141 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES TAPHRIES (TAPHRIA. Bonelli. — Synvchus. Gyllenh.) (i'I. llJ.is, fig.6.) L'échancrure du menton est bidentée, ainsi que dans le sous-genre précédent. (1) 5° La section cinquième, celle des patelmmaines {Pateltimani), n'est distinguée de la précédente que par la manière dont se dilatent dans les mâles les deux tarses antérieurs; les premiers articles (ordinairement les trois premiers, le quatrième en sus ou les deux premiers seulement dans d'autres), tantôt carrés, tantôt en partie de celte forme, et les autres en forme de cœur ou de triangle renversé, mais toujours arrondis à leur extrémité, et point terminés comme dans les sections précédentes, par des angles aigus, forment une palette orbiculaire ou un carré long, dont le dessous est le plus souvent garni de brosses ou de papilles serrées, sans vide au milieu, (a) Les pieds sont ordinairement grêles et allongés. Le corselet esl souvent plus étroit dans toute sa longueur que l'abdomen. Ils fréquentent, pour la plupart, les bords des rivières ou les lieux aquatiques. Nous partagerons les patellimanes en ceux dont la tète se rétrécit insen- siblement par derrière ou à sa base, et en ceux où le rétrécissement se forme brusquement derrière les yeux, de manière que la tète semble être portée sur une espèce de cou ou de pédicule. Les premiers peuvent aussi se subdiviser en deux. Les uns, dont les mandibules se terminent toujours en pointe {!>), et dont la palette des tarses est toujours étroite, allongée, et formée par les trois premiers articles, dont le second et le troisième carrés (i), ont le labre entier ou sans éebancrure notable, et une ou deux dents dans l'échan- crure du menton ; l'extrémité antérieure de la tète n'est point rebordée. Ici le dessous de la palette des tarses offre, comme dans les précédens, deux séries longitudinales de papilles ou de poils, avec un vide intermé- diaire, et non une brosse serrée et continue. Les palpes extérieurs sont (i) Carabus vivalîs, Illig. ; l'an/., ilniL, WWI1, ir). (■l) I'I. ■/>, fig. I CI 2. {b) I'I. 1 1. flg - a. c) I'I. .'I. (ig. i b. IWIILLK DES CARNASSIERS. 147 toujours filiformes et terminés par un article presque cylindrique ou cylindrico-ovalaire. (a) Tantôt le corps est très aplati. LES DOLIOUES, (UOLICHUS. Bon.) (PI, 23,fig. I.) Qui se rapprochent des derniers sous-genres et s'éloignent de tous les suivans, par les crochets de leurs tarses dentelés en dessous (/>). Leur cor- selet est en forme de cœur tronqué. (1) LES PLATYNES, (PUTYNUS. Bon.) (PI. 23, lig. 2.) Semblables, quant à la l'orme du corselet, mais à crochets des tarses simples. (<••) Les ailes manquent ou sont imparfaites dans quelques-uns. (2) LES AGONES, (AGONUM. Bon.) llM.»ï, flg.3.) Où le corselet est presque orbiculaire. (3) (i) Corabus jlavicor/tis, Fab.; Preysl., (3) Harpaîus riduus, Gvll. ; ibid.. Bohem. insect., I, ni, 6, et quelques autres XXXVII, iS; espèces du cap de Bonne-Espérance. (2) Platrnus complanatus, Bon. ; Carabus angustîcollis , Fal>. ; Panz. Faim, insect. Germ., LXXIII, gj Platrnus blandus, Germ. insect.. Spec. QOV., I, p. 12 , Carabus scrobiculatus, Fal>. ; Harpaîus livens, Gyll. (a) PI. 9.\ Gg. 5 c( (1 a. INSECTES. Carabus marginatus, Fab. ; Panz., ibid., xxx, 14; C. 6'punctatus , Fa!».; Panz., ibid., XXX, i3,et XXXVIII, 17? C. parum-punctutus, Fab.; Panz., ib'id., xcn, 4 ; ' C. ti-punctalus, Fab. ; Oliv., col. III, 35, xiii, i53. VoyezXe Catal. de M. le (/-) PI. 2 3, lig. 1. (c) PI. 23, fig. 2. •9 I'l8 INSECTES COLÉOPTÈRES. Tantôt le corps est d'une épaisseur ordinaire. Le corselet toujours en (orme de cœur tronqué. LES ANCI10MÈNES. (ANCHOMENUS. Bon.)(l) (PI. 2i, lig. \.) Là, le dessous de la palette des tarses est garni d'une brosse serrée et continue. Les palpes extérieurs et surtout les labiaux sont, dans plusieurs, terminés par un article plus épais ou plus large, en forme de triangle renversé. Nous commencerons par ceux où ils sont filiformes. LES CALLISTES (CALLISTUS. Bon.) (IM. a3. Gg. 5.) Ont la dent de l'échancrure du menton entière, les palpes extérieurs terminés par un article ovalaire et pointu au bout(n), et le corselet en forme de cœur tronqué. (2) LES OODES (OODES. Bon.) (Pi. a3, fi-. fi.) Hessemblent aux callistes quant à la dent de l'échancrure du menton, m, us oui le dernier article des palpes maxillaires extérieurs cylindrique (4), comte Dejean. "VA, rotundatum et quel- LXXIII, 7; ques autres forment, pour lui, un nouveau C.oblougits, Fab.îPanz.jM/W.jXXXIV. genre. 3. (1) Carabuspvasinus, Fab.; Pan/.., i/>r,/., (^a) Carabtts lunatus, Fab.: Pau/.. Fann, XVI, (i ; iiim-.I. C.inii. \\T. ", ; IV|.. Spcc, II. Carubut albipes, Fab.j l'an/,.. // agfi. (a) PI. aï, fi K . 5. (/,) pi. 2 J, i lf .. ,;„. FAMILLE DES CARNASSIERS. 14!) et le même des labiaux en ovale tronqué. Le corselet est trapézoïdal, plus étroit en devant, et de la largeur de la base de l'abdomen à son bord pos- térieur. (1) LES CIIL/ENIES, (CHUENIUS. Bon.) (PI. 23, tig. -.) Où la dent de l'échancrure du menton est bifide; qui ont les palpes maxillaires extérieurs terminés par un article presque cylindrique, un peu aminci à sa base («j, et le dernier des labiaux en forme de cône ren- versé et allongé. (/') Le Carabe savonnier d'Olivier (col. III, 36, lu, 26), dont on se sert au Sénégal en guise de savon , est de ce sous-genre. (2) Dans les suivans les palpes extérieurs sont terminés par un article plus large, comprimé, en forme de triangle renversé ou de bâche , et plus dilaté dans les mâles (c). La dent de l'échancrure du menton est toujours bifide. LES ÉPOMIS , (EPOMIS. Bonelli.) (PI. 2 3, Cg. 8.) Auxquels nous réunirons les dihodes (Dinodes), dont le dernier article des palpes est un peu plus dilaté (3) i C. helopioides, Fab.; Pau/..; ibid., XXX, ir. T'oyez le second volume du Species de M. le conile Dejean, pag. 3 74. (2) C. cinctus, Fab., Herbst., Archiv., XXIX, 7; C.festivus,Yn\s. Pauz., ibid. XXX, i5; >:.spoliatus, Fab.; Panz.,//'., XXXI, (> ; Chlœnius velutinuSj'De].', Car-abus cinc- tus, Oliv., col. III, 35, m, 2S ; C. holosericeus,¥ab.; Panz.,ii.,XI,g,a; («) PI. 2), tig. ',!>. C. nigricornis, Fab. ; Panz., ibid. , XI, C. agrorum, Oliv., ibid., XII, 144; C. \-sulcatus, Payk., et plusieurs autres espèces exotiques de Fabricius , telles que les "suivantes : tenoicoUis, oculatus, posti- cus, micanSj (iitadricolor, sligma, amnwri, carnifeXj etc. Voyez\e second vol. du Spec. de M. Dejean, pag. 297 et suiv. (3) Dinodes rufipes, lion. ; Dej., Spec, {/>) Pt. 23, fig. 7 c. (c) PI. 23, lig. S. 150 INSECTES COLÉOPTÈRES. Le genre Lissaiichenus , de M- Mac-Leay fils (Annul. javan. I, i, 1) , nie parait peu différer du précédent. Les autres ont le plus souvent les mandibules très obtuses («), ou comme tronquées et fourchues ou bidentées à leur extrémité. Leur labre est dis- tinctement échancré ou bilobé, et la portion antérieure de la tête, qui lui donne naissance, est rebordée et souvent concave. L'échancrure du menton n'offre point de dent. La palette des tarses de plusieurs est large, presque orbiculaire. Ceux-ci ont les mandibules terminées en pointe , sans échancrure ni dent au-dessous d'elle. La palette des tarses des maies est formée par les trois premiers ar- ticles. LES REMBES. (REMBUS. Latr.) (PI. «3, fig. g.) Le labre est bilobé. Les palpes maxillaires extérieurs sont filiformes, et le dernier article des labiaux est un peu renflé, en forme de cône ren- versé et allongé. {/') La léle est étroite, relativement à la largeur du corps. Les antennes et les palpes sont grêles. (1) LES DIC/ELES. (D1C/ELLS. lion.) (PI. 23, f.g. .,..) Le labre est simplement échancré , avec une ligne imprimée et longi- tudinale au milieu. Le dernier article des palpes extérieurs est plus grand et presque en forme de hache. II, pag. 372; Cnrabus azureus, Duft. ; Carabus crcesus.T&b. Chlœnïus azureus, Slurm., V, cxxvir ; (1) Rembus politns, Dej, ; Carabus po/i- Epomis circumscriptus, Dej., Spec, II, tus, Fali.; Herbst., Archiv., \\l\, 2; p. 36g; Carabus cinctus, Ross., Faim. R. impressus, Dej. ; Carabus impressus, etrusc, I, iv, 9 ; Fal>. (a) PI. 2'., iig. 11,1. (/-) PI.-/Ï, [\£ <,. FAMILLE DES CARNASSIERS. liîl Le corps esl presque parallélipipède , avec la télé presque aussi large que le corselet , et les élylres fortement striées et souvent carénées laté- ralement. Les mandibules sont arquées inférieurement, au bord interne, et comme tronquées ensuite et terminées en pointe. Les espèces connues sont américaines. (1) Ceux-là ont des mandibules très obtuses («), écbancrées à leur extré- mité, ou unidenlées en dessous. LES LICINES (LICINUS. Latr.) (PI. aï, lig. i..) Ont le dernier article des palpes extérieurs plus grand, presque en forme de hache (*). La palette des tarses des mules est large, suborbicu- laire et formée par les deux premiers articles , dont le basilaire fort grand. (-2) LES BADISTER , (11ADISTER. Clairv. Amblychus. Gyllenh.) (1*1. 2Î, C;;. i?.) Où le dernier article des palpes extérieurs esl ovalaire {c) ; celui des labiaux est simplement un peu plus gros (terminé souvent en pointe aiguë). La palette des tarses est en carré long et formée par les trois premiers articles. (3) Les derniers patellimanes, ou ceux qui composent leur seconde division (i) Voyez le Spec. gen. des eol. deM.le C. Hoffmanseggii, Panz., Faim, insect. comte Dejean., II, 2 S3. Germ. , LXXXIX, 5. Voyez le Speeies de (2) Carabus agricola, Oliv., col. III, 35, M. le comte Dejean, II, pag, 392-401. V, 53; C. silphoides,Vàb.\ Sturm.III.i.xxiv, a; (3) Caralms bipustulatus, Fab.; Clairv.. C. emarginatus, 0\w.,ibid., XIII, i5o; Entom. Helv., II, xm; Carabus cassideus, Fab. ; C. peltatus , lilig. , Panz. , ibid. C. depressus , Pajk. ; Slurm., ibid., XXXVII, 20. Voyez le second volume du LXXIV. 0, O; Spec.deM.lecomteDejean,nag.4o5-4n. (a) PI. 33, fig. lin. (/') PI. 23, Cg. il // (11). (c) VI. 23,11g. 12 a. 13*2 INSECTES COLÉOPTÈRES. générale , ont leur lèle rélrécie brusquement derrière les yeux , et comme distinguée du corselet par une espèce de cou ou de pédicule. Elle est souvent petite , avec les yeux saillans. Dans plusieurs , la languette est courte et s'avance peu au-delà de l'échancrure du menton. Ici cette échancrure n'a point de dent ; les mandibules sont fortes, et le labre est fortement échancré et presque bilobé. Tels sont LES PÉLÉCIES. (PELECIUM. kirby.) (Pl. 24. Cg- '•) Le dernier article des palpes extérieurs est en forme de hache. La languette est courte. Le corps est oblong , plus étroit en devant. Les quatre premiers articles des tarses antérieurs des maies sont en forme de triangle renversé, garnis de brosse en dessous, et le quatrième est bifide, (a) Les espèces de ce sous- genre et du suivant sont propres a l'Amérique méridionale. (1) Là, l'échancrure du menton offre une dent; les mandibules sont gé- néralement petites et moyennes dans les autres. Le labre est entier ou faiblement échancré. Quelques-uns se rapprochent des pélécies à l'égard des palpes exté- rieurs , terminés aussi par un article plus grand , en forme de hache ou de triangle renversé. Leur tète est toujours petite, et le corselet est orbi- culaire ou trapézoïde. LES CYNTIIIES. (CYNTHIA. — Aupar. Microcephalus, Lat) Dans les mâles desquels les premiers articles des tarses antérieurs sont en forme de triangle renversé et composent la palette ; ils sont garnis de brosse en dessous, et le quatrième est bifide. La lèle et les mandibules sont proportionnellement plus fortes que dans le sous-genre suivant. Les palpes extérieurs sont moins allongés , 1 Pelecium cyanipes, Kirh.. Transact. liim. .so<\. XII, xxi, (a) Pl. ,.„ lig la. FAMILLE DES CARNASSIERS. 15." niais plus comprimés au bout. Le corps est ovale , avec le corselet trapé- zoïdal , plus large postérieurement , plan , rebordé, sillonné longitudina- lement. ;i) LES PANACEES, (PANAG/EUS. Lai.) (l'i. i\, fig. ».) Dont la palette des tarses, propre aux maies , n'est formée que par les deux premiers articles. La léte est très petite , comparativement au corps, avec les yeux glo- buleux. Les mandibules, les mâchoires et la languette sont aussi très pe- tites. Le corselet est le plus souvent suborbiculaire. (2) Dans les sous- genres suivans , et qui terminent cette section, les palpes extérieurs sont filiformes j le dernier article des maxillaires est presque cylindrique et le même des labiaux est presque ovalaire ou presque en cône renversé et allongé. Le premier sous-genre, celui DE LOKICÈRE, (LORICERA. Lat.) (pi. ■>/,, fig. :;.) Est très remarquable. Ses antennes sont sétacées , courbes , avec le se- cond article et les quatre suivans plus courts que les derniers et garnis de faisceaux de poils. Les mandibules sont petites. Les mâchoires sont barbues extérieurement. Le labre est arrondi en devant. Les palpes la- biaux sont plus longs que les maxillaires. Les yeux sont très saillans. Le corselet est presque orbiculairu ou en l'orme de cœur , largement tronqué et arrondi aitx angles postérieurs. Les trois premiers articles des tarses antérieurs sont ddalés dans les maies. (3) (i) Sous genre établi sur des espèces il 1 1 Cavabus angulatus, Fal>. ; Oliv., il>i,l., Brésil, ayant, ainsi que les Dicèles, le port vu, -l'y ; des sibax deM. Ronelli. . Panagc'e à quatre taches, Cuv., Reg. (2) Carabus crux-majoi\ Fal>. ; Clairv., anim., IV, xiv, 1, Voyez L'article Partager Eutom. Itelv. , II. \ï; de l'Eucjclop. métliod., et le second vo Carabus notulatus, Fal). lunie du Species de M. le comte Dejean, Cychrus reflexus, Fal).; Oliv., col. III, pag. 233 et suir. 35, vu, 77 ; (3) Lor'iccra aura, l.alr. ; Carabus piti- 184 [INSECTES COLÉOPTÈRES. LES PATROBES (l'ATROBUS. Mes) (PI. 24, Cg. 4.) Ont des antennes filiformes , droites, sans faisceaux de poils, avec le quatrième article et les suivans égaux , presque cylindriques ; les mandi- bules de grandeur ordinaire ; le labre en carré transversal , avec le bord antérieur droit. La longueur des palpes labiaux n'excède pas celle des maxillaires. Le corselet est en forme de cœur tronqué , avec les angles postérieurs aigus. Les deux premiers articles des tarses antérieurs sont seuls dilatés dans les maies. Les yeux sont moins saillans et le cou est moins élroit que dans le sous-genre précédent. (1) Nous passerons maintenant aux carabiques dont les jambes antérieures n'ont point d'échancrure au côté interne, ou qui en offrent une , mais commençant très près de l'extrémité de ces jambes, ou ne s'avançant point sur leur face antérieure et ne formant qu'un canal oblique et linéaire (a). La languette est souvent très courte, terminée en pointe au milieu de sou sommet , et accompagnée de paraglosses allant aussi en pointe. Les man- dibules sont robustes (/»). Le dernier article des palpes extérieurs est ordi- nairement plus grand, comprimé en forme de triangle renversé ou de hache dans les uns, presque en forme de cuiller dans les autres (c) (2). Les yeux sont saillans. Les élytres sont entières ou simplement sinuées à leur extrémité postérieure. L'abdomen est ordinairement volumineux, com- parativement aux autres parties du corps. Ces carabiques sont, pour la plupart, de grande taille, ornés de couleurs métalliques brillantes, cou- rent très vite et sont très carnassiers. Ils composeront une section parti- culière , la sixième du genre , et que nous nommerons grakdipalpes {Grandipalpi). (3) cornis, Fa!). ; Panz., Faim, insccl. C.eim., l'une du Portugal el l'autre de l'Amer. XI, 10 ; Oliv. ; col.III, 35,xr, ng;Dej., septent. Spec. II, pag. it/S. ' il est souvent plus dilaté dans les mâles ; cela est surtout très sensible dans (1) Cambusru/îpes,Fab.; C. excamtus, les Procerus. Payk.; Panz., ibid., XXXIV, 2. M. le ■ Dénomination plus caractéristique comte Deiean, dans le Catalogue de sa col- que celle d' abdominaux, que nous lui avions lection, en mentionne deux autres espères, donnée auparavant. («) PI. ■>.', , (ig. 5a et S. (A) PI. ai, lig. 5 et 12 b. (<:) PI. 2 1, lig. 12 e. FAMILLE DES CARNASSIERS. ^$S Une première division aura pour caractères: corps toujours épais, sans ailes; labre toujours bilobé ; dernier article des palpes extérieurs toujours 1res grand ; échancrure du menton sans dent ; côté interne des mandi- bules entièrement ou presque entièrement dentelé dans sa longueur, (a) Ici les mandibules sont arquées, fortement dentées dans toute leur longueur, et l'extrémité latérale et extérieure des deux premières jambes est prolongée en une pointe (b). Le dernier article de leurs palpes exté- rieurs est en demi-ovale , longitudinal , avec le côté interne arqué ; les palpes maxillaires internes sont droits , avec le dernier article beaucoup plus grand que le premier et presque ovoïde. L'échancrure du menton est peu profonde. Tels sont les caractères DES PAMBORES, (PAMBORUS. Latr.) PI. 2,',, fig. 5. On n'en connaît encore qu'une seule espèce , le Pambore alternant (Cuv., Règ. anim., V, xrv, 2 ; Dej., Spec, II, p.' 18, 19), et qui a été ap- portée de la Nouvelle- Hollande par Peron et M. Lesueur. Là les mandibules sont droites , simplement arquées ou crochues et dilatées 5 leur extrémité. Les deux jambes antérieures ne se prolongent point en manière d'épine à leur extrémité latérale. Le dernier article des palpes extérieurs est beaucoup plus large que les précédens , concave en dessus, presque en forme de cuiller. Le menton est profondément échan- ccé, proportionnellement plus allongé que dans les sous-genres suivans , épaissi sur les côtés dans la plupart, et comme divisé longitudinalement en trois espaces. Les élytres sont soudées, carénées latéralement, et em- brassent une partie des côtés de l'abdomen. Ces carabiques composent le genre Cijchms de Paykull et de Fabricius , mais qu'on a modifié depuis , de la manière suivante: Ceux dont les tarses sont semblables dans les deux sexes , dont le cor- selet est en forme de cœur tronqué, plus étroit postérieurement, ou presque orbiculaire, et point relevé sur les côtés, avec les angles posté- rieurs nuls ou arrondis , ont seuls conservé la dénomination générique (a) PI. a4, fig. 5. (/,) PI. 24, fig. 5a. INSECTES. 20 156 INSECTES COLÉOPTÈRES. DE CYCHRUS. (CYCHRUS. Latr., Dej.)(l) PI. 24, «g. 6. Ceux où les maies ont les trois premiers articles des tarses antérieurs dilatés , niais faiblement et sous forme de palette , et dont le corselet est en trapèze, large, échancré aux deux bouts, relevé sur les côtés avec les angles postérieurs aigus et recourbés , composent une autre coupe géné- rique , celle DES SCAPHINOTES. (SCAPHINOTUS. Latr., Dej.) (2) Pl. 24, fig. 7- D'autres espèces enfin , ayant le port des cychrus, mais dont, les tarses antérieurs ont , dans les maies , les deux premiers articles très dilatés et formant avec le suivant , qui l'est moins, et dont la figure est celle d'un cœur , une palette {a), sont , pour M. le comte Dejean, DES SPHiERODÈRES. (SPHmODERUS). (3) PI. 24, fig. 8. Les espèces de ces deux derniers sous-genres sont particulières à l'Amé- rique. La seconde division de cette section nous offrira des carabiques ayant aussi comme les précédens le corps épais , le plus souvent privé d'ailes , (i) Cychrus rostmtus, Fab.; Panz., (Mém. de l'Acad. de Turin). Voyez, pour Fann. insect. Germ., LX.XIV, 6 ; Clairv., les autres espèces, Sr.ec. de M. le comle Enlom. Helv., II, aux, A ; Dejean, II, pag. .', et suiv. C. attenuatus, Fab.; Panz.; ibid., II. (2) Cychrus elevatus , Fab. ; Kuocli, 3 ; Clairv., ibid., xix, I! ; Beytr. .1, vin, ij ;Dej.,Spec, II, pas. 1 ?. c. italiens, Bonel., Observ. entom. ; Dej., Spec, [I, pag. i, et suiv. {<>) PI. 24, f'g- 8. FAMILLE DES CARNASSIERS. 1 S7 mais dont le menton est muni, au milieu de son échancrure, d'une dent entière ou bifide, et dont les mandibules sont, au plus , aimées d'une ou de deux dents et situées a leur base, (a) Le corselet est toujours en forme de cœur tronqué. L'abdomen est le plus souvent ovalaire. Les uns , dont le labre est quelquefois entier, ont tous les tarses iden- tiques dans les deux sexes. LES TEFFLUS (TE FF LUS. Leach.) (PI. a6, fig. 9.) Sont les seuls de cette division dont le labre soit entier ou sans échan- crure. Le Tefftus de McgerLc {Carabus Megerlei , Fab. ; Voet., col. II, xxxix , 49) (i), a près de deux pouces de long, et habite la côte de Guinée et l'extrémité orientale du Sénégal. Il est tout noir, avec le corselet ridé , et les élytres divisées par des côtes longitudinales et ayant dans leurs sillons des points élevés. Le dernier article des palpes extérieurs est très grand, en forme de hache allongée, avec le côté interne curviligne. La dent de l'échancrure du menton est petite. Le troisième article des an- tennes est trois fois au moins plus long que le second. LES PROCERUS (PROCERUS. Meg.) (Pi. 24, fig. 10.) Ont le labre bilobé (c). Toutes les espèces connues sont pareillement de grande taille, soit entièrement noires, soit de cette couleur en dessous, et bleues ou verdâtres en dessus, avec les élytres très chagrinées. Elles habi- lent généralement les montagnes des contrées orientales et méridionales de l'Europe, et celles du Caucase et du Liban (1). (1) Carabus scabrosus, Fab. ; C. gigas, 83, décrit et figuré depuis long-temps par Creutz., Entom., I, 11, i3 ; Mouffet, Ins. l/ieath. i5q ; C. scabrosus, Oliv. , col. III, 35 , vu, P. tauricus, Dej., Spec, II, 24 ; Cara- [a) PL 2/,, fig. 12 b. (b) PL 24, fig. 9. (c) PI. 24, fig. 10. 138 INSECTES COLÉOPTÈRES. Les autres, et dont le labre est toujours divisé en deux ou trois lobes, ont les tarses antérieurs très sensiblement dilatés dans les mâles. Ceux-ci n'ont jamais d'ailes. Leurs mandibules sont lisses, et l'on re- marque à leur base , ou à l'une d'elles au moins , une ou deux dents. Le corselet est en forme de cœur tronqué, subisométrique ou plus long que large. L'abdomen est ovalaire. LES PROCRUSTES, (PROCRUSTES. Bon.) (PI. 24, fig. n.) Dont le labre est trilobé («), et dont la dent de l'écliancrure du menton estbifide (1). LES CARABES, (CARARUS. Lin. Fab. — Tachypus. Web.) (PI. 24, fig. 12.) Où le labre est simplement échancré ou bilobé {!>) , et dont la dent de l'échancrure du menton est entière. M. le comte Dejean en a décrit cent vingt-quatre espèces, qu'il a distri- buées dans seize divisions. Les treize premières comprennent celles dont les élylres sont convexes ou bombées, et les trois dernières, celles où elles sont planes , et dont M. Fiscber forme deux genres, Plerles et Ceehcnus (2), bus scabrosus, Fisch., Entom. de la Russie, I. 11, i.li, d, f: Procerus caucasius , Dej., ibid., p. 2,'ï ; Carabus scabrosus , Fiscll. , ibid., c. , e. M. Labillardière a trouvé, dans le Liban, une autre espèce, mais inédite, (1) Carabus coriaceus , Fab. ; Panz. , Faiin. inserl. Germ., LX.XXI, 1. Voyez le second volume du Speeies de M. le comte Dejean, pag. 2(1 et suiv. (2) Carabus hispanus , Fab.; Germ, Faun. insect. Europ., VIII, 2 ; C. cyaneus, Fab.; Pauz., Faun. insect. Germ., LXXXI, 2; <'. Creutzeri, Fab. ; Panz. , ibid. , CIX, 1; C. depressus, Bonel. ; C. osseticus , Dej. ; Plectes osseticus , Fisch., Entom. de la Russie, II,xxxiu, '!; C. Fabricii, Panz.. ibid., CIX, 6; ('. irregularis, Fab.; Pan/.., ibid., V, 4 ; C. /n minus, Dllfour. I es deux dernières rentrent dans I'' genre Cechenut de M. Fischer Leur tête est pro- porl tellement plus large que celles dis («)PI. 24, fig. 11. (4) PI. FAMILLE DES CARNASSIERS. lilit fondés sur les proportions relatives de la tête et du corselet. La considé- ration de la surface des élytres fournit les autres caractères secondaires de ces divisions, et telle a été la méthode de MM. Clairville et Bonelli. La majeure partie de ces espèces habite l'Europe, le Caucase, la Sibérie, l'Asie mineure, la Syrie et le nord de l'Afrique, jusqu'au trentième degré environ de latitude nord. On en trouve aussi quelques-unes aux deux extrémités de l'Amérique, et il est probable que les montagnes des contrées intermé- diaires en possèdent aussi quelques autres. Parmi les espèces à corps convexe et oblong, l'une des plus communes est le C. doré (a) (C. auratus, Lin.), Panz., Faun. insect. Germ., LXXXI, 4, qu'on nomme vulgairement le Jardinier. Long de près d'un pouce, d'un vert doré en dessus , noir en dessous , avec les premiers articles des antennes et les pieds fauves; élytres sillonnées, unidentées au bord exté- rieur, près de leur extrémité, surtout dans la femelle, avec trois côtes unies sur chaque. Ce carabe disparait au midi de l'Europe , on ne l'y trouve plus que dans les montagnes (1). espèces précédentes ou des plectes de M. Fischer. (i) Ajoutez C. auro-nitens, Fab.; Panz., ibid., IV, 7 ; C.nitens, Fab.; Panz., //»/>/., LXXXV, 2; C. cœlatus, F.; Panz., ibid ., LXXXVII, 3 ; C. purpurascens, F. ; Panz., ib'cd.,Vf, 5. C. catenatus, F. ; Panz. ,;£;>/., LXXXVII, 4 ; C. cateradatus, F. ; Pan/.. , ibid.; IV, 6 ; C. affinis, Panz., ibid., CIX, 3; C. Sclieidleri, ¥.;Vsaz.,ibid., LXVI, 2; C. monilis, F.; Panz., ibid., CVIII, 1; C. consitus, Panz., ibid., 3 ; C. cancellatus , Fal). ; Panz. , ibid., LXXXV, 1 ; C. an-ensis, F.; Panz., ibid., LXXIV, 3; LXXXI, 3 ; C.morbiUosus,Y .; Panz., ibid., LXXXI, 5; («) pi. 2/,, fig. 12. C. granulatus, F.; Panz, ibid., 6; C. violaceus, F.; Panz., ibid., IV, 4; C. marginalis, F.; Panz., ibid., XXXIX , 7 ; C.glabratus, F. ;Panz.. ibid., LXXIV, 4 ; C. coni'cxus, F.; Panz., ibid., 5; C. horiensis , F. ; Panz., ibid.. V, 2 ; C. nodulosus , F. ; Panz., ibid., LXXXIV, 4 ; C. sylvestris, F. ; Panz., ibid , V, 3 ; C. gemmatus, F.; Panz., ibid., LXXIV, 2 ; C. cœruieus, Panz., ibid., CIX, 2; C. concolor, F.; Panz., ibid., CVIII, 2 ; C. Linnœi, Panz., ibid., CIX, 5 ; C. angustatus, Panz., ibid,, 4. y or., quant à la synonymie de ces espèces et quant aux autres du même sous-genre, le second volume du Species de M. le comte Dejean , pag. 30-189. <*>(> INSECTES COLÉOPTÈRES. Ceux-là sont le plus souvent ailés. Leurs mandibules sont striées trans- versalement, sans dénis sensibles au côté interne (a). Le corselet est trans- versal , également dilaté et arrondi latéralement, sans pvolongemens aux angles postérieurs. L'abdomen est presque carré. Leurs palpes extérieurs sont moins dilatés à leur extrémité. Les mâchoires se courbent brusque- ment à leur extrémité [i). Le second article des antennes est court et le troisième allongé. Les quatre jambes postérieures sont arquées dans plu- sieurs mâles. LES CALOSOMES, (CALOSOMA. Web. Fab. Calosoma , Callisthenes, Fischer. (PI. a5, fig. ,.) Ce sous-genre est beaucoup moins nombreux que le précédent, mais ses espèces s'étendent depuis le nord jusqu'à l'équateur. Le C. sycophanlc (Carabits sycophanta Lin.) (c), Clairv. , Entom. Helvet., II, xxi, A. Long de huit à dix lignes, d'un noir violet, avec les élytres d'un vert doré ou cuivreux très brillant , très finement striées , et ayant chacune trois lignes de petits points enfoncés et distans. Sa larve vit dans le nid des chenilles jirocessiotuiaires , dont elle se nourrit. Elle en mange plusieurs dans la môme journée ; d'autres lai ves de son espèce, encore jeunes et petites, l'attaquent et la dévorent, lors- qu'à force de s'être repue, elle a perdu son activité. Elles sont noires, et on les trouve quelquefois courant à terre ou sur les arbres , et sur le chêne particulièrement (1). La troisième et dernière division des grandipalpes nous offre un en- semble de caractères qui la signalent distinctement des précédentes. La plupart ont des ailes. Les tarses antérieurs des mâles sont toujours dila- (i) Ajoutez C. inquisitor, Fab. ; Panz.. xcm; Faun. insect. Germ. , LX.XXI , 7 ; C. calidum, F. ; Oliv., col. III, 35, iv, C. reticulatum, F. ; Panz., ibid., y; 45, et 11 21. C. indagator, F. ; Clairv., Eut. Helv., Le C. porculatum de Fabricius est 1111 II, x.\i , B ; Helops. Voyez le second volume du Species C. scru/aiai\ F. : Leaeli , Zool. mise. , de M. le comte Dejean. pag, 190 et suiv. (ri) PI, 25, lig. 1 a. (/,) PI.' 25, fig. 1 I: (c) PI. 2.J, iig. I. FAMILLE DES CARNASSIERS. 1(i1 tés (a). Le labre est entier (t). Les palpes extérieurs sont simplement un peu dilatés ou un peu plus gros à leur extrémité , avec le dernier article en forme de cône renversé et allongé (<••)• Le côté interne des mandibules ne présente point de dents notables; celle du milieu de l'échancrure du menton est bifide. Le milieu du bord supérieur de la languette s'élève en poinle. Les jambes antérieures de plusieurs ont au côté interne une courte échancrure ou l'un des deux éperons inséré plus haut que l'autre ( £ g- =>*■ (/) PI. 2.5, fig. le. (g) Pl. 25, fig. 2 a. (/,) Pl. 25, fig. 2( .. 1G2 INSECTES COLEOPTERES. rière les yeux, et les articles de leurs antennes sont longs et menus. Toutes les espèces connues sont européennes (1). - LES NÉBRIES , (NEBRIA. Lat.) (PI. 25, fig. 3.) Qui ne diffèrent des pogonophores que par des caractères négatifs , ou en ce que les palpes sont beaucoup plus courts (a), que le côté externe des mandibules est peu ou point dilaté et ne forme plus qu'une très petite oreillette, ne s'avançant point au-delà de la base des mâchoires ; que la languette est courte, et que la tête n'offre point d'étranglement ou de cou. Les antennes sont aussi proportionnellement plus épaisses et composées d'articles plus courts (2). LES ALPEES de M. Bonelli (KhVJEVS.) Ne sont que des nébries aptères , un peu plus oblongues , et qui habi- tent plus spécialement les hautes montagnes (3). Tantôt le corps, bombé ou convexe en dessus , est presque orbiculaire avec le corselet fort court, transversal, très échancré en devant, plus large (i) Carabus spinibarbis,Fah.; Leistuscœ- ru/eus, Clairv., Entom. Helv. , II, xxm, A , ;i ; C. spinilabris , Fab.; l.eistus rufescens, ibid., B. b; C. rufescens, Fab.; Carabus terminatus, Panz., Fauu, insect. Germ.,VII, n. Foi <•:, pour les autres espèces, le second volume du Species de M. le comte Dejean, p. '212 etsuiv. (2) Ncbriaarcnaria, Lalr., Gêner . crusl, et insect. I, 2, tu, 6 ; Carabus brevicoUis, Fab.; Panz., ibid., XI, 8; Clairv., ibid., XXII, B; C. sabulosus, Fab.; Clairv. , ibid. , A ; Panz . ibid., XXXI, 4 ; C. picicornis, Fab. ;Panz.,/7>i7/., XCII. 1 ; C. psammodes, Ross. , Faun. etrusc, manl. I, V. M. (3) Le C. Helwigii de Panzer , ibid. , I.WXIX, 4, est unAlpée. Voyez leSpe- cies deM. le comte Dejean, II, pap. 221 et suiv. (a) PI. 25, fig. 3 a. FAMILLE DES CARNASSIERS. 165 et lobé postérieurement. L'écusson n'est point apparent. Le premier ar- ticle des deux tarses antérieurs des mâles (et quelquefois le même des tarses intermédiaires, comme dans YO. mélangé ) est seul sensiblement dilaté. LES OMOPHRONS. (OMOPHRON. Latr. — Scolytus , Fab.) (PI. 25, fig. 4.) Ce sous-genre se compose d'un petit nombre d'espèces que l'on trouve sur les bords des eaux , en Europe, dans l'Amérique septentrionale , en Egypte et au cap de Bonne-Espérance. M. Desmarest a fait connaître la larve de l'espèce la plus commune. Sa forme se rapproche de celle des larves de Dytiques. Les observations anatomiques de M. Dufour paraissent confirmer ces rapports (1). Les autres, dont le corps est assez épais, ont de grands yeux et très sail - lans; des antennes grossissant un peu vers leur extrémité, et composées d'articles courts, pour la plupart en forme de toupie ou de cône renversé ; l'un des deux éperons de l'extrémité interne des deux jambes antérieures inséré plus haut que l'autre , avec une entaille dans l'entre-deux. Les quatre ou trois premiers articles des tarses antérieurs des mAles sont peu dilatés dans la plupart. Les palpes ne sont jamais allongés. Ces insectes sont riverains et tous d'Europe ou de Sibérie. Tantôt le labre est très court, transversal et terminé par une ligne droite. Le dernier article des palpes extérieurs est presque en forme de cône ren- versé, plus gros et tronqué au bout. Les mandibules s'avancent notable- ment au-delà du labre (a). Les tarses antérieurs des mâles sont sensible- ment dilatés {h). LES ÉLAPHRES, (ELAPHRUS. Fab. — Elaphnis, Blethisa, Pelaphila. Dej.) (PI. 2 5, 6g. 7 .) Les uns, et les plus grands (bi.éthises, Blethisa, Bonelli) , ont le corselet (i) Voyez l'article omophron, d'Olivier. I, 225, vu, 7, et le second vol. du Spec. Encyclop. méthod. ; l'Entomol. Helvet. , de M. le comte Dejean, p. 257 et suiv. II, xxvi ; Latr., Gêner, crust. et insect. , (a) PI. 25, fig. 7 b. (A) PI. 2 5, fig. 5. INSECTES. 2 I 164 INSECTES COLÉOPTÈRES. plus large que long, plan, rebordé latéralement, presque carré, un peu rétréci vers les angles postérieurs. Ici les trois premiers articles des tarses antérieurs sont fortement dilatés et cordiformes dans les mâles (a). Ce sont les pélophii.es {Pclophila) de M. Dejean(l). Là , les quatre premiers articles des tarses antérieurs des maies sont fai- blement dilatés [b] ; ce sont les blétiiises (Blethisa) du même ^2). • Les autres ont le corselet aussi long au moins que large , convexe, en forme de cœur tronqué. Le corps est proportionnellement plus convexe que dans les précédens. Les quatre premiers articles des tarses antérieurs sont légèrement dilatés dans les maies (<■). Ceux-ci composent exclusive- ment son genre élaphre. L'Elaphre uliginaix (C. utiginosus, Fab. ; Elaphrus riparius , Oliv. , col., II, 34, I, 1. A-E) est long d'environ quatre lignes, d'un bronzé noirâtre, très ponctué, avec des impressions ou petites fossettes sur le front et sur le corselet, et d'autres à fond violet, élevées dans leur con- tour et réunies les unes aux autres, sur les élytres. Les tarses sont d'un noir bleuâtre ; mais les jambes sont tantôt de cette couleur, tantôt rous- sâtres. Ces derniers individus ont été considérés comme formant une espèce propre {cupreus), par MM. Megerleetle comte Dejean. Il est très rare aux environs de Paris, mais commun dans d'autres parties de la France, en Allemagne, en Suède , etc. VÉlaphre des rivages (<^) {Cicindela , riparia , Lin. ; Elaphrus riparius , Fab. ; Clairv., Entom. helvet., Il, xxv, A. a. ; Elaphrus, paludosus. Oliv. ; col. II, 34, 1, 4, a b; Panz., Faun. insect. Germ , xx, 1 ). D'un tiers en- viron plus petit que le précédent, très finement pointillé et d'un cuivreux mat et mêlé de vert, en dessus, avec des impressions circulaires, marne lonnées au centre, vertes, disposées sur quatre lignes, et une tache cui- vreuse, polie et luisante, près la suture, sur chaque élytre. Commun aux environs de Paris (3). Tantôt le labre est presque demi-circulaire et arrondi en devant ; les (i) Carabus torealis, Fab. ; Nebria ho- (3) Voyez pour les aulrcs espèces , le realis , Gyllenh. ; Panz. , Faun. insect. second volume du Species de M. le cornu- Germ., l.XXV, 8. Dejean, pas. ï68 ci ). Le premier article des deux tarses antérieurs est dilaté dans les mâles. (i) Cicindcla aquatica , Lin.; Elaphrus M. le comte Dejean rapporte son C. semi- aquaticus , Fab. ; Panz. , Faun. insect. punctatus. Consultez le Speeies de ce der- Germ., XX, 3 ; nier, II, p. 276 et suiv. Elaphrus biguttatus , Fab., et auquel (a) PI. 25, iig. Qrt, 10. (£) PI. 25, fig. 9a. 106 INSECTES COLÉOPTÈRES MM. Ziégler et Megerle ont divisé ce sous-genre en plusieurs autres '1 , mais sans en donner les caractères et en se fondant uniquement, à ce qu'il parait, d'après les changemens de formes du corselet. L'espèce suivante est rangée par M. le comte Dejean avec ses Tachypes. Le B. à picds-jauncs {«) {Cicindela flavipes. Lin.) Panz. Faun. insect. Germ. XX, 2, très semblable à l'élaphre des rivages, long de deux lignes; corselet un peu plus étroit que la tête , en forme de cœur tronqué, aussi long que large ; yeux gros ; dessous du corps d'un vert noirâtre ; dessus (i) Ce sous-genre peut se diviser ainsi. Les uns ont le corselet moins déprimé , aussi long au moins que large , beaucoup plus étroit postérieurement qu'en devant , eu cœur tronqué , à angles postérieurs très courts ou peu prolongés. Ceux où cette partie du corps n'offre aux angles postérieurs aucune impression bien marquée , et dont les yeux sont très gros et font paraître la tète un peu plus large que le corselet, forment le G. Tachy- pus de M. Megerle. Ceux dont les yeux , ainsi que dans tous les suivans , ont moins de saillie , de ma- nière que le corselet n'est pas plus large que la tète, mais offre d'ailleurs les mêmes caractères, sont les Bcmùidiums ]>vo\}remei\l dits de M. le comte Dejean. Avec M. Megerle, il range dans le genre Lophu ceux dont le corselet ayant la même forme et les mêmes proportions , offre , à chaque angle postérieur , une impression bien prononcée , de sorte que ces angles sont bien rebordés. Les autres Bembidious ont le corps plus aplati, le corselet plus large que long , et proportionnellement moins rétréci posté- rieurement ; ses angles postérieurs ont tou- jours une forte impression et une petite carène oblique. Des espèces dont le corselet, quoique ré- tréci près des angles postérieurs, l'est ce- pendant moins que dans les autres , de sorte que le bord postérieur n'est guère plus étroit que l'antérieur , composent le genre Notaphus du même et deM. Megerle. Parmi celles dont le corselet est notable- ment rétréci en arrière , tantôt sa longueur est seulement un peu plus grande que sa largeur et il est en forme de cœur tronqué ; tels sont les Peryphiis de ces savans. Tantôt, beaucoup plus court proportionnellement, sa forme se rapproche de celle d'une coupe ou d'un cœur très évasé ; dans quelques- uns même , il est arrondi aux angles posté- rieurs. Ces espèces constituent , pour eux, le genre Leja. Les Tachypes, à raison de la saillie extraordinaire de leurs yeux , de leurs autres rapports avec les Élaphres , sont assez distincts ; mais il n'en est pas ainsi des autres genres : il est impossible de les signaler par des caractères rigou- reux. Ceux que l'on pourrait tirer des lon- gueurs respectives et comparées des second et troisième articles des antennes m'ont en- core paru incertains. Voyez le Catal. de la coll. des coléopt. île M. Dejean. (a) PI. 25, fig. g. FAMILLE DES CARNASSIERS. I6Y bronzé, marbré de rouge cuivreux ; deux gros points enfoncés prés de la suture, sur chaque étui; base des antennes, palpes et pieds jaunalres. - Très commun aux environs de Paris (1). LES TRÉCHUS, (TRECHUS. Clairv.) (PI. 25, fig. 10.) Qui ont le dernier article de leurs palpes extérieurs aussi long ou plus long que le précédent, de sa grosseur à son origine, de sorte que ces deux articles forment réunis un corps en fuseau (a) (2). (i) Ajoutez Carabus tricolor, Fab. ; Ejusd. , C. modestus , — cursor , — hï- guttatus , — quatuorguttatus , — guttula ; C. minutus, Panz., Faun. insect.Germ., XXXVIII, io; C. pygmœus, F.; Panz., ibid., 1 1 ; C. articulatus, Panz., ibid., XXX, 21 ; Cicindela quadrimaculata , Lin. ; Carabus pulchellus, Panz. , ibid. , XXXVIII, 8 ; XL, 5; C. doris, Panz., ibid., 9 ; Elaphrus rupestris, Fab.; Panz., ibid., XL, 6; C. decorus, Panz., ibid., LXXIII, 4 ; C. ustulatus, Lin.; Panz., ibid., XL, 7, 9; C. bipunctatus, Lin.; Oliv., col. III, 35, xiv, i63 ; Elaphrus ruficotlis , Panz. , ibid. , XXXVIII, 21; Elaphrus impressus , F. ; Panz. , ibid., XL, 8; Elaphrus paludosus, ibid., XX, 4. (2) T rechus rubens , Clairv., Enlom. (a) PI. 25, fig. to. helv., II, 11, B, b, Le Carabus meridianus, qu'il représente même planche. A, a, est un Sténolophe. Carabus micros , Panz. , Faun. insect. Germ., XL , 4. Le G. masoreus de MM. Ziégler et De- jean, me paraît avoisiner celui de Trechus. L'espèce sur laquelle il est fondé est très voisine de VHarpalus collaris de M. Gyl- lenhall. Les palpes maxillaires se terminent, ainsi que ceux des Tréchus, en manière de fuseau ; seulement l' avant-dernier article est beaucoup plus court que le suivant. Les tarses antérieurs sont légèrement dilatés dans les mâles. Cet insecte semble lier les Tréchus avec diverses petites espèces de sténolophes de M. Dejean. Ses blemus [Blemus) des mêmes natura- listes sont des espèces de Tréchus plus étroits et plus allongés, à corselet subisomé- trique, en forme de triangle renversé et tronqué , et à mandibules notablement plus grandes et prolongées au-delà du labre. On les trouve sous des pierres , sur nos cotes maritimes ou dans la mer même. 108 INSECTES COLÉOPTÈRES. Les coléoptères pentamères carnassiers aquatiques forment une troisième tribu , celle des hydrocanthares (hydrocanthari, Lat.) ou des Nageurs. Elle a des pieds propres à la natation : les quatre der- niers sont comprimés, ciliés ou en forme de lame ("), et les deux derniers sont éloignés des autres; les mandibu- les sont presque entièrement recouvertes; le corps est toujours ovale, avec les yeux peu saillans et le corselet beaucoup plus large que long. Le crochet qui termine les mâchoires est arqué dès sa base; ceux du bout des tarses sont souvent inégaux. Ces insectes composent les genres Dytiscus et Gyrinus de Geoffroy. Ils passent le premier et le dernier état de leur vie dans les eaux douces et tranquilles des lacs, des marais, des étangs, etc. Ils nagent très bien et se rendent de temps en temps à la surface pour respirer. Ils y remon- tent aisément en tenant leurs pieds en repos et se laissant flotter. Leur corps étant renversé, ils élèvent un peu leur derrière hors de l'eau, soulèvent l'extrémité de leurs étuis ou inclinent le bout de leur abdomen, afin que l'air s'insinue dans les stigmates qu'ils recouvrent, et de là dans les trachées. Ils sont très voraces et se nourrissent des petits animaux qui font, comme eux, leur séjour habi- tuel dans cet élément. Ils ne s'en éloignent que pendant (cl) PI. 26, fig. J d. FAMILLE DES CARNASSIERS. 169 la nuit ou à son approche. Lorsqu'on les retire de l'eau, ils répandent une odeur des plus nauséabondes. La lu- mière les attire quelquefois dans l'intérieur des maisons. Leurs larves ont le corps long et étroit, composé de douze anneaux, dont le premier plus grand, avec la tête forte et offrant deux mandibules puissantes, courbées en arc et percées près de leur pointe, de petites antennes, des palpes, et de chaque côté six yeux lisses rapprochés. Elles ont six pieds assez longs, souvent frangés de poils, et terminés par deux petits ongles. Elles sont agiles, car- nassières, et respirent soit par l'anus, soit par des espè- ces de nageoires, imitant des branchies. Elles sortent de l'eau pour se métamorphoser en nymphes. Cette tribu se compose de deux genres principaux. LES DYTIQUES, (dytiscus. Geoff.) Qui ont des antennes en filets plus longues que la tête, deux yeux , les pieds antérieurs plus courts que les suivans , et les derniers terminés le plus souvent par un tarse comprimé , al- lant en pointe (i). Us nagent avec beaucoup de vitesse, à l'aide (t) Selon M. Léon Dufour, leur jabot se dis que les trachées des autres parties sont termine en arriére par un bourrelet annti- tabulaires. Le tissu adipeux splanchnique laire, caractère qu'on n'observe pas dans la a les caractères d'un véritable épiploon tribu précédente. Leur comim forme une ou d'un mésentère. Leurs stigmates diffè- vessie natatoire. Leur poitrine renferme rent aussi de ceux des carnassiers terres- une ou deux utricules pneumatiques . tan- très. 170 INSECTES COLÉOPTÈRES. de leurs pieds garnis de franges de longs poils, et particuliè- rement des deux derniers. Ils s'élancent sur les autres insectes, les vers aquatiques, etc. Dans la plupart des mâles, les quatre tarses antérieurs ont leurs trois premiers articles élargis et spongieux en dessous ; ceux de la première paire (°) sont surtout très remarquables dans les grandes espèces ; ces trois articles y forment une grande palette, dont la surface inférieure est cou- verte de petits corps, les uns en papilles, les autres plus grands, en forme de godets ou de suçoirs, etc. Quelques femelles se distinguent de leurs mâles par les étuis sillonnés. Les larves ont le corps composé de onze à douze anneaux et recouvert dune plaque écailleuse; elles sont longues, ventrues au milieu, plus grêles aux deux extrémités , particulièrement en arrière, où les derniers anneaux forment un cône allongé, garni sur les côtés d'une frange de poils flottans , avec lesquels l'animal pousse l'eau et fait avancer son corps , qui est terminé ordi- nairement par deux filets coniques, barbus et mobiles. Dans P entre-deux sont deux petits corps cylindriques , percés d'un trou à leur extrémité, et qui sont des conduits aériens, aux- quels aboutissent les deux tracbées, on distingue cependant sur les côtés de l'abdomen des stigmates. La tête est grande, ovale , attachée au corselet par un cou , avec des mandibules très arquées, et sous l'extrémité desquelles De Géer a aperçu une fente longitudinale; de sorte qu'à cet égard ces organes ressemblent aux mandibules des larves de fourmis-lions , et servent de suçoirs; la bouche offre néanmoins des mâchoires et une lèvre avec des palpes. Les trois premiers anneaux por- tent chacun une paire de pattes assez longues , dont la jambe et le tarse sont bordés de poils, qui sont encore utiles à la na- tation. Le premier anneau est plus grand ou plus long, et dé- fendu en dessous , aussi bien qu'en dessus , par une plaque écailleuse. (a) PI. 26, lig. ic. FAMILLE DES CARNASSIERS. 171 Ces larves se suspendent à la surface de l'eau au moyen des deux appendices latéraux du bout de leur queue, et qu'elles tiennent à sec. Lorsqu'elles veulent changer subitement de place , elles donnent à leur corps un mouvement prompt et vermiculaire, et battent l'eau avec leur queue. Elles se nour- rissent plus particulièrement des larves de libellules, de celles des cousins et des tipules, et d'aselles. Lorsque le temps de leur transformation est venu, elles quittent l'eau, gagnent le rivage et s'enfoncent dans la terre; mais il faut qu'elle soit toujours mouillée ou très humide. Elles s'y pratiquent une cavité ovale et s'y renferment. Suivant Rœsel, les œufs du Dytique bordé éclosent dix à douze jours après la ponte. Au bout de quatre à cinq, la larve a déjà quatre à cinq lignes de long , et mue pour la première fois. Le second changement de peau a lieu au bout d'un in- tervalle de même durée, et l'animal est une fois plus grand. La longueur de deux pouces est le terme de son accroissement. En été, on en a vu se changer en nymphe au bout de quinze jours, et en insecte parfait quinze ou vingt jours après. Outre le cloaque des insectes de cette famille, les dytiques ont un ccecum assez long, qui s'aperçoit dès l'état de larve. Ce grand genre se subdivise comme il suit . Les uns ont les antennes composées de onze articles distincts (a) , les palpes extérieurs filiformes ou un peu plus gros vers leur extrémité (A) , et la base de leurs pieds postérieurs , ainsi que celle des autres décou- vertes (e). Tantôt l'épaisseur des antennes diminue graduellement depuis leur ori- gine jusqu'à leur extrémité; le dernier article des palpes labiaux est sim- plement obtus à son extrémité, sans échancrure. Tels sont («) PI. 2tl, fig. 5 a. Ib) PI. 26j fig. I b. (c) PI. 2(1, fig. \d. 172 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES DYTIQUES proprement dits, (DYTlSCUS.j (PI. 2(i, fig. I.) Dont Ions les tarses ont cinq articles très distincts , et dont les deux an- térieurs ont, dans les mâles , les trois premiers articles très larges, et for- mant ensemble une palette, soit ovale et transverse , soit orbiculaire (a). LcD. très largc(i) {latissimus, Lin. ),Panz., Faun. ins. Germ. LXXXVf, 1, long de près d'un pouce et demi) et très distinct par la dilatation com- primée et tranchante de la marge extérieure des étuis, dont le rebord est jaunâtre; corselet bordé tout autour de la même couleur ; étuis sillonnés et à côtes dans la femelle. Dans le département des Vosges, au nord de l'Europe et en Allemagne. Le D. bordè{D. marginalis, Lin.),Panz., ibid. , S, d'un quart environ plus petit, ayant aussi une bordure jaunâtre toul autour du corselet, et une ligne de la même couleur sur le bord extérieur et non dilaté des élnis; ceux de la femelle sillonnés depuis leur base jusqu'aux deux tiers environ de leur longueur. Fabricius dit que , renversé sur le dos, il se rétablit , en sautant, dans sa position ordinaire. Esper conservait depuis trois ans et demi , dans un grand bocal de verre, un Dytique bordé et toujours bien portant. Il lui donnait chaque semaine, et quelquefois plus souvent, gros comme une noisette, du bœuf cru, sur lequel il se jetait avec avidité , et dont il suçait le sang de la manière la plus complète. Il peut jeûner au moins quatre semaines. Il tue l'hydrophile brun, quoiqu'une fois plus grand que lui, en le perçant entre la tète et le corselet , la seule partie du corps qui est sans défense. Suivant Esper, il est sensible aux changemens de l'atmosphère, et les indique par la hauteur à laquelle il se tient dans le bocal. Le D. de Rcesct {D. Rœselii , Fab.), Rœs., Insect., II , Aquat., class. I, il, plus étroit ou plus ovale, et plus déprimé que les précédens; bord exté- rieur du corselet et des étuis jaunâtre; ces étuis très finement striés dans la femelle. Aux environs de Paris et en Allemagne. Le D. à antennes en scie (D. serricornis , Payk. , Nov. act. Acad. scient. Slockh., XX, 1, 3) très singulier par la forme anomale des antennes du (,,) pi. -2i;, Gg. i c, i.i. {/') pi. »6, fig. i. FAMILLE DES CARNASSIERS. 173 mâle, dont les quatre derniers articles forment une masse comprimée et dentée en scie (1). LES COLYMBETES , (COLYMBETES. Clairv.) l'I. 2fi, fi S . 2.1 Dont tous les tarses ont aussi cinq articles très distincts , mais dont les quatre antérieurs ont, dans les mâles, leurs trois premiers articles pres- que également dilatés, et ne formant ensemble qu'une petite palette en carré long (a); leurs antennes sont au moins de la longueur de la léle et du corselet. Le corps est parfaitement ovale, a plus de largeur que de hau- teur; les yeux ne sont point ou peu saillans (2). ( i ) Le docteur Leach a fondé sur ce ca- ractère sou genre agabcs(Zoo1. miscell. III, pag. dg et 72). Quelques légères diffé- rences dans la forme et les proportions re- latives des articles des palpes maxillaires extérieurs Tout aussi déterminé a en établir quelques autres , telles que ceux J'byda- ticus (D. Hybneri, transversal™ , stagna- lis, b-vittatus); d'ACiLius [D. sulcatus), et de trogcs (D. lateralis). Le dernier seul pourrait être conservé, à raison de quel- ques-autres caractères. Les pieds posté- rieurs ont les jambes courtes , très larges , et leurs tarses ne sont terminés que par un seul crochet. Aux espèces décrites ci-dessus, ajoutez D. sulcatus, Fab.; Clairv., Entom. lielv., II, xx ; D. costalis, OHv.,col. III, 40, 1,7; D. punctatus, ibid., 1, 6, b, et i, e ; D. aoiculatus, ibid., m, 3o; D. lœvigatus, ibid., 23 ; D. tripunctatus, ibid., 24 ; D. rufcollis, ibid., il, 20 ; D. vittatus , ibid., 1, 5; D. griseus, ibid., u, 12; D. sticticus, ibid., il, 11 ; D. circumjlexus, F. (2) D. fusais , Panz., Faun. insect. Germ., LXXXVI, 5; D. cinereus, F.;Panz.,ii/rf., XXXI, n ; D. zonatus, F.jPanz., ibid., XXXVIII, 3; D. bipunctatus, F.; Panz., i7>;W.,XCI, 6 ; D. fenestratus , F.; Panz., ibid., XXXVIII, 16; D. chalconotus, F.; Panz., ibid., 17 ; D. ater, F.; Panz., ibid., i5; D. guttatus, Payk.; Panz., ibid., XC, 1 ; D. fuliginosus , F. ; Panz., ibid., XXXVIII, 14; D. bipustulatus, F.; Panz.; ibid., CI, 2 ; D. stagnalis, F.; Panz., ibid., XCI, 7; D. transversalis , F. ; Panz. , ibid. , LXXXVI, 6 ; D. abbreviatus, F.;Panz., ibid., XIV, 1 ; D. maculatus, F.; Panz., ibid., 7 ; (a) PI. 2t», fig. 2 a. 174 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES HYGROBIES, (HYGROBIA. Latr. — Bydrachna. Fab., Clairv. — Pœlobius. Schœnh.j (H. 2 6, fig.3.) Qui ont encore des tarses à cinq articles distincts, et dont les quatre an- térieurs dilatés presque également, à leur base , dans les maies, en une petite palette en carré long (à) ; mais dont les antennes sont plus courtes que la tête et le corselet; qui ont le corps ovoïde, très épais dans son mi- lieu , et les yeux saillans (1). LES HYDROPORES. HYDROPORUS. Clairv. - Ilyphi/drus. Latr., Schœnh.) (PI. a6; fig. 4.) Dans les qualre tarses antérieurs , presque semblables et spongieux en dessous, dans les deux sexes , n'ont que quatre articles distincts , le qua- D. agilis, F.; Pau/., ibid., XC , i ; D. adspersus , Fab. ; Panz. , ibid. . XXXVIII, 18 ; D. minutas, F.; Panz., XXVI, 3, 5 ; D. leander, Oliv., ibid., m, ^5 ; D. varius, Oliv., ibid., ir, 17 ; D. bimacuîatus, Oliv., ibid., 18. Voyez Clairville, Entom. helv. , tom. II, genre Colymbetes. Quelques petites espèces n'ayant point d'écusson distinct , et dont les taises anté- rieurs sont peu dilatés dans les mâles , composent le genre LAcormLus du docteur Leach. Il cite les suivantes : D. hyalinus, Marsh. ; D. interruptus, Panz.? /'. minutas, Lin. ; D. marmoreus , Oliv. rayez son Zool. miscell., III, pag. 72. (1) Hydrachna Hermanni, Fab.; Latr., C.en. , crust. et inseet. ; I, vi, 5 ; Clairv.. Entom. helv,, II, xxvir, A, a; //. uîiginosa, Clairv., ibid., B, b. Ces insectes et les Haliples forment, dans la méthode de M. Leach (Zool. miscell., III, pag. 63), nu groupe particulier, ayant pour caractères : un écusson , tous les pieds pro- pres à la marche , cinq articles à tous les tarses, deux crochets au bout du dernier. Les Hygrobies ont les palpes extérieurs un peu renflés à leur extrémité , deux forts épi unis et rapprochés au bout des jambes , cl leurs tarses antérieurs susceptibles de se replier m, us les jambes, dont ils dépendent. {«) PI. 2«, fig, S „. FAMILLE DES CARNASSIERS. I7i> trièrae étant nul ou très petit et caché, ainsi qu'une partie du dernier, dans une fissure profonde du troisième (a). Ils n'ont point d'écusson apparent (I). On pourrait en détacher quelques espèces (2) dont le corps est très bombé ou presque globuleux , et dont le dernier article des quatre tarses anté- rieurs est très petit et peu saillant au-delà du précédent ( Hyphydrus, Lat.). Les autres ont le corps ovale et moins épais. (3) Tantôt les antennes sont un peu dilatées et plus larges vers le milieu de leur longueur (/>); le dernier article des palpes labiaux a une échancrure, et parait fourchu. LES NOTERES. (NOTERUS. Clairv.) (PI. 26, fig. 5.) L'écusson manque; les tarses ont cinq articles distincts; les deux pre- miers des quatre antérieurs sont dilatés dans les maies, et forment une palette allongée; le premier article des deux tarses antérieurs est recou- vert dans les mêmes individus par un large éperon en forme de laine (c). La pièce pectorale , qui porte les derniers pieds , a de chaque côté une rainure ou coulisse profonde. (4) Les autres n'ont que dix articles distincts aux antennes; leurs palpes extérieurs se terminent en alêne ou par un article plus grêle et allant en pointe; la base de leurs pieds postérieurs est recouverte d'une grande lame en forme de bouclier, [d) (1) Les précédens, à l'exception de quel- ques petites espèces , en ont un très sen- sible. (2) Les Hydrachnes : gibba, ovalis , sciipla, de Fabricius; Hyphydrus lyratus, Sch., Synon. insect., II, iv, 1. (3) Les Dytiscus : inœipmlis , reticu/a- tus, confluent , picipes , pictus , gem/ntis, lincatus, halensis , diiodecim-pustutalus . (a) PI. 26, fig. 4«. (c) PI. 26, fig. 5 h. dorsa/is, sex-pustiilatus, palustris, depres- sus, lituratus , planus , erythrocephaîus , itigrita, granularis, de Fabricius. Ployez Scliœnlierr, Synon. insect., tom. II, genre Hyphydrus; Panzer, Index entom., genre Hydroporus; et Clairv., Entomol. helvét., tom. II, même genre. (4) Dytiscus crassicomis, Fab.; Clairv., Entom. helv., II, xxxn. (4) PI. 26, fig. Sa. ((/) PI. 26, fig. 63. 176 INSECTES COLÉOPTÈRES. Le corps est bombé en dessous et ovoïde, comme dans les bygrobies; mais ils n'ont point d'écusson, et tous leurs tarses sont filiformes, à cinq articles distincts et presque cylindriques , et ont à-peu-près la même forme dans les deux sexes. Ce sont : LES HALIPLES. (h ad plus, Lat. — Hoplitus, Clairv. — Cnemidotas, Ilig.) (i) (PI. 26, lig. 6.) Le second genre ou celui DES GYRINS (gyhindSi L.) (PI. 26, fig. 7.) Comprend ceux dont les antennes sont en massue , plus courtes que la tète; les deux premiers pieds sont longs, avan- cés en forme de bras , et les quatre autres très comprimés , larges et en nageoires. Les yeux sont au nombre de quatre. Le corps est ovale et ordinairement très luisant. Les anten- nes, insérées dans une cavité, au-devant des yeux, ont le se- cond article prolongé extérieurement , en forme d'oreillette , et les articles suivans (2), très courts, fort serrés, et se réu- nissent en une masse , presque en forme de fuseau et un peu courbe ("). La tête est enfoncée dans le corselet jusqu'aux yeux, (1) Les Dytiques : fulnts, impressus, et Schœnherr, Svnon. iiisecl. , II, genre obUquus, de Fabricius. Voyez Lalreille, Cnemidotus. Gêner, crust. elinsect., I, p. 234; Clairv., Enlom. helv. , tom. II , genre Hoplitus, (2) On n'en voit luen que sept , dont le XXXI; Panz. , Ind. entom. genus , id.; premier el le dernier plus longs. (a) PI. 26, lig. -,-. FAMILLE DES CARNASSIERS 177 qui sont grands , et partagés par un rebord , de manière qu'il en paraît deux en dessus et deux en dessous. Le labre est arrondi et très cilié en devant. Les palpes sont très petites, et l'intérieur des maxillaires manque ou avorte dans plusieurs espèces, notamment dans les plus grandes (°) . Le corselet est court et transversal. Les élytres sont obtuses ou tronquées au bout postérieur, et laissent à découvert l'anus, qui se ter- mine en pointe. Les deux pieds antérieurs sont grêles , longs , repliés en double et presque à angle droit avec le corps , dans la contraction , et terminés par un tarse fort court , très com- primé, dont le dessous est garni d'une brosse fine et serrée dans les mâles. Les quatre autres sont larges, très minces, comme membraneux, et les articles des tarses forment de petits feuillets , disposés en falbalas. (') Les Gyrins sont en général de taille petite ou moyenne. On les voit , depuis les premiers jours du printemps jusqu'à la fin de l'automne, à la surface des eaux dormantes, et même sur celles de la mer, souvent assemblés en troupes, y paraître, par l'effet de la lumière, comme des points brillans, nager ou courir avec une extrême agilité , y faire des tours et détours circulaires, obliques et dans toutes les directions, et de là le nom de puce aquatique , de tourniquet, que des auteurs leur ont donné. Quelquefois ils se reposent sans se donner le moin- dre mouvement; mais pour peu qu'on les approche, ils se sauvent aussitôt à la nage et s'enfoncent dans l'eau avec une grande célérité. Les quatre derniers pieds leur servent d'avi- rons, et ceux de devant à saisir leur proie. Placés à la surface de l'eau, le dessus de leur corps reste toujours à sec, et lors- qu'ils plongent, une petite bulle d'air, semblable à un globe argentin, reste attachée à leur derrière. Si on les saisit, ils font suinter de leur corps une liqueur laiteuse qui se répand sur («) PI. 26, fig. 76. [b) PI. 26, fig. 7 d. 178 INSECTES COLÉOPTÈRES. lui , et qui produit peut-être cette odeur désagréable et péné- trante qu'ils exhalent alors, et qui se conserve long-temps aux doigts. Ils s'accouplent sur la surface de l'eau. Quelquefois ils restent au fond, accrochés aux plantes : c'est là aussi proba- blement qu'ils se cachent pour passer l'hiver (i). Le G. nageur («) (G. natator, Lin.), Panz., Faun. Ins., Germ., III, 5 ; De Geer, Insect., IV, xm, 4, 19. Long de trois lignes, ovale, 1res glabre, fort luisant , d'un noir bronzé en dessus, noir en dessous, avec les pattes fauves. Ecusson triangulaire, très pointu, un peu plus long que large; élytres arrondies au bout, avec des petits points enfoncés, formant des lignes régulières et longitudinales. La femelle pond ses œufs sur les plantes aquatiques. Ils sont très petits, en forme de petits cylindres, et d'un blanc un peu jaunâtre. La larve a le corps long , effilé, linéaire , composé de treize anneaux, dont les trois premiers portent chacun une paire de pieds. La tête, grande, en ovale allongé et très aplatie, offre les mêmes parties que celles des larves des dytiques; mais ici le quatrième anneau et les sept suivans ont, de chaque côté, un filet conique, membraneux, flexible et barbu sur ses bords ; le douzième anneau en a quatre semblables, mais beaucoup plus longs, et plus dirigés en arrière. Deux trachées très fines parcourent toute la longueur du corps, et reçoivent de chaque filet un vaisseau arté- riel. Le dernier anneau du corps est très petit, et terminé par quatre crochets longs et parallèles. Cette larve vit dans l'eau , et en sort au com- mencement d'août pour passera l'état de nymphe. Elle forme avec une matière qu'elle tire de son corps, et semblable à du papier gris, une petite coque ovale, pointue aux deux bouts , qu'elle fixe aux feuilles de roseau , et où elle s'enferme. Cette espèce est très commune en Europe. (2) (i) M. Léon Dufour a publié dans les vier, col. III, n° 41; et Scliœnberr, Synon. Annales des sciences naturelles (octobre insect., II, n° 55. On trouve encore au\ 1824 ) quelques observations anatomiques environs de Paris les Gjrins minutus et bi- sur ces insectes. L'intestin grêle est remar- color de Fabricius. Les espèces les plus qualité par sa longueur. Le cœcum n'est grandes , et toutes exotiques , n'ont pas point latéral comme celui des Dytiques, d'écusson sensible, et leurs palpes ne sont Les organes génitaux mâles différent de q'au nombre de quatre, ceux des autres carnassiers. M. Mac Leay fils (Annul. javan., I, (a) Voyez, pour les autres espèces, Oli- pag. 3o) forme un genre propre, sous le {a) PI. 26. flg. 7. FAMILLE DES CARNASSIERS. 170 La seconde famille des coléoptères pentamères, LES BRACHÉLYTRES, Cuv. (mickoptera, Gravenhorst.) (pi. 2;, 2S ) N'ont qu'un palpe aux mâchoires (°),ou quatre en tout; les antennes, tantôt d'égale épaisseur, tantôt un peu plus grosses vers le bout, sont ordinairement com- posées d'articles en forme de grains ou lenticulaires; les étuis sont beaucoup plus courts que le corps, qui est étroit et allongé, avec les hanches des deux pieds anté- rieurs très grandes, et deux vésicules près de l'anus, que l'animal fait sortir à son gré. Ces coléoptères composent le genre STAPHYLIN (staphylinus) , de Linnœus. On lésa considérés comme faisant le passage des coléoptères aux Forficules ou perce-oreilles, premier genre de l'ordre sui- vant. Sous quelques rapports, ils avoisinent encore les insectes de la famille précédente , et sous plusieurs autres les boucliers, nom de dineotes, avec des espèces dont le la longueur du corps, et les antennes termi- labre n'est point cilié , dont les palpes sont nées un peu en pointe. Il ne mentionne en massue, qui ont les pieds antérieurs de qu'une seule espèce (politus). {«) PI. 27, fig. la, 2 a, 3 c, etc. INSECTES. 23 ISO INSECTES COLÉOPTÈRES. les nécropbores, genres de la quatrième. Ils ont , le plus sou- vent, la tète grande et aplatie, de fortes mandibules, des an- tennes courtes, le corselet aussi large que l'abdomen, les étuis tronqués à leur extrémité, et recouvrant néanmoins les ailes, qui conservent leur étendue ordinaire. Les demi-anneaux du dessus de l'abdomen sont aussi écailleux que les inférieurs. Les vésicules de l'anus consistent en deux pointes coniques et velues que l'animal fait sortir et rentrera volonté; il s'en échappe une vapeur subtile , et qui , dans quelques espèces , sent fortement l'éther sulfurique. M. Léon Dufour (annales des sciences natur., t. vin, pag. 16) a donné la description de l'appareil qui la produit. Le dernier segment de l'abdomen, celui où est l'anus , se prolonge et se termine en pointe. Ces coléoptères, lorsqu'on les touche ou qu'ils courent, relèvent le bout de leur abdomen et lui donnent toute sorte d'inflexions. Ils s'en servent aussi pour pousser leurs ailes sous les étuis et les y faire rentrer. Les deux pieds antérieurs ont souvent les tarses larges et dilatés; leurs hancbes , ainsi que celles des pieds intermédiaires, sont fort grandes. Ils vi- vent, pour la plupart , dans la terre , le fumier , les matières excrémentielles; d'autres se trouvent dans les champignons, la carie ou les plaies des arbres, sous les pierres; quelques- uns n'babitent que les lieux aquatiques. On en connaît encore, mais de très petits, qui se tiennent sur les fleurs. Tous sont voraces, marcbent d'une grande vitesse, et prennent vol très promptement. Leurs larves ressemblent beaucoup à l'insecte parfait; elles ont la forme d'un cône allongé, dont la base ou la partie la plus épaisse est occupée par la tète, qui est très grande; le dernier anneau se prolonge en manière de tube , et est accom- pagné de deux appendices coniques et velus. Ces larves se nourrissent des mêmes matières que l'insecte dans son dernier état. FAMILLE DES BRACHÊLYTRES. 181 Le premier estomac des staphylins est petit et sans plis; le deuxième très long et très velu; l'intestin est très court, (i) Ce genre est considérable. Nous le divisons en cinq sections. La première, celle des fissilabres {Fissilabm), a la tête entièrement nue et séparée du corselet, qui est tantôt carré ou en demi ovale, tantôt arrondi ou en cœur tronqué, par un cou ou un étranglement visible. Le labre est profondément divisé en deux lobes (a). Tels sont : LES OXYPORES, (OXYPORUS. Fab.) (PI. 27, Sg. ,.) Dont les palpes maxillaires sont filiformes {i), et les labiaux terminés par un article très grand et en croissant. Les antennes sont grosses, perfoliées et comprimées (c). Les tarses anté- rieurs ne sont point dilatés; le dernier article et le second ensuite sont les plus longs (., LXXXVIII, méthod. , genre Oxypore; et M. Graven- 4 ; Latr., Gêner, crust. el insect., 1. 284 (a) PI. 27, fig. la. (A) PI. 27. Gg. 2*. le) PI. 27, fig. 3c. (d) PI. 27, fig. ')/• (<■) PI. 27, fig. 3, ■ (./) PI. 27, fig. 3. FAMILLE DES BRACHÉLYTKES. 183 grande partie de l'abdomen et des éïytres d'un gris cendré, avec des points et des taches noires. — Dans la terre et le fumier. Le »S. tjris de souris [S. murinus, F. ) , Panz., ibid. , LXVI, 16, long de quatre à six lignes; tête, corselet et étuis d'un bronze foncé, luisant, avec des taches obscures ; écusson jaunâtre, marqué de deux taches très noires; abdomen noir; majeure partie des antennes roussâlres. — Avec les précédens. Le 5. à élylres rouges (S. erythroplerus, Lin.), Panz. , XXVIII , 4 , long de six à dix lignes , noir, avec les étuis, la base des antennes et les pieds fauves. (1) Les autres, dont la forme est linéaire avec la tête et le corselet allon- gés, en forme de carré long, ont les antennes rapprochées à leur base, fortement coudées et grenues (a) ; leurs tarses antérieurs ordinairement ne sont point ou que très peu dilatés. Les jambes antérieures sont épi- neuses, avec une forte épine au bout. Le labre est petit. Ceux-ci com- posent le genre xantholin (Xanlholinus) de quelques entomologistes. (2) LES PINOPHILES (PINOPHILUS. Grav.) Qui ont aussi les palpes filiformes, mais dont les antennes sont insérées au-devant des yeux, en dehors du labre, et près de la base extérieure des mandibules. (3) LES LATIIROBIES, (LATHROBIUM. Grav. — Pœdcrus. Fab.) (PI. 27. fi g. 6.) Dont les palpes sont terminés brusquement par un article beaucoup (i) Voyez la Monographie de cette fa- pes, ptlosus, j/olitus, amœiuts, en outre des mille [Coleoptera microptera) de M. Gia- cinq dont nous donnons ici la description. \enhorst ; Panz. , Index entom., pais î, pag. 20S et suiv. ; Latr., ibid., I, 2S5. Rapportez à ce genre les espèces suivantes ■,„■• • , ...>,. alternons*, melanocephalus de M. Graven- d Olivier: aureus, œneus, nœmorrhoidalts , • * (2) Les staphyYms fulgidits , fulminais, pi ropterus, elegans, elongatus, ochraceus, liorst. oculatuSj erythrocephalus, similis, cyaneus, pubescens, cupreus, stercorarius , brunni- ("î) Pinophilus lalipes , Grav., Amer. («) l'I. 27, fig. 5. 184 INSECTES COLÉOPTÈRES. plus petit que le précédent, pointu, souvent peu distinct (a). Les maxil- laires sont beaucoup plus longs que les labiaux, et l'insertion des anten- nes est la même que dans le genre précédent. Les tarses antérieurs sont très dilatés dans les deux sexes. La longueur du dernier article des quatre postérieurs égale presque celle des quatre articles précédens réunis. (1) La seconde section , les longipalpes {Longipalpi), qui ont aussi la tête entièrement découverte , mais dont le labre est entier, et dont les palpes maxillaires sont presque aussi longs que la tète , terminés en massue, formée par le troisième article , avec le quatrième caché ou très peu dis- tinct, et sous la figure d'une petite pointe, terminant celle massue lors- qu'il est visible ; le précédent est très renflé. Ces insectes vivent sur les bords des eaux. LES PÉDÈRES, (P^DERUS. Fabr.) (P1.2 7 ,fig. 7.) Où les antennes, insérées devant les yeux, sont filiformes ou grossissent insensiblement, et plus longues que la léle(^) ; dont le corps est long et étroit, avec les mandibules dentées au côté interne et terminées en une pointe simple. Les uns (pédères, Lalr.) ont le pénultième article des tarses bifide. (2) septent. Il est réuni au genre suivant dans son Mantissa. (1) Voyez Gravenhorst , Coleopt. mi- crop.j et Lalr., Gêner, crust. et insect., I, 289. Le L. eiongatum [S. elongatus, Lin.), a été figuré par Panier, ibid., IX, 12 ; Staphylinus linearis? Oliv.. col. III, 2, iv, 3S. Forez aussi Gylleuli., Insect. Suec. I, pars II, pag. 363 et suiv., et le Calai, de la collection de M. le conilc Dejcan , pag. 24. (2) M. Lefèbvre a rapporté de Sicile un insecte voisin des pédères , niais formant évidemment un nouveau genre. Le qua- trième et dernier article des palpes niavil- laires est ici très distinct , et les termine en manière de massue. Le dernier des anten- nes est plus grand que le précédent et ovoïdo-couique. La tète tient au corselet par un pédicule allongé et de niveau, à son origine, avec la tèle. Le corselet est étroit et allongé. Les deux tarses antérieurs sont très dilatés ; le premier arlicle des autres est fort long, et leur pénultième m'a paru échancré ou bifide. Je désignerai ce genre par la dénomination de Procuras, et cette espèce sera consacrée au zélé naturaliste | Lefeburi) qui l'a découverte. (a) PI. 27, fi». Oi. (4) PI. ■,-. Gg. FAMILLE DES ISRAC.HÉLYTRES. 183 Le /'. des rivages (a) (Staphylinus riparius , Panz. Faun insect Germ. IX, n), long d'environ trois lignes, très étroit et fort allongé, fauve, avec la léle, la poitrine , l'extrémité supérieure de l'abdomen et les genoux noirs ; élytres bleus. Très commun dans le sable humide , sous les pier- res, à la racine des arbres , etc. Les autres (stiliques , Siilicus, Latr.) ont tous les articles des tarses en- tiers (i). (I) LES EVvESTHÈTES, (EVjESTHETDS. Grav.) (PI. 2,, fig. g.) Dont les antennes sont pareillement insérées devant les yeux , mais guère plus longues que la tête et presque entièrement moniliformes (c) ; le corps est peu allongé , avec la lète aussi large que le corselet. (2) LES STÈNES (STENOS. Latr.) (PI. 27. fig- io) Où les antennes, insérées près du bord interne des yeux, sont terminées par une massue de trois articles (d). Ils ont l'extrémité des mandibules fourchue et de gros yeux. Le S. à deux points (e) {Staphylinus 1-), dont les antennes sont en majeure partie grenues et vont en grossissant, n'offrent distinctement que trois articles aux tarses (c;. (1) LES OXYTÈLES. (OXYTELUS. Grav.)(2) (Pl. »8, fig. t.) Les autres ont les palpes filiformes et quatre articles au moins, bien appareils, aux tarses. LES OSORIUS (OSOR1US. Leacb Dej.) li'l. 27. fig. 11 ) Ont le corps cylindrique, toutes les jambes élargies et dentées (d); la tête aussi longue que large , le corselet presque en forme de cœur rétréci et tronqué postérieurement, et les antennes, en majeure partie, grenues, grossissant insensiblement vers le bout, plus courtes que la tète et le cor- selet ; les mandibules beaucoup plus courtes que la tête, très croisées, (t) Si l'on en excepte les tacbines , les tarses antérieurs ne sont plus notablement dilatés. (2) Voyez l'article oxytf.le de l'Ency- (o) Pl, •?.-, lig. I 1 a. (c) PI. ?-S, li-. 1 b. clop. mélliod. ; la Monographie précitée de MM. Gravenhorst et GyUenhall, Insect. Suec, I, pars, ri, pag. 444. (A) Pl. îS, lis. [«. {,/) Pl. ■>.-,, fig rtn. FAMILLE DES RRACHÉLYTRES. 187 hi minées en une pointe simple, et le menton grand et en forme de bou- clier. On n'en connaît qu'un petit nombre d'espèces, qu'on n'a pas encore décrites, et qui habitent la Guyane française et le Brésil. LES ZIROPHORES, (ZIROPHORUS. Daim. — Leptochirus. Germ. — Irenœus. Leach. — Osytclus. Oliv. — Piestus. Grav.) (PI. 28, fig. 2.) Dont le corps est déprimé; dont les jambes antérieures, plus larges que les autres, sont seules dentées extérieurement («); qui ont la tête trans- verse, le corselet carré , les antennes de la même grosseur partout , aussi longues au moins que la tète et le corselet , composées d'articles pour la plupart ovalaires , ou cylindriques et arrondis aux deux bouts (A), et les mandibules aussi longues que la tête, et dentées à leur extrémité (<•). (1) LES PROGNATHES, (PROGNATHA. Latr., Blond. - Siagona. Kirby.) (PI. 28, fig. 3.) Qui ne diffèrent guère des zirophores que par leurs antennes filiformes, composées d'articles allongés (d). (2) LES COPROPHILES, (COPROPHILUS. Latr. — Omalium. Grav., Oliv., Gyll.) (PI. 28, fig. 4.) Où le corps est encore aplati, mais dont toutes les jambes sont dentées (i) l'oyez Dalman , Anal, entom., pag. rapportsavec le Piestus sulcatusdeM. Gra- 23 ; son Z. fronticornis, iv, fig. i parait venhorst. Le Leptochirus scoriaceus de être V Oxytelus licornis d'Olivier ( Ency- M. Germar (Insect. Spec. nov., I, i) est clop. méthod.). Celui qu'il nomme penicil- une espèce très distincte des précédentes. lattis, ibid., fig. 2, paraît avoir de grands (2) Siagonum quadricorne , Kirb. et (a) PL 28, fig 2C. (b) PI. 28, fig. ib. (e) PI. 28, fig. 2(7, 2«. (d) PI. »8, fig. 3. INSF.fTES. 24 18S INSECTES COLÉOPTÈRES. ou épineuses extérieurement(n), dont les antennes, beaucoup plus longues que la télé, sont grenues, grossissent insensiblement vers le bout (/•) ; et dont les mandibules arquées extérieurement, presque en croissant, ne sont point sensiblement dentées , et se prolongent peu à leur extré- mité. (1) La quatrième section , celle des aplatis ' Deprcssà) , nous offre , ainsi que la précédente, une tète dégagée, un labre entier, des palpes maxil- laires courts et à quatre articles distincts (c); mais les jambes sont simples ou sans dents ni épines au côté extérieur, et les tarses ont manifestement cinq articles. Ici les palpes sont filiformes. LES OMALIES, lOMALIUM. Grav.) (PI. 28, fig. 5.) Dont le corselet est de la largeur des élytres , plus large que la tète , presque en carré transversal ( avec les angles ou du moins les antérieurs arrondis), et souvent rebordé latéralement, et dont les antennes vont en grossissant vers leur extrémité. (2) LES LESTÈVES, (LESTEVA. Latr. — Anthophagus. Grav.) (PL 28, fig. 6.) Qui ont le corselet en forme de cœur , rétréci et tronqué postérieure- ment , presque isométrique, de la largeur de la tête, plus étroit que les élylres et les antennes généralement filiformes et à articles allon- gés (d). (3) Spence, Introil. entom., I, i, 5; Blondel, del'Encyclop.méthod.,etGyllenhal,t7jrW., Annal, des se. natur., avril i S 1 7, XVII, pag. 198. 14-17- (1) Omalium rugosum, (iravenhorst, et (3) Voyez Latr., Gêner. , cnist. et 111- d'autres espèces à élytres courtes. sect., I, p. 29(5, 297 ; Gravenhorsl et Gyl- (2) Voyez Gravenhorst, l'article Omalie lenhall, genre Anthophagus, (<0 PI. a», fig. 4a. (A) PI. 28, lig. ',. (c) PI. 28, fig. 9 A. (d) PI. 9.8, fig. (>a. FAMILLE DES BRACHÉLYTRES. I.SO \j'a, les palpes se terminent en alêne. LES MICROPÈFLES , (MICROPEPLUS. Lalr.) (1>I. î8, fig. 7.) Distingués par leurs antennes finissant en une massue solide et se lo- geant dans des fossettes du corselet (a). (1) LES PROTEINES, (PROTEINUS. Latr.) (PI. 28, fig. 8.) Où les antennes grenues, un peu perfoliées et plus grosses vers le bout, niais sous forme de massue et toujours à découvert, sont insérées devant les yeux (A); où le corselet est court, et dont les élylres recouvrent la majeure partie de l'abdomen. (2; LES ALEOCHAHES, (ALEOCHARA. Grav.) (PI. 28, fig. 9.) Où les antennes sont insérées entre les yeux ou près de leur bord infé- rieur, et à nu, à leur naissance , avec les trois premiers articles sensible- ment plus longs que les suivans, ceux-ci perfoliés , et le dernier allongé et conique (f). Le corselet est presque ovale, ou en carré arrondi aux angles. (3; (i) Voyez Latr., Gêner, crust. et in- (3) Staphylinus canaliculatus , Fab. ; sect. IV,p. 377; Omaliumpurcatum, Gyll., Panz., ibid., XXVII, i3; Insert. Suec., I, pars II, pag. 211 ; Micro- Stapliylinnsimpressus,0\i\.,Co\.,ibid., peplus porcatus , Charp. horae entom. , v, 4t; VIII, 9 ; S. Boleti, Lin. ; Oliv., Col., iiid., ni, Gyll., ibid., O. staphrlinoides, p. 2i3. 25; (2) Voyez Lalr., ibid., I, pag. 298, et S. collaris, ejusd., ibid. , h, i3 ; les Omalium ovatum et macropterum de S. minutas, ejusd., ibid., vi, 53 ; Gravenhorst. S. socia/is, ejusd., ibid., ni, 25, et gé- («) Pi. 28, fig. 7. (/,) PI. 28, fig. 8 a. (c) PI. 9, fig. gc. 100 INSECTES COLÉOPTÈRES. La cinquième section, les microcéphales [Microcephala) , ont la tête enfoncée postérieurement jusque près des yeux, dans le corselet; elle n'est point séparée par un cou , ni par un étranglement visible ; le corse- let a la forme d'un trapèze, et s'élargit de devant en arrière. Ils ont le corps moins allongé que les précédens , et se rapprochant davantage de la forme elliptique ; la tête beaucoup plus étroite , rétrécie et avancée en devant; les mandibules de grandeur moyenne, sans dente- lures, et arquées simplement à la pointe (a). Les élytres , dans plusieurs , recouvrent un peu plus de la moitié de la longueur du dessus de l'abdo- men. Les uns vivent dans les champignons, sur les fleurs, et les autres dans les fientes. Fabricius en a réuni plusieurs espèces avec lesoxypores. LES LOMÉCHUSES, (LOMECHUSA, ALEOCHAKA. Grav.) (PI. aS, Bg. 10) Qui n'ont point d'épines aux jambes (/<), et dont les antennes , depuis le quatrième article, forment une massue perfoliée ou en fuseau allongé le), et dont les palpes sont terminés en alêne; les antennes sont souvent plus courtes que la tète et le corselet. (1) LES TACHINES, (TACH1NTJS. Grav.) (PI 28,6g. ii.) Qui ont les jambes épineuses {d) ; dont les antennes sont composées nci-aleuient les trois premières familles ilu chares bipunctata, lanuginosa, nitida Sta genre Aleochara Je Gravenhorst, Col. mie.. plvylinus bi-pustulatus, Lin.; Oliv., Col., loin. II. Forez aussi Gyllenliall , Insect. III, 42, v, 44); fumata, nana de Graven- Suec. I, pars II, pag. 377. Mais on obser- liorst, ou ses familles m-vi (Col. micropt., vera que ni cet auteur, ni M. Gravenhorst, loin. 2). Les autres ont les bords du cor- n'ont point assigné aux Aléochares et aux selet relevés et forment son genre Lomc- Loméchuses de caractères clairs et rigou- cliusa ; L , paradoxa ; Staphylirùis emargi- reux ; ces deux sous-genres réclament un natus, Oliv., ibid., 11, 12 ; nouveau travail. L. dentata, Grav. ; Staphrlinus stmmo- \i) Les unes ont le corselet uni et non sus, l'ayk., Y. relevé sur ses bords ; tilles sont les Aléo- (.1) 1>1. 28. lig. II a. (/j) PI. 28, fig. 10*. (e) t'I. 28, Cg. [OS, ('/) PI. .'S, lig. M,/. FAMILLE DES l'.KACHÉLYTRES. 191 d'articles en cônes renversé ou en poire, et grossissant insensiblement (a), et dont les palpes sont filiformes (i). (1) LES TACHYPORES, (TACHYPORUS. Grav.) (PI. 28, £g. ra.) Semblables aux Tachincs par les jambes et les antennes, mais ayant des palpes terminés en manière d'alêne (c). (2) Le genre calucerus de M. Gravenhorst m'est inconnu. Celui de ste- isosthetus de M. IMegerle , indiqué dans le Catalogue de la collection des Coléopt. de M. le comte Dejean , offre tous les caractères d'un véritable psélaphe, et doil être supprimé ; telle est aussi maintenant l'opinion de ce dernier naturaliste. La troisième (3) famille des coléoptères pentamères, (1) Oxypovus subterraneus, Fab. ; O. bipustulatus, ejusd., Panz., Faim. insect. Germ., XVI, 21 ; O. marginellus, Panz , ibid., IX, i3 ; Staphylinus fusclpes, ibid., XXVII, 12; Oxypovus suturalis ibid., XVIII, 20 ; O. pygmœus, ibid., 27; O. lunulatus, ibid., XXII, 19, i5; Staphylinus atricapillus, F.; Oxy ponts merdaritts , Panz. , ibid. , XXVI, iS; Staphylinus striatus , Oli\ . , ibid.; v, 47; S. lunatus, Lin. l'oyez aussi , tant pour ce sous-genre que pour le suivant, la secon- de partie du premier volume des Insectes de Suède, de M. Gyllenball. On y trouve d'excellentes remarques sur les différences sexuelles de plusieurs espèces, et dont l'ap plication pourrait être très utile. Les Tachines qui , tels que Yatricapil- lus, ont le corselet presque aussi long que large, le museau avancé . les quatre tarses postérieurs sensiblement plus longs que leurs jambes respectives , paraissent devoir former une coupe particulière. (2) Oxyporus rufipes , Fab. ; Panz. , ibid., XXVII, 20; t). marginatuSf F. ; Panz., ibid., 17; O. chrysomelinus, F. ; Panz., ibid., IX, 14 ; O. analis, F. ; Panz., ibid., XXII, itt; O. abdominalis, Y . (3) Les Boucliers ou Silplia sont les seuls coléoptères pentamères qui présentent, ainsi que les précédais , un appareil excrémen- tiel, encore n'est-il point binaire , comme dans ceux-ci, et le conduit extérieur se dé- gorge directement dans le rectum , comme l'urètre des oiseaux. 11 paraîtrait donc , (a) PI. 28, % ne {h) PI. 23, lig. 11S. PI. 28, (ij I!)!i INSECTES COLÉOPTÈRES. LES SERRICORNES, (SEHIUCORPŒs) (PI. 29 à 3/1.) Ne nous offrent , ainsi que la famille précédente et les suivantes du même ordre, que quatre palpes. Leurs élytres recouvrent l'abdomen ("), ce qui les distingue avec quelques autres caractères des brachélytres , dont nous venons de faire l'exposition. Les antennes, à quelques exceptions près, sont de la même grosseur partout, ou plus menues à leur extrémité, dentées , soit en scie, soit en peigne (*), ou formant même l'éventail, et plus déve- loppées sous ce rapport dans les mâles ( c ). Le pénul- tième article des tarses est souvent bilobé ou bifide ( d ). Ces caractères se présentent très rarement dans la fa- mille suivante, celle des clavicornes, et à laquelle on ar- d'après ces rapports,, que les Boucliers de- vraient venir, ainsi que d'autres Clavicor- nes, immédiatement après les Brachélytres. D'autres considérations m'avaient conduit au même rapprochement {forez la Pré- face de mon ouvrage intitulé : Considéra- tions générales sur l'ordre naturel des crus- tares, etc.). Suivant M. Léon Dufour, qui m'a fourni ces observations anatomiques , les conduits hépatiques des Buprestides et des Elalérides, ou de mes Sternoxes , res- (./) PI. 29, lig. i, 2, etc. 1 PI. Ii, fig (i 1 semblent, par leur nombre, leur Longueur et leur mode d'insertion, à ceux des ('.ara- biques. Les Lampyres et les Mélyrides n'ont aussi que deux vaisseaux hépatiques ; mais il v en a quatre dans les Téléphores , les Lycus et les Ptiniores. Les Malachies, les Driles et les Vrillettes , sont, de tous les insectes de la famille des Serricornrs dont il a étudié l'organisation , ceux où le tube alimentaire est le [dus Long, (/.) PI. 21), lig. le. \b, lie., le. (./) PI. ..y, fig 1/: FAMILLE DES SEKRICORNES. \97, rive par des transitions si nuancées, qu'il est très difficile d'assigner rigoureusement ses limites. Les uns, dont le corps est toujours de consistance ferme et solide, le plus souvent ovale ou elliptique, avec les pieds en partie contractiles, ont la tète engagée ver- ticalement jusqu'aux yeux clans le corselet ("j ; et le pré- sternum, ou la portion médiane de cette dernière partie du corps, allongé, dilaté, ou avancé en devant jusque sous la bouche, distingué ordinairement de chaque côté par une rainure où s'appliquent les antennes (toujours courtes), et prolongé postérieurement en une pointe, reçue dans un enfoncement de l'extrémité antérieure du mésosternum. Ces pieds antérieurs sont éloignés de l'ex- trémité antérieure du corselet. Ces serricornes forme- ront une première section, celle des sternoxes (Ste?*- nooci). D'autres, ayant aussi la tête engagée postérieurement dans le corselet , ou du moins recouverte par lui à sa base, mais dont le présternum n'est point dilaté et avancé antérieurement en manière de mentonnière, ni ordinai- rement (i) terminé postérieurement en une pointe re- (i) Les Céhrions font exception et se simples; les palpes sont filiformes ; les pieds rapprochent , à cet égard , des ïaupins ; ne sont point contractiles, et les deux anté- mais l'extrémité inférieure du présternum rieurs sont peu éloignés , à leur naissance , ne s'avance point sur le dessous de la tête. de l'extrémité antérieure du corselet , et Les mandibules sont avancées, arquées et très rapprochés. (a) PI. QÇ), fig. i, 2, etc. 194 INSECTES COLÉOPTÈRES. eue dans une cavité du mésosternum dont le corps est le plus souvent, en tout et en partie, de consistance molle ou flexible, constituent une seconde section, celle des malacodermes [Malacodermi). Une troisième et dernière, celle de lime-bois [Xylo- trogi). comprendra des serricornes dont le présternum n'est point pareillement prolongé à son extrémité posté- rieure, mais dont la tête est entièrement à découvert et séparée du corselet par un étranglement ou espèce de cou. Nous diviserons les sternoxes en deux tribus. La première, celle des buprestides (Buprestides), a la saillie postérieure du présternum aplatie et point termi- née en une pointe comprimée latéralement, et simple- ment reçue dans une dépression ou clans une échancrure du mésosternum. Les mandibules se terminent souvent en une pointe entière ou sans échancrure ni fissure (°). Les angles postérieurs du corselet ne sont point ou très peu prolongés. Le dernier article des palpes est le plus souvent presque cylindrique, guère plus gros que les précédens ( 6 ), et globuleux ou ovoïde dans les autres. La plupart de ceux des tarses sont communément larges ou dilatés, et garnis en dessous de pelotes ( r ). Ces in- (a) PI. 29, fig. ii, 1 /,\ {h) PI. 2Ç), lîg. I < (<■) PI. 59. «g. 1/: FAMILLE DES SERRICORNES. I9M sectes ne sautent point , caractère qui les distingue éminemment de ceux de la tribu suivante (i); ils com- posent le genre BUPRESTE (buprestis), de Linnaeus. La dénomination générique de Richard donnée par Geof- froy à ces coléoptères, nous annonce la beauté de leur pa- rure. Plusieurs espèces indigènes et beaucoup d'exotiques, d'ailleurs remarquables par la grandeur de leur taille, ont l'éclat de l'or poli sur un fond d'émeraude; dans d'autres, l'azur brille sur l'or, où sont réunies plusieurs autres couleurs métalliques. Leur corps, en général, est ovale, un peu plus large et obtus, ou tronqué en devant, et rétréci en arrière de- puis la base de l'abdomen , qui occupe la plus grande partie de sa longueur. Les yeux sont ovales , et le corselet est court et large. L'écusson est petit ou nul. L'extrémité des élytres est plus ou moins dentée dans un grand nombre. Les pieds sont courts. Ils marchent lentement, mais leur vol est très agile, lorsque le temps est chaud et sec. Si on veut les saisir, ils se laissent tomber à terre. Les femelles ont à l'extrémité postérieure de l'abdomen, une partie coriace ou écornée, en forme de lame conique, composée de trois pièces (les derniers anneaux), et qui est probablement une tarière avec laquelle elles déposent (i) Les insectes de celle trilw diffèrent les sont tubulaires dans les autres Serricor- encore de tous les autres de cette famille nés. Voyez les Observations anatomiques par leurs trachées vésiculaires, tandis qu'el- de M. Léon Dufour. INSECTES. 25 190 INSECTES COLÉOPTÈRES. leurs œufs dans le bois sec, où vivent leurs larves. On ren- contre plusieurs des petites espèces sur les fleurs et les feuilles; niais les autres se tiennent pour la plupart dans les forets , les chantiers : ils éclosent quelquefois dans les maisons, y étant transportés, en état de larve ou de nymphe, avec le bois. Tantôt les antennes sont tout au plus en scie. Les articles intermédiaires des tarses sont en forme de cœur renversé , et le pénultième au moins est bifide (a). Les palpes sont filiformes ou légèrement plus épais au bout. Les mâchoires sont bilobées. {!>) LES RICHARDS propres , (BUPREST1S. Lin.) • (PI. 29, fig. ..) Dont les antennes sont de la même grosseur parloul , et en scie , depuis le troisième ou quatrième article, (c) Les uns n'ont point d'écusson. Le R. à faisceaux (B. fasciculala. Lin.), Oliv., Col. Il, 32, IV, 38, long d'environ un pouce, ovoïde, convexe, très pondue et ridé, d'un vert doré ou cuivreux, quelquefois obscur, avec de petites touffes de poils jaunâtres ou rougeâtres ; étuis entiers. — Au cap de Bonne-Espérance, et quelque- fois en si grande abondance sur le même arbuste, qu'il semble tout chargé de fleurs. Le R. slernivorne {B. sternicornis , Lin.), Oliv., Col. ibid., VI, 52, a, un peu plus grand , même forme , d'un vert tin peu doré, très brillant ; de gros points enfoncés , dont le fond est garni d'écaillés blanchâtres, sur les étuis : Irois dents à leur extrémité; sternum postérieur avancé en forme de corne. — Indes orientales. Le R. chrysis {B. chrysis , Fab.), Oliv., ibid., Il, 8, VI, 52, b, diffère du précédent par les étuis d'un brun marron et sans taches blanchâtres. Le R. bande-dorèe (B. viltataY.), Oliv., ibid., III, 17, long de près d'un pouce et demi, plus étroit et plus allongé que les précédens , déprimé, d'un vert bleuâtre ; quatre lignes élevées et une bande dorée et cuivreuse sur chaque étui , dont le bout a deux dents. — Des Indes orientales. M pi 29, fig. ./ W"-'!). «s- "•■ (<-) p >- FAMILLE DES SERR1CORNES. 197 Le R. ocellé (B. ocellata F.), Oliv., ibid., I, 3, presque semblable pour la laille et la forme, a sur chaque étui une grande tache jaune etphospho- rique, située entre deux autres de couleur d'or; le bout de chaque étui est terminé par trois dents. Les autres ont un écusson. Le R. géant (a) (B. gigas Lin), Oliv., ibid., 1,1, long de deux pouces , corselet cuivreux , mêlé de vert brillant, avec deux grandes taches lisses, couleur d'acier bruni ; étuis terminés par deux pointes , cuivreuses dans leur milieu, d'un vert bronzé sur leurs bords, avec des points enfoncés, des lignes élevées et des rides. — De Cayenne. Nous citerons parmi les espèces de notre pays, Le R. à fossettes (B. a/finis. F.), B. chrysostigma , Oliv., ibid., VI, 54 , bronzé en dessus, cuivreux et brillant en dessous, dont les élylres, dente- lées en scie à leur pointe, ont trois lignes longitudinales élevées, et deux impressions dorées sur chacune. Le R. vert {B. viridis. Lin.), Oliv., ibid. XI, 127, long d'environ deux lignes et demie, à forme linéaire, d'un vert bronzé, avec les étuis entiers et pointillés. — Sur les arbres. Fabricius a détaché des Richards propres ceux qui ont le corps court, plus large proportionnellement et presque triangulaire; le front excavé, le corselet transversal et lobé postérieurement, et les tarses fort courts, avec les pelotes larges; les cinq derniers articles des antennes forment seuls des dents de scie (o) ; les précédens, à l'exception des deux premiers, sont petits, presque grenus, ou en cône renversé ; les deux premiers sont beaucoup plus gros. Ces espèces composent le genre trachys [TracAys). De ce nombre (i) est Le R. nain (c) {B. minuta Lin.), Oliv., ibid., II, noir en dessous, d'un brun cuivreux en dessus, avec le milieu du front enfonce, le corselet sinué à son bord postérieur, et des raies blanchâtres, ondées, formées par des poils et transverses, sur les étuis. — Commun sur le coudrier, dont il ronge les feuilles. (i) Voyez les autres espèces citées par nombreux, l'ouvrage de M. Scliœnherr sur Fabricius, System, eleul. , II, 218, et, la synonymie des insectes. quant aux divisions à établir dans ce genre («) PI. 29, lig. 1. (i) i'I 2,), Cg. 1 a. (r) I'I. 2(j, tig. t. 198 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES APHANISTIQUES (APHANISTICUS. Latr.) (PI. 29 , fig. 3.) Ont les antennes terminées en une massue brusque, oblongue, compri- mée, légèrement en scie, formée parles quatre derniers articles (a). Le dernier article des palpes est un peu plus gros, presque ovalaire. L'entre- deux des yeux est excavé, ainsi que dans lesTrachis. On en connaît deux ou trois espèces, toutes très petites et à forme linéaire. (I) Tantôt les antennes sont très pectinées (d'un seul côté) dans les nulles {b), fortement en scie dans l'autre sexe ; les articles des tarses sont presque cylindriques et entiers ; les palpes sont terminés par un article beaucoup plus gros que les précédens et presque globuleux. Les mâchoires se termi- nent par un seul lobe. LES MÉLASIS, (MELAS1S. Oliv.) (Pi. 29, fig. 4.) Leur corps est cylindrique, et les angles postérieurs du corselet sont prolongés en une dent aiguë, caractères qui, de même que ceux pris des tarses (<■) et des palpes, annoncent que ces insectes font le passage de cette tribu à la suivante. (2) La seconde tribu, celle des elatérides, ne diffère essentiellement de la précédente qu'en ce que le stylet postérieur de lavant-sternum, terminé en une pointe comprimée latéralement et souvent un peu arquée et (1) Buprestis emarginata, Fab., Oliv., (a) Melashbuprestoîdes,0\iv.ït, 3o,i,i; ibid., x, 116; Germ. Faun. insccl. Europ, Melasis elateroïdes } Illig., différant sui- III , c, ; vanl lui , île l' Etaler buprestotdc do Lin- F.justl., Buprestris ïuii'ola, ibid., 10. nauts. («) PI. 29, fig. ;„ (6) PI. 29, fig. ', /•• 0) PI. ag, fig i 1 FAMILLE DES SEKKICORNES. IOU unidentée, s'enfonce à la volonté de l'animal, clans une cavité de la poitrine, située immédiatement au-dessus de la naissance de la seconde paire de pieds ("), et que ces insectes, placés sur le dos, ont la faculté de sauter (P'oyez ci-après). Us ont, pour la plupart, des mandibules échan- crées ou fendues à leur extrémité ( 4 ), les palpes terminés par un article beaucoup plus grand que les précédens, en forme de triangle ou de hache ( c ), et les articles des tarses entiers (f). Cette tribu ne comprend que le genre TAUPIN (elater), de Linnseus. Leur corps est généralement plus étroit et plus allongé que celui des Buprestides, et les angles postérieurs du corselet se prolongent en pointe aigué, en forme d'épine. On les a nommés en français Scarabées à ressort, et en latin Notopeda, Elater. Couchés sur le dos, et ne pouvant se rele- ver, à raison de la brièveté de leurs pieds, ils sautent et s'é- lèvent perpendiculairement en l'air jusqu'à ce qu'ils retombent dans leur position naturelle ou sur leurs pieds. Pour exécuter ces mouvemens, Us les serrent contre le dessous du corps, baissent inférieurement la tète et le corselet, qui est très mo- bile de haut en bas, puis, rapprochant cette dernière partie de l'arrière-poitrine, ils poussent avec force la pointe du préster- nuin contre le bord du trou situé en avant du mésosternum, (a) l'I. 3o, fig. ng. (4) PI. 3o, fig. ii A, ii V. (■■) PI. 3o, fig. I I c. (,/) l'I. 3o, fig. I a, I ■ /\ eu: 200 INSECTES COLÉOPTÈRES. où elle s'enfonce ensuite brusquement et comme par ressort. Le corselet avec les pointes latérales, la tète, le dessus des ély- tres, heurtant avec force contre le plan de position, surtout s'il est ferme et uni, concourent, par leur élasticité, à faire éle- ver le corps en l'air. Les côtés de lavant-sternum sont dis- tingués par une rainure où ces insectes logent, en partie, leurs antennes, qui sont en peigne ou à longues barbes, dans plusieurs mâles. Les femelles ont à l'anus une espèce de ta- rière allongée, avec deux pièces latérales et pointues au bout, entre lesquelles est l'oviducte proprement dit. Les taupins se tiennent sur les fleurs, les plantes, et même à terre ou sur le gazon; ils baissent la tète en marchant, et, quand on les approche, ils se laissent tomber à terre, en appli- quant leurs pieds sous le dessous du coras. De Géer a décrit la larve d'une espèce de ce genre (undula- tus). Elle est longue, presque cylindrique, pourvue de petites antennes, de palpes, de six pieds, a douze anneaux couverts d'une peau écailleuse, dont celui de l'extrémité postérieure forme une plaque rebordée et anguleuse sur les bords avec deux pointes mousses et courbée en dedans; au-dessous est un «ros mamelon charnu et rétractile, qui fait l'office de pied. Elle vie dans le terreau de bois pourri; on en trouve aussi dans la terre. Il parait même que celle du T. strié de Fabricius ronge les racines du blé , et fait beaucoup de dégât lorsqu'elle se multiplie. L'estomac des taupins est long, ridé en travers, quelquefois gonflé à la partie postérieure; leur intestin est médiocre. On peut rapporter à deux divisions principales les divers sous-genres qu'on a formés dans cette tribu. Ceux ilonl les antennes peuvent se loger entièrement dans des cavités inférieures du corselet composeront la pre- mière. Tantôt elles sont reçues, de chaque Côté, dans une rainure longitudi- nale, pratiquée immédiatement au-dessous des bords latéraux du corselet, et toujours filiformes et simplement en scie. Les articles des tarses sont toujours entiers et sans prolongemens, en forme de palette, en dessous. FAMILLE DES SERRICORNES. 201 Le corselet est convexe ou bombé, du moins sur les côtés, et se dilate vers les angles postérieurs en manière de lobe, allant en pointe, ou triangulaire. Ces insectes se rapprochent des Buprestides. LES GALBA, (GALBA. Latr.) (PI. 29, fig. S.) Dont les mandibules se terminent en une pointe simple (a); dont les mâ- choires n'offrent qu'un seul lobe; dont le dernier article des palpes est globuleux (i) et le corps presque cylindrique. (1) LES EUCNÉMIS, (EUCNEMIS. Arh.) (Pi. 29, fig. c.) Où les mandibules sont bifides et les mâchoires bilobées; où le dernier article des palpes est presque en forme de hache (c) et le corps presque elliptique. (2) Tantôt les antennes, quelquefois en massue, se logent, du moins en partie, soit dans les rainures longitudinales des bords latéraux du pré- slernuni, soit dans les fossettes situées sous les angles postérieurs du cor- selet. Les tarses ont souvent des petites palettes, formées par le prolonge- ment des pelotes inférieures (d), où le pénultième article est bifide. Quelques-uns, à antennes filiformes («), ont les articles des tarses entiers et sans palettes en dessous (/); les deux pattes antérieures se logent, dans (1) J'en ai vu trois espèces , et lotîtes du Brésil. L'une a de grands rapports avec le Melasis tuberculata de M. Dalman [Anal. enlom. ).'Les mâchoires se terminent par un lobe très petit et pointu. (2) M. le comte de Mannherheim a pu- blié une très belle Monographie de ce sous- genre, dont on a donné un extrait et repro- (a) PI. 2g, fig. 5 a. (<■) PI. 29, fig. 6 4. {e) PI. 3o, fig. 1 a. duit les planches dans le troisième volume des Annales des sciences naturelles. J'y ai ajouté quelques observations sur la trop grande étendue que ce savant a donné à ce sous-genre. L'espèce qu'il nomme capuci- nus est , selon moi , la seule qui doive y rester, et telle fut d'abord l'opinion de celui qui l'établit. (b) PI. 29.. fig. 5 *. (d) PI. 3o, fig. 3. (/) PI. 3o, lig ia. 202 INSECTES COLÉOPTÈRES. la contraction, dans les cnfoncemens latéraux du dessous du corselet. Tels sont LES ADÉLOCÈRES, (ADELOCERA. Latr.) (1) (Pl. 3o, fi g . t.) D'autres, à antennes pareillement de la même grosseur partout («), ont les articles des tarses entiers, mais avec les pelotes inférieures prolongées et avancées en manière de petites palettes ou de lobes (//). Leur tête est découverte. Ce sont LES LISSOMES. (LISSOMUS. Daim. — Lissodcs. Latr. — Drapcles. Meg., Dej.) (2) (PI. îo, fig. 2.) D'autres à antennes parfaitement filiformes, mais dont le second et troi- sième article plus grands que les suivans et aplatis, se logeant seuls dans les rainures sternales; les tarses sont semblables à ceux des lissomes; la tête est cachée en dessous et comme recouverte par un corselet demi- circulaire, où elle est enfoncée. Tels sont LES CHÉLONAIRES. (CHEL0NAR1UM. Fab.) (PI. îo, fig. 4.) Les antennes, dans le repos, s'étendent parallèlement le long de la poi- trine; le premier et le quatrième article sont les plus petits de tous; les (i) Elater ovalis, Germ. ; avec le Drapetes castaileus de M. le comte Flaterfuscus , Fab. , et quelques autres Dejearj , et Y Elater Uevigatus de Fabricius. des Indes orientales , rapportés par M. de L'Europe possède une espère de ce sons- LabiHardière. Retire, V Elater equestrts de celui-ci , figuré {■>.) Daim. , Epbem. entom. , 1824. Son par Panzer. Faim, insect. Germ., \\\ I , Lissomuspunctulatui a de grands rapports îir. (a) Pl. îo, fig. la. (/,) PI. 3o, fig. I. FAMILLE DES SERRICORNES. 203 sept suivans sont de la même grandeur, et, à l'exception du dernier qui est ovoïde, presque en forme de cône renversé et égaux. Le corps est ovoïde, avec les jambes antérieures plus larges que les autres. Toutes les espèces connues sonl de l'Amérique méridionale. (1) I.e dernier sous-genre de celte première division, celui DE THROSOUE, (THROSCUS. Lat. — Triiragus. Kugel., Gyllenh. — Etaler. Lin.) (IM. 3o, fig. 5.; Se distingue de tous ceux de celte tribu par ses antennes terminées en une massue de trois articles (a), et logée dans une cavité latérale et infé- rieure du corselet. Le pénultième article des tarses esl bifide. La pointe des mandibules est entière. (2) Notre seconde division de cette tribu comprendra tous les élatérides dont les antennes sonl toujours à découvert ou extérieures. Nous en détacherons d'abord ceux dont le dernier article des palpes, des maxillaires surtout, esl beaucoup plus grand que les précédens, presque en forme de hache. (I>) Un seul sous-genre, celui DE CEROPHYTE, (CEROPHYTTJM. Lat.) (PI. 3o, fig. 6.) S'éloigne des suivans par ses tarses, dont les quatre premiers articles courts, en torme de triangle, et dont le pénultième article esl bifide, (c) Les antennes des mâles sont branchuesau côlé interne, la base du troi- sième article el des suivans se prolongeant en un rameau élargi et arrondi au bout {d) ; celles de la femelle sont en scie. (3) (i) Fab., Syst. eleut., I, ioi;Lat.,Ge- 1).; bei-mestes adstrictor, Fat).; Panz. , ner. crust insect. , I, vin ; 7 et II , 44 ; Faun. insect. Germ., LXXV, i5. Sa larve Daim., Ephem. entom., 1S24, page 29. vit dans le bois du chêne. (2). Elater dermestoides , Lin.; E. cla- !'i) Latr., Gen. crust. et insect., IV, 575. ricornis, Oliv. ; col II , 3i , VIII, 85, a, Le Melasis sphondyloïdes de Germai' , Faun . (a) PI. 3o, fig. 5 a. (/•) PI. 3o, fig. nr. le) PI. 3o, 6g. 6b. {d) PI. 3o, fig. 6 a. INSECTES. 26 204 INSECTES COLÉOPTÈRES. Dans tous les autres sous-genres, les articles des tarses sont presque cylindriques et entiers, (a) Tantôt la tète s'enfonce jusqu'aux yeux dans le corselet. L'extrémité antérieure du proslernum s'avance sur le dessous de la tête, et son bord est arqué. Quelques-uns ont le labre et les mandibules cachés par l'extrémité an- térieure du proslernum, le chaperon ou épistome étant élargi et s'appli- quant sur cette partie. Tels sont : LES CRYPTOSTOMES, (CRYPTOSTOMA. Dej. — Elater. Fab.) (PI. 3o, fig. 7 .) Qui ont l'angle interne du sommet du troisième article des antennes et des sept suivans se prolongeant en manière de dent; les second et qua- trième articles plus courts, le dernier long et étroit, et un rameau droit et linéaire au côté interne du troisième, près de son origine. Les mandibules sont unidentées sous la pointe. Les mâchoires ne pré- sentent qu'un seul lobe; elles sont, ainsi que la languette, petites et mem- braneuses. Les palpes sont très courts. Les tarses sont petits, menus et presque sétacés. La seule espèce connue (Élatcr dcniicornis , Fab.) se trouve à Cayenne, d'où elle a été envoyée au Muséum d'histoire naturelle par M. Banon. LES NÉMATODES, (NEMATODES. Lat.) (PI. 3o, fig. S.) Ou les antennes ont le premier article allongé, les cinq suivans en cône renversé, égaux, à l'exception du premier d'entre eux ou du second, qui est un peu plus court, et les cinq derniers plus épais, presque perfoliés, et celui du sommet ovoïde. (/>) insecte. Europ, XI, 5, a une grande affinité d'Afr. et d'Amer., VII, r , a aussi de l'a- avec la femelle de l'espèce servant de type. nalogie avec les Cérowlivtes. Melasis picea de Palisot de Bcamois, insecl . («) PI. 3,., lig. , ■/ (/,) PI. 3o, Cg. S. FAMILLE DES SERKICORNES. 203 Le corps est presque linéaire. (1) Le labre et les mandibules sont maintenant découverts. Ici les antennes des maies sont terminées en éventail (a). Ce sont : LES HEMIRHIPES. (HEMIKHIPUS. Lat.) (PI. 3o, fig. 9.) Les espèces sont toutes exotiques. (2) Là, ces organes, dans le même sexe, sont pectines dans leur longueur. (*) LES CTENIGÈRES. (CTENICERA. Lat.) (3) (PI. 3o, fig. 10.) Dans le sous-genre suivant, ou LES TAUPINS proprement dits, (ELATER.) (PI. 3o,fig.n.) Les antennes des mâles sont simplement en scie (e). (4) Le T. cucujo (B. noctiliiats, Lin.), Oliv., col. II, 31, il, 14, a , long d'un peu plus d'un pouce, d'un brun obscur, avec un duvet cendré; une tache jaune, ronde, convexe, luisante, de chaque côté du corselet, près de ses (1) Eucnemis filum, Mannerh. tantôt de niveau avec le labre ou sur le (2) Elater flabellicornis , Fab.; ejusd., même plan horizontal, lantôt plus élevée et E . fascicularis , etc. , terminée brusquement ; mais ces différen- (3) Ses Elater pectinicornis , cupreus , ces, souvent inappréciables, ne peuvent hœmatodes ; servir à établir des coupes génériques, et le T. double-croix , Cuv. Regn. auim. . genre que j'avais nommé Ludie sollicite un IV, xiv, 3. nouvel examen. (4) L'extrémité antérieure de la tète est (a) PI. 3o, fig. Cj«. {b) PI. 3o, tig. 10a. (c) PI. 3o, fig. 11 e. 20G INSECTES COLEOPTERES angles postérieurs : des lignes de petits points enfoncés sur le> étuis. — De l'Amérique méridionale. Ses taches répandent pendant la nuit une lumière très forte, et iini per- met de lire l'écriture la plus fine, surtout si on réunit plusieurs de ces insectes dans le même vase. C'est à cette lueur que des femmes font leurs ouvrages: elles le placent aussi . comme ornement . dans leurs coiffures, pour leurs promenades du soir. Les Indiens les attachent à leur chaussure, afin de s'éclairer dans leurs Toyages nocturnes. Brown prétend que toutes les parties intérieures de l'insecte sont lumineuses, et qu'il peut suspendre à volonté sa propriété phosphorique i . >os colons l'appellent Mouche lw mineuse, et les sauvages Cueuyos, Coyouyou; delà le noir, espagnol Cu- ciijo. In individu de cette espèce transporté à Paris, dans du bois, en état de larve ou de nymphe . s'y est métamorphosé, et a excité, par la lumière qu'il jetait, la surprise de plusieurs hahitans du faubourg Saint-Antoine, témoins de ce phénomène, inconnu pour eux. Le T. bronze [B. cenus , Lui.. Oliv.. Col., il, il.. \ in. <3. long de sis lignes, d'un vert bronzé, luisant, avec les étuis striés et les pattes fauves. — En Allemagne et au nord de l'Europe. Le T. germanique r. E. germanus, Lin. . Oliv.. il,id.. 11. 12, très commun aux environs de Paris, ne diffère du précédent que par la couleur des pieds, qui sont noirs. Le Taujin porte croix 'E- crucialns, Oliv.. ibid., IV. 40), jolie espèce d'Europe, ayant le port du T. bronzé, mais plus petite, noire, avec deux bandes ronges et longitudinales sur le corselet, près des bords latéraux ; les élylres sont d'un rouge jaunâtre . et ont près des angles antérieurs de leur base une ligne noire, et deux bandes de celte couleur formant une croix à la suture. Elle est rare aux environs de Paris. Le T. marron E, castaneus. Lin. , Oliv., ibid., 111. 25; V. 51. noir; corse- let couvert d'un duvet roussàtre ; élvtres jaunâtres, avec l'extrémité noire ; antennes du mâle en peigne. — D'Europe. Le T. corselet fauve E. rupcollis. Lin. , Oliv., ibid., VI, 61, a. b, long de trois lignes, d'un noir luisant, avec la moitié postérieure du corselet rouge. — Du nord de l'Europe. Le T. ferrugineux 'E. ferrugineus. Lin . Oliv.. ibid., 111. 35, long de di\ lignes, noir avec le corselet . à l'exception de sou bord postérieur, et les Lacordaire. qui a observe cet in- situé intérieurement à la jonction de l'ab- jecte vivant , m'a dit que le principal ré- domen avec le thorax. jervoir de la matière phosphorique était FAMILLE DES SERRICORNES 207 éluis d'un rouge de sang foncé. Sur le saule. C'est la plus grande espèce d'Europe. (1) Tantôt la tête est dégagée postérieurement ou ne s'enfonce pas jusqu'aux yeux, qui sont saillans et globuleux. Les antennes sont insérées sous les bords d'une saillie frontale, déprimée et arquée en devant (a). Le corps est long et étroit, ou presque linéaire. Tels sont : LES CAMPYLES. (CAMPYLUS. Fischer. - Exophlhalmus. Lalr. — Hammiomis. Miihfeld.)(2) (PI. 3o, fig. 12.) Des élalérides à palpes filiformes, à antennes pectinées, depuis le qua- irième article [6), composeront un dernier sous-genre, celui DE PHYLLOCÈRE. (PHYLLOCERUS., 3 (PI. 3o. %-. i3.) Notre seconde section, celle des malacodermes, sera partagée en cinq tribus. (i) Fojez, pour les autres espèces, Ol., iùid; Panz. . Faun. insect. Germ., et son Iud. enlom. ; ainsi qu'Herbst. . Col., et M. Palisot de Beauvois , Inseet. d'Air, et d'Amer. Le genre dim\ de H. Zié.ler. et dont l'espèce nommée elateroïdes a été (i- gurée par M. Charpentier , dans son ou- vrage intitulé Horœ entomolog . , VI. S . ne m'a offert aucun caractère qui le distingue nettement du précédent. (2) Foyez Fischer, Entomog. de la Rus- sie, toui. II. page i53. Ce sous-geure com- prend f Etaler linearis de Linna-us , dont •mi mesomclas n'est qu'une variété ; \'E. ■ I»! horealis de Gvllenhall , et son E. cinclus. '. M. le comte Dejean n'ayant recueilli qu'un seul individu , je n'ai pu le sacrifier, pour en étudier en détail les caractères. Deu\ insectes de Java m'ont offert un port s mhlable. Ici seulement et probablement des femelles les antennes sont simplement en s ie. Le- mandibules m'ont paru se ter- miner eu une pointe entière ou sans dent. Le dernier article des palpes est un peu plus grand, presque oheonique. Supposé que les mandibules des Phvllocères soient sembla- bles, ces espèces exotiques seront congé- 208 INSECTES COLÉOPTÈRES. La première, les cébrionites {Cébrionites) , ainsi nommée du genre Cébrion d'Olivier , auquel se ratta- chent les autres, a les mandibules terminées en une pointe simple ou entière ("), les palpes de la même gros- seur ou plus grêles à leur extrémité ( 4 ) , le corps arrondi et bombé dans les uns, ovale ou oblong, mais arqué en dessus, et incliné par devant, dans les autres. 11 est le plus souvent mou et flexible , avec le corselet trans- versal, plus large à sa base, et dont les angles latéraux sont aigus ou même prolongés, dans plusieurs, en forme d'épine. Les antennes sont ordinairement plus longues que la tête et le corselet (°). Les pieds ne sont point contractiles. Leurs habitudes sont inconnues. Beaucoup se tien- nent sur les plantes, dans les lieux aquatiques. Ces in- sectes peuvent être réunis un seul genre, celui DE CEBRION. (CEBRIO. Oliv., Fab.) Les uns, établissant une connexion de cette tribu avec la précédente, dont la consistance est même aussi solide que celle des sternoxes, dont les pieds ne sont jamais propres à sauter, et dont le corps est généralement ovale oblong, avec les antennes soit flabellées ou pectinées, soit en scie, dans les maies, les palpes filiformes ou un peu plus gros a leur extrémité , les angles postérieurs du corselet prolongés en pointe aiguë , nous offrent des mandibules s'avançant au-delà du labre, étroites et très arquées, ou en («) PI. ii, Gg. 2 a {!>) PI. ii, Gg.a*. (<■) PI. i/, Gg. a, S. etc. FAMILLE DES SERRICORNES. 200 forme de crochets. Le labre est ordinairement très court, ëchancré ou bi- lobé. Là, ainsi que dans les élatérides, le prosternum se termine postérieure- ment en une pointe, reçue dans un enfoncement du mésosternum. Les antennes, longues dans les mâles de quelques espèces, sont compo- sées de onze articles, pectinées ou en scie. Le dernier article des palpes est presque cylindrique ou en cône renversé. LES PHYSODACTYLES, (PHYSODACTYLUS.- Fisch.) (Pi. 3r, fig. ,.) Où les trois articles intermédiaires des tarses présentent en dessous une pelote membraneuse (sole ou semelle), orbiculaire (a), dont les cuisses postérieures sont renflées, et dont les antennes, du moins dans l'un des sexes, sont fort courtes, en scie et insensiblement amincies vers le bout). Ce sous-genre a été établi par le célèbre auteur de l'entomographie de la Russie, sur un insecte de l'Amérique septentrionale (P. Uenningii, lettre sur le Physodaclyle, Moscou, 1824, Annales des scien. nat., Décemb. 1824, XXVII, B.). (/>) LES CEBRIONS propres, (CEBRIO. Oliv., Fab.) (PI. 3i, fig. a et 3.) Dont tous les articles des tarses sont entiers et sans pelotes, et où les cuisses postérieures ne sont guère plus grosses que les autres. Les espèces propres à l'Europe paraissent en quantité après les pluies d'orage. La femelle (1), de l'espèce la plus connue {gigas, Fab.; C. longicor- ( i ) Cebrio brepicornis, Oliv. , col. II, 3o clés des antennes jettent chacun , à la hase his. I, i, a, h, c ; Tenebrio dubius , Rossi , île leur coté interne, un rameau long et li- Faun. étrusc, I , i , 2. Cette femelle m'a- néaire, et dont les palpes se terminent par vait paru , à raison de ses antennes , devoir un article ovoïde , et non en forme de cône former un nouveau genre que j'avais nom- renversé , comme dans les autres espèces, mé llammonie. On trouve au Cap de Celle-ci pourrait en être séparée. Bonne Espérance une espèce dont les aiii- W PI. 3,, fig. ,.,. (4) PI. 3, fig. ,. '210 INSECTES COLEOPTERES. nis , Oliv., col. Il, 30 bis. I, i, a, b, c ; Taupin, I. r, a, b, c), diffère singuliè- rement du maie ; ses antennes ne sont guère plus longues que la lète ; leur premier article est beaucoup plus long que les autres; le quatrième et les suivans composent, réunis, une petite massue oblongue et presque perfo- liée (a). Les ailes avortent en partie. Les pieds sont plus courts , niais pro- portionnellement plus robustes que ceux des mâles. La larve vit probable- ment en terre. Le C. bicolor de Fabricius (1) et quelques outres espèces d'Amérique dont le corps est allongé, moins arqué en dessus ou presque droit, avec les antennes plus courtes, ont paru au docteur Leacb, devoir composer une nouvelle coupe générique (2). Ici le prosternum ne se prolonge point notablement en pointe, et le mé- sosternum n'offre point intérieurement de cavité. Tantôt tous les articles des tarses sont entiers et sans palette membra- neuse et avancée en dessous. LES ANELASTES, (ANELASTES. Kirby.) (PI. îi, fig. 4,) Dont les antennes sont écartées à leur naissance, courtes, presque gre- nues, avec le dernier article (3) presque en croissant [b), et dont le même des palpes et presque en forme de cône renversé. M. Kirby n'en mentionne qu'une seule espèce (A. Druryi, Lin. Trans., XII, xxi, 2). (i) Palis, de Keauv. , Inscct. d'Air, et d'Am., T. I, ■>., a, li. (2) Les Cclirions fusais ri ruficollis de Fabricius ont la forme de l'espèce qu'il nomme gi^as. M. Lefèbvrc a apporté la se- conde de Sicile. Le- Cebrio femoratus de M. Germar n'appartient point au genre 4nelastes deM. Kirby, ainsi que je l'avais d'abord soupçonné. (3) Le troisième est plus long que le pré- cédent et le suivant, tandis que, dans les Cébrions , cet article et le second sont plus courts que le quatrième et suivans. Ces or- ganes , de même que ceux desElatérides, semblent avoir douze articles, le onzième étant brusquement aminci vers le bout, et terminé en une pointe, ayant l'apparence d'un petit article conique ou triangulaire. {a) PI. i 1 . ti^' 3 //. (A) P1.3i,fig.4«. FAMILLE DES SERRICORNES. '211 LES CALLIRHIPIS, (CALLIRHIPIS. Lalr.) (PI. 3i, fig. 5.) . Dont les antennes sont très rapprochées à leur naissance, insérées sur une éminence, et a partir du troisième article, forment dans les mâles un grand éventail. Le dernier des palpes est ovoïde. Le même des tarses est presque aussi long que les autres pris ensemble, et présente entre ses cro- chets un petit appendice linéaire et soyeux. L'espèce servant de type [C. Dcjeanii) se trouve à Java, et a été envoyée au Muséum d'histoire naturelle par M. Uiard et feu M. Duvaucel. Les antennes n'ont que onze articles, et diffèrent par là de celles des Rhipi- cères, qui ont bien la même figure, mais dont les articles sont beaucoup plus nombreux, dans les individus du même sexe, ou les mâles. Tantôt les tarses ont en dessous des palettes membraneuses, ou leur pé- nultième article est profondément bilobé. Dans les deux sous -genres suivans, les quatre premiers articles des tarses offrent chacun, en dessous, deux lobes membraneux et avancés; le dernier est long et terminé, entre les crochets, par un petit appendice soyeux. Les antennes des uns sont composées de plus de onze articles , et disposés en éventail ; celles des autres n'en ont que onze , en dent de scie, et dont les quatre derniers plus gros, formant une massue. LES SANDALUS, (SANDALUS. Knoch.) Les antennes, du moins celles des femelles, sont simplement un peu plus longues que la tête, composées de onze articles, dont le troisième et suivans, le dernier excepté, en forme de dents de scie, et dont les quatre derniers, un peu plus dilatés, composent une massue; le terminal est pres- que ovoïde, arrondi ou très obtus au bout (1). (t') Sandalus /«Vrc/^vn, Knocli,N . Beyt., S. iiiger, ejusd., ibid. t, p. r3.i, v. 5 ; INSFXTF-5. * J 7 21'-> INSECTES COLÉOPTÈRES. LES RHIPICERES. (RHIPICERA. Lat. Kirb. — Ptyocerus. Hoffmans. — Polytomus. Daim.) (PI. 3r, fig. 6.) Les antennes forment dans les deux sexes un éventail, et sont composées d'un grand nombre d'articles (20-40) (a) , mais en moindre quantité dans les femelles. Ce sous-genre se compose de cinq à six espèces, dont deux de la Nou- velle-Hollande et les autres d'Amérique (1). Les trois premiers articles des tarses des deux sous-genres suivans sont en forme de cœur renversé, sans prolongemens membraneux en dessous ; le quatrième est profondément bilobé; le dernier, peu allongé, ne présente point, entre ses crochets, d'appendice saillant et soyeux. Les antennes sont filiformes, simples ou tout au plus pectinées, et n'ont jamais au-delà de onze articles. LES PTILODACTYLES (PTILODACTYLA. Ilig. — Pyrochroa. De G.) (Pl.3i.fig. 7) Se distinguent par leurs antennes demi pectinées ou en scie dans les maies, (t) Ce sous-genre se compose d'espèces propres à l'Amérique. (2) (i) Rhipicera marginata , Latr. , Cuv. Regn. anim. , III, page 235 ; Kirb. , Lin. trans., XII, xxi, 3 mas. ; Polytomus mar- ginatus, Daim., Anal, entom., p. 22 ; Ejusd.,i>. femoralus, ibid., 2 1 ; Ejusd. , P. mystacinus , page 22 ; Hispa mystacina, Fab.; Drur. ins., III, vm, 7. («) PI. 3i,6g. 60. J'ai vu, dans la Collection de M. le comte Dejean , une autre espèce, toute fauve , re- cueillie dans l'Amer, sept, par M. Le- çon te. (2) Ptylodactyla elaterina. Ilig. ; Prre- chroanitida, DcC. ..Insect., V, xni, fi-17. (A) PI. 3t. 6g. 7. FAMILLE DES SERRICORNES. 215 LES DASGILLES (DASCILLUS. Lat. — Atopa. Fab.) (PI. 3., fig.8.) N'en diffèrent que par leurs antennes simples dans les deux sexes (1). Les autres cébrionites ont des mandibules petites (a), peu ou point sail- lantes au-delà du labre, le corps généralement mou, presque hémisphé- rique ou ovoïde, et les palpes terminées en pointe. Les antennes sont sim- ples ou faiblement dentées. Dans plusieurs, les pattes postérieures servent à sauter. Ces insectes habitent les plantes des lieux aquatiques. Ceux-ci ont le pénultième article des tarses bilobé. Le second et le troi- sième des antennes sont plus courts que le suivant. LES ELODES, (ELODES. Latr. - Cyphon. Fab., Dej) (PI. 3!, 6g. 9.) Où les cuisses postérieures diffèrent peu en grosseur des précéden- tes. (*) (2) LES SGYRTES, (SCYRTES. Lat. — Cyphon. Fab.) (Pl.3i,6g. io.) Dont les pattes postérieures ont les cuisses très grosses, et les jambes terminées par deux forts éperons, dont l'un très long, ce qui donne à ces insectes la faculté de sauter, (c) Les palpes labiaux sont fourchus. Le premier article des tarses posté- rieurs est aussi long que les autres pris ensemble. (3) (i) Atopa cervina, Fab.; ejusd., A. ci- (2) La première division des Cyphons de nera, var.; Ptinus testaceo-villosus, D. G., Fabricius. IV, ix, 8; Cistela cervina, Oliv., col. III, (3) La seconde. Voyez le Calai, de la 54, 1, 2, a. Coll. de M. le comte Dejean. (a) PI. 3i, 6g. 9. (*) PI. 3i, 6g. 9a. (c) P1.3i,fig. io«. 214 INSECTES COLÉOPTÈRES. Ceux-lù ont tous les articles des tarses entiers. LES NYCTÉES, (NYCTEUS. Lat. — Htimaxohivm. Ziégl. — Eucynetus. Schùppel.) (PI. îi.fig. h.) Où le troisième article des antennes est très petit et beaucoup plus court que le second et le suivant, et où les derniers sont presque gre- nus (a) ; et dont les quatre pieds ont les jambes terminées par deux éperons très distincts, avec les tarses longs, plus grêles vers le bout. (I) LES EUBRIES, (EUBRIA. Ziég., Dej.) (Pl.3i.fig.ia.) Qui ont les antennes un peu dentées en scie , avec le second article très petit, les deux suivans les plus grands de tous, et le dernier un peu échan- cré au bout et allant en pointe {/>). Les éperons des jambes sont très petits ou presque nuls. Les tarses sont filiformes. (2) La seconde tribu des malacodermes, celle des lampy- rides (Lampyiides) , se distingue de la précédente, par le renflement qui termine leurs palpes, ou du moins les maxillaires ( f ) , à raison de leurs corps, toujours mou, droit, déprimé ou peu convexe, et dont le corselet, tantôt demi circulaire, tantôt presque carré ou en forint' de trapèze, s'avance sur la tète, qu'il recouvre entière- (i) Eucinetus ktemorrhoïdalis , Germ., comte Dejean, p. 35. Fauu. insect. Europ. , V, ii. l'oyez le • Crphon palustrh , Germ., ïbid., Catal. delacollect. des Coléopt. de M. le IV, 3, (a) PI. 3l, (ig. lia. (/.) PI. il, fig, ,... (r) PI. 3a.fi» 10*. FAMILLE DES SERIUCORNES. 215 ment ou en partie ("). Les mandibules sont généralement petites, terminées en une pointe grêle, arquée, très aiguë et entière au bout dans la plupart ('). Le pénul- tième article des tarses est toujours bilobé, et les cro- chets du dernier ne sont ni dentés, ni appendices. Les femelles de quelques-unes sont dépourvues d'ai- les ( c ), ou n'ont que des élytres très courtes. Lorsqu'on saisit ces insectes, ils replient leurs anten- nes et leurs pieds contre le corps, et ne font aucun mou- vement, comme s'ils étaient morts. Plusieurs recourbent alors l'abdomen en dessous. Us comprennent le genre DES LAMPYRES, (LAMPYR1S. Lin.) Anleimes très rapprochées à leur base, tête soit découverte et prolongée antérieurement en manière de museau, soit cachée entièrement ou en ma- jeure partie sous le corselet, avec les yeux grands et globuleux dans les mâles, bouche petite, tel est le signalement d'une première division de cette tribu , et que nous partagerons en ceux dont aucun des sexes n'est phosphorescent et en ceux où les femelles au moins jouissent de cette pro- priété. Tous les individus des premiers sont ailés, ont la tète découverte, souvent rétrécie et avancée par devant, ou sous la forme d'un museau , et le corselet élargi postérieurement, avec les angles latéraux pointus. Les deux ou trois derniers anneaux de leur abdomen ne présentent point cette teinte d'un jaune pale ou blanchâtre , qui affecte cette partie du corps dans les lampyres propres et annonce leur phosphorence. Les élytres vont, dans plusieurs, en s'élargissanl, et sont même quelquefois 1res dilatées et arrondies postérieurement, dans les femelles particulièrement. Elles sont 1res ponctuées et souvent réticulées. (a) PI. 32, fig. 5, lo, etc. (A) PI. 3î, fig. ion. (<•) l>l 32, figi fi, S. '216 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES LYCUS. (LYCIS. Fab., Oliv. — Cantharis. Lin.) (PI. 32, fig. I.) Nous restreindrons ce sous-genre aux espèces de Fabricius, dont le mu- seau est aussi long ou plus long que la portion de la tête qui le précède, et dont les antennes sont en scie. Les élytres sont le plus souvent dilatées, soit latéralement, soit à leur extrémité postérieure, et les deux sexes diffè- rent ordinairement beaucoup à cet égard, particulièrement dans quelques espèces propres à l'Afrique (i). D'autres espèces du même auteur, mais à museau très court, et dont les antennes comprimées, tantôt simples, et tantôt en scie ou pectinées , ont leur troisième article plus long que le précédent [a) , et où les articles in- termédiaires des tarses sont en forme de cœur renversé, composeront un autre sous-genre, celui DE DICTYOFTÈRE. (D1CTYOPTERA. Latr.) (PI. 32, fig. 2.) L'on trouve dans quelques bois des environs de Paris, sur les fleurs de millefeuille et autres, et quelquefois abondamment , Le Lycns sanguin {Lampyris satujninea , Lin., Panz., Faun. insecl. Germ., XLI, 9) {/>). Il est long d'environ trois lignes, noir, avec les côtés du corselet et les élytres d'un rouge de sang. Ces élytres sont soyeuses et faiblement striées. Sa larve vit sous les écorces du cbéne Elle est linéaire, aplatie, noire, avec le dernier anneau rouge, en forme de plaque, ayant à son extrémité deux espèces de cornes cylindriques, comme annelées ou articulées et arquées en dedans. Elle a six petits pieds. Une autre espèce, mais plus petite, toute noire, à l'exception des ély- (i) LesLycus latissimus , rostratus, pro- partie du premier tome de 1 ;» Synonymie boscideus, etc., de Fabricius. /"<>><■;, pour des insectes de M. Schœnher , où il en dé- d'autres espèces, l'appendi.V de la troisième cril ci figure plusieurs. (a) PI. 32, fig. 2). Mâle long de quatre lignes, noirâtre; antennes simples ; corselet demi- circulaire, recevant entièrement la tête, avec deux taches transpa- rentes, en croissant; ventre noir; derniers anneaux d'un jaunâtre pâle. (L. splendidulc (L. splendidula, Lin.), Panz., ibid., 8, très voisin du pré- cédent, un peu plus grand. Corsefet jaunâtre, avec le disque noirâtre et deux taches transparentes en devant; élytres noirâtres; dessous du corps et pieds d'un jaunâtre livide; premiers anneaux du ventre tantôt de cette couleur, tantôt plus obscure. Femelle privée d'élytres et d'ailes, noirâtre en dessus, avec le pour- tour du corselet et le dernier anneau jaunâtres ; angles latéraux du se- [i)Lam/n ris plumicornis, Latr., Voyage nov., p. 67. de MM. Humb. etBonpl., Zool.,XVI, 4; (a) Illig., Mag., VI, p. 342. Amydetes apicalis , Germ. , insect., Sp. (a) PI. 32. fig. 4. (b) PI. 32, liy :7 et (i. INSECTES. 2 8 220 INSECTES COLÉOPTÈRES. cond et du troisième anneaux, couleur de chair ; dessous du corps jau- nâtre, avec les trois derniers anneaux couleur de soufre. C'est particulièrement à ces individus qu'on a donné le nom de vers luis an s. On les trouve partout à la campagne, et aux bords des chemins, dans les haies, les prairies, etc., aux mois de juin, de juillet et d'août. Ils pondent un grand nombre d'œufs, qui sont gros, sphériques et d'un jaune citrin, dans la terre ou sur les plantes; ils sont fixés au moyen d'une matière visqueuse qui les enduit. La larve ressemble beaucoup à la femelle, mais elle est noire, avec une tache rougeatre aux angles postérieurs des anneaux ; ses antennes et ses pieds sont plus courts. Elle marche fort lentement, peut allonger, raccourcir ou recourber en dessous son corps. Elle est probablement car- nassière. Le L. d'Italie [l. ilalica, Lin.), Oliv., col. II, 28, 11,12, nommé parles habitans Luciola. Corselet ne recouvrant pas toute la tête, transversal, rougeatre, ainsi que l'écusson, la poitrine et une partie des pieds; tête, étuis et abdomen noirs; les deux derniers anneaux du corps jaunâtres. Les deux sexes sont ailés (1). Dans notre seconde division des lampyrides, les antennes sont notable- ment écartées l'une de l'autre à leur naissance ; la léte n'est point prolon- gée ni rétrécie antérieurement en forme de museau, et les yeux sont de grandeur ordinaire dans les deux sexes. LES DRILES. (DRILUS. Oliv. - Plilinus. Geoff., Fab.) (PI. 32, fig. -, s et ,j.) Les mâles sont ailés, et le côté interne de leurs antennes, à commencer au quatrième article, se prolonge en forme de dent de peigne. Celles de la femelle sont plus courtes, un peu perfoliôes et légèrement en scie. Dans l'un et l'autre sexe les palpes maxillaires sont plus gros vers le bout, et se terminent en pointe. Le côté interne des mandibules offre une dent. La femelle de l'e'spèce servant de type au genre, et dont le mâle est assez commun, avait été inconnue jusque dans ces derniers temps, ainsi que les métamorphoses des deux sexes. Des observations faites à Genève par M. le comle Mielzinsky, sur la larve de cet insecte et sur l'individu femelle en (j) t'oyez Fahricius pi Olivier, col. II, n" >s FAMILLE DES SERRICORNES. 221 état parfait, excitèrent l'attention de deux naturalistes français, qui avaient déjà donné des preuves de leurs lalens, M. Desmarest, professeur de l'é- cole vétérinaire d'Alfort, et M. Victor Audouin ; celui-ci avait reçu de l'au- teur de cette découverte des larves en état vivant. Elles avaient été trou- vées dans l'intérieur de la coquille dite livrée, ou V Hélix ncmoralis de Linnaeus. M. Mielzinsky les fit connaître ainsi que la femelle parvenue à sa dernière transformation, seule sorte d'individus qu'il avait obtenus en état parfait. Mais il s'était trompé, en considérant comme des nymphes, des larves parvenues à leur dernière grosseur, et qui passent l'hiver dans l'intérieur de ces coquilles. Sous cette forme, ces insectes ont assez de ressemblance avec les larves de nos lampyres, mais les côtés de leur ab- domen offrent une rangée de mamelons coniques, et deux séries de houp- pes de poils, placées sur d'autres mamelons ou prolongemens dermiques. L'extrémité postérieure du corps est fourchue, et l'anus sert à l'animal dans la progression. Il dévore, et assez promptement, l'habitant naturel de la coquille, et de là le nom générique de cochléoctoke {Cochleoelonus)> donné à cet insecte par ce naturaliste. M. Desmarest présuma, avec raison, que, puisque ces larves étaient assez communes aux environs de Genève, on pouvait aussi les rencontrer aux environs de Paris. Aidé par ses élèves, il s'en procura en effet un grand nombre d'individus, ce qui lui permit de donner une histoire complète de cet insecte , et de découvrir que les individus en état parfait décrits par M. Mielzinsky étaient des femelles du Drile jaunâtre ou la panache jaune de Geoffroy il, 1, 2; Oliv., col. H, 23, 1, 1), dont le corps est long d'environ trois lignes, noir, avec les élylres jau- nâtres [a), La femelle [&) est presque trois fois plus grande, d'un jaune orangé ou rougeàtre, et ressemble à celles des lampyres, mais sans être phosphorescente. M. Audouin en a publié l'anatomie; il a remarqué que la vieille peau de la larve bouche exactement l'entrée de la coquille, et lui forme une sorte d'opercule. Tant que l'insecte est en état de larve, s'il se relire au fond de son habitation, il s'y place de manière que l'extrémité postérieure de son corps en regarde l'ouverture ; mais ayant passé à l'état de nymphe, il s'y lient en sens contraire. Celte observation est due à M. Desmarest {l'oyez les Annales des sciences naturelles, janvier, juillet et août 1824, et le Bulletin de la Soc. philom., avril de la même année). M. Léon Dufour a publié aussi quelques observations anatomiques faites sur le mâle de cette espèce. On en trouve en Allemagne une autre {aler, Dej.), toute noire et à an- tennes moins pectinées. Elle a été figurée , ainsi qu'une troisième [ru- (a) M. J2, li(j. ;. (b) PI. 3a, fig. S. 222 INSECTES COLÉOPTÈRES. ficollis), découverte, par M. le comte Dejean, en Dalmalie, dans un Mé- moire de M. Audouin (Annal, des scienc. nat., août 1824), qui, sous le titre de Recherches anatomiques sur la femelle du Drile jaunâtre, et sur le mâle de cette espèce, forme une monographie complète de ce genre, enrichie d'excellentes figures. Tous les individus des autres lampyrides de cette seconde division sont ailés, et leurs palpes maxillaires ne sont pas beaucoup plus longs que les labiaux. Ils embrassent une grande partie du genre Cantharis de Linnaeus, ou de celui de Cicindela de Geoffroy. LES TELEPHORES, (TELEPHORUS. Schœff. — Cantharis. Lin.) (PI. 32, fig. io.) Où les palpes sont terminés par un article en forme de hache (a), et dont le corselet n'offre point d'échancrures latérales. Ils sont carnassiers, et courent sur les plantes. Leur estomac est long, ridé en travers; leur in- testin très court. Le T. ardoisé {Cantharis fusca , Lin. (/<)), Oliv., col-, II, 2S, 1, 1, long de cinq à six ligues; partie postérieure de la tête, étuis, poitrine et grande partie des pieds d'un noir ardoisé; les autres parties d'un rouge jaunâ- tre; une tache noire sur le corselet. Se trouve fréquemment, en Europe, au printemps. Sa larve (c) est presque cylindrique, allongée, molle, d'un noir mat et velouté, avec les antennes, les palpes et les pieds d'un roux jaunâtre. La lèle est écailleuse, avec de fortes mandibules. Sous le dou- zième et dernier anneau est un mamelon, dont elle fait usage en mar- chant. Elle vit dans la terre humide et se nourrit de proie. On a vu, tics années, pendant l'hiver, au milieu de la neige, en Suède, et même dans des parties montagneuses de la France, une étendue con- sidérable de terrain recouvert d'une quantité infinie de ces larves, ainsi que de différentes autres espèces d'insecles vivans. On soupçonne, avec fondement, qu'ils avaient été enlevés et transportés par des coups de vent, à la suite de ces violentes tempêtes qui déracinent et abattent un très grand nombre d'arbres, particulièrement de pins et de sapins. Telle est l'origine de ce qu'on a nommé plaie d'insectes. Les espèces que l'on trouve alors, et quelquefois même sur des lacs glacés, sont probablement du nombre de celles qui paraissent de bonne heure. (a) PI. 3a, fig. n, h. (4) PI. ;,•. u^. m , PI. 3a, fig. n. FAMILLE DES SERRICORNES. 223 Le T. livide {Cantharis livida , Lin.), Oliv., ibid., 11,28. Grandeur et forme du précédent; corselet roussâtre, sans tache; étuis d'un jaune d'ocre, et bout des cuisses postérieures noir. — Sur les fleurs (1). LES SILIS (S1L1S. i\leg.,Dej., Charp.) ICI. ii, 6g, i3.) Ne diffèrent des Téléphores qu'en ce que le corselet est échancré, de chaque côté, postérieurement (a), et qu'on y voit en dessous (du moins dans le S. spinicollis), un petit appendice coriace terminé en massue, et dont l'extrémité, probablement plus membraneuse, forme dans les individus desséchés l'apparence d'un article. M. Toussaint de Charpentier en a fi- guré une espèce (ruhricollis) dans sesHorae entomol., p. 194, 195, vi, 7. LES MALTHINES, (MALTHINUS. Lat., Schœnh. - ISecydalis. Geoff.) (PI. 32, 6g. 14.) Dont les palpes sont terminés par un article ovoïde. {/>) La tête est amincie en arrière ; les étuis sont plus courts que l'abdomen dans plusieurs. Sur les plantes, et plus particulièrement sur les arbres (2). La troisième tribu des Malacodermes, les mélyrides (Melyrides), offre des palpes le plus souvent filiformes et courts; des mandibules échancrées à la pointe ; un corps le plus souvent étroit et allongé, avec la tète seu- (1) Consultez, pour les autres espèces, Schceu., Synon., insect., II, p. 73; Panz., Schœnherr, Synon. insect. , II , p. 60 , et Ind. entoui. , p. 73. Les Téléphores hi- Panzer, Iud. entom., pas;. 91. guttatus et minimus d'Olivier sont de ce (2) Latr., Gen. crust. et insect., I, 2G1; genre. (.<) PI. 3a, fi;;. l3. (A) PI. 32, lig. H- 224 INSECTES COLÉOPTÈRES. lement recouverte à sa base, par un corselet plat ou peu convexe, ordinairement carré ou eu quadrilatère allongé, et les articles des tarses entiers; les crochets du dernier sont unidentés ou bordés d'une membrane. Les antennes sont ordinairement en scie, et même peetinées dans les mâles de quelques espèces. La plupart sont très agiles, et se trouvent sur les fleurs et sur les feuilles. Cette tribu, qui n'est qu'un démembrement des genres Cantharis et Dermestes de Linnœus, composera celui DE MELYRE, (MELYRIS. Fabr.) Les uns oui les palpes de la même grosseur partout. Ici l'on découvre, sous chaque angle antérieur du corselet et de chaque côté de la base de l'abdomen, une vésicule en forme de corne ou de co- carde, rélractile, susceptible de se dilater, que l'animal fait soi tir lorsqu'il est effrayé, et dont ou ignore l'usage. Le corps est proportionnellement plus court que dans le sous-genre suivant, plus large cl plus déprimé, avec le corselet plus large que long. On voit sous chaque crochet du bout des tarses un appendice membraneux, en forme de dent. LES MALAGHIES. (MALACHIUS. Fab., Oliv. - Canlharis. Lin.) (l'I. >•. Gg. i.'O L'un des sexes a, dans quelques espèces, un appendice en forme de cro chet, au bout de chaque étui, que l'individu de l'autre sexe saisit par der- rière, avec ses mandibules, pour l'arrêter lorsqu'il fuil ou qu'il courl trop vite. Les premiers articles des antennes sont souvent dilatés cl irréguliers dans les mâles. (!es insectes ont dis couleurs agréables. FAMILLE DES SERRICORNES. 225 Le M. brome (Canlharis œneo , Lin.) («), Panz., ibid., X, 2, long de trois lignes, d'un vert luisant, avec les étuis rouges au bord, et le devant de la tête jaune. Le M. à deux pustules (Canlharis bipustullata , L-), Panz., ibid., 3, un peu plus petit, d'un vert luisant, avec le bout des étuis rouges (1). Parmi les Mélyrides suivans , à palpes filiformes , et dont le corselet et l'abdomen sont dépourvus de vésicules rélractiles, nous placerons d'abord ceux dont les antennes sont de la longueur au moins de la tète et du cor- selet ; dont le corps est généralement étroit, allongé et quelquefois linéaire, et dont les crochets des tarses sont ordinairement, ainsi que ceux des Ma- lachies, bordés intérieurement par un appendice membraneux. LES DASYTES. (DASYTES. Payk., Fab. —Dermestes. Lin.) (PI. 32, fig. 16.) Le D. hleuâtre(D. cœruleus , F.) (A), Panz., Faun. insect. Germ., XCVI, 10, long de trois lignes, allongé, vert ou bleuâtre, luisant et velu. — Très commun aux environs de Paris, sur les fleurs, dans les champs. Le D. très noir {Dermestes hirtus , Lin), Oliv. col. II, 21, 11, 28, un peu plus grand, moins oblong, tout noir et très velu. Une épine à la base des tarses antérieurs, beaucoup plus forte et très crochue dans l'un des sexes. — Sur les graminées. (2) D'autres Mélyrides à crochets des tarses unidentés, ainsi que ceux des Dasytes, dont ils sont très voisins, et avec lesquels Olivier les confond, s'en éloignent par des antennes plus courtes que la télé et le corselet, et dont le troisième article est une fois au moins plus long que le second. Leur corps est moins allongé, de consistance plus solide, avec la tète un peu prolongée et rétrécie en avant, le corselet presque semi-orbiculaire et (i)^b/ez les mêmes ouvrages, etShœn., crust. et Insect., I, p. 264 ; Germ. insect. Syn. insect., II, p. 67. Spec. nov. Le Brésil en fournit d'assez gran- (2) k'oyez , pour les autres espèces , Fa- des, et dont quelques-unes forment une divi- bricius; les Ndljres d'Olivier, n° 6-17 ; sion particulière. Pan/.., Ind. entom. , p. i43; Latr., Gen. (a) PI. 32, 6g. i5. (/>) PI. 32, fig. 16. 226 INSECTES COLÉOPTÈRES. tronqué en devant. Ils ont une certaine ressemblance avec les coléoptères du genre silpha de Linnseus. Tels sont LES ZYGIES. (ZYGIA. Fab.) (PI. 3 2 . fig. i 7 .) Le quatrième article des antennes et les suivans forment presque une massue allongée, comprimée, dentée en scie, et la plupart de ces articles sont transversaux (a). Le corselet est très convexe. La Zygic oldonyiieiZ. ohlonga, Fab.) se trouve en Espagne et en Egypte, dans l'intérieur des maisons elplusparticulièrement, à ceque m'a appris M. le comte Dejean , dans les greniers. 11 parait qu'on la rencontre aussi quelquefois en France, dans le département des Pyrénées-Orientales. On en a découvert une autre espèce en Nubie. LES MELYRES, (MELYRIS. Fab.) (PI. 32, 6g. 18.) Dont les antennes grossissent insensiblement sans former de massue, et dont les articles sont moins dilatés latéralement et presque isométri- ques (/>). Le corselet est moins convexe. (1) Les autres et derniers Mélyrides ont les palpes maxillaires terminés par un article plus grand et en forme de hache. Ce caractère, la brièveté du premier article des tarses et quelques autres considérations semblent les rapprocher des insectes de la tribu suivante. Ce sont LES PELOCOPHORES (PELOCOPHOHUS.) De M. le comte Oejean, qui les place avec les coléoptères tétramères. (2) (i) M.'vîridis, Fab. ; Oliv., Col., II, Opatrum granulation, Fab., Coqueb., »i,i, i ; Illust. icon. insect., III. xxx, 7. M. abdomlnalU , Fabric. ; Oliv., ib'ul., (2) Catalogue de la collection des Coléon- 1,7; téres de M. Dejean, p. 1 15 ; Notoxusllli- («) PI. 32, fig. 17. {!,) PI. 3a, «g. 18 a. FAMILLE DES SERRICORNES. 227 La quatrième tribu des malacodermes, celle des clai- rones {Clerii), dont le nom nous rappelle celui de clai- ron, genre principal de cette tribu, se distingue par l'ensemble des caractères suivans. Deux de leurs palpes au moins sont avancés et terminés en massue ("). Les mandibules sont dentées ( 4 ). Le pénultième article des tarses est bilobé, et le premier est très court ou peu vi- sible dans plusieurs. Les antennes sont tantôt presque filiformes et dentées en scie ( r ), et tantôt terminées en massue, ou grossissent insensiblement vers le bout (''). Le corps est ordinairement presque cylindrique, avec la tête et le corselet plus étroits que l'abdomen , et les yeux échancrés. La plupart de ces insectes se trouvent sur les fleurs, les autres sur les troncs des vieux arbres ou dans le bois sec. Celles des larves que l'on a observées sont car- nassières. Cette tribu comprendra le genre DES CLAIRONS. (CLE RUS. Geoff.) Il y en a dont les tarses, vus sous leurs deux faces, offrent distinctement geri, Schœnb. , Synon. insect. I, 2, p. 53, distincts, et dont les deux derniers sont plus iv, 7, a. Je rapporterai à la même subdivi- gros et globuleux. Il est établi sur un in- siou des Mélyrides un sous-genre nouveau secte qui m'a été envoyé par M. Lefébure que je nommerai Diglobiccre yDiglobice- de Cérisy. rus). Les antennes n'ont que dix articles . (a) 1>I. 33, Lç. 3 a, ',, 7 a, etc. (*) PI. 33, fig. I, Sa. (r) l'I 33. lig. 1 '-, ->n. {d) PI. 33, Cg fi A, 8 c. INSECTES. 2 9 '22a INSECTES COLÉOPTÈRES. cinq articles. Leurs antennes sont toujours dentées, en majeure partie, en manière île scie. Quelques-uns, parmi eux, ont des palpes maxillaires filiformes ou légè- rement plus gros vers le bout. LES GYLIDRES (CYLIDRUS. Lat.) (PI. 33, Cg. i.) Ont des mandibules longues, très croisées, terminées en une pointe simple, avec deux dents au côté interne («). Les quatre premiers articles des antennes sont cylindriques et allongés; les six suivans ont la figure de dents de scie, et le dernier est oblong(/<), les palpes sont terminés par un article allongé; celui des maxillaires est cylindrique, et le même des la- biaux est un peu plus gros et en cône renversé (c). Le pénultième article des tarses est formé de deux lobes distincts. La tète est allongée. La seule espèce connue {Trichodcs cyaneus, Fab.) , se trouve à l'île de France. LES TILLES (TILLUS. 01iv.,Fab.)(l) (PI. 33, fig. 2.) Ont des mandibules de grandeur moyenne, et refendues ou bidentées au bout; des antennes tantôt dentées en scie, depuis le quatrième article jusqu'au sixième inclusivement, avec le dernier ovoïde (rf), tantôt terminées brusquement, depuis le sixième, en une massue dentée en scie. Le dernier (i) Tillus elongatus, Oliv., coll. II, 22, 1, 1 ; Chrysomela elongata^ Lin ; Clerus unifasciatus , Fab. ; Oliv., ibld. , IV, nG, 11, ai. Le premier a les antennes en scie depuis le quatrième article, et le cor- selet cylindrique. Dans le second, les anten- M P1.33, fig. ,. (c) PI. 33, lig. la lies se terminent, à partir tin sixième arti- cle, en une massue dentée en scie. Le cor- selet est rétréci postérieurement. Le dernier article îles palpes maxillaires est propor- tionnellement plus long que le même de la première espèce, et comprimé, (A) PI. 33, lig. li. (-/) PI. 33, lig. 2,1. FAMILLE DES SERRICOKNES. 229 article des palpes labiaux est très grand, en forme de hache. La tète est courte, arrondie. Le troisième et le quatrième article des tarses sont dila- tés et en forme de triangle renversé. On trouve ces insectes sur les vieux bois ou sur les troncs d'arbres. Les autres insectes de cette tribu, et toujours distinctement pcntamères, ont les quatre palpes terminés en massue (a); le dernier article des la- biaux est presque toujours en forme de hache- Ici les quatre premiers articles des tarses sont garnis en dessous de pe- lotes membraneuses, avancées, en forme de lobes. Le corselet est allongé, presque cylindrique. LES PRIOCERES. (PJRIOCERA. Kirb.) (PI. 33, fig. 3.) Le corps est convexe, avec le corselet resserré postérieurement. Le der- nier article des palpes maxillaires (b) est moins dilaté que le même des labiaux, en forme de triangle renversé et oblong (c). Le labre est échancré. On n'en connaît qu'une espèce {Priocera variegatu , Kirb., Lin. Trans. XII, p. 389, 390, XXI, 1). LES AXINES. (AXINA. Kirb. - , (PI. 33, fig. 4 .) Le corps est déprimé. Le dernier article des quatre palpes est fort grand, en forme de hache, {d) On n'en a encore décrit qu'une seule espèce [Axina a?iatis, Kirb., ibid., fig. 6), et qui se trouve au Brésil. Là, le pénultième article des tarses est seul distinctement bilobé. Le corselet est carré. Le corps est d'ailleurs déprimé, comme dans le sous- genre précédent, et les palpes se terminent de même. (); les articles intermédiaires, à partir du troi- sième, sont presque en l'orme de cône renversé; les deux à quatre avant- derniers sont presque en forme de triangle renversé , et le dernier est ovoïde. LES THANASIMES (THANASMUS. Lat — Clerus- Fab.) (PI. !3, fig 6 ) Ont les palpes maxillaires filiformes (c) et le dernier article des labiaux grand, en forme de hache. (2) LES OPILES, fOPILO. Lat. — ïïoloxus. Fab.) (PI. 33, fig. ;.) Dont les quatre palpes sont terminés par un grand article, en forme de hache (a 1 ). (3) (i) Les insectes de cette subdivision (2) Attelabus formicarius, Lin.; Clerus composent le genre Clairon proprement (lit formicarius, Oliv., col. IV, 76, 1, i3; de Geoffroy; JI. Dnfour admet que les tar- Clerus mutillarius , Fab. ; Oliv. , ibid. , ses postérieurs ont cinq articles , mais dont 1, 12. le premier est fort court; le même article (i) Attelabus mollis , Lin. ; Clerus mol- n'est que rudimentaire aux tarses intermé- lis, Oliv., ibid., x, 10. diaires, et nul aux deux antérieurs. (a) PI. 33, fig. S. (h) PI. 33, fig. ri*. (<■) PI. 33, fig. fia. ',!) PI. 33, fig. 7 «. FAMILLE DES SEKRICORNES. 231 Tantôt les trois derniers articles des antennes sont beaucoup plus larges que les précédens, et forment une massue brusque (a), soit simple et en forme de triangle renversé, soit en scie. Ceux , où cette massue est simple ou point dentée en scie composent deux sous-genres. LES CLAIRONS proprement dits, (CLERUS. Geoff. — Trichodes. Fab.> (PI. 33, fig. 8.) Leurs palpes maxillaires sont terminés par un article en forme de triangle renversé et comprimé (b) ; le dernier des labiaux , qui sont plus grands que les précédens, est en forme de hache. La massue des antennes n'est guère plus longue que large, et se compose d'articles serrés; le troisième est plus long que le second (c). Les mâchoires se terminent par un lobe saillant et frangé (d). Le corselet est déprimé en devant. Ces insectes se trouvent sur les fleurs; leurs larves dévorent celles de quelques apiaires. Leur estomac est plus large en avant, sans rides ; leur intestin est court, avec deux renflemens en arrière. Suivant M. Du four, leur jabot est si court, qu'il est presque entièrement caché dans la tête. (1) Le C. des Ruches (AUelabus apiarius , Lin.; Trichodes apiarius , Fab. ; Oliv., col. IV, 76, 1, 4) est bleu, avec les étuis rouges. Ils sont traversés par trois bandes d'un bleu foncé, dont la dernière occupe l'extrémité. La larve dévore celle de l'abeille domestique, et nuit beaucoup aux ruches. Celle d'une autre espèce (Trichodes alvearius, Fab.; Oliv., ihicl., I, 5 a, b; Réaum., insect., VI, vm, 8-10 (e)), presque semblable à la précé- dente, mais ayant une tache d'un noir bleuâtre à l'écusson , vit dans les nids des abeilles maçonnes (G. Osmie) de Réaumur, et se nourrit aux dé- pens de leur postérilé. (i) L'organe générateur mâle est beau- largement échancré. Ce sont, avec les Peltîs coup plus compliqué cpie celui des Mélyri- de Fabricius, les seuls coléoptères qui aient des, des Lampyrides , et autres Malacoder- six vaisseaux biliaires. Leur insertion est mes. Le dernier anneau de l'abdomen est cœcale. (a) PI. 33 , 6g. S c. (b) PI. 33 , fig. 8 b. (c) PI. 33, fig. Se. (il) PI. 33, fig. 84. (c) PI. 33, fig. S. 252 INSECTES COLÉOPTÈRES. LES NÉCROBIES (NECROBIA. Latr. — Corynetcs. Fab.) (PI. 39.fig.9O Ont les quatre palpes terminés par un article de la même grandeur, en forme de triangle allongé et comprimé («); les second et troisième articles des antennes presque égaux, et la massue terminale allongée et à articles lâches. Le devant du corselet n'offre point de dépression. La Nécrobie violette (Necrobia violacca. , Oliv., col., ibid., 76 bis, I, lf Dermestes viola cens , Lin. (£) , est petite, d'un bleu violet ou verdûtre, avec les pieds de la même couleur. Ses étuis ont des points disposés en séries longitudinales. Elle est très commune au printemps, dans les maisons. On la trouve aussi dans les charognes. (1) Nous terminerons cette tribu par un sous-genre, dont les deux avant» derniers articles des antennes, plus ou moins dilatés au côté interne, en manière de dents, composent avec le dernier, qui a une forme ovalaire, une massue en scie ou semi-peclinée (c). Les palpes sont terminés par un article plus grand, soit en forme de triangle allongé cl comprimé, soit en forme de hache. Tels sont LES ÉNOPLIES. [Enoplium, Latr. — Tillus, Oliv., Fab. — Coryncles. Fab.) (2) (PI. 33. Cg. 10.) La cinquième tribu des malacodermes, celle des pti- niores ( Ptinioves), a pour type le genre Ptinus de Lin- (1) Voyez Olivier, genre Yécroble. et Ejusd., T. damicornis ; Schœnli., Synon. insect., 1, a, p. 5o. Dermestoides , Schœff. , l'.lein., entom. , (1) Tillus serraticomis, Oliv., col. II, c38j Corynetes sanguinicollis,'Fa.b. Voyez ■ii, r, aj Schœnk., Synon. insect., 1, 2, p. i<»- '/• fVeberi, Fab.; (a) PI. 33, fig. g a. (b) PI. 33, fig. g (c] Pi. î I, fig. 10 FAMILLE DES SERRICOUNES. 233 nseus et quelques autres qui en dérivent, ou qui s'en rap- prochent le plus. Le corps de ces insectes est de consis- tance assez solide, tantôt presque ovoïde ou ovalaire , tantôt presque cylindrique, mais généralement court et arrondi aux deux bouts. La tête est presque globuleuse ou orbiculaire, et reçue, en grande partie, dans un cor- selet très cintré ou voûté, en forme de capuchon. lies an- tennes des uns sont filiformes ou vont en s'amincissant vers le bout, soit simples, soit flabellées, pectinées ou en scie; et celles des autres se terminent brusquement par trois articles plus grands et beaucoup plus longs. Les mandibules sont courtes, épaisses et dentées sous la pointe. Les palpes sont très courts et terminés par un ar- ticle plus grand, presque ovoïde ou en triangle renversé. Les jambes sont sans dentelures, et les éperons de leurs extrémités sont très petits. Les couleurs sont toujours obscures et peu variées. Tous ces insectes sont de petite taille. Loi^squ'on les touche, ils contrefont le mort, en baissant la tête, en inclinant leurs antennes et en con- tractant leurs pieds; ils demeurent quelque temps dans cette léthargie apparente. Leurs mouvemens sont, en gé- néral, assez lents; les individus ailés prennent rarement le vol pour s'échapper. Leurs larves nous sont très nuisi- bles, et ont une grande ressemblance avec celles des sca- rabées. Leur corps, souvent courbé eu arc, est mou, blanchâtre, avec la tête et les pieds bruns et écailleux. 234 INSECTES COLÉOPTÈRES. Leurs mandibules sont fortes. Elles se construisent , avec les fragmens des matières qu'elles ont rongées, une co- que, où elles se changent en nymphes. D'autres espèces établissent leur domicile à la campagne, dans le vieux bois, les pieux et sous les pierres; elles ont d'ailleurs les mêmes habitudes. Tels sont les caractères généraux du genre DES PTINES. (PTINUS. Lin.) Les uns ont la têle et le corselet, ou la moitié antérieure du corps, plus étroits que l'abdomen , des antennes toujours terminées d'une manière uniforme, simples, ou très peu en scie, et presque aussi longues au moins que le corps. LES PTINES propres (PTINUS. Lin., Fab. — Bnichns. Geoff.j (PI. 33, lig. i.) Ont les antennes insérées entre les yeux, qui sont saillans ou convexes. Leur corps est oblong. Ils se tiennent, pour la plupart, dans l'intérieur des maisons, princi- palement dans les greniers et les parties inhabitées. Leurs larves rongent les herbiers et les dépouilles préparées et sèches d'animaux. Les antennes des mâles sont plus longues que celles des femelles, et dans plusieurs es- pèces, ces derniers individus sont dépourvus d'ailes. Le P. voleur (b) (P. fur., Lin., Fab.; P. Intro , strialus, F.), Oliv., col. II, 17,1, 1, 3; 11, 9, var. du mâle; long d'une ligne et demie, d'un brun clair; antennes de la longueur du corps ; corselet ayant de chaque côté une émi- nence pointue, et deux autres arrondies et couvertes d'un duvet jaunâtre, dans l'intervalle; deux bandes transverses, grisâtres, formées par des poils, sur les étuis. («) PI. 33. fig. ,.. FAMILLE DES SERRICORNES. 233 Suivant de Géer, il se nourrit de mouches et autres insectes morts qu'il rencontre. Sa larve fait un grand dégât dans les herbiers et les collections d'histoire naturelle. L. P. impérial P. imperialis, Fab.), Oliv., ibid., I, 4, remarquable par deux taches des étuis représentant, par leur réunion, la figure grossière d'une aigle à deux tètes. Vit sur le vieux bois. (1) J'ai trouvé fréquemment sur des excrémensle P. germain (Latr., Gen. crust. et insert... 1, pag. 279), qui a beaucoup de rapport avec le P. vo- leur. (2) LES GIBBIES, (GIBBIUM. Scop. — Ptinus. Fab., Oliv.) (PI. 33, fig. 12.) Où les antennes sont insérées au-devant des yeux , qui sont aplatis et très petits; où l'écusson manque ou n'est point distinct, et dont le corps est court, avec l'abdomen très grand, renflé, presque globuleux et demi- transparent. Les antennes sont plus menues vers leur extrémité, et les étuis sont soudés. Ces insectes font aussi leur séjour dans les herbiers et les collections. (3) Les autres ont le corps soit ovale ou ovoïde, soit presque cylindrique ; le corselet de la largeur de l'abdomen , du moins à sa base ; les antennes tantôt uniformes et en scie ou peclinées, tantôt terminées par trois articles beaucoup plus grands que les précédens; elles sont plus courtes que le corps. (i) Cette espèce nous parait devoir être nier article en forme de cône renversé. Les placée dans le genre bédobie [Hedobia] du antennes sont rapprochées à leur base. Catalogue de la collection de M. le comte [%) Foyez, pour la Synonymie des espè- Dejean. Il diffère de celui de Ptine par les ces de ce genre, Schœnherr, Synon. insect., antennes plus écartées, un peu en scie, et II, p. 106. surtout par les tarses, qui sont courts et (3) Ptinus scotias , Fab. ; Oliv. , coll. , composés d'articles presqu'en forme de ibid., i, 2; Panz. , Faim, insect. Germ., cœur, larges, le dernier surtout; les cro- V, 8 ; chefs de celui-ci sont même cachés. Dans les P. stdcatus , Fab. Ptines , ces tarses sont étroits , avec le der- insectes. 3© 250 INSECTES COLEOPTERES. LES PTILINS, (PTILINUS. Geoff., Oliv. - Ptùius. Lin.) (Pi. 34, fig. 1.) Dont les antennes, depuis le troisième article, sont fortement pectinées 011 en panache dans les mâles (a), et en scie dans les femelles. Ces insectes vivent dans le bois sec, et le percent de petits trous. C'est là aussi qu'ils s'accouplent; l'un des sexes est en dehors et suspendu en l'air. (1) LES XYLETINES. (XYLETINUS. Latr. — Ptilinus. Fab.) (PI. 34, «g. a.) Auxquels nous réunissons les ocuikes (Ochina) de MM. Ziégler et Dejean, ont les antennes simplement en scie dans les deux sexes (/<). (2) LES DORCATOMES. (DORCATOMA. lïerbsl, Fab.) (PI. 34, fig. 3.) Où les antennes finissent brusquement par trois articles plus grands, et dont les deux avant-derniers en forme de dents de scie; elles ne sont com- posées que de neuf articles (<-). (3) (1) Ptilinus pectinicornis , Fab. ; Oliv., col. II. 1 7 bis, 1, 1 ; P. peclinatus, Ful>. ; ejusd. , P. serra- tas; Pt'uuts dcnticoruis, var.; Panz., ibid., VI, 9; XXXV. r>. (2) Ptilinus pailens , Gcrm. ; Ptinus serricornls , Fab. Dans VOchina hederee, les antennes sont un peu plus lon- gues que celles (les Xylétines, un peu moins en scie , avec les second et troisième arti- cles, presque de longueur égale. Je n'ai point examiné les autres espèces d'Ochiues mentionnées par M . le comte Dejean, dans son Catalogue (p. 40) • < Dorcatoma dresdensi$,Werhst.,co\., IV, xxxix, 8. (a) PI. 34, fig. la. (A) PI. 34, fig. 2. («0 PI. 34, fig. 3. FAMILLE DES SERRICÛRNES. 237 LES VRILLETTES. (ANOBIUM. Fab , Oliv. — Ptinus. Lin. — Byrrhus. Geoff.) (IM. 34, fig. 4-> Où les antennes sont également terminées par trois articles plus grands ou plus longs, mais dont les deux avant-derniers en cône renversé et al- longé, et celui du bout ovale ou presque cylindrique; elles ont onze ar- ticles, (a) Plusieurs espèces de ce genre habitent l'intérieur de nos maisons, où elles nous font beaucoup de tort dans leur premier état, celui de larve, en rongeant les planches , les solives, les meubles en bois, les livres, qu'elles percent de petits trous ronds, semblables à ceux que l'on ferait avec une vrille très fine. Leurs excrémens forment ces petits tas pulvéru- lens de bois vermoulu que nous voyons souvent sur le plancher. D'autres larves de vrillettes attaquent la farine, les pains à cacheter que l'on garde dans les tiroirs, les collections d'oiseaux, d'insectes, etc. Les deux sexes, pour s'appeler dans le temps de leurs amours et se rap- procher l'un et l'autre, frappent plusieurs fois de suite et rapidement, avec leurs mandibules, les boiseries où ils sont placés, et se réponden. mutuellement. Telle est la cause de ce bruit, semblable à celui du batte- ment accéléré d'une montre, que nous entendons souvent, et que la su- perstition a nommé Vhorloge de la mort. La V. damier (*) (A. tesselatum, Fab), Oliv. , col. 11, 16, 1, 1, longue de trois lignes, d'un brun obscur et mat, avec des taches jaunâtres, for- mées par des poils ; corselet uni ; étuis sans stries. La V. opiniâtre {Ptinus perlinax , Lin.; A. striatum, F.), Oliv., ibid. 1, 4, noirâtre; corselet ayant , à chaque angle postérieur, une tache jau- nâtre, et près du milieu de sa base une élévation comprimée , divisée en deux, en devant, par une dépression, étuis à stries ponctuées. Elle préfère, d'après les observations de De Géer, se laisser brûler à petit feu, plutôt que de donner le moindre signe de vie, lorsqu'on la tient. La V. striée d'Olivier, ou VAnobium pertinax de Fabricius (Panz., ibid., LXVI, 5), ressemble beaucoup à la précédente ; mais elle est plus petite et n'a pas de taches jaunes aux angles postérieurs du corselet. Elle est très commune dans les maisons. M. Dufour a observé que des appen- dices forment autour de son pylore une sorte de fraise. («) PI. 34,fig. 4«. (b) PI. 34. fig.4. «238 INSECTES COLÉOPTÈRES. La V. de la farine (A. paniceum, Fab.; A. minulum, ejusd.), Oliv., iliid. II, 9, est très petite, fauve, avec le corselet lisse, et les étuis striés. Elle ronge les substances farineuses, et ravage les collections d'insectes, lors- qu'on la laisse s'y multiplier. Elle s'établit aussi dans le liège. (1) La troisième et dernière section des serricornes , for- mant aussi une dernière tribu, celle des limebois {Xy- lotrogi), et se distinguant, comme nous l'avons déjà dit, des deux précédentes à raison de la tête entièrement dé- gagée, se compose du genre DE LYMEXYLON. (lymexylon. Fab.) Nous le partagerons ainsi : Les uns ont les palpes maxillaires beaucoup plus grands que les labiaux, pendans, en forme dépeigne ou de houppe dans les maies (a), terminés par un grand article ovoïde dans les femelles. Les antennes sont courtes, un peu élargies vers leur milieu et amincies vers le bout (b). Les tarses sont filiformes, avec tous les articles entiers; les quatre postérieurs sont longs et très grêles. Ceux dont les élytres sont très courtes, sous la forme d'une petite écaille, composent le genre D'ATRACTOCÈRES, (ATRACTOCERUS. Palis, de Beauv. — Necydalis. Lin. — Lymexylon. Fab.) (PI. 34, fig. 5.) Les antennes sont comprimées, presque en fuseau (c). Le corselet est carré et l'abdomen déprimé. (i) Voyez Scliœnli., Synon. iasect., I, se rapportent au genre Cis. > , p. ioi. Quelques espèces de Falineius (a) PI. 34, fig. 7 a. (4) PI. 34, fig. 5 a. (c) PI. 34 , fig. S a. FAMILLE DES SERRICORNES. 239 VA. nécydaloïde (A. necydaloides , Palis, de Beauv. , Magaz. encycl. ; Necydalis hrevicornis, Lin.; Lymexylon abhreviatum , Fab.; Macrogaster abbreviatus, Thunb.) (a) se trouve en Guinée, et parait peu différer d'une autre espèce que l'on reçoit du Brésil. Le Muséum d'histoire naturelle en possède une seconde beaucoup plus petite, et parfaitement distincte, renfermée dans du succin. On en trouve une autre à Java. Ceux où les élytres sont de la longueur de l'abdomen ou guère plus courtes, forment deux sous-genres. Ici les antennes sont comprimées en scie et à articles transversaux (t); le corselet est presque carré. Tels sont LES HYLECOETES. (HYLECOETUS. Latr. — Meloe, Cantharis. Lin. — Lymexylon. Fab.) (PI. 34, 6g. 6.) L'//. dermesloïdes {c) {Meloe Marci , Lin., le mâle; Lymexylon morio , Fab., et L. probosoideum , item; Cantharis dermestoïdes , Lin., la femelle, L. dermestoïdes , Fab., item; Oliv., col. II, 25; I, 1, 2, item). La femelle est longue de six lignes, d'un fauve pâle, avec les yeux et la poitrine noirs. Le mâle est noir, avec les étuis tantôt noirâtres, tantôt roussâtres, avec l'extrémité noire. — En Allemagne, en Angleterre et au nord de l'Eu- rope. Là, les antennes sont simples, peu ou point comprimées, presque mo- niliformes(^). Le corselet est presque cylindrique. LES LYMEXYLONS propres. (LYMEXYLON. Fab. — Cantharis. Lin. — Elaleroides. Schaeff.) (PI. 34, fig. 7) Le L- naval (e) (L. flavipes , Fab., mâle; ejusd., L. navale, fem. ; Oliv., ibid. I, 4), de la longueur du précédent, mais plus étroit, d'un fauve pâle, avec la tète, le bord extérieur et le bout des étuis noirs; cette der- nière couleur domine un peu plus dans le mâle. Cet insecte est très commun dans les forêts de chênes du nord de l'Europe, mais assez rare aux environs de Paris; sa larve est fort longue et très grêle, presque {a) PI. 34, fig. 5. (b) PI. 34, fig. fia. (<-) PI. 34, fig. 6 (rf) PI. 34, Cg. 7 A. (e) PI. 34, fig. 7. 240 INSECTES COLÉOPTÈRES. semblable à une filaire. Elle s'était, il y a quelque temps, tellement mul- tipliée à Toulon , dans les chantiers de la marine , qu'elle y avait causé de grands ravages. (1) Les autres ont les palpes fort courts et semblables dans les deux sexes (a) (2). Les antennes sont toujours simples et de la même grosseur partout [b). Les tarses sont courts, et le pénultième article est bilobé dans quelques-uns. Le corps est de consistance solide , avec le dessus de la tête inégal ou sillonné, et le corselet presque carré ou suborbiculaire. LES CUPÈS, (CUPES. Fab.) (PI. 34, fig. 8.) Où les antennes sont composés d'articles presque cylindriques (c), et où le pénultième des tarses est bifide. Les mandibules sont unidentées sous la pointe (. (a) PI. 34, fig. 8 b. (b) PI. 34 , fig- 8 c (' ) ''b >i. ûg ' S '"• (d) PI. 34, fig. S a. (<•) PI. 34, fig. S b (/) Pb 34, fig. 9. FAMILLE DES CLAVICORNES. 24 1 Les mandibules sont, à ce qu'il m'a paru, rétrécies est presque tricuspi- déesà leur extrémité. Le menton est corné, très grand, en forme de bou- clier, terminé supérieurement par trois dents ou pointes. Les palpes sont- fort courts. Nonobstant le nombre des articles des tarses, ce genre parait se rappro- cher des Cucujes et même de certains Brentes , a trompe courte dans les deux sexes. Les habitudes sont les mêmes que celles des xylophages. (1) La quatrième familie des coléoptères pentamères , celle DES CLAVICORNES, (CLAVICORNES.) (PI. 3.', à pi 87.) Ayant , de même que la précédente , quatre palpes , et des étuis recouvrant le dessus de l'abdomen où sa plus grande portion en diffère par ses antennes presque tou- jours plus grosses vers leur extrémité ("), souvent même en massue, perfoliée ou solide; elles sont plus longues que les palpes maxillaires , avec la base nue ou à peine re- couverte. Les pieds ne sont point propres à la natation, et les articles des tarses, ou du moins ceux des postérieurs sont ordinairement entiers. Ils se nourrissent, dans leur premier état, au moins de matières animales. Nous diviserons cette famille en deux sections, dont (1) Rhysodes exaratus , Daim., Analect. découvrir cette espèce dans les Pyrénées, cntom., pag. g3. M. Léon Dufour vient de (a) PI. 34, fig. n. 242 INSECTES COLÉOPTÈRES. la première aura pour caractères communs : antennes toujours composées de onze articles, plus longues que la tête, ne formant point depuis le troisième, de massue en fuseau ou presque cylindrique; leur second article point dilaté en matière d'oreillette. Dernier article des tarses ainsi que ses crochets , de longueur moyenne ou petit. Ces clavicornes vivent hors de l'eau , tandis que ceux de la seconde section sont acjuatiques ou riverains, et nous conduisent ainsi aux palpicornes, coléoptères pour la plupart aquatiques, et dont les antennes n'ont jamais au- delà de neuf articles. La première section comprendra plusieurs petites tribus. La première, celle des palpeurs (Palpatores), nous paraît devoir venir, dans une série naturelle, près des Psélaphes et des coléoptères de la famille des Brachély- tres (i). Leurs antennes, de la longueur au moins de la tête et du corselet, vont un peu en grossissant vers le bout, ou sont presque filiformes, avec les deux premiers articles plus longs que les suivans ("). La tête est distin- guée du corselet par un étranglement, et ovoïde. Les pal- pes maxillaires sont longs, avancés, et renflés vers leur extrémité. I /abdomen est grand, pvalaire ou ovoïde, et (i) C'est ce qui nous paraît résulter (1rs organes de la manducalion et des habitudes. f. ; Notoxus minutas, les petites espèces de nos environs, a trouvé Faun. insect. Gerni., XXIII, 5; dans une fourmilière le S. elavatus de S. Gotiarti, Latr., I, vm, G; M. Gyllenhall. Ce fait, et quelques autres, S. hirticollis ? Gyll. ; nie confirment dans l'opinion que ces iu- S. minutas, ejus. ; Anthicus minutus , sectes viennent, avec les Psélaphes, à la Fab. Foyez Schœnh.; Synon. insect., I, n, suite des Brachélytres. p. 57. M. Duros, garde-du-corps du roi, (a) PI. 35, fi K . 1 a, -, a. FAMILLE DES CLAVICORNES. 2 lli dilaté en devant, et les élytres tronquées. Les mandi- bules sont fortes, avancées, et souvent d'inégale gran- deur. Les palpes sont presque filiformes, ou légèrement plus gros à leur extrémité, et terminés par un article ovalaireou ovoïde. Sous le rapport des habitudes, et à raison des dentelu- res de leurs jambes et de quelques autres caractères, ces insectes semblent se rapprocher des Lamellicornes co- prophages. Mais, par d'autres considérations, fondées sur lanatomie, ils viennent naturellement près des bou- cliers ou silpha: telle est aussi l'opinion de M. Dufour (//nnal. des Scienc. nat., octob. 182/jj. Le canal digestif de l'espèce qu'il a disséquée (sinuatus) a quatre à cinq fois la longueur du corps. L'œsophage est très court ; le renflement oblong, venant immédiatement après, offre à travers ses parois quelques traits brunâtres, qui semble- raient annoncer l'existence de pièces intérieures propres à la trituration, et s'il en était ainsi, ce renflement méri- terait le nom de gésier; le ventricule chilifique est fort long, replié sur lui-même, et hérissé de papilles poin- tues et très saillantes. Les vaisseaux hépatiques ont six insertions distinctes autour du ventricule chylifique (Ibid., juillet i82Ô). Leur nombre, selon llamdohr, ne serait que de trois, et chacun d'eux aurait ainsi deux in- sertions: mais une telle disposition de ces vaisseaux est douteuse. 24(i INSECTES COLÉOPTÈRES. Ces animaux se nourrissent de matières cadavéreuses ou stercoraires , de substances végétales corrompues , comme le fumier, les vieux champignons, etc.; quelques autres font leur séjour sous les écorces des arbres. Leur démarche est lente; ils sont d'un noir très brillant, ou de couleur bronzée. Celles de leurs larves qu'on a obser- vées (jnerdarius, cadaveriniis) se nourrissent des mêmes substances que l'insecte parfait. Leur corps est presque de forme linéaire, déprimé, presque glabre, mou et d'un blanc jaunâtre, à l'exception de la tête et du premier segment, dont le derme est écailleux et brun ou rougeâ- tre; il est pourvu de six pattes courtes, et se termine postérieurement par deux appendices articulés, et un prolongement anal et tubulaire; la plaque écailleuse du premier segment est cannelée longitudinalement. Cette tribu comprendra exclusivement, ainsi que nous l'avons dit plus haut, le genre DES ESCARBOTS. (HISTER. Lin.) M. le baron Paykull s'était borné à en détacher quelques espèces à forme très aplatie, et dont il compose celui d'Hololepte ; mais le docteur Leach (Zool. miscell., 111, p. 76) en a établi quatre autres. Les uns ont les jambes, ou les antérieures au moins, triangulaires, den- tées extérieurement, les antennes toujours découvertes et libres, le corps généralement carré, peu ou point renfle FAMILLE DES CLAVICORNES. "J47 On peut les diviser en deux sous-genres. Dans le premier, celui D'HOLOLRPTE, (HOLOLEPTA. Payk.) (PI. 35, lig. i.) Le corps est très aplati, le présternum ne s'avance point sur la bouche, elles quatre jambes postérieures n'ont qu'un seul rang d'épines; le lobe terminal des mâchoires est prolongé; le menton est profondément échan- cré, et les palpes, proportionnellement plus avancés, sont formés d'articles presque cylindriques. Us se tiennent sous les écorces des arbres. L'animal figuré par M. Pay- kull comme la larve d'une espèce de ce sous-genre est celle d'une espèce de syrphe ou de mouche. (1) Les autres histéroïdes, dont le présternum s'avance sur la bouche, dont les mâchoires se terminent par un lobe court, avec les palpes peu avancés et composés d'articles qui, à l'exception du dernier, sont plutôt en cône renversé que cylindriques, et dont le menton, enfin, est légèrement échan- cré, rentreront dans le sous-genre D'ESCARBOT proprement dit. (HISTER.) (PI. 35. (in. i.) Quelques espèces, dont les quatre jambes postérieures n'ont, ainsi que les hololeptes, qu'une seule rangée de petites épines, et vivent aussi sous les écorces d'arbres, composent les genres platysome {Platysoma), et DENDROPHlLE [Dendrophilus), de M. Leach. Le premier (2) ne diffère du second (3) qu'en ce que le corps est aplati en dessus, et que le corselet est plus court, et rétréci en devant. Une espèce de la même division, Yetcarbot à trompe {H. proboscideus , Payk., Monog., VIII, 4), a une forme particulière. Son corps est long et étroit, avec le corselet plus d'une demi-fois plus long que large. Les autres escarbots ont deux rangées d'épines aux quatre jambes postérieures. Ce sont les seuls que M. Leach laisse dans le genre hister. (i) Hister. Monog., pag. rot et suiv. Il '. flavlcorms , ejusd., VIII, 6; (2) Hister picipes, Fab. ; Payk., ibid., H. oblongus , ejusd., X, 3. VIII, 5; (3) A.punctatus, ejusd., VII, 5, 248 INSECTES COLÉOPTÈRES. VE. nnicolor'yH. unicoior, Lin. ; Payk., ibid., II, 7), long de quatre li- gnes, entièrement noir, luisant; trois dentelures au côté extérieur des deux premières jambes; deux stries de chaque côté du corselet, et quatre sur la partie extérieure de chaque étui, de leur longueur, et dont la plus voisine du bord interrompue. Très commun. Le nombre des dentelures des jambes, celui des stries du corselet et des élytres, leur ponctuation, la forme du corps, ont fourni à M. l'aykull d'ex- cellens caractères, au moyen desquels il a bien signalé les espèces. Une dernière division de cette tribu comprend des hisléroïdes très petits, à corps épais, presque globuleux, dont le présternum peu ou point comprimé latéralement, point avancé sur la bouche, est droit en devant. Dans les uns (abrée, Abrœiis , Leach.), il se prolonge jusqu'aux angles an- térieurs du corselet, et recouvre entièrement les antennes dans leur con- traction ; il est plus étroit dans les autres (ONTHOnilLL , Onthophilus , ejusd.); mais ici la massue des antennes se loge dans une cavité orbicu- laire et très distincte, situé sous l'angle antérieur du corselet. Les jambes antérieures sont souvent étroites, presque linéaires et sans dents. Le der- nier demi-segment supérieur de l'abdomen est courbé intérieurement et parait le terminer. (1) Les autres elavicornes ont les pieds insérés à égale distance les uns des autres. Ceux de ces coléoptères où ces organes ne sont point contractiles, ou dont les tar- ses, au plus, se replient contre la jambe, qui ont des mandibules le plus souvent saillantes et aplaties, ou peu épaisses, et dont le présternum n'est jamais dilaté anté- rieurement, composeront cinq autres tribus. La troisième tribu de la famille, celle des sii.vhalks (i) Le docteur Leach rapporte au G. cents de M. Germar (Insect. Spec \\o\., Alrœus VII. globosus, Payk., VIII, 2; I, p. 85, r, 1) semble venir naturellement VII. minutas, ejusd., VIII, 1 ; et à son après les Histèroïdcs, d'après la forme de» genre Onthophilus , les escarbols suivans : antennes , des pattes , etc. ; mais les él) très H. striatus, Payk., ibid., XI , 1 ; //. sul- recouvrent l'abdomen, et les mandibules ne ratus, X, S ; 1'//. hispidus, du même, XI, - sont point saillantes. .le n'ai mi aucun in- 2, parait être congénère. Le genre Ceuto- dividu de ce genre. FAMILLE DES CLAVICORNES. 249 (Silphales), offre cinq articles très distincts à tous les tarses, et les mandibules terminées en une pointe entière, ou sans échancrure ni fissure (°), d). Les antennes se terminent en une massue le plus souvent perfoliée, et de quatre à cinq articles ('). Les mâchoires ont, dans la plu- part, une dent cornée au côté interne. Les tarses anté- rieures sont souvent dilatés, du moins dans les mâles. Les élytres du plus grand nombre ont au bord extérieur une gouttière, avec un fort rebord. Cette tribu se compose du genre DES BOUCLIERS. (S1LPHA. Lin. — Pellis. Gcoff.) Ici les antennes se terminent brusquement en une massue courte et so- lide, formée par les quatre derniers articles (c); le second est plus grand que les suivans. Le corps est presque carré, avec les élytres tronquées, les jambes dentées, les tarses simples, les mandibules bidentées au côté in- terne, et le dernier article des palpes maxillaires aussi longs que les deux précédons réunis. Les mâchoires ont une dent cornée au côté interne. Ces insectes ressemblent tellement aux escarbots, que Fabricius les a confon- dus avec eux. Tels sont LES SPHERITES. (SPHiERITES. Dufst. — Sarapus. Fisch. — Hisler. Fab. —Nitidida. Gyll.) '.2) Là les antennes se terminent en une massue perfoliée. (i) Le cote interne cependant offre quel- Hisler glabmtus, Fab. ; Sturm., I, xxj Sa- quefois des dentelures, et telles sont celles rapus, Fisch., Mém. de la Soc. des nalur. des Sphérites. de Moscou. (2) Duftsch., Faun. aust., I, p. 206; (a) PI. 35, fïg. lia. {/•) PI. 35, 6g. 3 a, 4 «, 5 a. (c) PI. 35. ûg. 3a. •250 INSECTES COLÉOPTÈRES. Tantôt le corps est oblong, avec la tête étranglée postérieurement, aussi large ou guère plus étroite que le bord antérieur du corselet ; cette partie est en forme de carré arrondi aux angles; les élylres sont en carré long, brusquement et fortement tronquées à leur extrémité postérieure. Les cuisses postérieures, du moins dans les mules, sont ordinairement ren- flées. Le dernier article des palpes maxillaires est un peu plus grêle que le précédent, presque cylindrique, un peu aminci vers le bout et obtus. Les tarses antérieurs sont dilatés dans les mules. LES NECROPHORES. (NECROPHORUS. Fab. — Silpha. Lin. - Dermestes. Geoff.) (PI. 35, fig. 3.) Les antennes, guère plus longues que la tête, sont terminées brusque- ment en une massue presque globuleuse, de quatre articles (a) ; le premier est long et le second beaucoup plus court que le suivant. Le corps est presque parallélipipède , avec le corselet plus large en devant, toutes les jambes fortes, élargies à leur extrémité et terminées par de forts éperons, et les élytres tronquées à angle droit. Les mâchoires sont dépourvues d'onglet corné. L'instinct qu'ils ont d'enfouir les cadavres des taupes, des souris, et autres petiis quadrupèdes, les a fait nommer enterreurs,j>orle-morts. Ils se glissent dessous, creusent la terre, jusqu'à ce que la fosse soit assez profonde pour contenir le corps, et l'y font entrer peu-à-peu, en le tirant à eux; ils y déposent leurs œufs, et leurs larves trouvent ainsi leur nourriture. Elles sont longues, d'un blanc grisâtre, avec le dessus de leurs anneaux antérieurs revêtu d'une petite plaque écailleuse d'un brun fauve, et de petites pointes élevées sur les derniers. Elles sont munies de six pattes et de mandibules assez fortes. Pour passer à l'état de nymphes, elles s'enfoncent profondément dans la terre, et s'y construisent une loge, qu'elles enduisent d'une substance gluante. Ces insectes, ainsi que beaucoup d'autres qui vivent dans des matières cadavéreuses, ont une forte odeur de muse. Leurs habitudes ont, dans ce dernier temps, fixé l'attention de ceux qui font métier de la des-' truction des taupes, et l'ouvrage intitulé l'Art du taupier, nous offre à cet égard quelques faits qui avaient échappé à l'observation des naturalistes. Il faut que ces insectes aient un odorat très fin, puisque peu de temps après qu'une taupe a été tuée, l'on ne tarde pas à voir voler autour des nécrophores, qu'on eût vainement cherché dans ce lieu auparavant. («) PI. 15, lig. 3 a. FAMILLE DES CLAVICORNF.S. 2!>l Le canal digestif des nécrophores et des boucliers est trois fois au moins plus long que le corps. L'œsophage est très court, et suivi d'un gésier el- lipsoïde, dont la tunique interne et un peu scarieuse est hérissée, du moins dans plusieurs espèces, de soies pointues, dirigées en divers sens, mais disposées en huit bandes longitudinales, séparées par des intervalles lisses. Le tube intestinal est fort long, surtout dans les nécrophores et les nécrodes. La surface de l'intestin, dans les derniers, ainsi que dans les boucliers, est toute couverte de points saillans et granuleux. Il s'ouvre, soit latéralement, soit directement, dans un renflement lisse que l'on peut, selon M. Dufour (Annal, des scienc. nat., oclob. 1824) comparer à un cœcum. Il reçoit par côté une bourse pédicellée, ovalaire ou oblongue, faisant partie de l'appareil excrémenlitiel. Le nombre des vaisseaux biliai- res, qui sont grêles, très longs, fort repliés, et ont chacun une insertion propre, autour de l'extrémité du ventricule chylifique (Dufour, ibid., juil- let 1825), est de quatre. Il parait, d'après la figure du canal digestif du PiecropAorus vespillo , donnée par Ramdohr, que son gros intestin, au lieu d'élre couvert de papilles granuleuses, aurait des rubans musculeux , transversaux, formant des plis annulaires. Le IV. fossoyeur ou point de Hongrie (a) {Silpha vespillo , Lin.; Oliv., col. II, 10, i, 1); est long de sept à neuf lignes , noir , avec les trois derniers articles des antennes rouges, et deux bandes orangées, transverses et dentées sur les étuis et les hanches des deux pieds postérieurs armées d'une forte dent; leurs jambes sont courbes. Le A*, des morts (N. mortuorum , Fab.; Panz., Faun. insect. germ., XLI, 3), est plus petit, avec les antennes entièrement noires. La seconde bande transverse orangée des élytres de l'espèce précédente ne forme ici ordi- nairement qu'une grande tache en croissant. On la trouve spécialement dans les bois et souvent dans les champi- gnons. Le JV. germanique [N. germanicus , Fab.; Oliv., ibid., 1, 2, a, b) a sou- vent plus d'un pouce de longueur. Il est tout noir, avec le bord extérieur des élytres fauve, et une tache d'un jaune ferrugineux sur le Iront. Le N. inhumeur (A. humalor , Fab.; Oliv., ibid-, 1, 2, c) diffère du précédent par la couleur orangée de la massue des antennes. Il est aussi constammentpl us petit. L'Amérique septentrionale en fournit plusieurs espèces, dont une surtout (grandis. Fab.) surpasse toutes les autres en grandeur. Ce genre {*) IM. >5, fig. 3. INSECTES. $'& '252 INSECTES COLEOPTERES. parait jusqu'ici restreint aux contrées septentrionales de ce continent et de l'Europe. (1) LES NÉCRODES (NECRODES. W'ilk. —Silpha. Lin., Fab.) (PI. 35, fig. 4-) Ont des antennes manifestement plus longues que la tête, terminées en une massue allongée, de cinq articles (a), le second est plus grand que le troisième. Le cor]is est ovale-oblong, avec le corselet presque orbiculaire, plus large dans son milieu, les jambes étroites, allongées, peu élargies au bout, el terminées par deux éperons de grandeur ordinaire, et les étuis tronqués obliquement. On trouve des espèces de ce sous-genre en Europe, dans les contrées équatoi iales du Nouveau-Monde, aux Indes orientales et à la Nouvelle- Hollande. (2) Tantôt le corps est ovalaire ou ovoïde, avec la léte peu ou point étran- glée postérieurement, plus étroite que le corselet; le corselet, soit presque demi-circulaire el tronqué en devant, soit trapézoïde et plus large en ar- rière; les élytres arrondies ou simplement éehancrées à leur extrémité postérieure. Les pieds postérieurs ne diffèrent point, ou peu, sexuellement. Les mâchoires sont armées intérieurement d'une dent ou crochet écail- leux. (h) LES BOUCLIERS proprement dits, (SILPHA. Lin., Fab. —Peltis. Geoff.) ;p: 35, 6g. 5 et t;.) Dont le corps est presque en forme de bouclier, déprimé ou peu élevé, avec le corselet demi-circulaire , tronqué ou très obtus en devant, les ély- (i) Voyez, pour les autres espèces, S. surinamensis , Fab.; Oiiv. , ibid. , Fabricius, Olivier et Schoenh., I. ir , p. Un; 117. S. InmmiKsn, Schreib. , Lin. Tians. , (a) .Silpha littoralis , Fab. ; Oliv. , col., VI, xx, 5; II, 11, 1, S, a, b, c; S, indien, Fab., ele. («) PI. 35, fig. (., (h) PI. 15, fig. fi/<. FAMILLE DES CLAVICORNES. 25" très fortement rebordées et creusées en gouttière extérieurement, les palpes filiformes, et dont le dernier article est presque cylindrique et terminé en pointe dans plusieurs. La plupart vivent dans les charognes et diminuent ainsi la quantité des miasmes qu'elles répandent. Quelques autres grim- pent sur les plantes, et notamment les tiges de blé, où sont de petites Hélix, pour en manger l'animal. D'autres se tiennent sur des arbres élevés, et dévorent les chenilles. Les larves sont pareillement agiles , vivent de la même manière, et souvent rassemblées eu grande quantité. Elles ont beaucoup de ressemblance avec l'insecte parfait. Leur corps est aplati, composé de douze segmens dont les angles postérieurs sont aigus, avec l'extrémité postérieure plus étroite et terminée par deux appendices co- niques. Dans la plupart des espèces, les deux tarses antérieurs des mâles sont seuls plus dilatés que les autres. Les antennes grossissent insensiblement, ou se terminent brusquement en une massue de quatre articles au plus; les second et troisième articles sont peu différens; le dernier des maxil- laires est de la longueur au plus du précédent, et souvent un peu plus court et un peu plus menu. Les espèces où l'extrémité des antennes est distinctement perfoliée ou composée d'articles, qui, à l'exception du dernier, sont transversaux et plus larges que longs, où cette massue est brusque, et dont les élytres sont échancrées à leur extrémité, dans les mules au ;>ioins, forment le genre thanatophile {ihanatophilus) de M. Leach. (1) Celles où les élytres sont entières , mais qui ont d'ailleurs des antennes semblables («), composent celui qu'il nomme oiceptome [Oiceptoma). Le B. ihoracique{b) (S. thoracica. Lin., Fab. ; Oliv., col. II, il, 1, 3, a, b), dont le corps est noir, avec le corselet rouge , soyeux , et trois lignes élevées, flexueuses, dont l'extérieure plus courte, formant une carène et se terminant près d'un tubercule transversal, sur chaque élylre. Dans le mâle, l'extrémité postérieure de ces élytres finit en pointe à la suture. Cette espèce habile plus particulièrement les bois. Une autre espèce, propre aussi aux forêts, mais qui se tient commu- nément sur les jeunes chênes, pour y vivre de chenilles, est le B. à quatre points {S. quadripxinrtnUi , Lin., Fab; Oliv., ibid., I, 7, a, b). Son corps est noir, avec le limbe du corselet et les élytres jaunâtres. Elles (i) Silpha sinuata, Fab. ; Oliv. , ibid. , S dispar., Illig., Gyllenh., etc. II, .2; (l INSECTES COLÉOPTÈRES. ont chacune deux points noirs, l'un à la base et l'autre au milieu. (1) Les Boucliers dont les antennes sont pareillement perfoliées à leur ex- trémité, mais dont la massue est formée graduellement (a) , conservent seuls, dans la méthode du même naturaliste, la dénomination générique de Silpha. Ces espèces se tiennent habituellement dans les champs, sur les bords des chemins, etc. Le B. lisse (S. lœviyata, Fab.; Oliv., ibid.,\, 1, a, b), qui est d'un noir luisant, très pointillé, avec le corselet beaucoup plus étroit en .devant, et les élytres sans lignes élevées. Le B. obscur (S. obscurci , Lin., Fab.; Oliv., ihid., II, 18), d'un noir obscur, avec le corselet tronqué en devant, les élytres plus profondé- ment ponctuées, et trois lignes élevées, mais peu saillantes, courtes, et dont l'intermédiaire plus longue sur chaque élytre. Le B. rèliculè {S. reticulata , Lin.; Panz., Faun. insect. Germ., V, 9), d'un noir opaque , avec le corselet tronqué en devant , trois lignes éle- vées sur chaque élytre, dont l'extérieure plus forte, formant une ca- rène, terminée par un tubercule, et des rides transverses dans les inter- valles. (2) Dans quelques-uns, les antennes ne sont point nettement perfoliées à leur extrémité, les derniers articles étant presque globuleux. Ce sont les phosphuges {Phosphuga) du même. (3) Une espèce de Bouclier d'Allemagne, et qui pourrait former un sous- genre propre (Necropkilus , Latr.), s'éloigne des précédentes par plusieurs caractères. Les quatre tarses antérieurs sont semblables et dilatés a leur base, les deux premiers articles étant sensiblement plus larges, du moins dans les mâles, que les deux suivans. Le troisième article des antennes est plus long que le précédent, et les cinq derniers forment brusquement une massue perfoliée. Le dernier des maxillaires est aussi long que les deux précédens réunis. Cette espèce est la Silpha subterra- nea d'Illiger et de divers autres entomologistes. (i) Ajoute/. S. rugosa, Fab ; Oliv., II. col., LI, t6; tlùd.y 17 ; S. tristis, HHg-, etc. S. apvnua . Fab. (3) S. atrata, Fab.; ejusd. , pedemon- {1) Ajoutez .V. opaca, Fab.; Herbst. , tana, var. ; Oliv., ibid., 1,6. (.1) PI. Si, lijj. 0. FAMILLE DES CLAVICORNES. 255 LES AGYRTES (A.GYRTES. Frœh. - Mycelophagus. Fab.) (PI. 35,fig. 7 ) Ont le corps assez épais , convexe ou arqué en dessus , point en forme de bouclier, avec le corselet presque carré, un peu plus large que long et un peu plus étroit en devant , la marge extérieure des élytres inclinée et sans canal, le dernier article des palpes maxillaires plus gros et ovoïde. (1) Des clavicornes qui nous paraissent se rapprocher, par plusieurs caractères et par leurs habitudes, des Agyr- tes, niais dont les mandibules sont fendues ou bidentées à leur extrémité, composeront une quatrième tribu, celle des scaphidites {Scaphidites). Leurs tarses ont cinq articles très distincts et entiers. Leur corps est ovalaire , rétréci aux deux bouts, arqué ou convexe en dessus, épais au milieu, avec la tète basse, reçue postérieure- ment dans un corselet trapézoïde , point ou faiblement rebordé, plus large postérieurement. Les antennes sont généralement aussi longues au moins que la tête et le corselet, et terminées en une massue allongée, de cinq articles ("). Le dernier article des palpes est conique ( 6 ). Les pieds sont allongés et grêles. Si l'on en excepte quelques espèces (les cholèves), les tarses sont presque identiques dans les deux sexes. (') Agyrtes castaneus, Gyllenh., Insecl. insect. Gerni., XXIV, 20. Je soupçonne Suec, I, m, p. 682; Mycctophagus cas- que l'A. subniger de M. Dejean n'est que laneus, Fab.; M. spinipes , Panz. , Fauu. la femelle. (a) 11. 35, lig. Se. (ù) I>1. 35, Cg. SA. 236 INSECTES COLÉOPTÈRES. Cette tribu composera le genre DE SCAPH1DIE. (SCAPHIDIUM.) LES SCAPHIDIES propres. (SCAPHIDIUM. Oliv., Fab. — Silpha. Lin.) (PI. 3s, fig. S.) Les cinq derniers articles de leurs antennes sont presque globuleux et composent la massue (a). Les palpes maxillaires sont peu saillans et se terminent graduellement en pointe, le pénultième article n'étant guère plus épais que le dernier, à leur jonction (*). Le corps a une forme navi- culaire, avec le corselet un peu rebordé et les étuis tronqués. Ils vivent dans les champignons. On n'en connait qu'un petit nombre d'espèces, dont l'une de Cayenne, et les autres du nord de l'Europe. (1) LES CHOLÈVES (CHOLEVA. Latr., Spence. — Cnlops. Fab. — Petits. Geoff.) (PI. 35, fig. y et io.) Ont la massue de leurs antennes composée d'articles, pour la plupart, presque en forme de toupie, et plus ou moins perfoliée; les palpes maxil- laires très saillans et terminés brusquement en manière d'alône ; le corps ovoïde, avec le corselet plan, sans rebords. Les quatre premiers articles des tarses antérieurs et le premier des intermédiaires sont dilatés dans les mâles de quelques espèces (Cntops blapoides , Germ.). Dans les Cholères proprement dits, les antennes sont de la longueur en- viron de la tête et du corselet; leur huitième article ou le second de la massue, est sensiblement plus court que le précédent et le suivant (c), et même quelquefois peu distinct, le dernier est semi-ovoïde et pointu (2). (i) Oliv., col. ii, 20. publiée par M. Spence , dans lus Transac- (2) Latr., Gêner. crusl, etÎDsect. II,pag. lions île la Société linnéenne de Louches, a6. Foyez la Monographie de ce genre, Paykull et Gyllenhall. (a) PI. 35, fig. 8 c. ('•) PI. 35, fig. S/.. (c) P1.35, fig.ç,.>. FAMILLE DES CLAVICORNES. 2H7 Dans les myloeques {Mylœehus, Latr., Oliv -- Cntops. Payk. Gyll.), les antennes sont plus longues, le huitième article est plus grand que le pré- cédent et presque égal au suivant, le dernier est arrondi et obtus au som- met. (..) (1) La cinquième tribu , celle des nitidulaires (Nitidu- lariœ), se rapproche de celle des silphales, par le corps en forme de bouclier et rebordé; mais les mandibules sont bifides ou échancrées à leur extrémité; leurs tarses semblent n'être composés que de quatre articles ( 6 ) , le premier et le suivant, dans les uns, ne se montrant qu'en dessous et n'y formant qu'une petite saillie, le pé- nultième dans les autres étant très petit et sous la forme d'un nœud renfermé entre les lobes du précédent. La massue des antennes est toujours perfoliée , de trois ou deux articles, et ordinairement courte ou peu allon- gée (•). Les palpes sont courts, filiformes ou un peu plus gros à leur extrémité. Les élytressont courtes ou tronquées dans plusieurs. Les pieds sont peu allongés,avec les jam- bes souvent élargies à leur extrémité, et les tarses garnis de poils ou de pelotes. L'habitation de ces insectes varie selon les espèces; on en trouve sur les fleurs, dans les champignons, les viandes corrompues et sous lesécorces d'arbres. (i) Latr., iiid., p. 3o, VIII, n ; Oliv., Encyclop. méthod.. article Mj/œque. 'a) PI. 35, 6g. .«>. (A) PI. 36, fig. kb. {e) PI. 3fi, fig. r, a a. 258 INSECTES COLÉOPTÈRES. Ils forment le genre DES NITIDULES. (NITIDULA.) Dans quelques-uns, la massue des antennes n'est que de deux articles (a); et le devant de la tète s'avance en manière de chaperon demi-circulaire, aplati, recouvrant les mandibules et les autres parties de la bouche. LES COLOBIOUES. (COLOB1CUS. Latr.) (PI. 36, fig. i.) Dans ce sous-genre et le suivant, les tarses, à partir du point où ils sont mobiles, semblent n'avoir que quatre articles, dont les trois premiers, beaucoup plus courts que le dernier, entiers et simplement garnis en des- sous de poils plus ou moins abondans; ainsi que dans plusieurs clairons d'Olivier, le premier proprement dit ne se montre qu'en dessous, et y fait une petite saillie ; il est aussi garni de poils. Les palpes des Colobiques et ceux du sous-genre suivant se terminent par un article un peu plus gros que le précédent. (1) Dans les autres Nitidulaires, la massue des antennes est de trois arti- cles (J>„ et la tête ne s'avance point au-dessus de la bouche. Tantôt le premier article des tarses, ainsi que dans les Colobiques, est fort court, les trois suivans sont allongés, entiers, égaux et simplement velus en dessous; les palpes sont plus gros à leur extrémité. LES THYMALES. (THYMALUS. Latr. —Pellis. Fab. — Silpha. Lin.) (PI. 36, fig. i ) Dans les espèces dont le corps est presque hémisphérique [limbatus), la massue des antennes est proportionnellement plus courte , le troisième i) Latr., Gêner, ciust. et insect., II p. y, et I, xvi, i. («) PI 36, fig. i. (h) PI. 36, lig 2«, 4". etc. FAMIULK DES CLAVICORNES. 25» article et les suivants sont plus menus que le second (a); les éperons des jambes sont extrêmement petits. (1) Tantôt les trois premiers articles des tarses, du moins ceux des mâles , sont courts, larges, échancrés ou bilobés; le quatrième est très petit, peu ou point apparent {/>); les palpes maxillaires, au moins, sont filiformes. Ici les jambes, ou du moins les antérieures, sont élargies à leur extré- mité, en forme de triangle renversé; le premier article des antennes est ordinairement plus grand que le second, les élytres sont généralement tronqués ou très obtus au bout. Dans les deux sous-genres suivans, le troisième article des antennes est sensiblement plus long que le suivant; la massue est formée brusquement, presque orbiculaire ou presque ovalaire. (c) LES 1PS, (IPS. Fab. — Nitidula. Oliv., Latr. — Sil/pka. Lin.) (PI. 3fi , fig. 3.) Dont le corps est toujours ovale-oblong, déprimé, avec l'extrémité, postérieure de l'abdomen découverte; dont l'une de leurs mandibules (la gauche) est comme tronquée el tridentée à son extrémité, et l'autre élargie et largement échancrée ou concave au même bout (d); et où le lobe ter- minal des mâchoires est allongé. (2) LES NITIDULES propres, (NITIDULA. Fab. — Nitidula. Strongylus. Herbst. — Silpha. Lin.) (PI. 36, fig. 4.) Où les deux mandibules se rétrécissent vers le bout et se terminent en pointe échancrée ou bifide. Les unes sont aplaties, oblongues ou ovoïdes; les autres sont orbicu- (i) ^ores Fabricius, Gyllenhall etShœn- sent devoir être rapportées à son genre herr. Engis. (2) Quelques espèces de Fahririus parais- '«) PI. 36. fig. ia (/.) PI. 16, fig. .',*. (c) PI. 36, fig. 4a. (d) PI. 36, fig. 3, 3 ». INSECTES. '{ î 260 INSECTES COLÉOPTÈRES. laires et bombées, ou proportionnellement plus convexes que les précé- dentes. Aussi quelques auteurs en ont-ils placé certaines espèces dans des genres d'une forme analogue, mais très différons, tels que ceux des Sphé- ridies et des Tritomes. On trouve en grande abondance sur les fleurs la N. bronzée («) [N. œntea , Fab., ejusd., W. viridesccns, rnfipes, Var. ; Oliv., col. II, 11, 12; III, 20, a, b; V, 33, a, b). Elle est petite, ovoïde-oblongue, d'un vert . bronzé brillant, très ponctuée, avec les antennes noirâtres , terminées par une grande massue obtuse; le corselet transversal, légèrement échancré en devant, rebordé latéralement, et les pieds tantôt d'un brun noirâtre, tantôt fauves, (t) Maintenant, le second et'le troisième article des antennes sont presque de la même grandeur, et la massue est allongée en forme de cône renversé ou de poire. (/>) LES CEROUES. (CERCUS. Latr. — Catherètes. Herbst., Illig. — Dermesies. Lin., Fab. — Sphœridiwn. Fab., Gyllcnh. — Nitidula. Oliv.) (PI. 36, fig. 5.) Le corps est déprimé, avec les élytres tronqués. Les deux premiers ar- ticles des antennes sont beaucoup plus grands dans les mâles de quelques espèces que dans leurs femelles, et peut-être ce sous-genre ne devrait-il comprendre que ces espèces; les autres seraient reportées dans le précé- dent. (2) Là, les jambes sont longues, étroites, presque linéaires; les élytres re- couvrent l'abdomen et ne sont point tronqués. Le corps est ovale, avec le corselet trapézoïde; la massue des antennes est oblongue, les deux premiers articles sont presque égaux, et le troisième n'est guère plus long que le suivant, (c) LES BYTURES. (BYTURUS. Lat , Schœnh. - Dermesies. GeofT, Fab., Oliv. —Ips. Oliv.) (3) (PI. 36, fig. 6.) (i) l'oyez Fab.. Oliv., Gyllenh. , p. 245. Schœnh., etc. (3) Foycz Schcrnh.. Synon., Insert., I_ '.') l'oyez Gyllenli., Insert. Suée., 1, 11, p. g5. (3) PI. 36, fig. 4. (*) PI. 3fi, fig. 5. (r) PI. 36, fig 60. FAMILLE DES CLAVICORM S 261 Une sixième tribu, celle des engidites (E rigidités), analogue aux dernières, quant à lechancrure de l'ex- trémité des mandibules, s'en distingue en ce qu'elles ne débordent point ou de très peu, et simplement sur les cô- tés, le labre. Le corps est ovalaire ou elliptique, avec l'extrémité antérieure de la tète un peu avancée en pointe obtuse ou tronquée. Les tarses ont cinq (i) articles dis- tincts, entiers ("), et tout au plus un peu velus en des- sous, le pénultième est seulement un peu plus court que le précédent. Les antennes se terminent en une massue perfoliée, de trois articles (*); les élytres recouvrent en- tièrement l'abdomen; les palpes sont un peu plus gros à leur extrémité. Quelques espèces, très petites, vivent dans l'intérieur des maisons, et on les trouve souvent derrière les vitres des croisées. Ces clavicornes seront réunis en un seul genre, celui DE DACNÉ. (dacne.) LES DACNÉS propres. (DACNE. Lat. — Engis. Fab., Dej. — Erolylus. Oliv.j (PI. 36, fig. ,.) Leurs antennes se terminent brusquement en une massue assez grande, (i) Suivant des auteurs, quelques Crypto- téromères. phages , ou du inoins leurs mâles , sont hé- W PI. 36, fig. ib. (A) p|. 36, «g. -a. 202 INSECTES COLÉOPTÈRES . orbiculaire ou ovoïde , comprimée , composée d'articles serrés, et dont celui du milieu au moins beaucoup plus large que long; le troisième article est plus long que le précédent et le suivant, (a) Le milieu du bord postérieur du corselet est dilaté en arrière ou lobé, ef l'extrémité supérieure du menton est avancée, terminée en pointe tron- quée ou bidentée. (1) LES CRYPTOPHAGES, (CRYPTOPHAGUS. Herbst., Schœnh. - Dermestes. Lin., Fab. — Ips. Oliv., Lat. — Ântheropluiyus. Knocll.) [PI. 3b\ fig. 8.) Dont les antennes moniliformes, avec le second article aussi grand ou plus grand que le précédent, se terminent en une massue moins brusque, plus étroite que dans les dacnés, et espacée {b). (2) Nous passerons maintenant à quelques tribus où le présternum est souvent dilaté antérieurement en ma- nière de mentonnière, et qui diffèrent des précédentes par leurs pieds en tout ou en partie contractiles; les tar- ses peuvent être libres, mais les jambes au moins se re- plient contre leurs cuisses. Les mandibules sont courtes, généralement épaisses et dentées ( c ). Le corps est ovoïde, épais, garni d'écaillés ou de poils caduques, qui le co- (i) Payez Fabricius, Syst. Eleut. presque égaux. Le Cryptophagus silaceus (2) Voyez Schœnh., Synon. Insect. , I, de M. Gyllenhall a, de chaque culé du des- 11, pag. 96. sous de la lète, une saillie eu forme de dent Les antennes des Antlteropliagus sont ou de corne. Les Triphylles de MM. Mé- proportionnellemeni plus grosses , compo- gerle et Dejean ne diffèrent des Ci'ypto- sées d'articles plus transversaux , et termi- pliages que par le nombre des articles des nées presque graduellement en massue ; à tarses. partir du second jusqu'au huitième, ils sont («) t'1. 36,fig. ;«. (A) t'1. .;<:, i.-. .h. (<■) l'I 36, tig. io) PI. 36, fiig. 10. (<■) PI. 36, Kg. 11 ». FAMILLE DES CLAVICORNES. 2G5 Le M. des pelleteries {Dcrmestes pellio , Lin.; Oliv., ibid., II, 11) (a) n'a que deux lignes et demie de long. Son corps est noir, avec trois points blancs sur le corselet, et un sur chaque étui; ils sont formés par un duvet. La larve est fort allongée, d'un brun roussâtre, luisante, garnie de poils roux et dont ceux de l'extrémité postérieure forment une queue. Elle marche en glissant, et comme par secousses, ce que fait aussi l'insecte parfait, ainsi que les dermestes. (1) Dans les autres, tels que LES LIMNICHUS, (LIMNICHUS. Ziég., Dej.) (Pi. 36, fig. 12.) Les antennes grossissent insensiblement, et se terminent par un arlicle plus grand et ovoïde; elles sont grenues et se logent sous les angles an- térieurs du corselet (o). Les mâchoires se terminent par deux lobes, dont l'extérieur étroit, en forme de palpe. Les palpes labiaux sont 1res petits, et le dernier article des maxillaires est plus grand que les précédens, et ovoïde. (2) Dans tous les sous-genres suivans, les antennes, ou du moins leur mas- sue, se logent dans des cavités particulières et latérales du dessous du corselet. Le présternum est toujours dilaté ou avancé en devant, en ma- nière de mentonnière. Ici la massue des antennes est perfoliée et non solide. LES ATTAGÈNES, (ATTAGENUS. Lat. — Megatoma. Ejusd. — Dcrmestes. Fab.) (PI. 36. fig. i3.) Où la massue des antennes est fort grande, presque en scie, et composée (i) Ajoutez le Dermestes megatoma de dans cette dernière espèce, s'avance sur la Fab., dont son macelhrlus paraît être la bouche. femelle; le D. emarginattts de Gyllenhall; (2) Bjrrus sericeus, Dtift.; B. prgmœus, le D. undatus de Fab. Le présternum , Sturm. (a) PI. 36, fig. 11. (A) PI. 36, 11g. 12 «266 INSECTES COLÉOPTÈRES. seulement de trois articles , dont le premier et le dernier, dans les mâles surtout, plus grands. («) Le corps est ovoïde , court , peu convexe. Le dernier article des palpes maxillaires est plus grand et ovoïde. (1) LES TROGODERMES, TROGODERMA. Latr., Dej. - Anthrenus. Fab.) (PI. 36, 6g. 14.) Où la massue des antennes est de quatre articles au moins. (S) Le corps est ovoïde, oblong, et les palpes sont filiformes. (2) La massue des antennes est maintenant solide ou formée d'articles très serrés. Le corps est ovoïde, court, tout couvert de petites écailles cadu- ques. Le corselet est lobé postérieurement. LES ANTHRÈNES, ,'ANTHRENÏJS. Geofl., Fab.— Byrrhns. Lin.) (PI. 36, lig. i5.) Dont les antennes, terminées en une massue en forme de cône renversé, se logent dans des cavités courtes, pratiquées sous les angles antérieurs du corselet, (c) Ces coléoptères sont très petits, vivent sur les fleurs, en état parfait, et rongent, sous la forme de larves, les matières animales sèches et parti- culièrement les insectes des collections. Ces larves sont ovales et garnies de poils, dont plusieurs sont dentelés; ils y forment des aigrettes, et les derniers se prolongent en arrière , sous l'apparence d'une queue. Leur dernière dépouille sert de coque à la nymphe. In Dermestes serra , Fab. ; Attagenus fcornis, Latr., Gen. crust. el insect. , II. serra, Lai. Hist. aat. des crust. el des p. 5g; insect., IX , p. 244 ; ejusd. , Megatoma A . versicolor, Creut/.., Ent. vers., I, [i, serm , Gêner, crust. el insect., I, vm, 10; 21, a; Anthrenus vicnnensis , Herbst., Col. VII, Dermestes sithfasciatiis , Gyll.. Inseel. cxv, 10, k. Suce, I, p. 1 55 . •1) Anthrenus elongatus , Fab.; A. ru- » PI 36, lig. 14. (6) PI. 36, lig. !.',. (r) PI. 16. lig. i5« FAMILLE DES CLAVICORNES. '2) PI. i 7 , «g. 2} Le B. pilule {B. pilula , Lin.; Oliv., col. II, 13, i, 1) (e), long de trois à quatre lignes, noir en dessous, d'un bronzé noirâtre ou couleur de suie, et soyeux en dessus, avec de petites taches noires, entrecoupées par d'autres plus claires, disposées en lignes. M. Waudouer a découvert la larve d'une variété de cette espèce. Elle est étroite, allongée, avec la tête grosse, la plaque du premier segment grande, et les deux derniers plus longs que les autres. Elle se tient sous la mousse. Une autre espèce {strialo-pnnctatus , Dej.), ayant des antennes con- formées de la même manière, forme, à raison de ses tarses, dont le quatrième article est très petit et caché entre les lobes du précédent, une division particulière. Un autre Byrrhe, très petit et hérissé de poils, à des antennes ter- (i) Latr. ibid., II , |>. /,.'( ; Oliv. , Encyclop. mcthod., art. Vosodendn . (n) PI. 3 : , fig. i ... (/<) PL i 7 . lig, 2 , (r) pi. :s : , lig. a. FAMILLE DES CLAVICORNES. '269 minées en une massue de trois articles. Celte espèce forme le genre TRINODE [Trinodes) de MM. Mégerle et Dejean. (1) D'après cette considération, on pourrait aussi détacher des Byrrhes quelques autres espèces analogues (2), dont la massue antennaire n'est composée que de deux articles, et dont le dernier beaucoup plus gros, presque globuleux. Tous les Byrrhes se tiennent généralement à terre , dans les lieux sa- blonneux. (3) On ne peut signaler les clavicornes de notre seconde section , quoique très naturelle , que par la réunion de plusieurs caractères; quelques-uns de ses insectes s'é- loignent de tous les autres clavicornes à raison de leurs antennes, de neuf ou six articles: ce sont ceux qui, à cet égard, semblent le plus se rapprocher de la famille sui- vante. Les antennes des autres clavicornes de la même section sont composées de onze ou dix articles; mais tan- tôt elles ne sont guère plus longues que la tête , et for- ment dès le troisième article une massue presque cylin- drique, ou en fuseau, arquée et un peu dentelée en scie ("); tantôt elles sont presque filiformes, de la longueur de la tête et du corselet ( 4 ) ; mais ici , ainsi que dans la plu- part des autres sous-genres de la même division, les tar- (i) Anthrenus hirtus , Fab. ; Panz. , hall, etc. Faim, insect. Germ., XI, iô. Le G. murmidius de M. Leach appar- (2) Byrrlius erinaceus , Ziegl. ; tient, suivant lui, à cette tribu. Les anten- B. setiger, Illig. nés n'ont que dix articles, dont le dernier (3) Voyez, pour les autres espèces , forme une massue ovoïdo-globuleuse. Foye: Fabricius , Olivier, Schœnherr , Gyllen- le i3'" vol. desTrans. linn., p. 41. (a) PI. 37, Bg. 3 a. {!>) I'l. 37, lig. .', a. 270 INSECTES COLÉOPTÈRES ses sont terminés par un grand article , avec deux forts crochets au bout. Ceux de quelques-uns (Hétérocère , Géorisse) n'ont que quatre articles ("). Le corps de ces coléoptères est généralement ovoïde , avec la tête enfoncée jusqu'aux yeux dans un corselet trapézoïde, rebordé latéralement et terminé postérieu- rement par des angles aigus, le présternum dilaté an- térieurement (i), et les pieds imparfaitement contrac- tiles. On les trouve dans l'eau, sous les pierres, près des rivages , et souvent enfoncés dans la boue ; par la con- struction et la brièveté de leurs antennes, quelques-uns (D/yops) ont de l'affinité avec les Girins. Je diviserai cette section en deux tribus (2); la pre- mière, celle des acanthopodes [Acanthopoda) , est re- marquable par leurs jambes aplaties, assez larges, ar- mées extérieurement d'épines; les tarses courts, de cpiatre articles, et dont les crochets de grandeur ordinaire (''), et par leur corps déprimé. Le présternum est dilaté. Les (1) Les Potamophiles exceptés. b. Jambes simples; tarses de cinq articles. (2) On pourrait encore partager relie Les G. Potamophile, Dryops. section de la manière suivante : lî. Antennes uliformes ou légèrement I. Antennes de onze articles. plus grosses vers le bout, de la longueur de A. Antennes en massue, très courtes. In tète et du corselet. a. Jambes épineuses; tarses de quatre ar- Le G. Elmis. ticles. II. Antennes de neuf ou six articles. Le G. Hétérocère. Le G. Macronyque, Georissi (), et l'extrémité des mandibules entière ou terminée par une seule dent. Ces palpicornes sont tous très petits, nagent peu ou mal, habitent les eaux stagnantes, et s'en éloignent quelquefois, pour se tacher dans la terre ou sous des pierres. Ils composent la famille des hklopiioridéf.s (Uclojihoridea) de M. Leach, dénomination qui nous rappelle le genre Elophorus de Fabricius. Ici la longueur des palpes maxillaires ne surpasse pas celle des an- tennes, ou lui est même inférieure (c). Le chaperon est entier ou sans échancrure notable. Tantôt les palpes maxillaires sont terminés par un article plus gros et ovalaire. LES ELOPIIORES (ELOPHORUS. Fab.— Silpha. Lin.— Dermeslcs. GeoiT.—Ut/drophiliis. De G.) (pi. 33,fig. i) Ont le corps ovale, le corselel transversal, et les yeux peu élevés. (2) (i) « I. a conformation cl la structure des que. » (Léon Dufour, Annal, des se. nat., organes génitaux mâles des palpicornes jus- VI, pag. 172.) tifient pleinement la place que M. Latreille (2) Les Élophores de Fabricius, à l'c.v leur a assignée dans le cadre enlomologi- ceplion des espèces des sous-genres suivans. {a) PI. 38 , fi g . 3 /.. (/,) PI. 38, fig. r b. (<•) PI. 38, lig. I a. FAMILLE DES PALPICORNES. 277 LES HYDROCHUS, (HYDROCHUS. Gerni. — Elophorus. Fab.) (PI. 38, 6g. 2.) Qui ne se distinguent des précédens que par leur forme étroite et al- longée, leur corselet en carré long, et la proéminence de leurs yeux. (i; Tantôt les palpes maxillaires se terminent en manière d'alêne, ou par un article plus grêle, court et conique. LES OCHTHÉBIES. (OCHTHEBIUS. Leach., Genn. — Elophorus. Fab. — Bydrœna. Illig., Latr.) (PI. 3S, lig. 3.) Le corselet est presque semi-orbiculaire. (2) Là, les palpes maxillaires, terminés par un article plus grand que le précédent, en forme de fuseau et pointu au bout, sont beaucoup plus longs que les antennes et la tète. Le chaperon est fortement échancré. Ils ont d'ailleurs le port des Ochthébies. LES HYDR.ENES. (HYDRjENA. Kugel., Leach.) (3) Les autres Hydrophiliens ont le corps ovoïde ou presque hémisphérique et généralement convexe ou bombé, avec le corselet toujours beaucoup plus large que long, et uni, les jambes terminées par de forts éperons, et les tarses le plus souvent ciliés. L'extrémité de leurs mandibules présente (i) Elophorus elongatus , Fab.; 'us marlnus, Gyll. ; Voyez Germ. , iiid., E. crenatùs , ejusd.; 1>. <)o. E. brevis. Gyllenh. ; Fo-\ et Germ. in- (3) E. minimus, Fab.; Gyll. ; Hydrœna sect. Spec. nov., I, pag. 90. riparia, Kugel.; //. longipalpis, Schceuh.; (2) E. pygmœus, Fab.; Hydrœna ripa- Germ. , Faim, insect. Europ. , VIII, 6; ria, Latr. ; . Voyez, pour d'autres espèces, Germ .'insect. Hydra'ita margipatlens , Latr.; Elopho- Sjieç. nov., I-, p. g3. "271! INSECTES COLÉOPTÈRES. deux dents. Ils embrassent la famille des hydrophilidés {Hydrophilidea) dû docteur Leach, ou le genre Hydrophile de Fabricius. Quelques-uns n'ont que six articles aux antennes [a), et leur chaperon est échancré. Tels sont LES SPERCHÉS. (SPERCHEUS. Fal>.) (li (IM. 38, lig. 4.) Dans les suivans, les antennes sont toujours composées de huit ou neuf articles, et le chaperon est entier ou légèrement concave ou bord anté- rieur. Une espèce qui nous a été communiquée par notre ami M. Leach, nous a présenté des caractères singuliers, et qui m'ont déterminé à considérer cet insecte comme le type d'un nouveau sous-genre '2), celui DE GLOBAIRE. (GLOBAKIA.) Que je nommerai ainsi parce que son corps est presque sphérique, comprimé latéralement, et qu'il parait susceptible de se mettre en boule, à la manière des agathidies. Ses antennes ne m'ont paru composées que de huit articles, dont le cinquième dilaté en manière d'épine au côté in- terne, le suivant en cône renversé, allongé, le septième cylindrique et le dernier ou le huitième conique; ces derniers articles forment une mas- sue fort allongée, presque cylindrique et terminé en pointe. Les palpes maxillaires sont un peu plus courts que les antennes. Les yeux sont gros et saillans. Ee corselet est presque semi-lunaire. Les élytres embrassent (i) Spercheus emarginatus, Tah,; Panz., à raison iln nombre des articles des an- Faim, insect, Germ., XCI, 4 M. Bourdon, tenues, j'ai cru devoir le placer immédiate- naturaliste français, qui explore maintenant ment après les Sperchcs. On pourrait, au les Etats de la république de la Colombie, surpins, renverser cet ordre, en commen- a le premier découvert cette espèce aux en- çnnt par les sous-genres qui ont neuf arli- virons de Paris. clés aux antennes, et en terminant par (2) Il semble venir plus naturellement ceux où elles en ont un et trois de moins, prés de celui île Bcrose de M . Leach ; mais, ou par les Globaires et les Sperchcs: M !>!■ 1K, li«. /, a. FAMILLE DES PALPICORNES. 'ii'.i entièrement l'abdomen. La poitrine est dépourvue d'épine sternale. Les quatre jambes postérieures ont à leur extrémité un faisceau de soies, pres- que aussi long que le tarse : l'écusson est petit, en triangle allongé et étroit. La seule espèce connue (G. de Leach) est petite et exotique. Je la crois de l'Amérique méridionale. Tous les autres bydrophiliens ont neuf articles aux antennes, et la massue est ovalaire ou ovoïde («). Le corps n'est point susceptible de se contracter en boule. Les espèces les plus grandes ont les deux articles intermédiaires de la massue antennaire, ou le septième et le huitième, en forme de rein ou de croissant irrégulier, obtus à l'un de leur bout, prolongés, arqués et pointus à l'autre, avec un vide ou écart notable entre eux ; le premier de cette massue est cupulaire, plus prolongé au côté antérieur. Le mi- lieu du sternum est relevé en carène, et terminé postérieurement en une pointe plus ou moins longue et très aiguë. Les palpes maxillaires sont plus longs que les antennes, avec le dernier article plus court que le précédent {b). Les tarses, surtout les derniers, sont comprimés, garnis d'une frange de poils ou de cils au côlé interne, et terminés par deux crochets généralement petits , inégaux et unidentés intérieurement. L'écusson est assez grand. Ces espèces composeront le sous-genre D'HYDROPHILE proprement dit. (HYDROPH1LUS. Geoff., Fab., Leach. — Dijiisrus. Lin.) (PI. 38, fig. 5) Ici l'épine sternale est fortement prolongée en arrière. Le dernier ar- ticle des deux tarses antérieurs des milles est dilaté en manière de palette triangulaire. L'écusson est grand. Ce sont les Hydrous de M. Leach. (1) Les larves ressemblent à des espèces devers, mous, à forme conique et allongée, pourvus de six pieds, avec la tète assez grande, écailleuse, plus convexe en dessous qu'en dessus et armées de mandibules fortes et cro- chues. Elles respirent par l'extrémité postérieure du corps. Elles sont très voraces et nuisent beaucoup aux étangs, en dévorant le frai. (i) Zool. miscol., III. pag. 94. («0 PI. Î8, fig. 1.. [b) PI; JS, fig. à, 280 INSECTES COLÉOPTÈRES. VU. brun (//. piceus, Fab.; Oliv., col. III, 3U, I, I) (a), est long d'un pouce et demi, ovale d'un brun noir, comme poli ou enduit d'un vernis, avec la massue des antennes en partie roussatre, et quelques stries peu marquées sur les élytres, dont l'extrémité postérieure est arrondie exté- rieurement et prolongée en une petite dent à l'angle interne. Il nage et vole très bien, mais il marche mal. Sa pointe sternale peut quelquefois blesser, lorsqu'on le tient dans la main, et qu'on lui laisse la liberté de se mouvoir. L'anus de la femelle a deux filières, avec lesquelles elle forme une coque ovoïde, surmontée d'une pointe en forme de corne arquée et de couleur brune. Son tissu extérieur est une pâte gommeuse , d'abord li- quide, se durcissant ensuite et devenant impénétrable à l'eau. Les œufs, qu'elle enveloppe, y sont disposés avec symétrie et maintenus par une sorte de duvet blanc. Ces coques flottent sur l'eau. La larve est déprimée, noirâtre, ridée, avec la tête d'un brun rou- geâtre, lisse, ronde, et pouvant se renverser en arrière. Cette faculté lui donne le moyen de saisir les petites coquilles qui nagent à la surface de l'eau. Son dos lui sert de point d'appui , et c'est sur cette sorte de table qu'elle les casse et dévore l'animal qu'elles renferment. Le corps de ces larves devient flasque lorsqu'on les prend. Elles nagent avec facilité, et ont, au-dessous de l'anus, deux appendices charnus, qui servent à les maintenir à la surface de l'eau, la tète en bas, lorsqu'elles y viennent respirer. Suivant M. Miger, qui nous a fourni ces observa- tions (Annal, du Mus. d'hist. natur., XIV, 441), d'autres larves d'hydro- philes sont dépourvues de ces appendices, ne nagent point, et ne se suspendent point comme les précédentes. Les femelles de ces espèces nagent difficilement, et portent leurs œufs sous l'abdomen, dans un tissu soyeux; mais ces espèces appartiennent aux derniers sous-genres de cette tribu. Celui d' Hydrophile propre du docteur Leach se compose des espèces dont les tarses sont identiques dans les deux sexes et point dilatés, dont l'épine pectorale se termine avec Panière-sternum , et dont l'écusson est proportionnellement plus petit. (1) Dans tous les hydrophiliens suivans, les deux articles intermédiaires . Rapportez aux Hydroùs de M. Leach, que celui-ci nomme caraboides , cliipti- outre'le pïceus, les espèces suivantes de Fa- eus, etc., sont des Hydrophiles propre- bricius : atev, olivaceus . rufipes, etc. Celles ment dits, pour le naturalise ^uigl.iis. a) l'I. !i, lig. ,i FAMILLE DES PALPICORNES. 281 de la massue des antennes sont parfa itement transversaux, de forme régu- lière, point prolongés en manière de dent à l'un de leurs bouts, et sans vide entre eux; le dernier est obtus ou arrondi au bout (a). La poitrine n'offre ni carène ni épine. Les tarses sont moins ou peu propres à la na- tation , peu ou-point ciliés et terminés par des crochets grands , égaux et simples. Ceux dont les palpes maxillaires sont beaucoup plus longs que les an- tennes, avec le dernier article plus court que le précédent et cylindrique, dont le corps est peu élevé, avec le bout des élytres tronqué ou très obtus, composent le genre DE LIMNÉBIE du docteur Leaeh.(i) (LIMNEBIUS.) Ceux dont les palpes maxillaires ne sont guère plus longs que les an- tennes, avec le dernier article aussi long ou plus long que le précédent, presque ovalaire (*),et dont le corps est bombé, sont compris par le même savant anglais, dans deux autres genres. L'un, celui D'HYDROBIE (HYDROB1US.) (PI. 38, fig. 6.) A les yeux déprimés ou peu convexes. L'extrémité antérieure de la tête n'est point rétrécie brusquement, et la base du corselet est de la largeur de celle des élytrès. (2) LES BEROSES (BEROSUS.) (PI. 38, fig. 7 .) Ont, au contraire, des yeux très saillans, l'extrémité antérieure de la (i) H. griscus, truncatellus , Fab. lus, orbicularis , etc. (a) Les H. scarabœoides , melanocepha- (n) PI 38, fig. 6. (A) PI. 38 , lig 6 a, - a. 'IC'i INSECTES COLEOPTERES. tôle brusquement rétrécic, el le corselet plus étroit a sa base, que les ély- tres. Le corps est très bombé. (1) La seconde tribu, les sph^eridiotes (Sphœridiota), est formée de palpicornes terrestres, à tarses composés de cinq articles très distincts, et dont le premier aussi long au moins que le suivant ("). Les palpes maxillaires sont un peu plus courts que les antennes , avec le troisième article plus grand, î^enflé, en forme de cône renversé (*). Les lobes maxillaires sont membraneux. Le corps est presque hémisphérique, avec le préster- num prolongé en pointe à son extrémité postérieure, et les jambes épineuses; les antérieures sont palmées ou digitées dans les grandes espèces. Les antennes sont toujours composées de neuf articles ( c ), ou simplement de huit, si l'on considère le dernier comme un appen- dice du précédent. [Voyez les taupins et plusieurs au- tres genres de coléoptères.) Ces insectes sont petits, et habitent les bouses et au- tres matières excrémentielles; quelques espèces se tien- nent près du bord des eaux. [i] If. luridus , Fah. (a) l'i. 38, f,g. s,/. (A) PI. 38, Kg. SA (<) PI. 38, Kg. s c. FAMILLE DES PALPICORNES. 28," I Is composent le genre DES SPHÉRIDIES de Fabricius, (SPH.ERIDIDM.) (PI. 38, fig. 8.) Mais dont il faut séparer plusieurs espèces, ce qu'avait déjà fait Olivier. Le docteur Leach n'y conserve même que celles dont les tarses antérieurs sont dilatés dans les mâles. Tel est Le S. à quatre taches (Dermestes scarabœoides , Linn. ; Oliv., col. II, i5, i et 3, II, ii) ("). Il est d'un noir luisant, lisse, avec l'écusson allongé, les pieds très épineux, une tache d'un rouge de sang à la base de chaque étui, et leur extrémité rougeâtre. Ces taches diminuent ou s'oblitèrent dans plusieurs individus. Les espèces dont les tarses sont semblables dans les deux sexes, et dont la massue des antennes est lâchement imbri- quée, composent le genre Cercydion (i) de ce savant. On pourrait, d'après la considération de la forme des jambes, de la disposition de leurs épines ou de leurs dentelures, diviser les sphéridies en plusieurs autres coupes qui faciliteraient l'é- tude des espèces , et dont le nombre paraît avoir été trop mul- tiplié, (a) (i) Les Sphéridies, unijuinctatum, mêla- (o.) Voyez, pour les autres espèces, Oli- iwcephalum t elc. ; Zool.misrell.,III,p. 95. vier, Shœnherr, Gyllenhal, Dejean, etc. (a) PL 38, fig. 8. INSFCTFS. 36 284 INSECTES COLÉOPTÈRES. La sixième et dernière famille des coléoptères penta- mères, celle DES LAMELLICORNES (lamellicornes.) (PI. 39 à 45 iis.) Nous offre des antennes insérées dans une fossette profonde, sous les bords latéraux de la tète, toujours courtes, de neuf ou dix articles le plus souvent, et ter- minée dans tous en une massue, ordinairement compo- sée des trois derniers, qui sont en forme de lames, tantôt disposées en éventail, ou à la manière des feuillets d'un livre, s'ouvrant et se fermant de même (°) , quelquefois contournées, et s'emboîtant conceutriquement , le pre- mier ou l'inférieur de. cette massue ayant alors la forme d'un demi-entonnoir, et recevant les autres ( 4 ), tantôt disposées perpendiculairement à l'axe, et formant une sorte de peigne. Le corps est généralement ovoïde ou ovalaire et épais. Le côté extérieur des deux jambes antérieures est denté ( c ), et les articles des tarses, à l'exception de quel- ques mâles, sont entiers et sans brosses ni pelote en (a) PI. 4">. fig- 3 a, 8 a y pi. 43, fig. 1 a ; pi. 4.5, (ig. (] [>, etc., etc. {b) PI. 3g, fig. 1 ?, 3 a; pi. 3q bis , fig. 1 a, etc. (<-) PI. 3g, fig. 1/7 pi. 43, fig. ■>, 4 a, i b, 9, etc., etc. FAMILLE DES LAMELLICORNES. 285 dessous. L'extrémité antérieure de la tête s'avance ou se dilate le plus souvent en manière de chaperon. Le menton est ordinairement grand, recouvre la lan- guette ("), ou est incorporé avec elle, et porte les pal- pes (*). Les mandibules de plusieurs sont membraneu- ses ( c ), caractère qu'on n'observe dans aucun autre coléoptère. Souvent les mâles diffèrent des femelles, soit par des élévations en forme de cornes ou de tubercules du corselet ou de la tète, soit par la grandeur de leurs mandibules. Cette famille est très considérable, et l'une des plus belles des insectes de cet ordre, sous le rapport de la grandeur du corps, de la variété de formes du corselet et de la tête, considérés dans les deux sexes, et souvent aussi, quant aux espèces, vivant en état parfait, de substances végétales, par l'éclat des couleurs métalliques dont il est orné. Mais la plupart des autres espèces, se nourrissant de végétaux décomposés, tels que le fumier, le tan, ou de matières excrémentielles, sont communé- ment d'une teinte noire ou brune et uniforme. Quelques coprophages cependant ne le cèdent point, à cet égard, aux précédens. Tous ont des ailes, et la démarche lourde. » PI. 3;,. fis i i , pi 5g, fig. 3d, etc. (*) PI. 4*. fig- -jd. (c) PI. 30,, fig. \b ; pi. igtit, fi«. 3*. 280 INSECTES COLÉOPTÈRES. Les larves ont le corps long, presque demi-cylindri- que, mou, souvent ridé, blanchâtre, divisé en douze anneaux, avec la tête écailleuse, armée de fortes mandi- bules, et six pieds écailleux. Chaque côté du corps a neuf stigmates; son extrémité postérieure est plus épaisse, arrondie, et presque toujours courbée en dessous, en sorte que ces larves, ayant le dos convexe ou arqué, ne peuvent s'étendre en ligne droite, marchent mal sur un plan uni. et tombent a chaque instant à la renverse ou sur le côté. On peut se faire une idée de leur forme par celle de la larve si connue des jardiniers, sous le nom de ver blanc , celle du hanneton ordinaire. Quelques-unes ne se changent en nymphe qu'au bout de trois à quatre ans ; elles se forment dans leur séjour, avec de la terre ou les débris des matières qu'elles ont rongées, une co- que ovoïde ou en forme de boule allongée, dont les par- ties sont liées avec une substance glutineuse qu'elles font sortir du corps. Elles ont pour aliment les bouzes, le fumier, le terreau, le tan, les racines des végétaux, souvent même de ceux qui sont nécessaires à nos be- soins, d'où résultent pour le cultivateur des pertes con- sidérables. Les trachées de ces larves sont élastiques, tandis que celles de l'insecte parlait sont tubulaires. Le système nerveux, considéré dans ces deux âges, présente aussi des différences remarquables. Les ganglions soni moins nombreux et plus rapprochés dans l'insecte par- FAMILLE DES LAMELLICORNES. V587 venu à sa dernière transformation, et les deux posté- rieurs jettent un grand nombre de filets disposés en rayons. D'après les observations de M. Marcel de Serres, sur les yeux des insectes, ceux de la plupart des lamelli- cornes offrent des caractères particuliers, et qui rap- prochent leur organisation de celle des yeux des téné- brionites, des blattes, et autres insectes lucifuges. . Le tube alimentaire est généralement fort long, sur- tout dans les coprophages, contourné sur lui-même, et le ventricule ehylifique est hérissé de papilles, que M. Dufour a reconnues être des bourses destinées au sé- jour du liquide alimentaire. Les vaisseaux biliaires res- semblent, par leur nombre et leur mode d'implantation, à ceux des coléoptères carnassiers, mais ils sont beau- coup plus longs et plus déliés. Nous partagerons cette famille en deux tribus, (i) La première, celle des scarabéides (Scarabœides) , nous offre des antennes terminées en massue feuilletée, et plicatile dans la plupart, composée, dans les autres, d'articles emboîtés, soit en forme de cône renversé, soit presque globuleux ("). Les mandibules sont identiques (i) L'anatoniie est, selon M. Dufour , si ques-unes île leurs divisions, autant de gen- dilTércnte , que ces deux tribus devraient res principaux [Bousier, Aphodie, Céo- constituer deux familles. Les sections se- trupe, Scarabée, Rutèle, Hanneton, Gla- raient alors des tribus, et formeraient quel- p/irre, Cétoine, pour la première tribu . (") PI. 3g, (i^ i e ; pi. 3gbis, iig. ta 288 INSECTES COLÉOPTÈRES. ou presque semblables dans les deux sexes; mais la tête et le corselet des individus mâles offrent souvent des saillies ou des formes particulières; quelquefois aussi leurs antennes sont plus développées. Cette tribu répond au genre DES SCARABÉES. (sCAKABiEDS. Litl.) Le tube alimentaire est généralement beaucoup plus long que celui des Lamellicornes de la tribu suivante ou des Luca- nides , et l'œsophage est proportionnellement beaucoup plus court. Le tissu adipeux ou l'épiploon est généralement pres- que nul , tandis qu'ici il est bien plus prononcé. Mais c'est surtout par l'appareil génital masculin que les scarabéides se distinguent, non-seulement de ces derniers, mais encore de tous les autres pentamères. Leurs testicules, d'après les obser- vations de M. Dufour, consistent en capsules spermatiques (des houppes selon M. Cuvier) assez grosses, bien distinctes, pédicellées, et dont le nombre varie selon les genres. Les larves (Cuv., Règne anim. ) ont un estomac cylindri- que entouré de trois rangées de petits cœcums , un intestin grêle très court, un colon extrêmement gros, boursouflé, et un rectum médiocre. Nous diviserons ce genre en plusieurs petites sections, établies sur la considération des organes masticateurs, des antennes, des habitudes, coupes dont la distinction a été confirmée par les recherches anatomi- ques du savant précité. Les coprophages [Coprophagi), ou les Scarabéides de notre première section, ont des antennes ordinairement composées de neuf articles et de FAMILLE DES LAMELLICORNES. 28!) huit dans les autres , et dont les trois derniers forment la massue (a). Le labre et les mandibules sont membraneux et cachés. Le lobe terminant les mâchoires est aussi de cette consistance, large et arqué au bord supérieur et courbé en dedans. Le dernier article des palpes maxillaires est toujours le plus grand de tous, presque ovalaire ou presque cylindrique (l>) ; mais le même des labiaux est presque toujours plus grêle que les précédens, ou très petit (e). Derrière chacun de ces derniers palpes est une saillie membraneuse, en forme de languette. Le menton est échancré. Le ster- num n'offre aucune proéminence particulière, elles crochets des tarses sont toujours simples. Les tarses antérieurs manquent souvent dans plu- sieurs, soit par naissance, soit parce qu'ils sont caduques, {d) Le tube alimentaire est toujours fort long, et cette longueur est même quelquefois {Copris Lunaris) dix à douze fois plus considérable que celle du corps. Le ventricule chylifique, en occupant la majeure partie, est hérissé de papilles conoïdes ou en forme de clous, très replié sur lui- même , et maintenu dans cet état d'agglomération par de nombreuses brides trachéennes. L'intestin est filiforme et terminé par un renflement. Les testicules des coprophages disséqués par M. Dufour lui ont paru com- posés de six capsules spermatiques, orbiculaires, un peu déprimées, or- dinairement réunies, par des trachées, en un paquet, portées chacune sur un pédicule tubuleux, assez long, et qui aboutit à un canal déférent de peu de longueur. Il n'y a qu'une paire de vésicules séminales; elles sont fdiformes, très longues, et fort repliées. Cette première section répond à la troisième division du genre scarabée d'Olivier, ou à celui de Bousier [Cojiris), mais en y ajoutant quelques sca- rabées {Aphodies) de ce naturaliste. Les uns ont les deux pieds intermédiaires beaucoup plus écartés entre eux à leur naissance que les autres; les palpes labiaux très velus, avec le dernier article beaucoup plus petit que les autres, ou même peu distinct ; l'écusson nul ou très petit, et l'anus découvert. Des coprophages de celte division, propres à l'ancien continent, à corps arrondi, ordinairement déprimé en dessus ou peu bombé, semblable ou peu différent, et sans cornes, dans les deux sexes; dont les antennes de neuf articles se terminent en massue feuilletée; sans écusson , ni hiatus suturai indiquant sa place; dont les quatre jambes postérieures, ordinai- rement garnies, ainsi que les tarses, de franges de poils ou de cils, sont grêles, allongées, point ou peu dilatées à leur extrémité, tronquées obli- (a) PL 3g, lig. le, Ja (l) PI. 3g, (ig. ir; pi, 3g bis, lig. 3 c. (c) PI. 3 9 , fig. i d. {d) PI. 3 9 , fig. >/: 200 INSECTES COLÉOPTÈRES. quemenl, et terminées par un seul éperon, robuste, et en forme d'épine ou de pointe, dont le chaperon enfin est plus ou moins lobé ou denté , forment le genre D'ATEUCHUS, de M. Weber et de Fabricius, (ATEUCHUS.) (PI. 3 9 , fig. i.l Mais restreint depuis aux espèces dont les élylres ont le bord extérieur droit ou sans échancrure ni sinus, près de leur base, et mettant à décou- vert la portion correspondante des bords supérieurs de l'abdomen. Les jambes et les tarses des quatre derniers pieds sont garnis de longs poils; les quatre premiers articles des tarses sont généralement plus longs que dans les autres; le premier des labiaux est presque cylindrique ou en cône renversé; le chaperon est le plus souvent divisé en trois lobes ou festons, et son contour présente six dents. ' Ces insectes, que M. Mac Leay fils, dans un livre plein de recherches et d'aperçus ingénieux, intitulé /force cntotnolog. (1 vol., l re part., pag. 184), désigne sous le nom générique de Scarabée , comme étant celui qu'ils re- çurent primitivement des Latins (I), et dont il a donné, dans le même ou- vrage (part. 2 e , pag. 497), une excellente monographie, enferment leurs œufs dans des boules de fiente, et même d'excrémens humains, semblables à de grandes pilules, ce qui leur a fait donner par quelques auteurs le nom de pitulaires. Ils les font rouler avec leurs pieds de derrière et souvent de compagnie, jusqu'à ce qu'ils aient trouvé des trous propres à les recevoir, ou des lieux où ils puissent les enfouir. Deux espèces d'Ateuchus faisaient partie du culte religieux des anciens Égyptiens, et de leur écriture hiéroglyphique. Tous leurs monumens nous en retracent, et sous diverses positions, et souvent sous des dimensions gigantesques, leur effigie. On les représentait aussi séparément, en em- ployant même les substances les plus précieuses, comme l'or; on en for- mait des cachets, des amulettes, que l'on suspendait au cou , et que l'on ensevelissait avec les momies. On a trouve l'insecte lui-même renfermé dans quelques-uns de leurs cercueils. (2) (r) Les Hcliocanlharos des Grecs. antiques de l'Egypte, cl les ouvrages de • / «-h- mon Mémoire relatif aux in- M. de Cliampollion le jeune. seeies peints et sculptés sur le^ monumens FAMILLE DES LAMELLICORNES. '2»l Le Scarahéc sacré, de Linnœus, OU YAteuchiis sacré (Oliv., col. I, 3, vm, 59) fa), que l'on trouve, non-seulement dans toute l'Egypte, mais dans les contrées méridionales de la France, en Espagne, en Italie, et en gé- néral au sud de l'Europe, avait été regardé jusqu'ici comme l'objet de celte superstition; mais une autre espèce, découverte dans le Sennaar, par M. Caillaud, de Nantes, parait, à raison de ses couleurs plus bril- lantes, du pays où on la trouve, et qui fut le premier séjour des Égyp- tiens, avoir d'abord fixé leur attention. Celle-ci, que j'ai nommée VAtcuchns des Égyptiens (Voyage à Méroé, au fleuve Blanc, IV, p. 272, Atl. d'bist. nat. et d'anliq., 11, i.viii, 10), est verte, avec une teinte dorée, tandis que la première est noire. Le chaperon a de part et d'autre six dentelures; mais ici le vertex a deux petites éminences ou tuber- cules, au lieu que celle de l'autre ou de l'A. des Égyptiens n'offre qu'une faible éminence allongée, lisse et très luisante. Le corselet, à l'exception du milieu du dos, est entièrement ponctué, et même chagriné latérale- ment, avec les bords dentelés. Les intervalles des stries des élytres sont , en outre, finement chagrinés, et offrent des points enfoncés, assez nom- breux et assez larges. Le côté interne des deux jambes antérieures présente une série de petites dents. Dans notre Ateuchus sacré, ce même côté a ordinairement deux dents assez fortes. Des Ateuchus (S. œsculapius , Oliv., et une autre espèce, hippocrales) dont le corselet et l'abdomen sont plus courts, plus arrondis et plus convexes; dont le premier article des palpes labiaux est aussi plus court et plus large, en forme de triangle renversé, composent le genre l'nrhysoma de M. Kirby. (1) Les Ateuchus, dont les élytres ont au côté extérieur, près de leur base, une forte échancrure, sont maintenant DES GYMNOPLEURES (GYMNOPLEURUS. Illig.) (PI. 3p, fi S . -i.) Les quatre jambes postérieures sont ordinairement simplement ciliées ou munies de petites épines, et le dernier article de leurs tarses est aussi dï Outre le9 Ateuchus précités, rappor- variolosus, semipunctatus , miiiarh , sauc- iez au même sous-genre les A. laticollis, lus, etc.. de Fabricius. et quelques autres. („) l»l. '!<> Gg. i. IH-iECTKS. 37 292 INSECTES COLEOPTERES. long ou plus long que les précéder! s pris ensemble. Le premier des labiaux est dilaté au côté interne, presque triangulaire. Le corselet a de chaque côté une fossette. (1) D'autres Copropbages, très analogues aux précédens , et rangés aussi avec les ateuchus par Fabricius, s'en distinguent par leurs jambes inter- médiaires, dont l'extrémité, ainsi que celle des deux dernières, souvent dilatée ou en massue, offrent deux éperons ou épines. Le chaperon n'a , dans plusieurs, que quatre ou deux dents. Le premier article des palpes labiaux est toujours plus grand que le suivant, et dilaté au côté interne. Le troisième et dernier article est distinct. Viendront d'abord LES SISYPIIES. (S1SYPHUS. Lalr.) (PI. 3 9 , fig. 3.) Qui diffèrent des autres Copiophages par leurs antennes n'ayant que huit articles («), et à raison de la forme triangulaire de leur abdomen. Les quatre derniers pieds sont longs, étroits, avec les cuisses en massue. Le corps est court et épais. L'écusson manque. r 2) LES GIRCELLIÉS, (CIRCELLIUM. Lalr.) (PI. 3 9 , fig. 4.) Dont le corps est hémisphérique, bombé, avec l'abdomen presque demi- circulaire, et les bords latéraux du corselet droits ou point dilatés dans Voyez l'ouvrage précité de M. Mac Leay (ils, et l'Entomograplne de la Russie, où quelques espèces de ce sous-genre et des suivans sont parfaitement figurées. (t) Les Ateuchus, sinuatus , piliilarius , flagellatuSj Leei, Kœnigii^ cupreus, pro- fniius, etc., deFab.; le Se. fulgidus d'O- li\ , de. Les Ateuchus de Fabricius, qui sont propres à l'Amérique, appartiennent (a) PL 39, fig. 3 a. n d'autres sous-genres. M. Mac Leay (ils (Hor. entoni., I, pars 11, pag. 5io) con- serve encore les Gymnopleures avec les Ateuchus ou ses Scarabées, mais il en fait une division dont il indique les espèces. (2) Ateuchus Schœfferij Fab. ; — Se. lon- glpes, Oliv., et quelques autres espèces iné- dites du cap de Bonne-Espérance. FAMILLE DES LAMELLICORNES. 293 leur milieu. Il n'y a point d'écusson. Le chaperon offre quatre ou six dentelures. !1) LES COPROBIES. (COPROB1US. Lalr.) (PI. 3y. lig. 5.) Pareillement sans éeusson , et dont le corps est ovoïde, point ou peu bombé, avec le milieu des bords latéraux du corselet dilaté en manière d'angle mousse ou arrondi, l'abdomen presque carré, et le chaperon bi- denté. C es insectes sont plus particulièrement propres au nouveau conti- nent. (2) Les espèces dont les quatre jambes postérieures sont proportionnelle- ment plus courtes, dilatées ou élargies notablement à leur extrémité, avec les premiers articles des tarses plus larges [a], composent le genre choe- ridie (Chœridium) de MM. Lepeletier de Saint-Fargeau etServille (Ency- clop. mélhod.). Nous réunirons encore aux coprophiles celui qu'ils nom- ment H y borna [ibid.). Un autre sous-genre, voisin des précédens, dont les espèces sont aussi américaines ; celui qu'ils appellent Esehrotcs , mais que M. Caï- man avait publié (Éphém. Entom., 1824) avant eux sous une autre dé- nomination. Celle DEURYSTERNE (EURYSTERNUS.) (PI. % fig. 70 Diffère des précédens par la présence d'un éeusson. Le corps est d'ail- leurs ovale-oblong, plan en dessus, avec les côtés postérieurs du corselet coupés brusquement, et d'une manière oblique. Les hanches intermédiai- res sont.dirigées dans le sens de la longueur du corps , et parallèlement à ses côtés. Dans tous les Coprophages suivans, les quatre jambes postérieures sont (i) Les Ateuckus Bacchus, Hollandiœ, (2) Les A. volvens, violaceus, triangula- ile Fab. '''•*> &~punctatus, etc. , de Fabricius. (a) PI. 39, tig. 6. bis, lig. I a, i e. ï !i!)6 . INSECTES COLÉOPTÈRES. dilaté au côlé interne Un simple vide suturai indique la place de l'é- cusson. Les mâles diffèrent beaucoup de leurs femelles par les proémi- nences, en forme de cornes, de la tête et du corselet; mais les longueurs respectives des pattes sont identiques. Plusieurs grandes et belles espèces de Bousiers ou Copris de Fabricius, propres au nouveau continent, et plus particulièrement à ses contrées équinoxiales, composent ce sous-genre. (1) LES BOUSIERS proprement dits (COPRIS. Geoff.,Fab. - Scurabaus. Lin.) (t>1.3g&M, lig. 3.) Ne comprennent plus maintenant que ceux dont les antennes se ter- minent par une massue à trois feuillets («) ; dont les quatre jambes posté- rieures sont fortement dilatées et tronquées à leur extrémité ; qui n'ont ni écusson ui vide à sa place; dont le corps est toujours épais, et diffère, en dessus, selon les sexes; et qui ont les palpes labiaux composés de trois articles distincts, dont le premier plus grand, presque cylindrique, point dilaté au côté interne, {b) Les plus grandes espèces habitent les contrées de l'Afrique et des Indes orientales, situées entre les tropiques ou dans leur voisinage. On trouve très communément en Europe le B. lunaire (c) (S. lunaris , Lin.; Oliv., ibid., v, 36), qui est long de huit lignes, noir, très luisant, avec la tête échancrée au bord antérieur, portant une corne élevée, plus longue et pointue dans le m Aie, courte et tronquée dans la femelle (S. emarginafus , Oliv., ibid., vin, 64). Le corselet est tronqué en de- vant, avec une corne de chaque côté. Les étuis sont profondément striés. (2) (i) Ibid., article Pitance, et surtout f*ou- (2) Les Copris : Ântenor, Hamadtyas , vrage de M. Mac Leay fils , intitulé Hor;e Midas, gigas, buccphalus, molossus, his- enlomolog., I, pars 1, p. 124. Il y rap- panus, nemetrtnus , nemestrinus, sabœus % porte les Scarabées suivans d'Olivier : bel- Jachus, etc., dé Fabricius; ['Ateuchus Tmo- licosus, lancifer, Jasins, Mirnas, Uelzebut, lus de M. Fischer (Entoni. de la Russ., I, festivus, carniffx, etc. vm, i, 2) est un Copris. « (a) PI. 3;i bis, lig. 3 e. (A) PI. 3 B iù, Cg. 3