il LE jl%^ I „r -! ■! rm %n A distribué w^ mmïïtvBti w.m. m X /cY^ '^A^ '//■>, N, REMOND !Mf . \^ 7 p-t^J^ LE KEGNE AMIMAL DJ s T « ; B PÉ D'APRÈS SON ORGANISATION, l'OlU SERVIR DE RASE A L'HISTOIRE \ATIREIXE DES ANIMAI \. KT n'ilSTRODlICTION A I.ANATOMIK COMPAnÉK, , PAR r,'^ GEOIKiES CU\ lEll. ACCOMPAGNÉE DE PLANCHES GRAVÉES, BBPBhSK\T*ST LES TYPES DE TOUS LES GENRES, LES CARACTÈRES DISTINCTIFS DES DIVERS GROUPES ET LES MODIFICATIONS DE STRUCTURE SUR LESQUELLES REPOSE CETTE CLASSIFICATION; PAR HE RÉl'MOJi DE DISCIPLES DE ClVIEil , MM. Auiloiiin, lïlaiieliaril , nosliaycs, Alci«lc l>'Orbii;tiy, l>oytTe. Ilu^i-s , l>iitiTiioy, Laiirillanl , Milne ntlwartl)), Rotiliii et \'alencioiiiie<). PARIS FORTIN, MASSON ET C% LIBRAIRES, SiicccïWiirs Ji' Crvcliord . PLACE DE l'ECOLE-DE-MÉDECINE, N. I. Imprimé chu Paul Renouard. Rue Garancière, n. 5. \%^^l LES IXSECTES «3«î'>C=o AVEC UN ATLAS, PAR MM. AUDOUIN, BLANCIIARO, l)OVf:RE, ET MILNK EDWVHDS. ORTTlOPTERi:S , TIEMIPTERFS , NÉVROPTÈHES, HYMÉNOPTÈRES , LÉPllX )PTÈItES, RHIPIPTÈRES ET 1)1PTÈ|{ES. ^a^Tîa, â@99oed9udâ9bd9»ao«>d9sa3dsââ9@a3y@@@4«»@9@o@ij<9d LE SIXIÈME ORDllE DES INSECTES, LES ORTHOPTERES, (oRTHOPTERA. — Uloiiata. Fab.) ( Planches 76 à 8(). ) Confondus eu grande partie, par Linna'iis, avec les hémiptères, réunis par Geoffroy aux coléoptères, mais y formant une division spéciale, nous présentent un corps généralement moins dur que les derniers; des étuis mous, demi membraneux, chargés de nervures, et ne se joignant point, dans le plus grand nombre, à la suture, par une ligne droite; des ailes pliées dans leur longueur, et le plus souvent en manière d'éventail, divisées, dans le même sens, par des nervures membraneuses; des mâ- choires toujours terminées en une pièce cornée, dente- lée et recouverte d'une galette, pièce correspondante à la division extérieure des mâchoires des coléoptères ; enfin une sorte de langue ou d'épiglotte ("). (rt) PI. 77, 78, etc., passim. INSECTES *. !i INSECTES OKIIIOI'IKRES Les Orthoptères sont des insectes (i) à demi méta- morphose^ dont toutes les mutations se réduisent à la croissance et au développement des étuis et des ailes, qui commencent à se montrer, sous une forme rudimen- taire, ou comme des moignons, dans la nymphe. Cette nymphe et la larve ressemblant d'ailleurs à l'insecte par- fait, marchent et se nourrissent de la même manière. La bouche des orthoptères (") se compose d'un labre, de deux mandibules, d'autantde mâchoires, d'une lèvre, et de quatre palpes : ceux des mâchoires ont toujours cin(| articles; les labiaux, ainsi que dans les coléoptères, n'en offrent que trois. Les mandibules sont toujoiu'S très fortes et cornées, et la languette est constamment divi- sée en deux ou quatre lanières. La forme des antennes varie moins que dans les coléoptères ; mais elles sont gé- néralement composées d'un plusgrand nombre d'articles. Phisieurs ont, outre les yeux à réseau, deux ou trois pe- tits yeux lisses. Le dessous des premiers articles des tar- ses est souvent charnu ou membraneux (2). Beaucoup de femelles ont une véritable tarière, formée de deux la- mes, poin- placer les œufs, que recouvre souvent une (1) Cet ordre et ceux de Lépidoptères, aucune espèce aquatique. d'li)nHno|ilcres et de rhipiptères , ainsi (j) Le dessous du premier article offre (|nc les insectes liesaj/odes aptères, n'offrent trois pelotes ou divisions dans les Criquets. (") I''- 77. 7^. 79. «":• INSECTKS ORTHOPTÈRES. •" enveloppe tomniuue. L'extrémité postérieure du corps offre, dans la plupart, des appendices. Tous les orthoptères ont un premier estomac mem- braneux, ou jabot, suivi d'un gésier musculeux, armé à l'intérieur d'écaillés ou de dents cornées, selon les es- pèces. Autour du pylore sont, excepté dans les forficules, deux ou plusieurs intestins aveugles, munis à leur fond de plusieurs petits vaisseaux biliaires. D'autres vaisseaux de même genre, très nombreux, s'insèrent vers le milieu de l'intestin. Les intestins des larves sont les mêmes que ceux des insectes parfiiits (i). (i) M. Marcel de Serres , prot'esseui dv minéralogie à MoiUpellier, a fait une éUule spéciale de l'analomie de ces animaux. Suivant lui , les orthoptères à antennes sé- lacées, tels que les lilattes, les mantes, les taupes-grillons , les grillons et les saute- relles, n'ont que des trachées élastii|ues ou tubulaires , et qui sont de deu.\ ordres , les unes artérielles et les autres pulmonaires. Celles-ci distribuent seules l'air dans tout le corps , après l'avoir reçu des premières. Dans les orthoptères à antennes cylindri- . ques ou prismatiques , comme les criquets, les truxales , des trachées vésiculeuses rem- placent les trachées pulmonaires. Elles sont mues par des cerceaux cartilagineux ou cotes mobiles , et reçoivent l'air au moyen de trachées tubulaires ou élastiques, \enanl des trachées artérielles. Le système nutritif est plus ou moins développé et présente quatre modilications principales. Les gril- lons et les taupes-grillons l'emportent, à cet égard, sur les autres. Le jabot est en forme de cornemuse et placé de coté , tandis que , dans le.s autres, il est dans la direction du gésier. Ici les vaisseaux hépatiques s'insè- rent isolément ; dans les premiers, c'est au moyen d'un, canal déférent commun. Les truxales et les criquets, quoique d'ailleurs rapprochés des sauterelles sous le rapport du sjslètue digestif, eu dilfèrent néanmoins par leurs vaisseaux hépatiques supérieurs , qui n'ont plus à leur extrémité de vais- seaux sécréteurs , et ne forment plus de poches élargies , mais des canaux cylindri- ques et allongés. Les intestins des blattes et des manies ne présentent que deux divi- sions ; leur système nutritif est d'ailleurs le 4 INSECTES ORTHOPTÈRES. Tous les ortlioptères connus, sans exception, sont ter- restres, même dans leurs deux premiers états. Quelques- uns sont carnivores ou omnivores; mais le plus grand nombre se nourrit de plantes vivantes. I^es espèces de nos climats ne font qu'une ponte par année, qui a lieu vers la fin de leté. C'est aussi l'époque de leur dernière trans- formation. Nous diviserons les orthoptères en deux grandes fa- milles (i). Les uns ont tous les pieds semblables, et unicjuement propres à la course: ce sont les orthoptères coureurs; même. Toutes les fois qu'il n'y a qu'un seul testicule, la femelle ne présente qu'un ovaire; tous ceux qui ont des trachées vésiculaircs sont dans ce cas. Ceux qui n'ont que des trachées élastiques ou tubulaires ont deux testicules et deux ovaires. Le< vessies desti- nées à lubriGer le canal spermatique com- mun sont doubles ou uniques, suivant qu'il y a deux ou un seul testicule. Les femelles ont aussi une vésicule lubriliante à l'ovi- ducte commun. Les forûcules, dont il ne parle pas, s'éloignent, selon M. Cuvier, de tous les insectes du même ordre, en ce qu'ils mauqueut de vaisseaux hépatiques supérieurs. Nous reuverrons , à l'égard de l'anatomie de ces derniers, aux Mémoires de MM. Posselt et Léon Dufour. Sous la considération de l'énergie du vol , il est évident qu'elle est beaucoup plus puissante dans les criquets et les Iruxales que dans les autres ortboi>tères. { 1 ) Composant trois sections dans notre ouvrage sur les familles naturelles du règne auinial, La première est partagée en quatre familles correspondantes aux genres For- ficiiln j Blatla, Mantis , Pliasma. La se- conde comprend deux familles , constituées par les genres Jcficta et Lucusla. La troi- sième section forme une autre famille ayant pour type les geni'es Pnrumora, Truxatis , et celui de Grjllits de Fabricius, ou A'A~ cridium de Geoffroy, yoyez aussi , sur les insectes de cet ordre , les Mémoires de l'Académie de Saint-Pétersbourg, 1.812. Cette division en deux grandes familles est confirmée par leur auatomie, les in- sectes de la première n'ayant que des tra- chées tubulaires , et ceux de la secondé en offrant de vésiculaires. FAMILLE DES COUREURS. 3 ies autres ont les cuisses de la paire postérieure beau- coup plus grandes que celles des autres, ce qui leur donne la faculté de sauter. Les mâles, en outre, produi- sent un bruit aigu ou une espèce de stridulation : ce sont des orthoptères sauteurs, et en quelque sorte musiciens. La première famille des orthoptères. LES COUREURS (cURSOniA.) (l'L77 à 80.) Ont les pieds postérieurs uniquement propres, ainsi que les autres, à la course. Ils ont presque tous les étuis et les ailes couchés ho- rizontalement sur le corps; les femelles sont dépourvues de tarière cornée. Us forment trois genres : le premier, celui DES PERCE-OREILLES, (forficui.a. Lin.) A trois articles aux tarses ("), des ailes plissées eu éventail, et se repliant en travere sous des étuis crustacés, très courts et (..) PI. 77, fig. ./. INSECTES ORTHOPl'ÊRES. à suture droite; le corps linéaire, avec deux grandes pièces écailleuses, mobiles, qui forment une pince à son extrémité postérieure. La tête est découverte. Les antennes sont filiformes, insérées au-devant des yeux, et composées de douze à trente articles, suivant les espèces (°). La galette est grêle, allongée et presque cylindrique. La lan- guette est fourchue ; le corselet est en forme de plaque. Les recherches de MM. Ramdohr, Posselt, Marcel de Serres, et surtout celles de M. Léon Dufoiu-, nous ont dévoilé l'or- ganisation intérieure de ces animaux . Celui-ci a découvert deux glandes salivaires, consistant chacune en une vésicule plus ou moins ellipsoïdale, située dans le prothorax ou corselet, ter- minée postérieurement ])ar un filet d'une extrême ténuité, et antérieurement par un col tubuleux, capillaire, présentant près du pharynx un léger renflement,, et s'unissant ensuite avec la partie correspondante de l'autre. glande, pour former un conduit connnun, s'ouvrant dans la bouche. Le tube digestif se compose diui œsophage, d'un grand jabot allongé, d'un court gésier en forme de nœud, offrant à l'intérieur, pour la trituration, six colonnes longitudinales, de consistance pres- que calleuse, en forme de lancettes, séparées par autant de gouttières, et une valvule située à son ouverture ventricu- laire ; d'un estomac ou ventricide chylifique, au bout posté- rieur duquel s'insère un très grand nombre (trente, selon M. Dufour) de vaisseaux hépatiques terminés en manière de becs , ce qui éloignerait ces insectes des coléoptères , et les rapprocherait des autres orthoptères et des hyménoptères; enfin d'un intestin grêle, d'un cœcuni, et d'un rectum. Le cœcum présente, comme dans plusieurs hyménoptères, des (u) PI. 77. lig. 1 e, 2 cl 'i. FAMILLE DES COUUELRS. éininences musculeuses bien circonscrites. sur lesquelleson re- marque, avec le secours du microscope, des expansions tra- chéennes très ramifiées. Suivant M. Dufour, l'appareil de la génération diffère essentiellement, en divers points, de celui des coléoptères et des orthoptères. C'est ainsi, par exemple, que les vésicules séminales, au lieu d'être disposées symétri- quement par paires, ne consistent ici qu'en un seul réservoir. Les testicules se composent chacun de deux capsules sémini- fiques, allongées ou plus ou moins contiguës. La forme des ovaires, considérés en masse, varie beaucoup, selon les espèces. ■Ils forment tantôt deux grappes, tantôt deux faisceaux. Dans les femelles qui n'ont pas encore été fécondées, les gaines ovi- gères ont des étranglemens successifs, qui leur donnent la forme de grains de chapelet. Nous ne suivrons point ce sa- vant quant aux autres observations relatives, soit aux or- ganes de la respiration, qui consistent en trachées tubulaires, soit à l'appareil sensitif et à la pulpe adipeuse splanchnique. On avait dit que le second article des tarses était bilobé ; il fait observer qu'il est simplement dilaté en dessous vers son extrémité, ou en forme de cœur renversé et sans échancrure. Il signale par des caractères détaillés et rigoureux les deux espèces soumises à son scalpel (i). Ces insectes sont très communs dans les lieux frais et hu- mides, se rassemblent souvent en troupe sous les pierres, les (i) Voyez, pour d'autres détails, son très ordres. Ceux dont les ailes ^ont plis- Mémoire faisant partie des Annales des sées, longitudinales, et dont la suture des sciences naturelles (XIII, 337). Ces in- élytres est droite, composent celui d' Or- sectes lui paraissent devoir former un ihoptires proprement dits ; et ceux où les ordre particulier, qu'il nomme Labidoiires, élytres se croisent , les ailes étant toujours M. Kirby l'avait déjà établi sous la déno- placées de même, forment l'ordre des mination de Dermaplères, Le docteur Leach Diclyoptères, pai lage les autres Orthoptères en den.v au- 8 INSECTES ORTHOPTÈRES écorces des arbres, font beaucoup de tort aux fruits de nos jardins, dévorent même les cadavres de leur propre espèce, se défendent avec leur pince, dont la forme varie souvent se- lon le sexe. On a cru qu'ils s'insinuaient dans les oreilles, et de là l'origine de leur dénomination. Le grand Perce-oreilles [a) [ Forfictila anricitlaria , Lin. ) , De G. , Mém. insecl. , III, xxv, 16—25, long d'un demi-pouce, brun, avec la téta rousse, les bords du corselet grisâtres et les pieds d'un jaune d'ocre; antennes de quatorze articles. Les deux sexes sont unis bout à bout dans l'accouplement. La femelle veille à la conservation de ses œufs, et même, pendant quelque temps, à celle de ses petits. Le pelil Perce-oreille { Forficiila minor, Lin. ) , De G., ibid. , pi. XXV, 26, 27 , de deux tiers plus petit, brun , à tête et corselet noirs, à pattes jaunes; antennes de onze articles (i). Il se trouve plus fréquemment au- tour des fumiers (I). LES BLATTES, ( BLATT.A. Lill.) (PI. 77, Cg. O Qui ont cinq articles à tous les tarses ('), les ailes pliées seu- (i) Aj. F. htpiiiiclatii , Fal). ; Panz. , Faiin. inspcl. Cerm., LXXXVII, lo ; F. gigantea, Fab.; Herbst., Arcliiv. iii- sect. , XLIX , i; vof. Palis, de Beaiiv., Insect. d'Afr. et d'Aniér. Les deux espèces précitées et loiiles celles qui n'ont p,is plus de quatorze articles aux antennes . compo- sent mon genre porficule proprement dit (Fam. uat. du règ. anim.). Celles qui en ont plus, telles que la F, gigantea et autres, composent mon genre forficésile. Tous ces inst'Cles sont ailés. Ceux qui sont aptères forment un troisième genre , celui du ché- i.iDouRE. Le docteur I.each partage aussi les dermaplères en trois genres : i" Forfi- cula, antennes de quatorze articles; 2" La- hiiliira, antennes de trente articles; 3" La- hin , antennes de douze articles. Consultez, .sur ces insectes, ainsi que pour les autres ilu même ordre , Pouvrage de M. Toussaint Charpentier, intitulé Horœ entomologicœ. W l'I. 77. l. 78,%...) Celles dont le front se prolonge en forme do corne (/'), d dont les mâles ont des antennes pecliuées(c), sont des empuses {Empusa) pourllliger. (i) M. Marcel de Serres a publié sur nii(|ius , consignées ilaiis le Recueil des ces insectes de bonnes Observations analo- luénioires du Muséum d'hisluire ualurelle. (n) l'I. 7S, fiy. I ,t. {/>) PI. -S, lig. •.; ù. [c] 1>1. 78, li-. ic. l'i INSECTES ORTHOPTERES. Elles ont au bout des cuisses un appendice arrondi et membraneux , en forme de maucliette (a). L'abdomen est festonnt^ sur ses bords dans plusieurs (1). Celles qui n'ont point de corne sur la tête, et dont les antennes sont simples dans les deux sexes, composent seules le genre des mantes du même naturaliste. La M. prie-dieu [i] {M. rclii/iosa, Lin.), Rœs. Insecl. II, Gryll. ,1,11, ainsi nommée de ce qu'elle relève et rapproche ses deux bras à la ma- nière d'une personne suppliante. Les Turcs ont même pour cet insecte un respect religieux, et une autre espèce de ce genre est encore plus vénérée chez les Holtentols. La M. prie-dieu , très commune dans les provinces méridionales de la France et en Italie, est longue de deux pouces, d'un vert clair, quel- quefois brune, sans taches. On remarque seulement au côté interne des hanches antérieures une tache jaun^, bordée de noir, caractère qui la distingue d'une mante du Cap de lionne Espérance, presque sem- blable (2}. Les autres ont les pieds antérieurs semblables aux suivans , les yeux lisses , très peu distincts ou nuls ; le premier segment du tronc plus court ou de longueur au plus du suivant ; les divisions intérieures de la lan- guette plus courtes (|iie les latérales; les antennes insérées devant les yeux , et la tète presque ovoïde et avancée , avec des mandibules épaisses et les palpes comprimés. Ces insectes ont des fornu-s très singulières, et ressemblent soit h une petite branche d'aibres, soit ù des feuilles Ils paraissent ne se nourrir que de végétaux , et ont , de môme que plusiimrs sauterelles, la couleur de ceux où ils vivent h^hiluelleiucnt. Les deux sexes diffèrent souvent beaucoup. (i) Stoll. , Maiil. , VIII, Jo;ix, 3',; ihid.^ 35; x, 4u ; xi, 44 ; xii , 47; ihiti.^ 48 ; Uiid, , 5o ; xvi , 58 , b\j ; xvii , fii ; XX , 74 ; XXI , 7j). La fi^'. 94 (le la pi. xxiv est UDe l.trNO très .semblable à celle du Mantis paiipvtata (le Fab. (2) T'oyez, pour les aiili"e.s espèces, Sloll , genre des Mantes ou des feu'tUti ambulantes , à l'exception (le celles qui se rapportent au genre des PhyUies ( f^oyez plus bas.) Koyez encore la Monographie des Mantes de Liclitensteiii ( Linn. soc. Trans., tome vi ; ; l'ai, de Keauv., Insect. d'Afr. et d'Amer.; Herbst. , Arch. des in- sect., et Charpeut.,Hor.entom., p. 87-91. W l'I. :.S, fifi. 2 e. ('■)i'i-:!i. fis FAMILLE DES (X)UREUKS. 1-, Ils formenl le sous-gcnie DES SPECTRES, de Sioll. (SPECTRUM.) On l'a parta^'é en deux autres (i). Les espèces tloiil le corps est lit i forme ou linéaire, semblable ù un bAlon, sont LES PHASMES, de Fabricius. (PHASMA.) (l'I. 79, llg. ■> et ,.1. Su.) Plusieurs sont lout-à-1'ail privées d'ailes, ou ont îles éiiiis lorl eoiiils. (1) MM. Lepeletier et Servillc ( Enry- rlop. iiiéthod.) ont njoiité quelques iiou- M'aux genres à eeux que j'avais indiqués dans mes familles naturelles du règne ani- mal. Les uns ont le prothornx beaucoup ])lus court que le nu'solhorax ; le roips et les pattes longs, linéaires. Les élytres .sont toujours très courtes dans les deux sexes , lorsqu'elles exisent. Ceux qui sont aptères forment deux genres : celui de bacille [Ilii- dilits) , où les antennes sont li'ès coui'les , grenues , en forme d'alêne; et celui de iwc- TÉRiE (.Cat'/maj, où elles sont notaljlement plus longues que la tète , 1 1 en forme de soie. La seconde division comprend des espèces qui ont des èljtres cl des ailes du moins dans l'un des sexes. Ici les yeux lisses n'existent point ; tels sont les genres cLADoxÈRE [Ciadoxeriis) , où les pieds sont également espacés ; et les cyphocrases [Cyphocrana), où les quatre derniers sont plus rapproches. Là, on distingue des yeux lisses , les puasmes [P/iasiiia). Oans les autres , le eorps est plus ou moins uvalaire ou ol>long , aplati, mais point linéaire. Les pattes sont courtes ou peu allongées et foliacées. La longueur du protliorax égale la moitié au moins de celle du mésothorax. L'ahdomen est rhomboïdal ou en forme de spatule. Il n'y a jamais d'yeux lisses , et les femelles au moins sont |)ourviies d'élytres. Celte division comprend deux genres : les prisopes [Prisopiis) , où le protliorax est plus court que le mésotho- rax , et où les di ux sexes oflient des élylres cl des ailes, recouvrant la majeure partie de l'abdomen ; les phyli.ies {^Pltjllium^ , où le prothorax est pi'esque aussi long que le mésothorax ; dont les femelles sont pri- vées d'ailes et ont des antennes très courtes, tandis que les mâles en ont de longues , sont ailés , mais avec des élytres très cour- tes. Ces individus ayant le protliorax fort long , l'ordre naturel exige que l'on ren- verse cette série , et que l'on conimeucc par les Phyllies. 14 INSECTES OKÏHOPTÈRES. On en trouve do 1res grandes aux Moluques et dans l'Amérique méri- dionale. Le midi de la France nous offre l.e /'. Rossi {a) (P. Rossia , Fab. ) , Kos3., Faun. Etrusc. , II, viii, 1 , sans ailes daus les deux sexes, verl-jaunûtre ou d'un brun cendré; antennes très courtes, grenues et couiques; pieds ayant des aréles; une dent près de l'extrémité des cuisses (1). Les espèces dont le corps est très aplati et membraneux , ainsi que les pieds, composent le genre DES PIIYLLIES, dlllipcr ( PHYLLIUM. : (PI. 77, fi^. l.\ Telle est la P. feuille sèche (i' ( Dliinlis sirrlfoUii , Lin. , Fab. ) , Stoll , Specl., VU, 24-26, très aplatie, d'un vert pale ou jaunAlre; corselet court , dentelé sur les bords ; des feuillets dentelés aux cuisses. La fe- melle a des antennes très courtes , et des étuis de la longueur de l'ab • domen ; les ailes manquent. Le maie est plus étroit et plus allongé , avec des antennes longues et en soie ; des étuis courts et des ailes aussi longues que l'abdomen. Les habilans des iles Séchelles élèvent cette espèce, comme objet de conHnerce et dbistoire naturelle. Sloll a représenté le mâle d'une autre espèce ; Mantes, pi. xxui, 89. (i) Voyez, pour les autres espèces, les ligures de Sloll , genre des Spectres ; Lirh- leinslein, Monog. des Mantes; genre Pliasma, Linn. soc. Tions., VI; le XIV^ vol, du même Recueil, el Palis, de Beauv., Iiisect. d'Afr. et d'Amer. Fojez aussi Cbarpent., Hor. entom., p. gS, g'i. Les deux espèces de Phasma qu'il décrit ( ros- sittm et gaUtciim^ reiilretil dans le genre lîacille précité. W l'I- 79. «S (b) PI. 7<». lis- FAIMU.LF. DES SAITECKS. lH liU seconde famille de orthoptères , celle DE SAUTEURS ( .SALTATORFA. ) (IM. Si a 8f).) Dont les deux pieds postérieurs, reiiiar(]ua])les i)ar la grandeur de leurs cuisses, et leurs jambes très é[)ineuses, sont propres pour le saut. Les mâles appellent leurs femelles en faisant entendre un son bruyant, auquel le vulgaire donne le nom de chant. Tantôt ils le produisent en frottant intérieure- ment et avec rapidité, l'une contre l'autre, une portion intérieure, plus membraneuse, en forme de talc ou de miroir, de chaque étui; tantôt ils l'excitent par une ac- tion semblable et alternative des cuisses postérieures sur les élytres et sur les ailes, ces cuisses faisant l'effet d'un archet de violon. La plupart des femelles déposent leurs œufs dans la terre. Cette famille est composée du genre. DES SAUTERELLES , de Linna us, ( GUYLI.US. ) Que nous diviserons ainsi : Le genre Gryllus cleLinnitiisenforme ici trois principaux : GRILLON, SAUTERKLLF-, CRIQUET, I(> INSECIFS OKIIIOPTÈRES. Les uns, dont les mâles ont pour le cliant une portion in- térieuie de leurs étuis en forme de miroir ou de peau de tam- bour ("), et dont les femelles ont très souvent une tarière très saillante, eu ibrme de stylet ou de sabre nous olïreut des antennes, soit beaucoup plus grêles et plus menues à leur ex- trémité, soit de la même grosseur dans tonte leur étendue, mais très courtes , et prestpie en forme de cbapelet. Les étuis et les ailes sont couchés horizontalement sur le corps dans ceux, en petit nombre, qui ont moins de (juatre articles à tous les tarses. La languette a toujours quatre divisions, dont les deux mitoyennes très petites ('). Le labre est entier. Tantôt les étuis et les ailes sont horizontaux ; les ailes for- ment, dans le repos, des espèces de lanières ou de filets (pii se prolongent au-delà des étuis; et les tarses n'ont que trois articles, comme dans le genre DES GRILLONS, ou les JchHes de Fabriciu.s, (gryllis. Geoff.,01iv.) (Gry Uns acheta. Lin.) Ils se cachent dans des trous, et se nourrissent ordinaire- ment d'insectes. Plusieurs sont nocturnes. Leiu" jabot foime souvent une poche latérale. Ils n'ont au pylore rpie deux gros cœcums. Leurs vaisseaux biliaires s'insèrent dans l'intestin par un canal commun. Ils forment quatre sous-genres : 1 LES COLRÏILLIERES, ( GRYLLO-TALPA. l,al. ) (PI. S.,f,g. I.) nonl les jambes el les tarses des deux pieds antérieurs sont larges, plats („) ri Gi.i.g. ;;. ('■) n. s,,i.k. i ,/. TAMIILK DKS SATiTEUKS. ly cl (I(mU("s , en (oniio de mains , ou propi es .'i loiiii' ; (|iii on! les ,'iulifs lai si's (le lifjiire ordinaire, Icriniiics par deux crochcls , et les aiileniios plus f;i(}lcs au hoiil, allongées, el composées d'un j^rand nombre d'articles. La C. rommiine [n] (iryUiis-ijryUo-lalpa. Lin.), Kœs. , insect. , II, Giyll., XIV, XV, lonj,'ue d'un pouce et demi, brune en dessus, d'un jaune rouss;i'reen dessous; quatre dénis aux jambes autéricui es ; ailes une (ois plus longues que les cinis. Espèce trop connue par les dégâts qu'elle fait dans nos jardins et les champs cultivés , vivant dans la terre, où s(!s deux pieds antérieurs , qui agissent comme' une scie el comme une pelle , et à la manière de ceux des taupes, lui (raient un chemin. Klle coupe on ilétacln- les racines des plantes, mais moins pour s'en nourrir que pour se faire un passage; car elle vit, à ce qu'il paraît, d'in- secles ou de vers. Le (liant du niAlc , qu'on n'entend que le soir ou pendant la nuit , est doux et a.ssez agréable. La fenu'lle se creuse, en juin et en juillet, ;'i la profondeur d'environ nu demi-pied , um- lavilé souterraine arrondie, et lisse à l'inlérieur, où elle dépose deux à quatre centaines d'oeufs; ce nid , avec la galerie qui y conduit , ressemble .'i une bouteille dont le cou est courbé. Ses petits vivent quelque tc^nps en société. Voyez , pour d'autres détails, les obsi-rvations de 1\1. Le Febnrier ( A'o»î'- Cours d'Aijrir. ) (1). 2 LES IHIDACTYLES ( TKIDACTYLIIS. Oliv. - Xya.WWs..) ( l'I. .Si. fi.;. ■>.) Fouissant aussi la lerie, mais avec les jambes antérieures seidement , .'1 qui ont à la place des tarses postérieurs, des appendices mobiles, étroits, crochus , et en forme de doigts. Les antenn(;s sont de la même grosscLir, très courtes, el de dix articles arrondis [b). On ti'onvc dans le midi de la France , sur les bords des rivières , Le T. méliintji' [c] (Xyn vnriegala, IHig-; Charpent. , Hor. entom. , p. 84, I. Il, (ig. 2,. 5.) Cette espèce est petite, noire, avec un grand immbre de lacluis ou de points d'un blanc janiiAtre , el saute très fort (2). (i) Latr., Genor. crust. et insecl., III. [■>-) Latr., lAiW., p. 96 ; T. paraiioxus, p_ q5. Coqueli., Illiist. icon. insecl., III, xxi, 3. (a).PI. Sl.lig. 1. {/') l'1.8>, fig. 2r. {<■) PI. Sl,fig. 2. INSECTES "* . •* ^H INSECTES OinilOI'TKKKS, 3" LES GRILLONS proprement dits, ( GRYLLUS. ) (l'I. 81, Cg. 3 et/,.) Qui n'oiil poiiiUle piets propres 5 fouir la lerre , et dont les femelles portent, à rexlréniilé postérieure de leur corps, une tarière saillante. Leurs antennes sont toujours allongées, plus menues vers le bout, et finissant en pointe. Les yeux lisses sont moins dislincls que daus les tri- dactyles et les courlilières. Le G. (les fhrmijis ( G. canipcslris , Lin. ; liœs. , lusl. II , Gri/U. , Xlll ), noir, avec la base des étuis jaunâtre, léte giosse, cuisses postérieures rouges en dessous. Il se creuse sur les bords des chemins, dans les ter- rains secs et exposés au soleil, des Irons assez profonds, où il se tient à l'aflùl des insectes, dont il fait sa proi<'. La femelle y fait sa ponte, composée d'environ trois cents œufs. 11 donne la chasse au suivant ; Le G. domestique {a) {G. domeslicns,hin.; Rœs. , Insect. , II, GryU., xii), d'un jaunâtre pâle , mélangé de brun. Il fréquente les parties iutérieures de maisons où l'on a fait habituellement du feu , et qui lui fournissent des retraites et des vivres, comme derrière les cheminées, les fours, etc. C'est là aussi qu'il se multiplie. Le mâle produit un bruit aigu et désagréable. Ou trouve en Espagne, en Barbarie, un giillon très singulier ( Grt/Uus iimhrai uLatns, Lin.). Le ni;\le a sur le front un prolougement membra- neux , (jui tombe en forme de voile. WM. Lefebvre et Bibron ont rapporté de leur voyage en Sicile une nou- velle et grande espèce, que le premier a décrite sous le nom de méyaoe- jikalc : sa stridulation se prolonge la durée d'une deuii-minute , et peut être cnlendue à près d'un mille de distance. Dans le G. monslrucux {/>) , les ailes se roulent en plusieurs tours de spire à leur extrémité (1). (i) Ajoiiler Gryllui pelhucns ,Vam. , ^ . uml'inciilnla. Fa!). ; Coq., //, ul ir^iiilie.'; espèces figurées par De \'jclieta ilatita de Fal). Il vil sur les fleurs; Ceer. Drury, llerhsi. , ete. Foyez I-al)n- .4clieta .'.ylvesti'isj l'ai).; Co(iuel)., Ilhist. eius. icon., I, 1,5.; WIM. Ri.fis. ',. (h) l'I. 8-2, (iy. I. FAMILLE «ES SAIITELIRS. I!) 4" LES MYRMECOl'IIILES , (MYRVIECOl'HILA. - Sphœrium. CliarpeiU. ) (IM. Si, C;;. 2.) Oui n'ont point d'ailes , et dont le corps est ovale. Ils ressemblent d'ail- leurs, qiiaiil aux antennes et au défaut d'yeux lisses , aux grillons pro- preuient dits. Les cuisses posli;rieui-es sont 1res giosses. I,a seule espèce connue (")(//'«»« nrcri'or«m, Panz. , Faun. , Insecl. Gerui. , LX\ m , 24 ) , vit dans les fourmilières (1). Tantôt les éttiis et les ailes sont en toit, et les tarses ont quatre articles. Les antennes sont totijours fort longues , et en forme de soie. Les mandibules sont moins dentées , et la galette est plus large que dans les grillons. Les femelles ont constannuent ime tarière avancée, comprimée, en forme de sabre ou de coutelas ('). Il n'y a que deux cœcums, comme dans les précédens, mais les vaisseaux biliaires entoi7rent le oiilien de l'intestin , et s'y insèrent directement. Ces Ortlioplères sont herbivores, et forment le genre DES SAUTRHELLES proprement dites. (LOGUSTA. Geoff., Fab. — GryUus tetUgonia. Lin.) (l'LSî, Hg. 3 et pi. S3.) La grande Sauterelle (c) ( viridissima , Fab. ; Rœs. , Insect. , Il , Gri/ll. , X, XI) , longue de deux pouces, verte , sans lâches ; tarière de la femelle droite. La Sauterelle tachetée ( A. verriirivora , Fab. ; Rœs. , ibid. , VIII ), lon- gue d'un pouce et demi , verte , avec des taches brunes ou noirâtres (() Elle .1 élé , je crois , le siijel d'un Mémoire de M. l^iul Savi, {a) PI. Si. fii;. -2. (/-) PI. 82, Cjj. 3 <■, 3/. (,) PI. 82, lly. 3. >M rnSECTES ORTHOPTÈRES. sur les étuis; laii(";rL' de la l'uiiiello rerouibcu. Ellu uiord forleiiienl ; l'on dit que les paysans île la Suède se foiil mordre par cet inseele les ver- rues des mains , et que la liqueur noire et bilieuse qu'il dégoi-ge dans la plaie fait sécher et disparaître ces excroissances cutanées. Plusieurs espèces de ce genre n'ont point d'ailes, ou n'ofTieul que des étuis très courts, comme. La S. jiortc-scUc {<•) [ L- ejihipinijcr , Fali. ) de noire pays. Ross , Faun etrusc. , II, VIII ,3,4(1) Les autres, donl les mâles ne prodiiiseiit leur stridiiblion que par le frottement des cuisses contre les étuis ou les ailes, dont les femelles n'ont point de tarière saillante, se distinguent encore des précédens par leurs antennes , tantôt filiformes et cylindriques . tantôt en forme d'épée ou terminées en mas- (1) CeUe espèce ot quelques autres iloul les deu.x sexes sont presque aptères ou n'ol- frenl au plus i|uc des clytres 1res courtes . en forme d'écaillés arrondiA el voûtées, forment le genre éphippigère [^Ei>hijij)igcr] de mes familles naturelles. Celui d'Asi- soPTeRE ( .'iftisoptera) [ù] se compose d'es- l)éces dont les niàles sont ailés , et dont les femelles sont aptères ou ii'out que des éljtres très courtes ; telles sont les L, dar- salis (c) , bracïiyptera de M. Toussaint Charpentier. Les espèces munies d'éljtres et d'ailes ordinaires , dont les antennes sont simples et dont le front ne s'élève point eu mauièie de pviamide , composent le genre des sautereli.es propres ; telles sont les deux premières espèces décrites ci-dessus. Ajoutez Locttsta -varia^ Fab.; Panz. ibid.j XXXIII , I ; L. fusca , ihid., ii ; L. clypeata ^ ibid., i\ ; (a) PI. 83, fig. I. (c) PI. 83, Cg. 7, (p) PI. Sj, iig. /,. L. t/eriilcit/ala , ibid.. \'. Son Cryllus prolwscideiiSf ibid., XXII, i8, est le Pn- itvrpu lùcinutis. Voyez aussi De Geer , Herbst. , Donovan et Stoll, Sauterelle à salire , pi. i-xii ; Lati-. , Gêner, crust. et insecl., III, p. i, («) l'I. 85. Ilg. I „ (A) l'I. S5, fig. 1 i. (,) l'I s;, li^. it (./) IM. S'i, (ii;. 2«. (f) IM. 85, fi;;. •;■ ■• et .;. lAAIll.IU I)ES SVITF.IRS. 9S ilo leur Icio ovoïde , el des nnicnnos lllifornirs on Iciniinres en lioiiloii (l). Ils volent assez liaul et par liindes. Les ailes sont souvent asréablemenl coloréts, el particulièrement de ronge et de bleu , comme on le voit dans plusieurs espèces de noire pays, l'armi celles des pays élransurs, le corselet présente souvent des crêles, de grosses verrues, en un mot, des formes très bizarres. Certaines espèces , nommées par les voyageurs SnulereUes de / nxini/c , se réunissent (|U( Iquefois par bandes, dont le nombre des individus est au- dessus de tout calcul , éiuigrent , paraissent dans les airs comme un nuagi^ éfiais, tel que celui qui porte la grêle ou la foudre, et convertissent hiculôl eu un désert les lieux où elles se sont arrêtées. Souvent même leur mort est un nouveau fléau , l'air étant corrompu par la quantité elfroyablir (le leuis cadavres restés sur le sol. Dans son excellente traduction d'Héiodole, M. Miot a émis l'opinion que ces tas de cadavres de serpens ailés , que cet historien dit avoir vus ilaiis son voyage en Egypte , étaient formés par des amas de ces espèces de sauterelles. Ce sentiment s'accorde parfaitement avec le mien. On mange ces insectes dans diverses contrées de rAlrique. Leurs liabi- lans en fout des provisions pour leur propre usage et le commerce. Ils ùtent les élytres et les ailes de ces Orthoptères , et les conservent ensuite dans de la saumure. Une grande partie de l'Europe est souvent ravagée par Le C. depassnijc (a) [Grylbts miijrnlorhis. Lin. ; Rœs., Inscct., Il, Cryll., XXIV.) , long de deux pouces el demi , ordinairement vert , avec des taches obscures, les mandibules noires, les étuis d'un brun clair, tachetés d(! noir, une crête peu élevée sur le corselet. Les œufs sont enveloppés d'une matière écuraeu.se et glulineuse, couleur de chair, et formant une coque , que l'insecte colle, dit-on , sur les plantes.— Coui- niiin en Pologne. Le midi de l'Europe , la Barbarie, l'Egypte , etc., éprouvent les mêmes pertes de quelques autres espèces, dont quelques-unes un peu plus grandes [O. œijyjdius, tuinricus, Lin.), et qui diffèrent peu An di/llus- (i) Bciucoiip d' espèces oITrent de chaque :%'ItI\ la lUsciiplion de ci I organe, qui coté, près de l'origine de l'alidomen , nne doit a\u\v une jnflucncr soit dinis la sUidii- grande ca\ilé, fermée inloricurement par lation, soit dans te \ol. Par analogieavee les un diaphragme très mince , meml)raneux Cigales, je l'ai comparé avec nnc sorte de et d'un blanc nacré. J'ai donné , dans les laniliour. Mémoires du Aluséum d'Iiistoire natnrelh: (i?) PI. S6, lig. 2. 'il INSECil'S OHlIlonF.iiKS liiicnlii (II' FnUriciiis, (|iic l'on lioii\(^ au midi do l.i Kr.incc vllribst., Arcliiv. Insect. , l,IV, 2) , cspi'cc propre aux mûmes cnnlrres, cl qui esl CL'Ilc que l'on iiiaiifjc ol l'on piépan^ en li.irbarie, de la manière exposée ci-dessus. Les indigènes du Sènc{»al en lonl sécher nue aulrc, donl le corps est jaune , lachclo de noir, et queShaw cl Denon ont liguiéedans li'S relalidus de leurs voyaf:;cs <'n Afrique; la réduiscnl ensuile en poudre el remploient connue de la farine ; (''est ce que j'ai appris de M Savignj . Ces deux espèces et plusieurs autres ont une saillie conique au i)résler- num et cornposenl mon j,'eure ckiqukt proprement dit ( ackidium ). Parmi celles (pii n'olFrenl |)as ce ciracicre , c( dont les antennes soni pareillemi'ul filiformes, les unes onl des élytres et des ailes parfaites dans les deux sexes. ICIIes apparlienneni au genre (]ue j'ai nounné iilCDll'ODF. ( OE'lipodaj. De ce nombre sont les deux Criqiuîis suivans des auteurs. Le r. à ailes rnmjrs [("■rilliis slriilii/iis , Lin. ; Rœs., ilu'il.. XXI, I, 2, .1 ), d'un brun foncé ou noirûlre ; corselet élevé en carène; ailes rouges, avec l'exlrémilé noire. Le ('. à iiiles hlciics [('-. ftvriilcsiciis , Lin. ; Rœs. , ihid. , XXI , 4.) , donl les ailes sont d'un bleu un peu vcrddlre , avec une bande noire (1). n'autres Criquets, paieillemenl ailés el à anieunes (iliformes. onl la partie supérieuriM'.u coiselel fort élevée, très comprimée, formant une créle aiguë, arrondie el prolongée en pointe en arrière. Les pays étran- gers nous en fournissent (pielipu's grandes espèc. s. Le midi de l'Europe rn donne une autre, mais plus petite [Arridium armiiliim,Y\%c\\. ^ En- tom de la Russ. , I, Ortbopl., I , 1 J. L'un des sexes au nmins. dans d'autres ( les O. jicdesicris, (iinniœ de Char- pent.;,a des élytres el des ailes très courtes et nullement propres au vol. J'en ai formé une nouvelle coupe générique , celle de podi.sme {Podismn). Les Cricpiels , donl les antennes sont renflées à leur extrémité , en ma- (i) A]on\e?.C higiilliiliis. Vam., iliiiL. cili'S )wi Fnl)ririni! . .iii pnrr Ciyl/iis , XXXm, fi; (■cimm('.Sili:iir,T,Mi-rhsl.,Driiiv,R(rs.,clr. G. *^:osstts^ iliid., 7; /'or. aussi Liilr., ficiicr. rrust. el i?isect., C. /icilcslris, il)i(l., S; III, p. lo'i. Mais ces renvois ne s'appli- C. liiienliis, ibid., r) ; et lorci aussi Dr ciuent cpraii genio JciiJiuni , tel qu'il a r.eer, Sloll [Sauterel/cs dr passage, pi. , d'ahoid clé élabli , ou alislraclion faite de i-xiir, à l'cNceplion des figures citées an ceux indiques ici, el que l'on peut consi- i;cnre Tnixale]; Oli\ier (ailicle Ciiijucl de dérer conune de sinqiles di\isioiis. 1 Encyclop. mélliod.'i ; el les anUesanlcnis FAMILLE DES SAUTEURS. 25 nière de boulon («) , soit dans les deux sexes , soit dans l'un d'eux seule- ment, forment aussi pour Thunberg un genre particulier, gompbocère (Gotnphoceriis). Tel est Le r. de Sitiér}c (/') (G. Sihiricus, F. ; Panz., Faun. Insect. Gerni., XXllF, 20), dont le mâle a les jambes antérieures très renflées, en forme de massue. On le trouve en Sibérie et au mont Saint-Gothard. Dans la seconde division du genre des Criquets, l'avant-sternum reçoit dans une cavité une partie du dessous de la léte; la languette est qua- drifide; les tarses n'ont point de pelotte entre leurs crochets. Les antennes n'ont que treize à quatorze articles (c . Le corselet se prolonge en arrière, en forme de grand écusson, quelquefois plus long que le corps, et les étuis sont très petits. Ces Orthoptères forment le genre DES TETRIX. (TETRIX. Lat. — ^cridium. (1) Fab. — Partie des GryUiis-buUn de Lin.) (PL86.fig.4.) Il n'est composé que de très petites espèces. il] .■^ciidium suhutaium , F.,DeGéer; A: scutellatum, De Géer., M. insect., Schseff., Icon. insect., ciiv, g, lo. clxi, III, xxiir, i5. Fojez aussi Herbst., Ar- 2, 3; cliiv. ins., r.ti, i-5. A . /lipiinctatum ^Panz. . /V)/W.,V,[8, var.; (a) PL 86, fig. 3ii99it9Uu i-unaises t^restres, (geocoris^e 1. (PI 8,1.193.) A les antennes découvertes , plus longues que la tête, et insérées entre les yeux, près de leur bord interne. I ies tarses ont tiois articles, mais dont le premier quel- quefois très court (°). Elle forme le genre DES PUNAISES, de Linnaus. (CIMEX). Les unes, ou les lomjilahres , onl la gaine du suçoir de tiualie articles dislinctsel découveris, le labre très prolongé au-delà delà têle, en forme d'alêne, et strié en dessus. Les tarses ont toujours trois articles distincts, dont le piemier presque égal au second ou plus long que lui (/'). Ces espèces répandent souvent une odeur désagréable et siicent divers insectes. Tantôt leurs antennes, toujours filifoimes, sont composées de cinq ar- ticles (<■); le corps est ordinairement court, ovale ou arrondi. LES SCUTELLÈRES, (SCUïELLERA. Lam. — Tctyra. Fab.) (IM. S8, (!g. 1 et 2.) OÙ l'écusson couvre tout l'abdomen. (a) PL »8, 89, etc., /jaisim. (//) IM.88, lig. ib. {<■) PI. 88, (Ig. 1 a. ."-2 INSECTES HEMII'TEKES. La S. rayée (Cimex lineatus, Lin.; Wolf, Cimic, I, 11, 1 ), longue de quatre lignes, rouge, avec le dessus rayé de noir dans toute sa longueur; des points noirs, disposés en lignes, sur le ventre. Aux environs de Pa- ris , et dans le midi de l'Europe , sur les fleurs , les ombellifères parti- culièrement (1). LES PENTATOMES , (PENTATOMA.Oliv.) (PI. 8S, Cg. 3 à 8.; Oïl l'écusson ne recouvre qu'une poition du dessus de l'abdomen (a). Te genre d'Olivier en compose cinq dans le système des Rhyngotes de Fa- bricius, mais aussi imparfaitement caractérisés que mal assortis. Ses Miia [b) et ses Hali/s{c) sont des pentatomes dont la tête est plus prolon- gée et avance en manière de museau, plus ou moins triangulaire; parmi les espèces qu'il rapporte au premier, telle qu'il nomme acuminaln, et qui est la punaise à fêle allongée de Geoffroy, parait s'éloigner essentiellement des pentatomes, à raison de ses antennes recouvertes à leur origine {l. 89, fig. I.) Tentes les géocorises suivantes sont généralement oblongnes, et ne pré- sentent point d'ailleurs les autres caractères propres aux sous-genres pré- cédens. Les unes ont les antennes insérées près des bords latéraux et supérieurs de la tête, au-dessus d'une ligne idéale, tirée du milieu des yeux à l'ori- gine du labre (. {d) PI 89. I'i« "■ FAMILLE DES GKOUORISliS. .tiî LES CORÉES (COREUS. Fab.^ (PI. Sg.fig. 2.) Ont le corps ovalaire, le dernier article des antennes ovoïde ou en fu- seau, souvent plus gros que le précédent , ordinairement plus court, el de sa longueur au plus, dans les autres {a). On peut, d'après les proportions relatives el la forme des articles des antennes, y établir plusieurs divisions , que l'on peut même considérer comme autant de sous-genres (i). Le C. borde (Cimex marginatiis, Lin.; Wolf., Ciinic, I , m, 20)f^), long de six lignes, d'un brun cannelle; second et troisième article des an- tennes roussâlres,. les deux autres noirâtres; les deux premiers les plus longs de tous, une petite dent à la base interne du prenjier. Côlés pos- térieurs du corselet élevés, arrondis ; abdomen dilaté et relevé latéra- lement, avec le milieu du dessus rouge. — Sur les plantes, et répandant une forte odeur de pomme. Les antennes des autres géocorisesde la même subdivision se terminent par un article allongé, cylindrique ou filiforme. Ils forment une grande partie du genre lygsiis de Fabricius, et comprennent, un outre, celui qu'il nonnne alydus. Les pieds postérieurs des mâles sont le plus souvent remarquables par la grosseur des cuisses, et dans un grand nombre par la forme de. leurs jambes, tantôt comprimées, avec les bords dilatés, comme niembraneux'^t ailés ou foliacés, tantôt courbes. La plupart sont exotiques. (i) Les GONociREs (uoNocEKUs). Le der- nier article des aDiennes plus court que le précédent , ovoïde ou ovalaire ; celui-ci et le second comprimés, anguleux ou dilatés ; le premier ou le second au moins le plus loug de tous. Les C. sulc'tcoinis^ insidiator, unlviinaior, de Fal>. Les sYROMASTEs (sYROMASTEs). Le der- nier article des antennes plus court que le précédent , presque ovalaire ; celui-ci fili- («) IM. Sf), tif^. 2a, 2 <•, forme et simple. 1 es C. niar^-iiinftis^ icii- pha^ Sff//li<^t'r, pnrndoxa^^ ijnnjrnttis, de l''ab.; son Lygœtts sanctus. Les conÉFs (corius). Le dernier article iles antennes peu diftérentes eu longueur du précédent, presqu'eu fuseau; celui-ci point comprimé. Les C. ilt'ntntot\ hirjicornis , c/ai'icortiis , ncridïoides , cnitattis , de Fali. {/,} PI. «y, f,g, 2. ôG INSECTES HÉMIPTÈRES. A ces Lygées se rapportent les espèces dont les yeux lisses sont écartés l'un de l'autre par un intervalle à-peu-près égal à celui qui sépare chacun d'eux de l'œil voisin , et dont le corselet est beaucoup plus large posté- rieurement qu'en devant, ou figure un triangle tronqué à sa pointe. Le corps est généralement moins étroit que dans la division opposée, ou celle qui se compose des Alydes. LES HOLHVMENIES, (HOLHYMENIA. Lepel. et Serv.) (PI. 89, Cg. 3) Dont les second et troisième articles des antennes sont en palette (a)(l). LES PACHYLIDES, (PACHYLIS. Lepel. et Serv.) (PI. 89. fig. 4.) Où le troisième seul a cette forme (2). LES ANISOSCÈLES, fANISOSCELIS. Lalr.) (PI. 89, Kg. 5 et 6.) OÙ les antennes sont filiformes, sans dilatation (3). Des Géocorises de la même division à corps étroit et allongé , avec les yeux saillans, les yeux lisses rapprochés, et le corselet nn peu plus étroit (i)Encyclop. méthod. insect. X, p. 16. Ajoutez Lygaiis biclayatus, Fab. (2] ï//id,f p. 62. (3) Les uns ont les jambes postérieures bordées d'une membrane; les L. memlira- nnceus^ compressipes, pkyilopus, gonagra^ foliaceus ,■ dilalatus j tragus, etc., de Fab. (a) PI. 89, lig. 3 a. Les autres n'en ont point; les A. ■volgitSf grossipes, tencbrosus , fulvicornis , curvi- pes, profamts, pfiasianus ^ bellicusus^ etc., de Fab. Quelques espèces à antennes plus menues et de la longueur du corps, forment le sous-genre hematopus de mes familles naturelles du règne animal. FAMILLE UES GÉOCORISES. ."7 seuleiuenl en devant que postt'rieurenienl, presque trapéioide, formeront le sous-eenre DES ALYDES, (ALYDUS. Fab.) (1) (PI. 90. lig. I.) Succéderont maintenant des Géocorises dont le corps est long , très étroit, filiforme ou linéaire. Les antennes et les pattes sont aussi propor- tionnellement plus menues {a}. LES LEPTOCORISES fLEI'TOCORlSA. Latr.) (l'I.go, fig. 2.) A antennes droites (2). LES NEIDES (NEIDES. Ut— Bcrylus. Fab.) (PI. 90, fig. 3.) A antennes coudées (3). Nous passons maintenant aux Géocorises dont les antennes pareillement filiformes ou plus grosses vers le bout et de quatre articles (*) , sont insé- rées plus bas que dans les précédentes, soit dans une ligne idéale tirée des yeux à l'origine du labre , soit au dessous. Les yeux lisses sont rap- prochés des yeux , et les appendices membraneux des élylres n'offrent souvent que quatre à cinq nervures. Ici la tète n'est point rétrécie postérieurement en manière de cou. (i) /^ojez le Syst. ryngalor., p. 248. (3) Forez Latr., Gêner, crust. elinsecl, (2) Les Gerns de Fabricius , à l'excep- JII, p. 126; et Oliv., Encyclop. mélliod tion du vagabundus. [a) PI. tjo, tig. 3 J. {b) PI. 90, fig. 4(/, Itc. •Î8 INSECTES HEMIl'TÈRES. LES LYCÉES, (LIGjKUS. Fab.) (Pl.go.fig. 4.) OÙ la lêle est plus élroile que le corselet, et où celui-ci est plus étroit en devant et tiapézoïde. liC L. croix de chevalier [Cimex equestris. Lin.; Wolf., Ciinic, 1, III, 24) (û) , long (le cinq lignes, rouge, à taches noires, avec la portion membraneuse des étuis brune , tachetée de blanc. L(! L. demi-ailé {C. npieriis, Lin.; StoU., Cimic, II, XV, 103), long de quatre lignes, sans ailes, rouge; la léle, une tache au milieu du corselet et un gros point sur chaque étui, noirs; l'exlrémilé de ses étuis tron- quée ou sans appendice membraneux. Très commun dans nos jardins. On le trouve, mais très rarement, avec des ailes. Les espèces à cuisses antérieures renflées, forment le genre pachy- MÈRE d] de MM. Lepeletier et Serville, dénomination déjà employée et qu'il faudrait changer (1). LES SALDES, (SALDA Fab.) (PI. 90, 6g. 6.) OÙ la tête, mesurée dans sa plus grande largeur, est aussi large ou plus large que le corselet, et a souvent les angles postérieurs dilatés, avec de gros yeux, et don! le corselet est presque de largeur égale, et carié (i;)(2). Là , la léle est ovoïde et rélrécie postérieurement en manière de cou. LES MYODOOUES. {MYODOCHA. Latr.)(3). (PI. 90, fig. 7.V Nous voilà arrivés aux Géocorises longilabres, dont les anletnies, coin- (i) fo) . Faliiiciiis, «■lL:ili'..i/'(V/.,i).i2i . (3) f'oje z Latf . , !/'iil.;el l'Eurjclop. (2) Les Salîtes: atro^ alhipfiitiii ^ gril- .métliod. /oif/i'S de Fali. (a) l'I. <,... Ilg. 4. {'') PI. 9". H- 5- ('i '■' !)". Kg. 6/'. FAMILLE DES GÉOCORISES. SO posées de quatre articles, vont en diuiiiiiiant d'épaisseur vers leur cxlré- iiiité ((j), et souvent même brusquement, ou sont sétacées. Nous avons (Famill. nat. du Règ. anim.) formé un sous-genre, celui D'ASTEMME, {ASTEMMA). (PI. 90, lig. x.j Avec quelques espèces dont les antennes sont graduellement sétacées, avec le second article de grosseur égale , presque glabre; dont le corselet n'est guère plus étroit en devant que postérieurement , en carré transver- sal ou cylindracé, et dont la tète est comme coupée perpendiculairement ou arrondie à sa naissance (1). LES MIRIS (MIKIS. Fab.) (Pl.yl.llg. ..) Ressemblent aux Astemmes par les antennes, mais s'en éloignent par leur corselet , notablement plus large postérieurement qu'en devant, et trapézoïde [k] (2). LES CAPSES, (CAPSUS. Fab.) (PI. gr, fig. î.) A corselet pareillement trapézoïde, mais où le second article des an- tennes est aminci vers sa base, très garni de poils , surtout vers le bout , d'ailleurs presque cylindrique et menu, comme le premier (c) (3). (i) Les Saldes pallict^nis, Jlavtpfs île Myotioqiies. Fab., et quelques autres espèces, mais doni (2) ^^oyze Fab., Sjst. Rlijng. ; Lalr., le corps est beaucoup plus éfroit et plus ibiJ., p. 12',. Jong, et un peu analogues par la liMe aux (3) Fab., ihid.; Lalr., ih'id., p. 15^3. {■a) PI. 91, fig. I b, etc. (/') PI- 91. (ig. I b. (e) PI. 91, (ig. "ib, ic. 10 INSECTES HEMIPTERES. LES HETEROTOMES, (HETEROTOMA. Latr.) (PI. 91. fig. 3.) Bien distincts des précédens à raison de la grandein- et de la largeur des deux premiers articles des antennes ; de celles du second surtout , celui-ci formant une palette allongée; les deux derniers sont très courts (a) (1). Les autres Hémiptères de cette famille n'ont que deux ou trois arti- cles (2) apparens à la gaine du suçoir (i); le labre est court, sans stries. Le premier article des tarses, et souvent même le second , est très court , dans le plus grand nombre. Tantôt les pieds sont insérés au milieu de la poitrine , terminés par deux crochets distincts, et prennent naissance du milieu de l'extrémité du tarse ; ils ne servent point à ramer ni à courir sur l'eau. Nous séparons ensuite les espèces dont le bec est toujours droit , en- gaîné à sa base ou dans sa longueur ; dont les yeux sont d'une grandeur ordinaire, et dont la tête n'offre point, à sa jonction avec le coiselel , de cou ni d'étranglement brusque. Leur corps est ordinairement ou tout ou en partie membraneux et le plus souvent très aplati (3). Elles composent la majeure partie du genre primitif DES ACANTHIES, de Fabriciu.s. (AC.XNTHIA). Dont cet auteur a ensuite démembré les suivans : (1) Ca/jsus spissicoinls, Fab. xrage sur les familles nalur. du icgneanim., (2) Quatre dans les Réduves, mais doiil la seconde Irihu dts Géocerises, celle que le premier très court, presque nul. je désigne sons le nom de membraneuses. (3) Ces insectes formrnl. Hnns noire oii- (a) PI. 91, fis. ■> /'. (A) PI. 91 , lif;. 7 ,1. FAMILLE DES GEOCORISES. 4t LES SYRTIS, (SYRTIS. Fab.— laacrocepkalus. Swed, Lat. — Phymala. Lat.) (t>l. 91. fig.4-) Où les pieds antérieurs sont en forme de serre monodaclyle de crusta- cés (a) , et leur servent aussi à saisir leur proie (i). LES TINGIS, (TINGIS. Fab.) (PI. 9,, lig. 5.) Qui ont le corps très plat et les antennes terminées en bouton , avec le troisième aiticle plus long que les autres {!>). I.a plupart vivent sur les plantes , en piquent les feuilles ou les fleurs , et y produisent quelquefois des fausses galles. Les feuilles du poirier sont souvent criblées par une espèce de ce genre ( T. pyri , F.) (2). LES ARADES, ( ARADUS. Fab, ) (PI. 9,. fig. 6.) Qui ressemblent aux Tingis par la forme du corps , mais dont les an- tennes sont cylindriques, avec le second article presque aussi grand que le troisième, ou même plus long. (1) Fab., Sjst. Rhyiigot. Dans les Mn- 'croci'pltnles (.S. mnnicatn, Fab.), les an- tennes, terminées par un 1res grand article, ne se logent point dans des cavités inférieu- res des bords du corselet ; l'écusson est dis- tinct, et couvre une grande partie du de,s- sus de l'abomen. Dans les Pliymales {S. (a) PI. ;)[, fig. 4 e. INSECTES. * crnssipcs, Fab.), les antennes sont rc(;ues daîis des cavités propres , situées sous les bords latéraux du corselet, qui se prolonge en un écusson, ne recouvrant qu'une por- tion du dessus de l'abdomen, frayez hair.j Gen. crusl. et insect., III, p. 187, lîS. (s>.) Fab., i/lirf.; Latr., ihiil. (A) PI. 91, fig. 5 A. C 42 INSECTES IIKMIPTERES. lisse tiennent sous les écorces des arbres, clans les fentes du vieux bois, etc. (I). LES PUNAISES propiemeiii di(es, (CIMEX. Latr. —Aunnlhia. Fab. ) (Pl.gi.fig. ;.) Ayant aussi le corps très plat, mais dont les antennes se terminent brus- quement en forme de soie. On ne connaît que trop La Punaise des lits { Cimex lectularius , Lin. ; Wolf., Cimic. , IV, XIII , 121) {a). On prétend qu'elle n'existait pas en Angleterre avant l'incendie de Londres, en 1668, et qu'elle y fut transportée avec des bois d'Amé- rique. Quant au continent de l'Europe, Dioscoride en fait déjà mention. On a encore avancé que cette espèce acquérait quelquefois des ailes. Elle lournunte aussi les jeunes pigeons, les petits d'birondelles, etc.; mais celle qui vit sur ces derniers oiseaux me paraît former une espèce par- ticulière. On a proposé bien des moyens pour détruire ces insectes ; la plus grande propreté et une extrême vigilance sont les meilleurs (2). Les autres Géocorises de cette subdivision (3) ont le bec découvert, arqué , ou quelquefois droit, mais avec le labre saillant , la tête étranglée brusqueuient ou rélrécie en forme de cou par derrière. Quelques espèces ont des yeux d'une grosseur très remarquable (h). Ollcsqui ne présentent pas ce caractère, et dont la léte est portée sur un cou, forment le genre primitif DES P.EDUVES, de Fabricius. ( REDLVIUS. ) ■ Us ont le bec court, mais tiès aigu et piquant fortement. On se ressent même long-temps de la douleur. Leurs antennes sont très déliées vers le (i) Fab., /i'W., Latr., ibid. (î) Fab., ibid., Latr., ihid. (a)P1.9.,Cg. 7- (3) Les uiidicolles (Fam. natur. du reg. anim.) (i) PI. 93, Cg. I,.. FAMILLE DES GÉOCORISES. 45 bout OU en forme de soie(i). Plusieurs espèces produisent un bruit pareil à celui que font les criocères , les capricornes, etc., mais dont les tons se succèdent avec plus de rapidité. Ce genre a été divisé ainsi : LES HOLOPTILES, ( HOLOPTILUS. Lepel. et Serv.) (fl. y2, fig. 2.) Qui n'ont que trois articles aux antennes , dont les deux derniers , gar- ■ nis de longs poils , disposés sur deux rangs , et verliciilés sur le der- nier («) (2). Dans les autres espèces, les antennes ont quatre articles au moins et sont glabres ou simplement pubescentes. LES REDUVES propieincnt (lits, REDllVIUS. Fab.j (PI. .,2, «g. I) Qui ont le corps ovale-oblong, avec les pieds de longueur moyenne. On peut leur associer les Nabis de Latreille (3), et les Petalocheires de Palissotde Beauvois ; ces derniers ont les jambes antérieures en forme de rondache. Le Rèdnve masqué (Ctmex iiersonaliis , Lin.; la Piimiisc mouche de Geoffroy, I, ix, 3, (i), long de huit lignes, d'un brun noinUre sans lâche. 11 habite l'intérieur des maisons, où il vit de mouches et de divers autres insectes, dont il s'approche à petits pas , et sur lesquels il s'élance en- (i) Le premier article fst soiivi-iil réuni n'e.^l quL' 1res faiblement divisé en deu.\ par au second et celui-ci au troisième , an cette ligne enfoncée et transverse que l'on y moyen d'une très petite articulation ou ro- remarque dans leiRéduves Ici, en outre, les tule. yeux lisses sont situés sur une éminence ou (•j) Encyclop. niélhod., insecl.. X, |i. une division de l'extrémité postérieure de 280. . la tète. (;e dernier genre est susceptible (^ï) Le corselet des Nabis n'est point ou tl'ètre partagé en divers sous-genres. (a) PI. 92, lig. ib. {b) VI. 1)2, flg. I. 44 INSECTES HÉMIPTÈRES. suite. Ses piqûres les Ibnt périr siir-le-chanip. Dans l'élal de larve et de nymphe , il ressemble à une araignée toute couverte d'ordure ou de poussière de balayures (I). LES ZELUS, (ZELUS. Fab.) Dont le corps est linéaire, avec les pattes très longues , fort grêles et toutes semblables entre elles (2). LES PLOIERES, (PLOIARIA. Scop. — Emesa. Fab.) (l'I. ,,2, fig. 3.) Analogues aux précédeiis par la l'orme linéaire du corps, la longueur et la ténuité des pieds, mais dont les deux antérieurs ont les hanches allon- gées, et sont propies, comme dans les niantes, à saisir leur proie (3). Viennent niaintenaiU des Géocorises remarquables par la grosseur do leurs yeux, qui n'ont point de cou apparent, mais dont la lôte transversc est séparée du corselet par un étranglement. Elles vivent sur le bord des eaux, où elles courent très vite et l'ont souvent de petits sauts. Les unes ont le bec court et arqué (n), et les antennes en forme de soie. Ce sont LES LEP l'OPES , de Latreille. (4) ( LEPTOPUS.) (IM. 93, lig. ..) Les autres ont le bec long , droit, avec le labre saillant hors de sa gaine ;/';, et les antennes fdiformes ou un peu plus grosses vers le bout. (i) Fab., Syst. Rhyiig.; Lalr., Geuer. onist el iusect , III, p. i2y. crust. et insect., III, p. 12S. ^ojccsur- (3) Eal)., i'jid. , Cvrrii va^nhimdus , tout l'article Rcdwe de l'Eiicyclop. mé- ejusd.; Latr., iiit/. Ihod. (4) Lati'., Consid. sur l'oid. nat. des (2) Fal)., Syst., Ilhyngol.; Lalr., Geuer. crusl. et des insect., p. .>.5y. (a) l'I. 93, fig. I /', l.;/j, ««.je, n. 4 et fig. 3i, ff, <■. KAMILT.E DES C.EOCOKISES -1H Les yeux lisses sont situés sur un Uibeieule. (le soûl des Saldes pour Fa- bi'iciiis. Lu treille les divise en deux. Ses acapithies (") (on une partie des s,vldes de Fabi-icius) (l) ont les antennes de la longueur au moins de la moitié de celle du corps, et saillantes. Leur l'orme est ovale. Les yeux lisses sont très rapprochés et sessiles. Dans ses i>élogo.>es (pelogokus) (A) (2) , les antennes sont beaucoup plus courtes et repliées sous les yeux. Le corps est plus court et pins arrondi, avec un écusson assez grand. Les yeux lisses sont écartés. Ces hémiptères se rapprochent des Nnuoorcs, et paraissent y con- duire avec les suivans. Tantôt les quatre pieds postérieurs, li'ès grêles et fort longs, sont insérés sur les côtés de la poitrine, et très écartés entre eux à leur naissance ; les crochets des tarses sont très petits, peu distincts, et situés dans une fissure de l'extrémité latérale du tarse (t) (3). Ces pieds sei-vent h ramei' ou à mar- cher sur l'eau. Ils sont propres au geni'e DES HYDROMETRES, de Fabricius. (4) ( HYDROMETRA.) Que Latreille divise en trois sous-genres. • LES HYDROMETRES proprement diics, (HYDROMETRA. Lai.) (Pl.yî.fig. «.) Qui ont les antennes en forme de soie, et la léte prolongée en un loi uniseau, recevant le bec dans une gouttière inférieure (5). (i) Fal). , i/iid. Les SaUles zostenc , piéscnCaiit l'écussoii , ft sons la(|Ufllc' les striuta, Uttoia/is, Latr., i/iîti. clytres iirennenl naissance. Le niésotborax [:t) Latr., ibld,^ \t. 142; Gerni., Faun. est fort allongé, insect. Enrop. XI, -23. (4) Fal)., ibid. (3) Le piolhoiax se prolonge au-dessus (5) Lalr., Gêner, trust, et inseil.; lit, du mésolliorax, sous la forme d'une plaque p. i.'ij. allongée, réuéeie et terminée en pointe, re- [a': PI. ():{, fig. 2. {If) PI. ij:J, (ij;. s. (c) IM. . gran(iis, nnnulala, rustica, de Falirieiii.s. (2) Fali., i/>iJ., Lalr., i/iiti,, p. i',C>. (a) Pl.gi, Hg.4'- (/.) PI. 93, flp. 5 <-. (r) PI. gî, fig. 5 roprement dites, (NEPA. Latr.} tPl. 9',, f.g. 2.) Où les tarses antérieurs n'ont qu'un seul article et les quatre tarses pos- térieurs deux, et dont les antennes paraissent fourchues; leur bec est courbé en dessous ; leurs deux pieds antérieurs ont les hanches courtes et les cuisses beaucoup plus larges que les autres parties. Leur corps est plus étroit et plus allongé que dans les genres précédens, presque elliptique. Leur abdomen est terminé par deux soies qui leur servent à respirer, dans les lieux aquatiques et vaseux au fond desquels elles se tiennent. Leurs œufs ressemblent à une graine déplante, défigure ovale, couronnée d'une aigrette formée par des poils. M. LéonDufour a publié, dnns le septième volume des Annales géné- rales des Sciences physiques, des observations très curieuses sur l'anato- uiie de la Ranatre linéaire et de la Nèpe cendrée. Ces insectes lui ont offert un organe particulier, qu'il regarde comme une sorle de trachée pecto- rale , communiquant avec les trachées ordinaires. Il foiine, dans le pre- mier, une paire de panaches élégans , dun blanc nacré, et composé de ramuscules nombreux, qui se rendent autour d'un axe. Il est situé au milieu des masses musculaires de la poitrine. Dans la Nèpe cendrée, les trachées pectorales lui paraissent offrir les vestiges d'nn organe pul- monaire. Elles consistent en deux corps oblongs , situés immédiatement au-dessous de la région de l'écusson , revêtus dune membrane hue , lisse et d'un blanc satiné. Ils sont presque aussi longs que la poitrine et libres, excepté aux deux bouts. Ils sont remplis d'une bourre, qui, vue au mi- croscope, présente un tissu homogène, formé d'arbuscules vasculaires. Le système nerveux ne lui a paru consister qu'en deux gros ganglions , l'un placé sous l'œsophage, et l'autre dans la poitrine, entre la première et la seconde paire de pieds, et qui jette deux cordons remarquables, divisés vers leur extrémité en deux ou trois filets. Il n'a observé que deux vais- seaux biliaires. Nous renvoyons à ce beau travail, tant pour ces détails, que pour ceux relatifs aux organes générateurs et à l'appareil salivaire , qu'il a découvert dans ces insectes. La iV. cendrée 'N. cinercn, Lin.; Rœs., Insect., ibiil., xxiO {a), longue („) Pl.gi, fig. 2. INSECTES. ' fiO INSECTES HÉMIPTÈRES. d'environ huit lignes, cendrée, avec le dessus de Tabdoiiien rouge, cl !a (jueue un |ieu plus courte que le corps (i). LES RANATRES, (RANATRA. Fab ) ( f\. 9',. «g. 30 Qui no dilïèrent des Nèpes que par la forme linéaire de leur corps, leur bec dirigé en avant, et les deux pieds antérieurs , dont les hanches et les cuisses sont allongées et grêles. La y. li/icnirc{Nepa linearis. Lin.; Rœs., ihid., xxWl) [a) , longue d'un pouce, d'un cendré clair, un peu jaunâtre, avec la queue de la longueur du corps. L'aigrette de ses œufs n'est composée qne de deux soies (2). Les autres (^Notonectides) ont les deux pieds antérieurs sim- plement courbés en dessous , avec les cuisses de grandeur ordinaire, et le tarse allant en pointe et très cilié, ou semblable aux autres (' ). Leur corps est presque cylindrique ou ovoïde et assez épais , ou moins déprimé que dans les précédens. Leurs pieds postérieurs sont très ciliés, en forme de rames, et terminés par deux crochets très petits, peu distincts. Ils na- gent ou rament avec une grande vitesse, et souvent sur le dos. Ils composent le genre DES ^OTONECTES, de Linna't.s, ( NOTONECTA. ) Que l'on a divisé comme il suit : (i) Ajoutez N.fusca, gros.m, rubra, ni- (2) Voyez, pour les autres espèces, Fa ra , mnculatdj de Fait. bricius, Syst. rliyug. {a) IM. <,'„ lio. i. (/')"'l-04. ng. \K •1 J FAMILLE DES HYDROCORISES 51 LES C0RI8ES (CORIXA. Geoff. — Sigara. Fab.; . (IM. 94, fig.4.) Manquant d'écusso'n (i), ayant le bec très court, triangulaire, avec des stries transversales (a) ; les étuis horizontaux; les pieds antérieurs très courts, avec les tarses d'un seul article, comprimé et cilié {^) ; les autres pieds allongés, et les deux du milieu terminés par deux crochets lorl longs. La C. striée ( ISotonccta slriaUi , Lin. ; Rœs., ihid., XXIX) (c). Les plus grands individus, longs de cinq lignes. Dessus d'un brun foncé, avec un grand nombre de points ou de petites raies jaunâtres ; tête , dessous du corps et pieds de cette dernière couleur (2). LES NOTONECTES (INOTONECTA. GeofT., Fab.) (PI. 94,11g. 5.) Qui ont un écusson très distinct, un bec en cône allongé et articulé (^^J , les étuis en toit, et tous les tarses à deux articles; les quatre pieds anté- rieurs sont coudés, avec des tarses cylindriques, simples, et terminés par deux crochets (e). La N. glauque [Notonccla gliiurn, Lin.; Roes., i/>id., XXVII) (/), longue de six lignes; dessus jaunâtre, avec une teinte roussûlre sur les étuis; leur bord intérieur tacheté de noirâtre; écusson noir. (i) La Notonecta minutîssima de Fn!)ri- mais cet insecte est pourvu d'un écusson. cius est , pour le docteur Leach (Liun. Son corselet est transversal , et le corps est (Trans., XII), le type de son genre Sigara. ovoïde, et non linéaire ou cylindrique. Les tarses antérieurs n'offrent, de même (2) ^ojc;, pour les antres espèces, Fal)., que ceux des corises, qu'un seul article ; Syst. Rliyng. (a) PI 94,fig. 4«. (A)|>!, 94,lig. 44. (<■) PI. 94, fig.4. (J) PI. 94, lig. 5«. (e) PI. 94,fig. 5,/. (/) PI. 94, (ij;. 5. 0-2 INSECTES HÉMIPTÈRES. Elle nage sur le dos, afin de mieux saisir sa proie, el pique vive- ment (1). La seconde section des hémiptères, celle des homop- TÈRES (homoptera Lat.), se distingue de la précédente aux caractères suivans: le bec naît de la partie la plus inférieure de la tête, près de la poitrine, ou même de l'entre-deux des deux pieds antérieurs ("); les étuis fpres- que toujours en toit) sont partout de la même consis- tance et demi-membraneux, quelquefois même presque semblables aux ailes. Les trois segmens dix tronc sont réunis en masse, et le premier est souvent plus court que le suivant. Tous les hémiptères de cette section ne se nourrissent que du suc des végétaux. liCS femelles ont une tarière (2) écailleuse, ordinairement composée de trois lames den- telées, et logée dans une coulisse à deux valves (*). Elles s'en servent comme d'une scie jiour faire des entailles (i) Fal)., //'((/.,• I-iilr., Geiui-. inisl. et i;l que les ciochets des posléiieiirs sont inscri., III, p. i5o. Le genre P/oa dn doc- grands. Le corps est plus court, avec les teur Leach , qu'il forme sur la Noionecle élytres enlièrenient enistacées , voiilées el minulissima de Linné , et qu'il ne faut pas tronquées à l'angle extérieur de leur ijase. confondre avec celle que Faliricius et d'au- On y voit une pièce analogue à celle qWon très entomologistes nomment ainsi, diffère remarque à la même place dans les Cè- de celui de îVotonecle , en ce que le troi- toines'. sième article des antennes est plus grand (2) Que M. Marcel de Serres nomme que les autres ; que ceux des tarses anlé- oi-iscapte. rieurs sont presque de la même longueur, (a) PI. IJ."!, f.g. lb. e. (//) PI. 1)5, fig 2 ., 2 h FAMILLE DES CICADAIRES. !Î3 dans les végétaux et y ]:)lacer leurs œufs. Les derniers insectes de cette section éprouvent une sorte de méta- morphose complète. Je la diviserai en trois familles. La première, celle DES CICADAIRES, ou dcsCIGALES en général, ( CICADARLE. ) (H. .jSagg.) Comprend ceux qui ont trois articles aux tarses (°) et des antennes ordinairement très petites, coniques ou en forme d'alêne, de trois à six pièces, y compris une soie très fine qui les termine ('). Les femelles sont pour- vues d'une tarière dentelée en scie ('). MM. Randohr, Marcel de Serres, J^éon Dufour et Straus, ont étudié l'anatomie de divers insectes de cette famille. Le dernier n a pas encore publié le résultat de ses investigations. Parmi les antres, M. I^éon Dufour est celui dont les re- cherches sont les plus étendues et les plus complètes, du moins quant au système digestif et aux organes de la génération. C est ce dont il est aisé de se convaincre par la lecture de son mémoire ïnlityûé : Recherches ana- to} niques sur les cigales, inséré dans le cinquième volume (n) l'1. 1)5, fli;. -2 (/ (*) l'I. (j,î, (ig. 2 e. (f) l'I. ()5, (ig. 2 /, 2 A. o4 INSECTES HKMIPTÈRES. des Annales des sciences naturelles. Nous ne suivrons point ce profond observateur dans cette foule de détails intéressans qu'il nous présente sur leur organisation, et qu'il accompagne d'excellentes figures, et nous nous bor- nerons à l'exposition d'un caractère anatomique qui pa- raît être exclusivement propre à ces insectes. Dans tous, suivant lui, le ventricule chylifique, ou l'estomac, est d'une longueur remarquable; il débute par une dilata- tion oblongue , courbe ou droite, et il dégénère con- stamment en un conduit intestiniforme, qui revient sur Iiii-niéme, pour s'aboucher vers l'origine de ce même ventricule, à côté de l'insertion des vaisseaux hépa- tiques, non loin de la naissance de l'intestin; tous ont quatre vaisseaux biliaires. Dans les cigales, ce ventricule a la forme d'une anse, dont la partie droite se dilate en une grande poche latérale et souvent plissée ; son extré- mité supérieure se trouve liée à l'œsophage par un liga- ment supérieur, et l'autre conduit à ce prolongement étroit, tubulaire, fort long, replié sur lui-même, ayant la forme d'un intestin, et qui, à la suite de ces circonvo- lutions, remonte pour se réunir à cette poche, près de l'insertion des vaisseaux hépatiques. Cette disposition vraiment extraordinaire du ventricule chylifique qui , après plusieurs circonvolutions, vient se dégorger dans lui-même, en continuant un cercle complet parcouru par le liquide alimentaire, est sans doute d'une explication FAMILLE DES CICADAIRLS SS |tliysioIogi<[iie assez embarrassante, mais elle n'est pas moins nn fiait bien prouvé et constant, et qui forme le trait le plus caractéristique de l'anatomie de la cigale et d'autres cicadaires. Dans la Lcdra aurita de Fabricius, ou la Procigale grand-diable de Geoffroy, la portion renflée du ventricule chylifique est placée directement à la suite du jabot; il n'y a, de chaque côté, qu'une seule grappe d'utricules salivaires, caractère que l'on observe aussi dans la Cercope écumeuse^ tandis qu'il y en a quatre, deux de chaque côté, dans les cigales. Dans la mem- brane cornue , l'anse duodénale est remplacée par une poche fort courte, mais teiïant aussi à l'œsophage par un lîlament suspenseur, caractère qui n'est propre qu'à ces insectes. liCS mies [chanteuses) ont les antennes de six arti- cles (") et trois yeux lisses (') (i). Elles embrassent la di- (i) Le mésotliorax , vu en dessus, est heaucoup plus spacieux que le prolhorax, se rétrécit vers son extrémité, qui forme une sorte d'écusson. Il en est presque de même dans les Fulgores et autres genres qui en dérivent. Le mésolhorax a souvent la figure d'un triangle renversé , et le protlio- rax est ordinairement très court et trans- versal. Dans les Cicadaires suivantes, telles que les membranes, etc , il est au contraire beaucoup plus étendu que tes autres segmens Ihoraciques , très développé dans un sens ou dans un autre, et le mésothorax ne se présente plus que sous le forme d'un écus- son ordinaire et triangulaire. Daus toute cette famille, le mélatUorax est très court et caché. Considérée dans ses rapi)orts avec les autres insectes , la tète des Cicadaires , vue par devant, nous offre, immédiatement au- dessus du labre, un espace triangulaire, ré- pondant à l'épistome ou au chaperon ; en- suite, en remontant, un autre espace, sou- » l'I. ()5, llj (A) PI 95, fig. 2 b, h. SO INSECTES HÉMIPTÈRES. vision des Cigales porte- manne de Linnpeus, le genre des Tettigonies de Fabricins et forment pour nous^ celui DES CIGALES proprement dites. (ciCADA. Oiiv. — Tetlu/onia. Fab. ) (IMauctie gS.) Ces insectes, dont les étuis sont presque toujours transpa- rens et veiiu^s, différent des suivans, non-seulement par la composition de leurs antennes et le nombre des yeux lisses, mais encore en ce qu'ils ne sautent point, et que les mâles font entendre, dans les fortes chaleurs des jours d'été, époque de leur apparition, une espèce de musique monotone et très bruyante; aussi des auteurs ont-ils désigné ces cigales par l'épilliète de chanteuses. Les organes du chant sont situés à chaque cùté de la base de l'abdomen, intérieurs et recouverts chacun par une plaque cartilagineuse, en forme de volet (i). La cavité qui renferme ces instrumens est divisée en deux loges par une cloison écailleuse et triangulaire (°). Vue du côté du ventre (*) , chaque cellule offre antérieurement une vent renflé et strié, que Fal)ricius nomme le front, mais qui est l'analogue de la face ou de l'cnlredeux des yeux ; au-dessus sera le front, viendra ensuite le vertex ou le plan supérieur. ((] Cette pièce n'est qu'un appendice inférieur du métathorax. La timbale occu- pant une cavité particulière, tantôt nue eu dessus, tantôt recouverte et simplement vi- sible en dessous est un prolongement latéral d'une peau formant le diaphragme anté- rieur des deux cavités inférieures du pre- mier segment de l'aljdoinen. Le diaphragme opposé , ou le postérieur de ces cavités . constitue la pièce dite le miroir. Il parait qu'elle est formée , ainsi que l'autre dia- phragme, aux dépens des membranes tra- chéennes. (a) PI. 95, fig. ic'^if. (i) Pi 95, flg. 2 g. FAMILLK DES CICADAIRES. S7 iiuMnbrane blanche et plissée, et plus bas, tlans le fond , une lame tendue , mince, transparente, que Réaumur nomme le miroir. Si on ouvre, en dessus, cette partie du corps, on voit, de chaque côté, une autre membrane plissée, qui se meut par lui nuiscle très puissant, composé d'iui grand nombre de fibres droites et parallèles, et partant de la cloison écailleuse; cette membrane est la timbale. Les muscles, en se contractant et se relâchant avec promptitude , agissent sur les timbales, les étendent ou les remettent dans leur état naturel; telle est l'origine des sons qu'elles ])ro(luisent, même après la mort de l'animal, si elles éprouvent alors des tiraillemens semblables. Les Cigales se tiennent sur les arbres, ou sur des arbustes, dont elles sucent la sève. La femelle perce avec une tarière (°) logée dans im fourreau de deux lames en demi-tube, composée de trois pièces écailleuses , étroites, allongées , et dont deux terminées en forme de lime, les petites branches de bois mort, jusqu'à la moelle, afin d'y déposer ses œufs. Le nombre en étant considérable, elle y fait successivement plusieurs trous, dont la place est indiquée à l'extérieur par atilant d'élévations. Les jeunes larves quittent cependant leur berceau pour s'en- foncer dans la terre, où elles croissent et se métamorphosent en nynqihes. Leurs pieds antérieius sont courts et ont des cuisses tiès fortes, armées de dents, et propres à creuser la terre. Les Grecs mangeaient les nymphes ('), qu'ils nommaient Tetligomètres, et même l'insecte, dans son dernier état. Avant l'accouplement, on préférait les mâles, et lorsqu'il avait eu lieu on recherchait davantage les femelles , parce que leur ventre était alors rempli d'œufs. La cigale de Vorne , en pi- quant cet arbre, fait écouler ce suc mielleux etpurgatif qu'on appelle manne. (.) PI. y.i. (ig ,c. (/.) PI. 8 INSECTES IIÉMIPTÈUES. l.a C. de l'orne {C. orni. Lin.; Rœs. lnsect. Il, Lociisl. n\\. 1,2; xxvi, 3, 5), longue d'environ nn poiicc, jaunAlre, pâle en dessous, niéiangéiî de celle couleur et de noir en dessus, avec les bords des articles du l'ab- domen roussâtrcs; deux rangées de points noinllres sur les élvires, dont les plus voisins de leur bord interne plus petits. — Midi de la France, Italie, etc. La C. commutie {C. jilebeta, Lin.; Teliigonia Frnxini, Fab.; Rœs., ihid., XXV, 4 ; XXVI, 4, 6, 7,8) [a) , la plus grande de nos espèces ; noire , avec plusieurs taclies sur le premier segment du tronc; son bord postérieur, les parties relevées et arquées derécusson,et plusieurs veines desélytres roussûlres (i). Les autres cic.^daires {muettes) n'ont que trois articles distincts aux antennes (') et deux petits yeux lisses. Leurs pieds sont, en général, propres pour le saut. Au- cun des sexes n'est pourvu d'organes sonores. Les étuis sont souvent coriaces et opaques. Plusieurs femelles enveloppent leurs œufs d'une matière Manche et cotonneuse. Les unes { Fuhjorelles) ont les antennes insérées immé- diatement sous les yeux , et le front est souvent j)rolongé en forme de museau '), de figure variable selon les espèces. C'est ce qui distingue le genre [i) Foyez Lalr., Gincr. cnist. et in- une entaille laissant à découvert la linibale, sert., III, p. i54; Fab., Sysl. rhyng., composent le genre tidicen de mou oii- genrc Tetligonia, et Olivier, Encyclop. vrage sur les fam. nat. du règ. anim., telles métliod., article Cigale, où toutes les fi- sont la C. /iamn/on'<' d'Olivier, les ï'. /jàYff, gures de SloU, relatives au.\ espèces de ce liynliiia, n/gira, de Fab., et son T. orni, genre, sont rapportées. Celles où le pre- qui pourrait , sous ce rapport, former nu micr segment abdominal offre en dessus autre genre. M l'I. .,.';, Tg 1. (/.) I>l. f)r, r,7, elr. (r) l'I. .,<;. FAMILLE DES CICADAIKliS. 5!» DES FULGORES. (t'LLGOHA. Lin. . f)Iiv.} (l'I. çjG, lig.i.) Les espèces dont le IVoiit esl avancé, qui ont deux yeux lisses, et qui n'offrent, au-dessous des antennes, aucun appendice, sont les fH/i^orci proprement dites, de Fabricius. Telle est La f". porte- lanterne {a) {F. luternariii , Lin.; Rœs., insecl. 11, Locust. xxviii, XXIX), très grande espèce, agréablement variée de jaune et de roux, avec une grande laclie, en forme d'œil, sur cliaque aile: museau très dilaté, vcsiculeux, large et arrondi en devant. Plusieurs voyageurs assurent que cet insecte répand une forte lumière dans l'obscurité. Le midi de l'Europe nous offre une petite espèce du même genre. La F. européenne {F. eiirapœa, Lin.; Panz. , Faun. insect. Germ., XX, 10), verte, avec le front conique, les élylres et les ailes transpa- rentes (i;. D'autres cicadaires 5 front avancé, mais dépourvues d'yeux lisses, et ayant au-dessous de chaque antenne deux petits appendices, représentant ces organes ou des palpes, forment le genre D'OTIOCÈRE, (le M. Kirby, (OTIOCEKLS). (Pt. riciiis les place avec ses Flata. Les ^cliilus de M. Kirl)y (Linu. Trans., XII, xxir, i3) (liircrent peu des Cixics. (3)Latr., ibid., p. l'IIS; Germ., mag. eiitoni., IV, 7. Les Cœli- dies [Cœtidià] de cet auteur {ibid., p. 75), semlilcnt venir près des Tettigomcires. Eiles en ont le porl, et leuis antennes, selon hii, sont insérées au-dessous des yeux. \a) PI. ()7, fig. a a. [c) iM. .,7. lia. ,',. (/.) Pl.;):,ll(;.3„. {d) PI, ;,:, li«,4„. FAMILLE DES CICADAIRES. 61 blemeiil plus court dans son milieu que le mt'solIioiMX, coni posent le sous- fjeiire DE POECILOPTÈRE. (POECILOPTEKA. Lalr. ; Gerni. — Flaïu. Ijb.) (l) (l'I. 97. Cg-50 Celles où il est aussi long au moins que le niésothorax, et où les élylres, guère plus longs que ral)doiucii ou plus courts, sont dilat<''s à leur base el rétrécics ensuite, forment un autre sous-genre. Celui D'ISSUS , (ISSUS. Fab.)(2) (lM.9:,Cg. 6.) Tantôt les antennes sont aussi longues au moins (jua la lOte , et le plus souvent insérées dans une écliancrure inférieure des yeu.\. LES ANOTIES, de i\I. Kiiby, ( ANOTIA.) (PI.97, fig. 70 Qui dans l'ordre naturel avoisinent ses Otiocères , et se rapprochent des précédens, quant au mode d'insertion des antennes 3). LES ASIRAOUES, (ASIRACA. Latr. — Dclpkax. Fab.) (PI. tj:.Os. 8.) Uù elles sont insérées dans une échancrnre inférieure des yeux, de la ([) Lalr., ibid., p. i65; ilijng , p. igy. Ccrm., Magaz. ciiloin., III. p. 219; (3) Liiiii. Tians., Mil, lai), i, fit;. 9, IV, |i. io3, io4. m, 1 I , I 7 {jx] Latr., ihid . y. 1 llfi ; l'ali., .Sj>l. m INSECIES HÉMIPTÈRES. longueur de la lèle et du Ihorax , avec le premier article ordinaireiiietit plus long que le second, comprimé et anguleux («). Les yeux lisses inan- )|uent (1). LES DELPIIAX, (DELl'HAX. Fab.) (PI. 97,ng. 9.) Où les antennes sont insérées de même, mais jamais guère plus longues que la tête, avec le premier article beaucoup plus court que le suivant el sans arêtes. Les yeux lisses sont apparens (2;. LES DERBES, de Fabricius, (DERBE.) (IM. y;, Cg. 10.) Me sont inconnus, mais je présume qu'ils viennent près des insectes précédens et suiloul près des anoties. Dans les Hernières cicadaires les antennes sont insérées entre les yeux ; elles composent le genre DES CICADELLES , ou les Cigales ranatres , (le Liiinaeus , ( CICADKLLA. ) Que l'on peut subdiviser ainsi : Nous commencerons par les espèces qui, moins un petit nombre (les Lèdrcs), composaient anciennement le genre MEMBRACisde Fabricius. Leur tète est très inclinée ou rabattue par devant, et prolongée en une pointe (j) Latr., ibid., p. 167, [1) Lalr.. ihiil., [!. .(iS. W IM.;,7,I.B. S„. FAMILLK DES CICADAIRES. «.". obliisf , OU sons la forme triin chaperon, plus ou moins ilcnii-circuiairc. Los aiilenncs sont loujours liés petites, terminées par une soie inarticu- lée, et insérées dans une cavité, sous les bords de la télé (a,. Le prolliorax est tantôt dilaté et cornu de chaque côlé, prolonfjé et rétréci postéiieure- nienl eu une jiointe on épine, soit simple, soit composée, tantôt élevé lonsitudinalement le long du dos, comprimé, en manière de tranche aif^uë ou de crête, quelquefois avancée ou pointue en avant, les pieds ne sont presque pas épineux. Les unes n'ont point d'écusson proprement dit apparent ou découvert. Ici, les jambes, les antérieures surtout , sont très comprimées cl folia- cées. Le dessus de la tôle foi-me toujours une sorte de chaperon demi- circulaire. LES MEMBRACES propres, (MEMBR.\CIS. Fab.) (i>l. 98, fig. i.) Dont le prothorax est élevé, comprimé et foliacé le lon^du milieu du dos (I). j LES TRAGOPES, (TRAGOPA. Latr.) (PI.9S, fig. 2.) Où cette partie du corps ofTre, de chaque côté, une corne ou saillie pointue, sans élévation intermédiaire, et se prolonfie postérieurement en une pointe voiUée, de la lonjjueur de l'abdomen et remplaçant l'écus- son (2). Là , les jambes sont de forme ordinaire ou point foliacées. ([) Les Memhracis foUaccs de Fui). île IM. Germr.r : glnhra, nthimncitln, .rnn- (2) Des Membracis du Brésil, qui me ihoceplialu. p.Traissrnt analogues aux espèces suivantes (u) IM. 98, r.g. I a. m INSFXTl'S HÉMIPTÈRES. LES DARNIS, (DARNIS. Fab.) (l'I. ;,S, fig. 3.) Où le piolongemenl poslôrieur du protliorax , recouvre presfpie lolalc- iiieiii ou en majeure parlie leilei^sus de l'abdoinen et les élylres, en forme de triangle allongé et voillé (1). LES BOCYDIES, (BOCYDIUM. Lalr.) (IM. gS, Cg. 40 Qui onl leurs élylres enliérement ou en majeure pnrlie découverts, le prolongement postérieur et sculellaire du prolliorax étant étroit, plus ou moins lancéolé ou en forme d'épine (2). Dans les autres, l'ccusson , quoique le protliorax puisse être prolongé, e'-t découvei t, du moins en partie; l'exliéniité postérieure du prolhorax offie une suture transverse, qui le dislingue de l'écusson. LES CENTROTES. (CEMROÏUS. Fab.) (l'I. gS, f.L-. 5.) Lejtelit Dinhlc[('irntla roniiilii, Lin.; Panz., Faun., insect., Geim. L, 19) (ni, long de quatre lignes. Corselet ayant, de chaque cCilé, une corne, et prolongé postérieurement en une pointe , de la longueur de l'abdo- men. Dans les bois, sur les fougères et autres plantes. Le (lemi-Dialjlc [Cenlrotiis ijcnistœ , Fab.; Panz. iljid., 20), de moitié plus petit, et dont le corselet simplement prolongé en arrière. — Sur le génet (3). (i) A'o^'OJ Fal)., Syst. rlijng. (3) Les C. cnniii/iis , sciilcllans, elc, (a) Le.s Centrolus Itorridiis , liifi/its, de Fal». "lobiilttih, flavattis. c/nct^rr i\i- l":ilnicms. («) PI. .yi, iig. 5. FAMILLE DES CICADAIRES. BS Nous passerons maintenant ù des espèces dont la tête n'est guère plus basse que le prothorax, ou de niveau aveclui, horizontale ou peu incli- née , vue en dessus; où le prothorax n'est ni élevé dans son milieu, ni pro- loufjé postérieurement, et olTre au plus des dilatations latérales; où le mésolhorax a la forme d'im écusson de grandeur ordinaire et triangulaire. Les élytres sont toujours entièrement découverts. Les jambes postérieures au moins sont épineuses. Dans plusieurs, tels que les suivans, le corselet a la figure d'un hexagone irrégulier; il se prolonge et se rétrécit postérieurement, et se termine par une troncature, servant d'appui à la place de l'écusson, la recevant même souvent , cette partie tronquée étant concave ou échancrée. LES iETALIONS (iETALION. Latr. — Eiaiiu. Germ.) :Pi.<)S. fig. (i.) Se distinguent des sous-genres de la même division par plusieurs ca- ractères. La tête , vue en dessus, ne présente qu'une tranche transver- sale; le front est incliné brus(|uemenl et les yeux lisses y sont situés entre les yeux ordinaires , et dès-lors inférieurs. Les antennes, très petites et distantes de ces derniers organes , sont insérées au-dessous d'une ligne idéale, tirée de l'un îi l'autre («). L'espace situé immédiatement au-des- sous du front est aplati et uni. Les jambes n'ont ni cils ni dentelures (i). Dans les trois sous-genres qui succèdent, le vertex est triangulaire, et porte les yeux lisses. Les antennes sont insérées dans une ligne idéale, tirée d'un œil ordinaire à l'autre, ou au-dessus {h). LES LÈDRES (I.EDRA. Fab.) (PI. gS, fig. 7.) Ont la tête très aplatie au-devant des yeux, en forme de chaperon trans- versal, arqué et terminé au milieu du bord antérieur par \\n angle obtus. Tout le dessous de la tête est plan et au même niveau. Les côtés du pro- (i)Latr., Considér. sur roiilrcdesciust., de MM. deHumboldt et Bonpland. Voyez desarachn. et des insect.; et Zool. et Anal. Germ., Magas. entom., IV, p. 94, (a) PI. 9S, Cg. 6 a. (A) PI. 9^, fig. 7 a. INSECTES *, 9 eo INSECTES HÉMIPTÈRES. tliorax s'iMùvc'iit en niaiiiùrc de cornes arrondies au bout ou d'ailerons. Les jambes i)osléiieures sont 1res comprimées et comme bordées exté- rieurement par une membrane dentée. La cigale Grntid-Diahle de Geofiroy (Cicada auritu, Lin.) {a), est de ce sous-genre (l). LES CICCUS, (CICCUS. I.alr.) (PI.9,«,fig.S.) OÙ les antennes se terminent immédiatement après le second article, en une soie de cinq articles distincts , cylindriques et allongés. L'exlré- niilé antérieure de la tôle est généralement avancée (2). LES CERCOPES, (CERCOPIS. Fab., Germ. — Ajihrnphorn . Germ.) ("•1-99. «g-') Où le troisième article des antennes est conique et terminé par une soie inarticulée {/'). (i) A'o)ezFal).,Syst. rliyngot.,(>l L.nlr,, Gciicr. cnist. et insecl., III, p. 167. f^oy. aussi l'article Teltigone de l'Encyclop. mélhod. et celui de Tetiigonidei ihid. (Insecl., X , 600) , où MM. Lepele- tier et Serville, ses rédacteurs, présentent quelques considéralions nouvelles et éla- blisscnt quelques nouveaux genres, mais dont la connaissance ne m'est parvenue que lorsque j'avais terminé mon travail sur cette famille, de sorte que je n'ai pas eu le temps de vérifier sur les objets mêmes les carac- tères qu'ils assignent à ces coupes. Je me horneiai à la remarque suivante. La de- scription de V Eiirynièle feiieslm- convient parfaitement à une espèce figurée par Dono- van dans son bel ouvrage sur les insectes de («) ft. gS, 6g. 7. la Nouvelle-Hollande, et dès-lors les ré- dacteurs de l'article auraient été induits en erreur sur la patrie de cet insecle, puis(|u'ils le disent du Brésil. Dans le cas que cette synonymie fût exacte, le caractère distinctif de ce nouveau genre, absence d'yeux lisses, serait faux, car ils existent, quoique d'abord difficiles à reconnaître, à la partie supérieure ilu front. Cette espèce rentrerait, dès-lors, dans le sous-genre Jassiis [f^orez ci-nprèi). (2) Les Cicr.ila ofhpersn, marmorata de Fab. ; son Fulgorn adscendens y etc. Je présume (|ue plusieurs autres espèces du genre Cicatla de cet auteur et de Tettïgonin de M. Gerniar, doivent aussi s'y rapporter; mais n'ayant point une collection assez nombreuse, je me borne à ces indications. (i) PI. 01), fig. I a. lAMlLLE DES CICAUAIRES. (iV J.a C eiisnnglanlée (Cercojtis sanijtiinolenla , Fub. ; la Cigale à lâches rouges, GeofT., liisect., If, VIII, 5) (o) , longue de quatre lignes, noire, avec six lâches rouges, sur les étuis. — Dans les bois. La C.ecu>neusc{Cicada s])ii marin, Lin.; Kœs. Insect., II, Locusl. XXllli, brune, avec deux taches blanches sur les ëlytres, près de leur bord extérieur. Sa larve vil sur les feuilles , dans une liqueur écunieuse et blanche, que des auteurs ont nommée : Écume printanière, Crachnt de qrenouille (1). Dans les autres cicadaires complélanl cette famille, el qui, dans les premiers ouvrages de Fabricius, composaient son genre Cicada , le pro- Ihorax n'est point ou presque pas prolongé poslérieuremcnl , et il se ter- mine, à la hauteur de la naissance des élylrcs, par une ligne dioilo ou presque droite, dont la longueur égale presque celle de la largeiii- du corps. L'écusson, mesuré à sa base, occupe une grande partie de celle largeur. Deux yeux très saillans, une tête peu avancée au-delà de ces organes, mais déprimée en devant el formant une sorte de cintre au sommet de la portion éle\ée de la face, située iunnédialement au-dessous, deux yeu.\ lisses supérieurs el postérieurs, enfin, par une exception dans celle divi- sion , des pâlies dépourvues d'épines ou de dénis , distinguent LES EULOFES, de M. Falloi. (EUI.OPA.; (l'i. /(/,, p. 73. (3)-Pl.l|.J, fig. i.) La tèle, vue en dessus, est triangulaire, sans être néanmoins très alloii- fjée , ni très aplatie , ce qui distingue ces insectes des Eupélix. Les yeux, d'ailleurs, ne sont point coupés par ses bords. Les yeux lisses sont situés entre eux ou ialéraleuienli2), mais non près du front. Ces insecleS' sont d'ailleurs très voisins des Jasses, quant à l'étendue des lames situées le long des côtés du chaperon et la longueur de la soie qui termine les antennes ; elle parait être articulée à sa base, ainsi que dans les Ciccns , dont ils ne difl'èrent presque que par la forme du corselet (3). La seconde famille des hémiptères homoptères, ou la quatrième de l'ordre, LES APHIDIEIVS , autrement LES PUCERONS, ' AI'tlIDII. Se distingue de la précédente par les tarses, qui n'ont (|ue deux articles, et par les antennes filiformes, ou en forme de soie, plus longues que la tête, de six à onze ar - ticles (*}. (i) Germ., ibid.. p. 8o. aplatie, et Jes yeux lisses situés près de ses (2) Quelques espèces, parmi lesquelles bords, je citerai les Cercopis grisea, transveisn, (3) Germ., //«W., p. 5S ; C. Teltigonia; idiiila, de Fab., paraissent devoir former Fab., Syst. rhyug., p. fit. un sous-geurc propre, à raison de leur tète (a) PI. 99, (ig. 5 u. (/,) PI. ,,,j l,h. ''• INSECTES HÉMIPTÈRES. Les individus ailés ont toujours deux elytres et deux ailes. Ce sont de très petits insectes, dont le corps est ordi- nairement mou, et dont les étuis sont presque semblables aux ailes, ou n'en diffèrent que parce qu'ils sont plus grands et un peu épais. Ils pullulent prodigieusement. Les uns ont dix à onze articles aux antennes, dont le der- nier est terminé par deux soies (°). Us sautent et composent le genre DES PSVLLES, de Geoffroy, ou celni de C/iermes , de Linnams. ( rSYLLA.) (l'l.ç,9i«,Cg. ..) Ces hémiptères, désignés aussi sous le nom de faux-puce- rons , vivent sur les arbres et sur les plantes , dont ils tirent leur nourriture; les deux sexes ont des ailes. Leurs larves ont ordinairement le corps très plat, la tète large , et l'addomen arrondi par derrière. Leurs pieds sont terminés par une petite vessie membraneuse, accompagnée, en dessous, de deux cro- chets. Quatre pièces larges et plates, qui sont les fourreaux des étuis et des ailes, distinguent les nymphes. Plusieurs, dans cet état, de même que dans le premier, sont couverts d'une matière cotoimeuse et blanche, disposée pai' flocons. Leurs excrémens forment des filets ou des masses d'une nature gommeuse et sucrée. {a) ri. tf9 /'is, ii^. I (I FAMILLE DES APHIDIENS. 71 Quelques espèces, en piquant les végétaux pour en sucer le suc, occa- sionnent dans quelques-unes de leurs parties, particulièrement leurs feuilles ou leurs boutons , des monslruosilés ou des apparences de galle. De ce nombre est La Psylle du buis {Chcrmes Buxi , Lin ; Réaum. , Mém. , Insect., III , XIX, 1, 14), verte, avec les ailes d'un jaunâtre brun [a). L'aune, le figuier, l'ortie, etc., en nourrissent aussi d'autres es- pèces (1). Latreille a formé , avec celle qui vit dans les fleurs du jonc, un genre sous le nom de livie (Livra). Les antennes sont beaucoup plus grosses inférieurement qu'à leur extrémité (*) (2). Les autres aphidieiis iioiit que six à littit articles aux antennes; le dernier n'est point terminé par deux soies ('). Tantôt les étuis et les ailes sont linéaires, frangés de poils, et couchés liorizontalement sur le corps, qui a une forme presque cylindrique; le bec est très petit ou peu distinct. Les tarses sont terminés par un article vé- siculeux, sans crochets; les antennes ont huit articles en forme de grains. Tels sont LES THRIPS, (thrips. Lin.) (PI. 99*«, fig. 3.) Ils sont d'une extrême agilité et semblent sauter plutôt que (i) f^oyez Fab.,Geo(T'., De Gécr. p. 170; Arh., Faun. insect., VI, ai. {2) Latr., Gêner, crust. et insect., III, (a) P!. 99*;i, fig. I, (i) PL 99id., p. ead., et les insectes de cet ordre. V., Slraus , qui l'a auteurs cités plus haut. L'organisation bue- éludiée , avec une finesse d'observation cale m'a oiïert des caractères qui paraissent r.dmirable , pense que les Thrips sont des la distinguer essentiellement de celle des Orthoptères. (a) PI. 99 A«. tig. 4 a. FAMILLE OES Al'HIDIENS. 73 iiieiil. Les deux cornes que l'on observe à rexirémilé postcrieuie de l'ab- domen dans un grand nombre d'espèces sont des tuyaux creux , et d'où s'échappent souvent de petites gouttes d'une liqueur transparente, miel- leuse, dont les fourmis sont très friandes. Chaciue société offre, au prin- leuips et en été, des puier, art. Cochenille (Encycl, (|u'its avaient été heureux. Méthod.). ^ojej, quant à celle de nopal, (2) Le docteur Viiey a puhtié dans le une gazette littéraire, imprimée à Mexico, .Tournai complémentaire des sciences médi- na du 5 février 1-94, M. Bory de Saint- cnles (tomeX), de nouvelles recherches sur Vincent nous a appris (Annal, des scienc. cette production, uatur. V'III, i<>5) (pron avait fait, à Ma- 1A9'maUiiii^!iUUS&&Uyi&mil^U9®&»9>i&^it^ii&&&^\iii^U^iiU''iiii LE IllirTIÈME ORDRE DES INSECTES, LKS NEVROPTERES (Neoroptera. — Odonata, et majeure partie des Synis- tata fie Fab.) ( PI, loo à lofi bij>.) Se distingue des trois ordres précédens par ses deux ailes supérieures, qui sont membraneuses, ordinairement nues, transparentes, et semblables aux deux inférieures quant à leur consistance et à leurs propriétés ('"); du dixième et du suivant par le nombre de ces organes, ainsi que par leur bouche, propre à la mastication, ou pourvue de mandibules et de.mâchoires véritables, c'est- (a) PI. loi, 102, t'ic, 80 INSECTES NÉVROPÏÉKES. à-dire conformées à l'ordinaire (°) ; caractère qui éloigne encore cet ordre du neuvième ou de celui des lépidop- tères, dont les quatre ailes sont d'ailleurs farineuses. Dans les Névroptères, ces ailes ont leur surface garnie d'un réseau très fin ; les inférieures sont, le plus souvent, de la grandeur des supérieures, ou tantôt plus larges, tantôt plus étroites, mais plus longues. Leurs mâchoires et la pièce inférieure de leur lèvi-e, ou le menton, n ont jamais une forme tubulaire. L'abdomen est dépourvu d'aiguillon et rarement muni d'une tarière. Ils ont. pour la plupart, des antennes en forme de soie, et composées d'un grand nombre d'articles ; deux ou trois yeux lisses (*); le tronc formé de trois segmens intime- ment unis en un seul corps, distinct de l'abdomen, et portant les six pieds; le premier de ces segmens est ordi- nairement très court, en forme de collier. Le nombre des articles des tarses est encore variable. Le corps est généralement allongé, avec des tégumens assez mous, ou faiblement écailleux ; l'abdomen est toujours sessile. Beaucoup de ces insectes sont carnassiers dans leur pre- mier et leur dernier état. Les uns ne subissent qu'une demi-métamorphose; les autres en éprouvent une complète; mais les larves ont (fl) PI. lui, fig. I i. ic, 3a, etc. '''') PI. lo;, (îg. 2 rf. FAMILLE DES SUBULICORNES. 81 coiistaiîiineiit six pieds à crochet ("), dont elles font or- dinairement usage pour chercher leur nourriture. Je diviserai cet ordre en trois familles, qui, dans leur marche progressive, nous présenteront les rapports na- turels suivans : i" Insectes carnassiers; demi-mëtamor- phose; larves aquatiques, -i" Insectes carnassiers; méta- morphose complète; larves terrestres ou aquatiques. 3° Insectes carnassiers ou omnivores, terrestres; demi- métamorphose. 4" Insectes herbivores; métamorphose complète; larves aquatiques, se construisant des domi- ciles portatifs. Nous finirons par ceux dont les ailes sont le moins en réseau, et qui ressemblent à des phalènes ou à des teignes, \h\ première famille, celle DES SUBULICORNES (SDBIIMCOIINKS. Lat.) (l) Se compose de l'ordre des Odonates de Fabricius, et du genre Éphémère. Les antennes sont en forme d'a- làne (*), guère plus longues que la tête, de sept articles (i) l'ne section, clMsée en dciixlaniilles, ouvrage sur les familles naturelles du rcgue les LiBin.ui.iMES [Liliclliilinœ'', dans mon animal. (a) l'I. lo... (A) PI. i.>i, (ig. :U-. INSEci-ES. ■• I [ 82 INSECTES NÉVTORTÈRES. au plus, dont le dernier sous la figure d'une soie. F.es mandibules et les mâchoires sont entièrement couvertes par le labre et la lèvre, ou par l'extréniité antérieure et avancée de la tête. I^es ailes sont toujours très réticulées, écartées, tantôt horizontales, et tantôt élevées perpendiculairement; les inférieures sont de la grandeur des supérieures ou quel- quefois très petites, et même nulles, lis ont tous les yeux ordinaires gros ou très saillans, et deux à trois yeux lisses situés entre les précédens (°). Ils passent les deux premiers âges de leur vie au sein des eaux, où ils se nourrissent de proie vivante. Les larves et les nymphes, dont la forme se rapproche de celle de l'insecte parfait, respirent par le moyen d'or- ganes particuliers, situés sur les côtés de l'abdomen ou à sou extrémité. Elles sortent de l'eau pour subir leur dernière métamorphose. Les uns ont des mandibules et des mâchoires cornées, très fortes ('), et recouvertes par les deux lèvres; trois articles aux tarses (') ; les ailes égales, et l'extrémité postérieure de l'abdo- men terminée simplement par des crochets ou des appendices en lames ou en feuillets. Ils forment l'ordre des Odonates de Fabricius, ou le genre (a) Cl. loi.fig. ï. (*) PI. loi.fig. li, ic, etc tO ''!• 'or, f.g. 3 rf. FAMILLE DES SUBULICORNES. 8^ DES DEMOISELLES ou i.beildi t:s. (libellula. Lin., ,Geoff.) Leur forme svelte, les couleurs agréables et variées qui les parent, leurs ailes grandes et semblables à une gaze éclatante, la rapidité du vol avec laquelle elles poursuivent les mouches ou les autres insectes qui leur servent de nourriture, fixent notre attention et font distinguer aisément ces névroptères. Ils ont la tête grosse, arrondie, ou en forme de triangle large ; deux grands yeux latéraux (i), Iroisyeux lisses, situés sur le vertex (") ; deux antennes insérées sur le front, derrière une élévation vésiculeuse, dans le plus grand nombre de cinq à six articles, ou du moins de trois, dont le dernier composé, et s' amincissant en forme de stylet (') ; le labre demi-circulaire, voûté (') ; deux mandibules écailleuses, très fortes et très den- tées C) ; des mâchoires terminées par une pièce de la même consistance, dentée, épineuse et ciliée au côté intérieur ('), avec un palpe d'un seul article, appliqué sur le dos, et imitant la galète des orthoptères ; une lèvre grande, voûtée, à trois feuillets, et dont les latéraux sont des palpes C^) ; une sorte d'épiglotte ou de langue vésiculeuse et longitiulinale dans l'in- térieur de leur bouche ; le corselet gros, arrondi ; l'abdomen très allongé , tantôt en forme d'épée, tantôt en forme de ba- guette , terminé dans les mâles, par deux appendices lamel- laires dont la figiue varie selon les espèces (•>); enfin des pieds courts et courbés en avant. (i) Voyez pour leur composition, Cu- (2) MM. Vaii-der-Lindeii et Toussaint vier, Mém. de la soc. d'hisl. nat. de Paris, Charpentier en ont fait une étude particu- in-4°, p. 41. lière. Le second a représenté avec soin (a) PL ioi,fig. 2. {!>) l'I. 101, lig. 3<-. (r) PI. lui. flg. 1 a. {ri) PI. toi, Cg. l/., 1//. (r-) PI, 101, lij;. If, ia. (/■) PI. U)[, ii^.. I (/, la. i//. «1 INSECTES NÉVROPTÈRES. Le dessous du second anneau de l'abdomen renferme, dans les mâles, leurs organes sexuels, et, comme ceux de la femelle, sont situés au dernier anneau; l'accouplement de ces insectes s'opère différenunent qtie dans les autres. Le mâle , planant d'abord au-dessus de sa femelle, la saisit par le col, au moyen des crochets de l'extrémité postérieure de son ventre, et s'en- vole ainsi avec elle. Au bout d'un temps plus ou moins long, celle-ci se prêtant à ses désirs, courbe en dessous son abdomen et en applique l'extrémité sur les parties du mâle, dont le corps est alors courbé en forme de boucle. La copulation a souvent lieu dans les airs , et quelquefois encore sur les corps où ces insectes sont posés La femelle, pour poudre ses œuls, se met sur des plantes aquatiques , peu élevées au-dessus de la sur- face de l'eau, et y plonge l'extrémité postérieure de son ventre. I,es larves et les nymphes vivent dans l'eau jusqu'à l'épo- que de leur dernière transformation, et sont assez semblables à l'insecte parfait, aux ailes près. Mais leur tète, sur laquelle on ne découvre pas encore les yeux lisses, est remarquable par la forme singulière de la pièce qui remplace la lèvre in- férieure. C'est une espèce de masque, recouvrant les mandi- bules, les mâchoires et presque tout le dessous de la tète. Il est composé i" d'une pièce principale, triangulaire, tantôt voûtée, tantôt plate, que Réaumur nomme mcntunnière, s' ar- ticulant, par une charnière, avec un pédicule ou sorte de manche annexé à la tète ; a° de deux autres pièces insérées aux angles latéraux et supérieurs de la précédente, mobiles à leur base, transversales, soit en forme de lames assez larges et toutes ces varittés (/^ojej son omiageiiili- tirts de ces appendices, ne me send)le pas liilé //o;-œ <:H(omo/.). Le genre /"c/a/»™ du pouvoir être admis, parce que cette base docteur Leacli (Zool. Miscell.), ne repo- une fois adoptée, il faudrait établir presque mmX essentiellement que sur des caractère-. aulanl de genres qu'il y a d'espèces. FAMILLE DES SUBULICORNES. 8JÎ dentelées , semblables par leur jeu et la manière dont elles ferment la bouche, à des volets, soit sous la figure de crochets ou de petites serres. Réaiunur donne à cette partie du masque où la mentonnière s'articule avec son support, ou le genou, et qui parait la terminer iuférieurement , lorsque le masque est replié sur lui-même, le nom de menton. L'insecte le dé- ploie ou l'étend d'une manière très preste, et saisit sa proie avec les tenailles de sa partie supérieure. L'extrémité posté- rieure de l'abdomen présente tantôt cinq appendices en forme de feuillets de grandeur inégale, pouvant s'écarter on se rap- procher, et composant alors une sorte de queue pyramidale ; tantôt trois lames allongées et velues, ou des espèces de na- geoires. On voit ces insectes les épanouir à chaque instant, ouvrir leur rectum, le remplir d'eau, puis le fermer, éjaculer bientôt après avec force, en manière de fusée, cette eau mêlée tle grosses bulles d'air, jeu qui paraît favoriser leiu-s niouve- mens. L'intérieur du rectum (i) présente à l'œil nu douze rangées longitudinales de petites taches noires , rapprochées par paires, semblables aux feuilles ailées des botanistes. Vues au microscope, chacune de ces taches est un composé de pe- tits tubes coniques, ayant la structure des trachées, et d'où partent de petits rameaux qui vont se rendre dans six grands troncs de trachées principales, parcourant toute la longueur du corps. - Arrivées à l'époque de leur dernier changement, les nym- phes sortent de l'eau, grimpent sur les tiges des plantes, s'y fixent et se défont de leur peau. M. Poë, qui a fait une étude particulière des insectes de l'île de Cuba, m'a raconté qu'à luie certaine époque de l'année, les (i) Qn., Mém. de la soc. d'iiisl. nal. iii-.V, p. 4S. 86 INSECTES MÉVKOFl'ERES. vents du nord transportaient dans la ville de La Havane ou aux environs, une quantité innombrable d'une espèce de ce genre, et qu'd a eu l'amitié de me communiquer. Fabricius. devancéà cet égard par Réaumur, divise les Libellules en trois genres: LES LIBELLULES proprement dites, (LIBELLULA. FabJ (PI. .01, i,g. I.) Qui ont les ailes étendues borizonlalement dans le repos, la tête presque globuleuse, avec les yeux très grands, conligus ou très rapprochés; une élévation vésiculaire, ayant de chaque côté un œil lisse, sur le vertex ; l'autre œil lisse, ou l'antérieur, beaucoup plusgrand; la division mitoyenne de la lèvre beaucoup plus petite que les latérales (1), qui se joignent en dessus, par une suture longitudinale, en fermant exactement la bou- che (a). Leur abdomen est ordinnirement en forme d'épée et aplati. Les larves et les nymphes ont cinq appendices à l'extrémité postérieure du corps, réunis en une queue pointue; le corps court, la mentonnière voûtée , en forme de casque , avec les deux serres en forme de volets. La L. aplatie [ L. deprrssa , Lin.; Rœs., Insect. aquat., VI, vu, 3J (*), d'un brun un peu jaunâtre; base des ailes noirâtre; deux lignes jaunes au corselet; abdomen en forme de lame d'épée, tantôt brun, tantôt cou- leur d'ardoise, avec les côtés jaunâtres (2). LES xESIINES. («SHN.4. Fab. ) (PI. 101, Cg. 2.) Semblables aux Libellules propres par la manière dont elles portent les ailes et la forme de la léte, mais dont les deux yeux lisses postérieurs sont (i) Ces division.* latérales ou palpes pré- (ï) rorez, iioiir les autres espèces, Fa- senlent, dans les trois sous-geures, des dif- hncius (Entom. System.), et Lalreillc, Hist. féreaces remarquables. gin. des crust. et lusect., XIII, p. 10 et (a) PI io:,fig. i]. Les antennes ne paraissent être composées que de quatre articles (t). Le front n'offre point de vési- cule ; les yeux lisses sont presque égaux et disposés en ti iangle sur le ver- tex. L'abdomen est très menu ou même filiforme , et quelquefois très long. Celui des femelles a des lames en scie à son extrémité postérieure. suiv. ; mais surtout les mooograpbies des faisani partie de l'ouvrage précité de insectes de ceUe famille, des environs de M. Toussaint Charpentier. Bologne, publiées en latin, par M. Van- (^i) l-'orez les mèmei ouvrages; 1'^. der-Linden, celle qu'il a donnée depuis sur forcinata poiu'rait former un autre sous- les espèces d'Europe; enfin, une autre mo- genre. nographie des Lihellulines européennes , ^a) PI. ioi,fig. 2 état parfait. Leur corps est très mou, long, effilé, et se termine postérieurement par deux ou trois soies longues et articulées. Les antennes sont très petites et composées de trois articles, dont le dernier très long, en forme de fdet conique. Le devant de leur tète s'avance, en manière de chaperon (°), souvent ca- réné et écliancré, et recouvre la bouche, dont on ne peut distinguer les organes, à raison de leur mollesse et de leur exiguïté. Ces insectes portent presque toujours les ailes élevées perpendiculairement, on un peu inclinées en arrière, de même que les Agrions. Les pieds sont très grêles, avec les jambes très courtes, se confondant avec le tarse, qui n'offre souvent que quatre articles, le premier disparaissant presque; les deux crochets du dernier sont très comprimés en forme de petite palette ; le? deux pieds antérieurs sont beaucoup plus longs que les autres, presque insérés sous la tête et dirigés en avant. I.,es éphémères paraissent ordinairement au coucher du so- leil, dans les beaux jours d'été ou d'automne, le long des ri- vières, des lacs, etc., et quelquefois en si grande abondance, que le sol, apiès leur mort, en est tout couvert, et que, dans certains cantons , on les amasse par charretées, pour fumer les terres. La chute d'une espèce remarquable par la blancheur de ses ailes i^albipennis) renouvelle à nos yeux le spectacle de ces jours d'hiver où l'on voit tomber la neige par gros flocons. Ces insectes s'attroupent dans les airs , y voltigent et s'y balancent , à la manière des diptères connus sous le nom de Tipules , en tenant écartés les filets de leur queue. C'est là aussi que les deux sexes se réunissent. Les mâles sont distin- gués des femelles par deux crochels articulés, qu'ils ont au INSECTES. * «0 INSECTES NÉVROPlI'RES bout lit- I abtluiiien, et avec lesquels ils les saisissent. Il parait qu'ils ont encore les pieds antérieurs et les filets de la queue plus longs, et les veux plus gros; quelques-uns même ont quatre veux k réseau, dont deux beaucoup plus grands, éle- vés, et qu'on a nommés, à raison de leur forme, des yeux en turban ou en colonne. Les couples sétant formés, ;-e posent sur des arbres ou sur des plantes, pour achever leur accou- plement, qui ne dure qu'un instant. La femelle, bientôt après, répand dans l'eau tous ses œufs à-la-fois , rassemblés en un paquet. La propagation de leur race est la seule fonction que ces insectes aient à remplir ; car ils ne prennent pas de nourriture et meurent souvent le même jour quils se sont mé- tamorphosés, ou ne vivent même que tpielques heui-es. Ceux qui tombent dans l'eau sont un régal pour les poissons, et les pécheurs leur ont de nné le nom de manne. Mais si on remonte à lépoque ou ils ont paru sous la forme de lar\es, leur carrière e^ lieaucoup plus longue, et de deux a trois ans. Dans cet état et celui de demi-nymphe, ils vivent dans l'eau, souvent cachés, du moins pendant le jour, dans la vase ou sous «les pierres, quelquefois encore dans des trous horizontaux, divisés intérieiu-ement en deux canaux réunis, et ayant chacun leur ouverture propre. Ces habitations sont toujours pi-atiquées dans de la ten-e glaise baignée par l'eau, qui en occupe les cavités; on croit même que ces larves se nourrissent de cette terre. Quoiqu'elles aient des rapports avec l'insecte parfait, loi~squ'il a subi sa dernière transforma- tion . elles s'en éloignent cependant à quelques égards; les antennes sont plus longues ; les yeux lisses manquent : la bouche oftre deux saillies en forme de conies. qu'on regarde comme des mandibules: l'abdomen a. de chaque côté, une rangée de lames ou leuillels, ordinairement réunis par paires, à leur base , qui sont des espèces de fausses branchies , sur 1< sqnelles les trachées s'étendent et se ramifient, et qui leur FAMILLE DES SUBLTllCORNES. <)t servent, non-seulenieiit à la iesj)iralit)ii , mais eiicoiv nom- nager on se nionvoii- avec facilité ; les tarses n'ont qu'nn cro- cliel à lenr extrémité. L'extrémilé postérieure lUi corps se termine par des soies, el en même nombre qnc dins l'iiLsectc parlait. La demi-n\niphe ne diffère de la larve que parla présence des fbiureaux renfermant les ailes. Au moment où elles doivent s'y développer, elle sort de l'eau, et se montre, après avoir changé de peau, sous une nouvelle forme; mais par une exception singidière, ces insectes doivent encoie nuier une autre fois, avant que de devenir propres à la génération. On trouve souvent leur dernière déi)ouille accrochée aux arbres et sur les murs; souvent même l'animal la lais.se sur les vèlemens des personnes qui se promènent autour des lieux qu'il habitait. De Géer avait formé un ordre particulier avec ce genre et celui des friganes, d'après l'absence ou rexirème petitesse des mandibules. Dans le Tableau élémentaire de l'histoire natu- relle des animaux de M. Cuvier, ils compos.'iil aussi une fa- mille spéciale, celle des Agnalhes, mais faisant toujours partie de l'ordie des iiévroptères. I.e iioinbi'c des ailes el celui des lilels de la queue douiieul le moyen do diviser le genre des éphémères. L'£. de Swnmmerdam (B. Sivnmmenlianu, Lalr., E. lonyicaiidn , Oliv.; Swamm. IJib. iial., II, xiil, (j, s;, la plus f;raiide de toutes les espèces connues; quaU-e ailes, queue de deux lilels, deux ou trois lois pins loii^s que le corps, qui est d'un jaune roussâlre, avec les yeux noirs. Lu Hol- lande el en Allemagne, dans les grandes i-ivières. VE. commune (H. vulijnta. Lin.; De G., hiscel , II, XV, 9-1.5. (n), quatre ailes; trois Filels au bout de l'abdomen; brune, avec l'abdomen d'un jaune foncé, ayant des taches triangulaires noires ; ailes tachetées de brun. (a) ri. loj.li-. 92 INSECTES NÉVKOPTERES. L'fi. diptera de Linnœiis n'a que deux ailes; le mâle a quatre yeux à réseau, dont deux plus grands, placés perpendiculairenieni coninie deux espèces de colonnes (i). La seconde famille, DES PLANIPElNiVES , (pLANIl'l•:N^i•:s.) Qui compose, avec la suivante, la plus grande partie de l'ordre des Synistates de Fabricius, comprend les Névi'optères, dont les antennes, toujours composées d'un grand nombre d'articles, sont notablement plus longues que la tête, sans avoir la forme d'une alêne ou d'un sty- let; qui ont les mandibules très distinctes (°), et les ailes inférieures presque égales aux supérieures, étendues ou repliées simplement dessous, à leur bord intérieur. Ils ont presque toujours les ailes très réticulées et nues,avec les palpes maxillaires ordinairement filiformes, ou un peu plus gros à leur extrémité, plus courts que la tête, et composés de quatre à cinq articles. Je partagerai cette famille en cinq sections, composant, (i) f^oyez, pour les auUes espèces, Oli- XIII. p. gS ; et Geii. ciusl. el Inseel. III, vier, Encyci. méth.; rabi'icius,et Latreille, p. iS3. Hist. géu. des crust. et des inseel., tom. (a) fl. I02, fig. 4 <•. FAMILLE DES PLANIPENNES. 9^ à raison des habitudes, autant de petites sous-tàmilles particulières. 1° Les PANORPATES {panovpatcé) de Latreille, qui ont cinq articles à tous les tarses f°), et l'extrémité antérieure tle leur tête prolongée et rétrécie en forme de bec ou de trompe (*). Us constituent le genre DES PANORPES , ou Mouche-scobpions , (pANORPA. Lin. , Fab.) Elles ont les antennes sétacées et insérées entre les yeux ; le chaperon prolongé en une lame cornée, conique, voûtée en dessous, pour recouvrir la boilche ; les mandibules, les mâ- choires et la lèvre presque linéaires (') ; quatre à six palpes courts, filiformes, et dont les maxillaires ne m'ont offert dis- tinctement que quatre articles. Leur corps est allongé, avec la tête verticale, le premier seg- ment du tronc ordinairement très petit, en forme de collier, et l'abdomen conique ou presque cylindrique. Les deux sexes diffèrent beaucoup l'un de l'autre, dans plu- sieurs espèces. On n'a pas encore observé leurs métamor- phoses. Les unes, et c'esl le plus grand nombre, ont la partie nue ou découverte du corselet formée de deux segmens, dont le premier plus petit ; les deux sexes sont ailés, et les ailes sont plus longues que l'abdomen, propres au {a) i'I. I02, lig. ',/• (*} l'I- lOJ, lig. /, -1. (<■) PI. iD-i, lig. 4(/, 4 c- 94 INSECTES NÉVROPTÈRES. vol, ovales ou linéaires, mais point rélrécies h leur cxlrémité, en nianièic d'alêne. Tels sont LES NEMOPTÈRES, (NEMOPTERA. Latr., Oliv. ) (PI. I02, Cg. 2.) Qui ont les ailes supérieures écartées , presque ovales, très lineuienl ré- ticulées; les inférieures très longues et linéaires, et qui manquent d'yeux lisses- Leur abdomen a presque la même l'orme dans les deux sexes ; ils parais- sent avoir six palpes, et n'ont été observés jusqu'ici que dans les parties les plus méridionales de l'Europe, en Afrique et dans les contrées adja- centes de l'Asie (i). LES BITTAOUES, (BITTACUS. Lat.) (PI. 102. fig. 3.) OÙ les qiialre ailes sont égales et couchées horizontalement sur le corps; qui ont des yeux lisses, l'abdomen presque semblable dans les deux sexes, el les pieds trèslon^s, avec les tarses terminés par un seul crochet etsans pelolte(2). LES PANORPESpro])res, (PANORPA. Lat.) (PI. 102, fig. 4) Ayant les ailes el les yeux lisses, comme dans le genre précédent; mais où l'abdomen des mâles se termine par une queue articulée, presque à la manière de celui des scorpions, avec une pince au bout ; où celui des fe- (i) Lan-., Gin. ciust. et iiiseel.. III, |i. ccll., lxxxv\ Jou\ csiicces , lusitaiiica^ 186, Olivier, Eiicycl. niclli., ailidu AV- africani. moplùie. Le docteur ieacli le uoninie Ne (.>) LaU., i/iii/. mopteryx ; il en a repvcscnlc (ZojI. mis- FAMILLE DES PLANIPENNES. OS riKlIcs liiiit en pointe, cl donl les deux sexes ont les pieds de longueur moyenne, avec deux orochels el uncpelolle an bout des tarses. La /'. commune (Panorpa commiinis, Lin. ; De G., Insect-, H, xxiv, 34) (..), longue de sept à huit ligues; noire, avec le museau et l'exlréiuité de l'abdomen roussAtres, et les ailes tachetées de noir. —Sur les haies tl dans les bois (1). Les autres ont le premier segment du thorax grand, en forme de corse- let, et les deux suivans couverts par les ailes dans les mâles; les ailes sont eu forme d'alêne, recourbées au bout, plus courtes que l'abdomen et man- quent aux femelles, où cette partie du corps est terminée par une tarière en sabre. LES BOREES. (BOREUS. Latr.) (PI. 1..Q, Cg. 5.) La seule espèce connue ( Panorpa hicmalis, Lin., Cwryllus prohosrideus, l'aiiz. , Faun. insect. Germ., XXII, 18){/'), se trouve en hiver, sous la mousse, au nord de l'Europe et dans les, Alpes (2). :>." Les FOURMI MOMS {Myrineleonides), ayant aussi cinq articles anx tarses ('), mais dont la tête ne se prolonge pas en forme de bec on de iiuisean, et où les antennes vont en firossis.saiit (^'') , on se terminent par tin bou- ton ("). Ils ont la tête transverse, verticale, n'offrant que les yenx ordinaires, qni sont ronds et saillans; six palpes, dont les labiaux ordinairement plus longs que les antres (t) Voyez ^ pour les .niilrcs espèces , (Zool. miscpll., xciv). L.ilr., Oliv., ihid., art. Panorpe, el Leach fa) Oliv., ih'ul. ai'l. id. (a) l'I. I02. lig. 4. (A) l'I. 102. fii;. 5 (c) PI. io3, Cg. i c. {il) PI loi, lig. I d. (<■) IM. loi, lig. la. 96 INSECTES NÉVROPTÈRES. et renflés au bout; le palais de la bouche élevé en forme de])iglotte; le premier segment du thorax petit; les ailes égales, allongées, disposées en toit; l'abdomen le plus souvent long et cylindrique, avec deux appendices saillans, à son extrémité, dans les mâles. T-es pieds sont courts. Ils fréquentent les endroits chauds des contrées méridionales des deux continens , s'accrochent aux plantes, où ils se tiennent tranquilles pendant le jour, et volent très bien pour la plupart. Leurs nymphes sont inactives. ("es insectes forment le genre DES FOURMILIONS, ( MYRMELEON. Liu.) Que Fabricius a divisé en deux. LES FOURMILIONS proprement dits. (MYKMELEON. Fab.) (IM. io3, fig. I.) Dont les antennes grossissant insensiblement, presque sous lu forme d'un fuseau, sont crochues au bout (a), beaucoup plus courtes que le corps, et dont l'abdomen est très long et linéaire. La destruction que la larve de l'espèce la plus commune en Europe, l'ait particulièrement des fourmis, lui a valu la dénomination de formica- leo ou fourmilion. Son abdomen est très volumineux, proporlioiinellemenl an («) PI. io3, 6g. uJ. KAMILLI'; DES PI.ANIPENNES 97 resle du corps. Sa tôtfi est liés petite, aplatie, cl année de deux longues mandibules, en forme de cornes, dentelées au côté antérieur, poinlues au bout, et qui lui servent à-la-fois de pinces el de suçoirs. Son corps est grisAtre ou de la couleur du sable où elle vil. Quoique pourvue de six pattes, elle marche lentement, et presque toujours à reculons. Ne pouvant ainsi saisir sa proie h la course, elle lui lend un piège, eu forme d'enton- noir, qu'elle creuse dans le sable le plus lin, au pied des arbres, des vieux murs dégradés, au bas des terrains coupés et exposés au midi. Elle arrive au lieu où elle veut s'établir, en pratiquant un fossé, et trace l'enceinte de l'entonnoir, dont la grandeur est relative à sa croissance. Puis, allant toujours à reculons, décrivant par sa marche des tours de spire, dont le diamètre diminue progressivement , chargeant sa léte de sable avec une de ses pattes antérieures, le jetant ensuite au loin , elle vient à bout, quelquefois dans l'espace d'une demi-heure, d'enlever un cône de sable renversé, dont la base a un diamètre égal à celui de l'enceinte, et dont la hauteur égale à-peu-prés les trois quarts de ce diamètre. Cachée et tranquille au fond de sa retraite, ne laissant paraître que ses mandibules, elle attend patiemment qu'un insecte tombe dans le précipice ; s'il cherche à s'échapper, ou s'il esta une distance qui ne lui permet pas de s'en saisir, elle fait pleuvoir sur lui, avec sa léle et ses mandibules, une si grande quantité de grains de sable, qu'elle l'étourdit et le fait rouler au fond du trou. Elle l'entrainc ensuite, le suce, et rejette loin d'elle son cadavre. La matière nutritive qu'elle en retire ne se convertit point en excrémens sensibles, d'autant mieux que cette larve, ainsi que plusieurs autres, n'a point d'ouverture analogue à l'anus. Elle peut supporter de longs jeûnes sans paraître en souffrir. Elle se file, lorsqu'elle veut passer à l'état de nymphe, une coque parfai- tement ronde, d'une matière soyeuse, d'un blanc satiné, qu'elle recouvre extérieurement de grains de sable. Ses iilicres sont situées à l'extrémité postérieure du corps. L'insecte parfait sort au bout de quinze à vingt jours, et laisse sa dépouille de nymphe à l'ouverlurc qu'il a faite à la coque. Le Fourmilion ordinaire [Mi/rmclton formirariu/n, Lin.; Rœs. lusect.III, XVII- XX) (a), long d'environ un pouce, noirâtre, tacheté de jaunâtre ; ai- les transparentes, avec les nervures noires, entrecoupées de blanc : des taches obscures, et une autre blanchâtre, vers l'extrémité du bord anté- rieur (1). (i) fo;er,pourle.s. nulles espèces, L.itr., encore, quant à ce genre et an suivant, r.en., crust. et inscct., III, p. 190 ; Oliv., l'ouvrage précité Je M. Touss.iiut Charpen- Encycl. méth., article lUjrmeleon. Voyez lier. («) PL roi, fig. 1. IHSFCTF-S. * l3 illt INSECTES NÉVROPl KRF.S. LES ASCALAPHES, (ASCALAPIIUS. Fab.] (PI. loi, fis 2 ) Qui onl les antennes longues et terniine^es brusquement en bouton (a), avec l'abdomen ovale-oblong et guère plus long que le thorax. Les ailes sont proportionnellement plus larges et moins longues que cel- les des fourmilions. Bonnet a observé, au\ environs de Genève, une larve semblable à celle du sous-genre précédent, mais qui ne marche pas à reculons et ne fait pas d'entonnoir (1). L'extrémité postérieure de son ventre offre une plaque bifide et tronquée au bout. Cette larve est peut-être celle de l'Ascalaphr italique, propre au midi de l'Europe, et cjue l'on commence à trouver, en France, aux environs de Fontainebleau (2) 3" Les HÉMÉROBiNS [Hemerohini) deLatreille, sembla- bles aux précédens par la forme générale du corps et les ailes, niais dont les antennes sont en filets, et qui n'ont que quatre palpes. Ils forment le genre DES HÉMÉROBES. ( HEMEROBius. Lin., Fab.) Les uns ont le premier segment du tronc fort petit, les ai- ( i) Trouvée aussi en Dalmatie par M . le pour quelques espèces de la Nouvelle-Hol- comle Dejean. lande, Leach., Mélanges de Zoologie. (2) Les mêmes ouvrages, l'oyez aussi, (a) l'I, io3, fig. în. FAMILLE DES l'LANIPENNES. !i;i I le^^ eu loit, le ileniier article des palpes plus épais, ovoïde el pointu. Les larves sont terrestres. Us loriuent le genre DES IIEMEHOBES proprement dits , (HEMEROBILS. Lai) (l'I. loJ, liy. 3) Qu'on a aussi noiinnées ius jicrla. Lin.; Kœs., Insect., 111, suppl.xxi, 4, 5)(n), d'un jaune vert; yeux dorés, ailes transparentes, avec les nervures en- tièrement vertes (1). VH. tnchcléde Fabricius a trois petits yeux lisses (i), tandis que lesau- Ires en sont dépourvus. L.ilreille en a formé sou genre osjiyle {Osmy- lus) (2). Celui de nymphes {J\ymphes){c), du docteur Leacli, établi sur des insec- (i) A]outei\es ï{vmèrohesJ!losiis,al/'iis, Fabricius. f^oy. Latr. , Geii. crusl. el in- capitatus, phalœnoides^ nitiihi/us^ fiirtuSf scct., ÎII, pag. 196. fusctttus, humuU, variegalus, iicivoms, du (2) Lalr., ibid. (a; l'I. loj, lig. i. (/.) IM. loi, lii;. 4 «. (t) l'I. lui, lit;. .'>. 1I>1 INSECTES NÉVROPTfcUES. les de la Nouvelle-Hollande, présente les mèiiies caractères; mais ici les antennes sont filiformes et plus courtes (1). Les autres ont le premier segment du thorax grand, en forme de corselet, les ailes ordinairement couchées horizontalemetit sur le corps, et les palpes filiformes, avec ledernier article conique ou presque cylindrique, souvent plus cotirt <|ue le précédent. FjCS larves sont aquatiques. l'abricius les réunit aux espèces du genre l'eilc de Geolfroy, mais qui s'en éloignent par le nombre des articles des taises, sous le nom générique DE SE.MBLIDES. (SEMBLIS.) Ce genre se compose de ceux de corydale [Cvrydalis) [a), de ciiau- LiODE (Chauiiodcs) {/' , SI de siAH.s {■Sialis) {cj, de Latreille. Le premier se distingue par les mandibules, qui sont très grandes et en forme de cornes, dans les mâles (id , p. 198, division précédente. (a) PI. 104. (i) PI. iu5. fig X (rj PI. io5, ««. i. {d) PI. 104, llg. I. (t) PI. io5, l!g. 2 a. (/) PI. io5, llg. i u. [g] PI. iu5, Cg. 1. FAMILLE DES PLANIPENNES. 1(H implantés pcrpcndiculairemenl comme dos quilles, avec symétrie, con- tigus, et y forment de grandes plaques brunes. La larve vit dans l'eau, où elle court et nage très vite. Elle a, ainsi que celles des éphémères, des l'ausses branchies sur les côtés de l'abdomen, et son dernier anneau s'al- longe en forme de queue; mais elle se change en une nymphe immo- bile. 4° Une autre division, celle des termitines {Tenni- tmce), comprendra des névroptères à demi métamor- phose, tous terrestres, actifs, carnassiers ou rongeurs, dans tous les états. Si l'on en excepte les Mantispes, bien distinctes de tous les insectes de cet ordre, par la forme de leurs pattesantërienres ("), ressemblant aux mêmes des Mantes; les tarses ont quatre articles au plus, ce qui les éloigne des genres précédens de la même famille. Les mandibules sont toujours cornées et fortes ('). Les ailes inférieures sont presque de la grandeur des supérieures, et sans plis, ou plus petites. Les uns ont de cinq à trois articles aux tarses , des palpes labiaux saillans et très distincts ; les antennes généralement composés de plus de dix articles ('), le prothotax grand, en forme de corselet ; les ailes égales et très réticulées. LES MANTISPES . ( MANTisPA. Ilig. — Rhaphiilin , Scop. , Lin. — Mantis ,YA\i., Fall,, Oliv.) (PI. io5, fig. 3.) Ont cinq articles à tous les tarses, et les deux premières («) Pi. io5. lig. id. {h) PI. io5, lig. Sa. 40 (c) PI. io5, fig. 3r, Je, ">!* INSECTES NÉVKOPÏERES. pattes conformées sur le modèle des mêmes des Mantes, ou ravisseuses ("). Ces insectes ont des antennes fort courtes et grenues ('), les yeux grands, le protliorax fort long, épaissi en devant, et les ailes en toit (i). LES RAPHIDIES, (raphidia. Lin. , Fab.) (l'I. io5. (ig. /,.) Qui ont quatre articles aux tarses ('); les ailes en toit ; la tète allongée , rétrécie en arrière ; le corselet long , étroit et presque cylindrique; l'abdomen des femelles se termine par un long oviducte extérieur, formé de deux lames. La K. commune (B. ophiopsis, Lin.; De G., Insect., II, xxv, A — 8{d), longue d'un demi-pouce, noire, avec des raies jaunâtres sur l'abdomen ; ailes transparentes, avec une taclie noire vers le bout. Dans les bois. La larve se tient dans les fissures des écorces d'arbies, et a lu torme d'un petit serpent. Elle est très vive (2). LES TERMITES, (termes, hemerobius. Lin.) (PI. 106, fig. 1,2, 3,.',.) Qui ont aussi quatre articles à tous les tarses (*), mais dont les ailes sont couciiées iiorizontalement sur le corps, très Ion (i) Lalr., Gêner., crust. et iiisect., III, III, p. 2o3 ; Fab., Enlom. s)sl.; et Illi- 93. ger, cdilion du Fauua Elrusca de Rossi. (ï) ^oyei Lalr., Gen., crust. et insccl., (n) PI. lo5, lig. i d. (h) l'I. iu5, li;;. 3 c (<•) IM. io5, lig. Z, d. {d) PI io5, (ig. ',. (?)PI. 106, lig. ■/. FAMII.I.K DKS in.ANlPENNES. 10.". giies j dont la tête est arrondie et le corselet presque carré on en demi-cercle. Leur corps est déprimé, avec les antennes courtes et en forme de chapelet (°); la bouche presque semblable à celle des orthoptères et la lèvre quadrifide; trois yeux lisses, dont un peu distinct, sur le front, et les deux autres situés, un de chaque côté, près du bord interne des yeux ordinaires ; les ailes d'ordinaire légèrement transparente?, colorées, à nervu- res très fines et très serrées, ne formant pas de réseau bien distinct ; deux petites pointes coniques et à deux articles au bout de l'abdomen, et les pieds courts. Les Termites, propres aux contrées situées entre les tropi- ques ou à celles qui les avoisinent, sont connus sous le nom de Fourmis blanches, Poux de bois, Caria, etc., et y font d'horribles dégâts, sous la forme de larves, plus particulière- ment. Ces larves, ou les termites ouvriers, travailleurs, res- semblent beaucoup à l'insecte parfait; mais elles ont le corps plus mou, sans ailes, et leur tète, qui paraît proportionnelle- ment plus grande, est ordinairement privée d'yeux, ou n'en a que de très petits. Elles sont réunies en sociétés, dont la popu- lation surpasse tout calcul, vivent à couvert dans l'intérieur de la terre, des arbres, et de toutes les matières ligneuses, comme meubles, planches, solives, etc., qui font partie des habita- tions. Elles y creusent des galeries, qui forment autant de routes conduisant au point central de leur domicile, et ces corps ainsi minés, ne conservant que leur écorce, tombent bientôt en poussière. Si des obstacles les forcent d'en sortir, elles construisent en dehors, avec les matières qu'elles ron- gent, des tuyaux ou des chemins qui les dérobent toujours à la vue. Les habitations ou les nids de plusieurs espèces sont («) PI. Io6, fig. I <;. lOÎ INSECTES NÉVROPTERES. extérieures, mais sans issue apparente. Tantôt elles s'élèvent au-dessus du sol, en forme de pyramides, de tourelles, quel- fois surmontées d'un chapiteau ou d'un toit très solide, et qui, par leur hauteur et leur riombre, ont l'apparence d'un petit village; tantôt elles forment, sur les branches des arbres, une grosse masse globuleuse. Une autre sorte d'individus, des neu- tres, nommés aussi soldats, et que Fabricius prend faussement pour des nymphes, défend l'habitation. On les distingue à leur tête beaucoup plus forte et plus allongée, et dont les mandi- bules sont aussi plus longues, étroites et très croisées l'une sur l'autre. Ils sont beaucoup moins nombreux, se tiennent près de là surface extérieure de l'halùtation, se présentent les pre- miers dès qu'on y fait une brèche, et pincent avec force. On dit aussi qu'ils forcent les ouvriers au travail. Les demi nym- phes ont dos rudimens d'ailes, et ressemblent d'ailleurs aux larves. Devenus insectes parfaits, les termites quittent leur retraite primitive, s'envolent le soir ou la nuit, en quantité prodigieuse, perdent, au lever du soleil, leurs ailes qui se sont desséchées, tombent, et sont en majeure partie dévorés parles oiseaux, les lézards et leurs autres ennemis. Au rapj)ort de Smeathmann, les larves recueillent les couples qu'elles rencontrent, enfer- ment chacun d'eux dans une grande cellule, une sorte de pri- son nuptiale, où elles nourrissent les époux ; mais j'ai lieu de présumer que l'accouplement a lieu, comme celui des four- mis, dans l'air ou hors de l'habitation, et que les femelles oc- cupent seules l'attention des larves, dans le but de former une nouvelle colonie. L'abdomen des femelles acquiert, à raison de la quantité innombrable des œufs dont il est rempli, un volume d'une grandeur étonnante. La chambre nuptiale oc- cupe le centre de l'habitation , et autour d'elle sont distri- buées avec ordre celles qui contiennent les œufs et les provi- sions. ' FAMILLE DES PLANIPENNES. | ()s Quelques larves de termites, dits voyageurs, ont des yeux et paraissent avoir des habitudes un peu différentes, et se rap- procher davantage, sous ce rapport, de nos fourmis. Les Nègres, les Hottentots sont très friands de ces insectes. On les détruit avec de la chaux vive, et mieux encore avec de l'arsenic que Ton introduit dans leur domicile. Les deux es- pèces suivantes, que l'on trouve dans nos départemens méri- dionaux, vivent dans l'intérieur de divers arbres. Le T. lucifiige (T. lucifugum, Ross., Faun., Etrusc, Mant. II, v, k) [a], noir, luisant; ailes brunâtres, un peu transparentes, avec la côte plus obscure ; extrémité supérieure des antennes, jambes et tarses d'un rous- sâlre pâle. Il s'est tellement multiplié à Rochefort, dans les ateliers et les maga- sins de la marine, qu'on ne peut réussir à le détruire, et qu'il y fait de grands ravages. Le T. à corselet jaune {T. flaricotlf. Fab.) n'en diffère que par la cou- leur du corselet. Il nuit beaucoup aux oliviers, surtout en Espagne. Linnœus a placé les larves dans son genre Termes de l'ordre des Ap- tères, et les individus ailés avec \esItemerohes- On n'a caractérisé que très imparfaitement les espèces exotiques. Lin- naeus en confond plusieurs sous le nom de Termes fatale (l). Les autres Termifines ont deux articles aux tarses ('), les palpes labiaux peu distincts et très courts, les antennes d'en- viron dix articles ('), le premier segment du tronc très petit, et les ailes inférieures plus petites que les supérieures. (i) Voyez Latr.,Gen., crust. et insect., pieds comprimés, les deux jaml>cs . intérieu- III, p. 2o3, el noiiv Dict. d'hist. nat.,ar(. res plus larges, sans yeux lisses, et dont le Termes. . corselet est allongé, forment le genre que Des insectes des contrées méridionales j'ai iudiqué dans mes familles naturelles du del'Europe et d'Afrique, analoguesauxTer- règne animal, sous le nom d'EiuBiE iKm- mès; mais à tète plus large que le corselet, hia); il est figuré dans le grand ouvrage sur à tarses de trois articles, à ailes ne dépas- l'Egypte. seDt guère l'alidomen, on nulles, ayant les («)P1. 106. fig. 1,2, î. (*) PI. ro6, fi-. 5A. M PI. loR, fig. 5a. ISSECTKS, * , 1^ 11»! INSECTES NÉVROPTÈRKS Ils forment le genre DES PSOQUES. (rsocus. Lat., Fab. — Termes, Hemerohius. Lin.) (PI. io6, fig. 5.) Ce sont de très petits insectes, dont le corps est court, très mou, souvent renflé ou comme bossu, avec la tète grande, les antennes sétacées, les palpes maxillaires saillans, et les ailes en toit, peu réticulées ou simplement veinées. Ils sont très agiles, vivent sur les écorces des arbres, dans le bois, le vieux chau- me, etc. On trouve communément dans les livres, les collec- tions d'insectes ou de plantes, l'espèce suivante : Le P. jndsaieiir, vulgairement /*()« du bois {Termes pidsalorium. Lin.; Schœff., Elem., Entoin. cxxvi, 1, 2) {«); il est le plus souvent, sans ailes, d'un blanc jaunâtre, avec les yeux et de petites taches sur l'abdomen, de couleur rousse. Ou avait cru qu'il produisait ce petit bruit, pareil au battement d'une montre, que l'on entend souvent dans nos maisons, et dont nous avons parlé au ^enre vrillelle. Telle est l'origine de son nom spéciliqiie (IJ. 5° Les PERLiDES ( Perlides)^ qui ont trois articles aux tarses ('), les mandibules presque toujours en partie mem- braneuses et petites, avec les ailes inférieures plus larges que les supérieures, et doublées sur elles-mêmes au côté interne. (c) ^ojciLatr., Gen., crust. el Insect., sect. de Coquebert. Le quatrième volume lu, p. 207 ; Fab., Supp., Eolom., Syst., du magasiu enlomologique de M. Geriiiar el la Monographie de ce genre, dans la offre quelques observations anatomiques sur première décade des IlUist. Icon., des In- l'espèce commune [Pulsator'ms). (a) PI. 106, fig. 5. (i) PI. 106, Hg. 6 a. FAMILLE DES l'LANIPENNKS. 107 Elles comprennent le genre PERLE , de Geoliroy. ( PERLA. ) (PI. loO, fig. 6) Leur corps est allongé, étroit, aplati, avec la tète assez grande, les antennes sétacées, les palpes maxillaires très saillans, le pre- mier segment du tronc presque carré, les ailes couchées et croisées horizontalement sur le corps, et l'abdomen terminé ordinairement par deux soies articulées. Leurs larves sont aquatiques et vivent dans des fourreaux qu'elles se construi- sent à la manière de celles de la famille suivante, et où elles passent à l'état de nymphe. Elles subissent leur dernière trans- formation aux premiers jours de printemps. Les JNÉMOUREs (Ncmoitrn) (a) de Latreille, diffèrent des Perles propre- ment dites, par leur labre très apparent, leurs mandibules cornées, les articles presque également longs de leurs tarses, et en ce que leur abdo- men n'a presque pas de soies au boni (1). La P. à loïKjiie q'ieite {Phryganeu bicaudata. Lin.; Geoff., Insect., IL xui, 2), longue de huit lignes, d'un brun obscur, avec une ligne jaune le long du milieu de la têle et du corselet; nervures des ailes brunes ; soies de la queue presque aussi longues que les antennes. Commune au printemps, sur les bords des rivières (2). (i) yoyez Lati'., Cen., ci'iist. et insecl., Kémoure ; Phrygancanebiilosa, Limi., etc. III, p. iio; Oliv., Encycl. méth , article [i] fojei Geoffroy et Lalr., ibid. («) l'I. io6, {1 io6/w, (1- 4. {'') PI. l»r,/„î, fig. «1^ ^9999^9 aa»ad»«t!ia9iia9ââ)sji»i»â9!i9»4)d3S99»@@9i9a»» LE NEUVIÈME ORDRE DES INSECTES, CELUI DES HYMENOPTERES, (hymenoptera. — Piezata. Fab.) (Planches 107 à 129.. Nous offre encore quatre ailes membraneuses et nues; une bouche composée de mandibules, de mâchoires, avec deux lèvres; mais les ailes, dont les supérieures, toujours plus grandes, ont moins de nervures que celles des Né- vroptères, et ne sont que veinées; les femelles ont l'ab- domen terminé par une tarière ou un aiguillon. Ils ont tous, outre les yeux composés, trois petits yeux lisses (°); des antennes variables, non-seulement selon les genres, mais encore dans les sexes de la même espèce, néanmoins filiformes ou sétacées dans la plupart; des mâchoires et une lèvre généralement étroites; allongées, (a) PI. ii(j, fig. 7 a, e, etc. INSECTES.* i5 tu INSECTES HYMÉNOP I ÈRES. attachées dans une cavité profonde de la tète [)ar de longs muscles (i), en demi-tube à leur partie inférieure, souvent repliées à leur extrémité, plus propres à con- duire les sucs nutritifs qu'à la mastication, et réunies, en forme de trompe, dans plusieurs ; la languette membra- neuse, soitévasée à son extrémité, soit longue etfdiforme, ayant le pharynx à sa base antérieure, et souvent recou- vert par une sorte de sous-labre ou d'épipharynx ; quatre palpes, dont deux maxillaires et deux labiaux ; le thorax de trois segmens réunis en une masse, dont l'antérieur très court, et les deux autres confondus en un (a); les ailes croisées horizontalement sur le corps ; l'abdomen suspendu le plus souvent à l'extrémité postérieure du corselet par un petit filet ou un pédicule ; enfin des tarses à cinq articles, et dont aucun n'est divisé. La ta- rière ou l'oviducte et l'aiguillon (3) sont composés dans (i) Le mcnloii pailiripe alors à ce mou- vement général, tandis qu'il est fixe dans les autres insectes lnoyeurs. (2) I.e mélalliorax proprement dit est très court , ne forme qu'un arceau supé- rieur, et il est ordinairement intimement uni avec le iiremier segment alnlominai, de Mille qu'à la rigueur , le thorax vu en dessus, est composé de quatre segmens, dont le second et le dernier plus grands ; celui-ci oflre dans un grand nombre, deux stigmates bien dislincls. Lorsque l'abdomen est pédicule , son second segment , dans l'hypothèse que le piéeédcnt lui appar- tienne, en est, en apparence, le premier. ['i) L'un et l'autre sont formés sur le même modèle. Ilu milieu de l'extrémité postérieure et inférieure de l'abdomen , jiarleut deux lames de deux articles chaque, tantôt \alvulairesel servant de gaine, tan- tôt sous la forme de stylet ou de palpes; elles renferment , dans l'entre-deux, deux autres pièces réunies en une, et qui compo- sent la tarière ou l'aiguillon. Lorsqu'elles forment unniguillon, la supérieure cngaîne I autre dans une coulisse ou canal inférieur. INSECTES HYMÉNOITÈRES. Il >{ la plupart île trois j)it'ces longues et grêles, clout deux servent de i'ourreau à la troisième, dans ceux qui ont une tarière, et dont une seule, la supérieure, a une cou- lisse en dessous pour eniboîter les deux autres. Dans ceux où cette tarière est transformée en aiguillon, cette arme offensive et l'oviducte sont dentelés en scie à leur extrémité. M. Jurinea trouvé dans l'articulation des ailes^TVoaf. méth. de class. les Hymen, et les Dipt.), de bons carac- tères auxiliaires pour la distinction des genres, mais dont l'exposition ne convient jDoint à la nature de notre ouvrage, et ne dispenserait pas de recourir au sien. Nous nous bornerons à dire qu'il fait principalement usage de la présence ou de l'absence, du nombre, de la forme et de la connexion de deux sortes de cellules, situées près du bord externe des ailes supérieures, et qu'il nomine radiales et cubitales. Le milieu de ce bord offre le plus souvent une petite callosité désignée sous le nom de poignet ou de carpe. H en sort une nervure qui, se di- rigeant vers le bout de l'aile, forme avec ce bord la cel- lule radiale, quelquefois divisée en deux. Près de ce point naît encore une seconde nervure, qui va aussi Dans les Tenthrédines, la laiière coiisisle in le plus laim', striées liausvcisalemciit et deux pièces en forme de lames de couleau, cli iilees sur leui'4.l)ords. appliquées l'uiie eoulrc Taulre. parle enté 1 IC INSECTES HYMÉNOPTÈRES. vers le bord postérieur, et qui laisse entre elle et la pré- cédente un espace, celui des cellules cubitales, dont le nombre varie d'un à quatre (i). Les Hyménoptères subissent une métamorphose com- plète. La plupart de leurs larves ressemblent à un ver, et sont dépourvues de pattes ("); telles sont celles des hy- ménoptères de la seconde famille et des suivantes. Celles de la première en ont six à crochet, et souvent, en outre douze à seize autres simplement membraneuses. Ces sortes de larves ont été nommées fausses chenilles. Les unes et les autres ont la tête écailleuse, avec des mandi- bules, des mâchoires, et une lèvre à l'extrémité de la- quelle est une filière pour le passage de la matière soyeuse (jui doit être employée pour la construction de la coque (le la nymphe. Les unes vivent de substances végétales; d'autres, tou- jours sans pattes, se nourrissent de cadavres d'insectes, de leurs larves, de leurs nymphes, et même"de leurs œufs. Pour suppléer à l'impuissance oîi elles sont d'agir, la (i) Consultez l'article radiale de l'Eu- ailes des hyménoptères. Nous devons en- cyclopédie méthodique, où l'exposition de roie à M. Chabrier, ancien officier supérieur cette Méthode est bien présentée et perfec- d'artillerie, des recherches de cette nature, lionnée. Jurine a aussi public dans lesMé- mais plus générales dans leur application, moires de l'Académie dis sciences deTurin, Elles ont été insérées dans le Recueil des un 1res beau travail sur l'organisation dos Mémoires du muséum d'histoire naturelle. (a) IM. 107. ' INSECTES HYMÉNOPTÈRES. 117 mère les approvisionne, tantôt en portant leurs alimens dans les nids qu'elle leur a préparés, et souvent con- struits avec un art qui excite notre surprise; tantôt en j)lacant ses œufs dans les corps des larves et des nym- j)lies d'insectes, dont ses petits doivent se nourrir. D'au- tres larves d'hyménoptères, également sans pattes, ont besoin de matières alimentaires, tant végétales qu'ani- males, plus élaborées et souvent renouvelées. Celles-ci sont élevées en commun par des individus sans sexes, réunis en sociétés, chargés exclusivement de tous les travaux, et dont les ouvrages et le régime de vie sont pour nous le sujet d'une continuelle admiration. Les Hyménoptères, dans leur état parfait, vivent presque tous sur les fleurs, et sont en général plusabon- dans dans les contrées méridionales. La durée de leur vie, depuis leur naissance jusqu'à leur dernière méta- morphose, est bornée au cercle d'une année. M. Léon Duf'our remarque dans son Mémoire sur l'a- natomie des ScoVies {Journ. de phys.^ sept. 1828), que les trachées de tous les hyménoptères soumis à ses dissec- tions, ont un degré de perfection de plus que dans d'au- tres ordres des insectes ; qu'au lieu d'être constituées par des vaisseaux cylindroïdes et élastiques, dont le diamè- tre décroît par ses divisions successives, elles offrent des dilatations constantes, des vésicules bien déterminées, favorables à un séjour j)lus ou moins prolongé de l'air, IIK INSECTES HYMÉNOPTÈRES. susceptibles de se détendre ou de s'affaisser suivant la quantité de fluide qu'elles admettent. De chaque côté de la base de l'abdomen, se voit une de ces vésicules, grande, ovale, d'un blanc mat lacté, émettant çà et là des fais- ceaux rayonnans de trachées vasculaires, qui vont se distribuer aux organes voisins. En pénétrant dans le thorax, elle s'étrangle, se dilate de nouveau, et dégénère insensiblement en un tube dont les subdivisions se per- dent dans la tête. En arrière de ces deux vésicules abdo- minales, l'organe respiratoire se continue en deux tubes iililbrmes, fournissant une intinité d'arbuscules aériens, et devenant confluens vers l'anus. Dans les xylocopes et les bourdons, les deux grandes vésicules abdominales ont chacune, à leur surface supérieure et antérieure, un corjis cylindrique, grisâtre, élastique, mais adhérent dans toute sa longueur dans les xylocopes, et libre dans les bourdons. Il pense que ce corps qui se dirige vers l'insertion des ailes, n'est pas étranger à la production du bourdonnement, puisque celui-ci peut avoir lieu, même après la sousti^action complète des ailes. Je diviserai cet ordre en deux sections. La première, celle des térébrans ( Terebrantia\ a pour caractères d'avoir nue tarière ilansles femelles. •le la partage eu {\tv\\ grandes familles. FAMILLE DES PORTE-SCIE. M!» La première, celle DES PORTE-SCIE, (SECURIFEEA.) (l'I. :o8et 109.) Se distingue des suivantes par l'abdomen sessile, ou dont la base s'unit au corselet dans toute son épaisseur, et semble en être une continuation et ne pas avoir de mouvement propre (i). Les femelles ont une tarière, le plus souvent en forme de scie, et qui leur sert non-seulement à déposer les œufs, mais encore à préparer la place qui doit les recevoir. I^es larves ont toujours six pieds écailleux, et souvent d'au- tres, mais qui sont membraneux. Cette famille se compose de deux tribus. La première, celle des tenthrédines, ou vulgaire- ment MOOCHEs-A-sciE {TenthredinetcB. La t.), a des mandi- bules allongées et comprimées (") ; la languette divisée en trois, et comme digitée ('); la tarière composée de deux lames, dentelées en scie, pointues, réunies, et logées dans (i) Le segment portant les ailes inférieu- tion transverse. Viennent ensuite, sans in- res est séparé du suivant ou du premier de tel ruplion et sans étranglement parlicu- l"al)domen, par une incision ou articula- lier, les autres segmens. (a) PI. ioS.fig, Se. (/,) l'I, 108, lig. 5^. 1, 120 INSECTES HYMÉNOPTÈRES. une coulisse sous l'anus. Les palpes maxillaires sont tou- jours composées de six articles ("), et les labiaux de quatre ('). Ceux-ci sont toujours plus courts; les quatre ailes sont toujours divisées en cellules nombreuses. Cette tribu compose le genre DES TENTHRÈDES , de Linnaus. (tenthredo.) Leur abdomen cylindrique, arrondi postérieurement, com- posé de neuf anneaux, tellement uni au corselet, qu'il semble n'en être qu'une continuité ; leurs ailes qui paraissent comme chiffonnées ; les deux petits corps arrondis, ordinairement co- lorés, en forme de grains, que l'on observe derrière l'écusson, et leur port lourd, les font aisément reconnaître. La forme et la composition des antennes varient. Leurs mandibules sont fortes et dentées. Les extrémités de leurs mâchoires sont pres- que membraneuses , ou moins coriaces que leur tige ; leurs palpes sont filiformes ou presque sétacés, de six articles('). La languette est droite, arrondie, divisée en trois parties, dou- blées, et dont l'intermédiaire plus étroite ; sa gaine est ordi- nairement courte; ses palpes, plus courts que les maxillaires, ont quatre articles, dont le dernier presque ovalaire (''). L'ab- domen de la femelle offre à son extrémité inférieure une dou- ble tarière mobile, écailleuse, dentelée en scie, pointue, logée entre deux autres lames concaves, et qui lui servent d'étui. C'est avec le jeu alternatif des dents et de la tarière qu'elle fait (.11 l'I. uiS, fig. 5,/. (^.j 1>1. ioS, (Ijj. ,->f. le) PI. loS, fig. 5 ), la tarière n'est point saillante postérieu- rement. Ici le l;ibr(' est toujours apparent; le côté interne des quatre jambes pos- térieures n'a point d'épines dnnsson milieu, ou n'en offre qu'une seule. Les larves ou fausses chenilles ont dedouzeà seize pattes membraneuses. Tantôt les antennes, toujours courtes, se terminent, soit par un renfle- ment épais, en forme de cône renversé et arrondi au bout, ou de bouton ; soit par lin grand ailicle, en massue allongée, prismatique ou cylindrique, fourchu dans quelques mules ; le nombre des articles précédens est de cinq au plus. Les espèces où ces organes, semblables dans les deux sexes, se termi- nent par un renflement en forme de boulon, ou de cône renversé et ar- rondi au bout (1), précédé de quatre à cinq articles (c); et dont les deux nervures des ailes supérieures, formant la côle jusqu'au point calleux, sont contiguës ou très rapprochées parallèlement, sans large sillon inter- médiaire, composent le genre DES CIMBEX. (CIMBEX. Oliv., Fab. — Crahm. Geofl. ) (l'I. loS. (i-. 1.) Les fausses chenilles ont >iugt-deu\ pattes. Quelques-unes, étant tour- mentées, seringnenl par lescôlés du corps, et jusqu'à un pied de distance, des jets d'une liqueur verdiltre. M. Leacli (2) mettant à profil la considération du nombre des articles antérieurs à la massue, de leurs proportions relatives, celle de la disposi- tion des cellules des ailes, a partagé les Cimbex en plusieurs autres genres, dont un, celui de itrca [l'cnjn) (3) et propre h la Nouvelle-Hollande, se dislingue de tous les autres par les caractères suivans. Les quatre jambes postérieures onl au milieu de leur côté inférieur une épine mobile. L'é- cusson est grand, carré, avec les angles postérieurs avancés en forme de (i) Ce reiiDemrnl est formé p.nr le rin- (s) Zool., Miscell., III, p. loo et suiv. quième ou sixième article, mais qui, dans (Sjlbid., ii6, cxi.viii ; Lopelel., Mo- pliisieur.s, offre des vestiges de trois on deux nog. Tenllued., p. 40. divisions annulaires, (a) l'I. loS. lig. I a. (h) y>\. 108, lig, I h. (c) l'I. 108, fig, I a. FAMILLE DES PORÏE-SCIE. IU3 donls. Les valves recevant la tarière sont ^'arnies exléiieiireineiil de soies nombreuses, courtes et frisées. Les an'.ennes sont l'ort coui'Ics, de six arti- cles, dont le dernier ou la massue sans vesti^'cs d'anneaux («), ainsi que dans les SYzyGOMES ( Syzyijonia), genre élajjli par iM. Kliig. sur des espè- ces du Brésil (1) La cellule radiale est appendicèe; les cubitales sont au nombre de quatre, dont la seconde et la troisième reçoivent chacune une nervure récuri-enle (nervures Iransversesdu disque). M. Lepeletier de S.-Fargeau, dans une très l)onne monographie desTen- thrédines, n'a adopté que le genre Pcrya, et à son imitation nous ne con- sidérerons ceux du naturaliste anglais que comme de simples divisions desCimbex. Les deux espèces suivantes sont du nombre de celles dont les antennes ont cinq articles avant la massue. Le C.jnnnc^Tcntkredo lii/ea. Lin.; De G., lu'iect. 11, WMll, 8 — 18 [li„ long de près d'un pouce, brun ; antennes et abdomen jaunes; des ban- des d'un noir violet sur celte dernière partie. Sa fausse chenille est d'un Jaune foncé, avec une raie bleue, bordée de noir, le long du dos. Sur le saule, le bouleau, etc. Le C. à grosses cuisses (Tcnthrcdo fcmoraln. I.in.; De G., Insccl., II, xxxtv, 1 — 6), grand, noir; antennes et tarses d'un jaune brun; des ta- ches d'un brun noirûtre au bord postérieur des ailes supérieures; cuis- ses postérieures très grandes, du moins dans l'un des sexes. Sa fausse chenille vil aussi sur le saule ; elle est verte, avec trois raies sur le dos, dont celle du milieu bleuâtre, et les latérales jaunâtres (2). Les espèces où les antennes n'oirrent que trois articles bien distincts, dont le dernier en massue allongée, prismatique ou cylindrique, plus grêle, cilié, et quelquefois fourchu dans les mâles (c); où les deux neivures ^I)lVIonog., enlomol., p. 177 ; il a pré- A raisou des cellules des ailes et des seuté dans le même ouvrage (p. 171), les épines des jambes postérieures, le G. Perga caractères d'un autre genre, Pachylosticta, doit précéder immédiatement celui dHylo- pareillement propre au Brésil. Les antennes tome. sont composées de cinq articles. Les ailes (2) f^oycz, pour les autres espèces, Oliv. supérieures sont dilalées prés de leur exiré- (Encycl. méth , article Cimbex], Fab.; mité, avec le point calleux, semi-lunaire. Latr., Cen., crust. et Insect., III, p. 227; Les second, troisième et quatrième aiticles Jurine, genre Teiithreilo ; Paiiz., hymen., des tarses postérieius sont très courts. lien et les ouvrages précités, mentionne trois.^espèces. («) l'I. loS.lig. 2. (/.) IM. 108, lig. I (<■) l'I. loS, fig. 3 a. 4. l'ii INSECTES HYMÉNOPTÈRES. costales des ailes siipriieuies sonl 1res écartées l'une de l'iiiilie, roriiieiit le sous-seiire DES HYLOTOMES. (HYLOTOMA. Lai. Fab. - CryjXus. Jur. (I>1. r,.S, fig. ;jct4.; Les uns (schizocères, Schi/zocera,La\.i-.;Cryjiius,hcacb, Lepel.),onl qua- tre cellules cubitales, et les antennes fourchues dans les mAies (a). Le mi- lieu des jambes n'oH're point d'épines ;i)- IVaulres (ffi/lolomes propres) semblables aux précédens, quant anx ailes, ont leurs antennes terminées, dans les deux sexes, par un article simple ou indivis (i). La plupart {llylotomes, Lepel.) ont une épine au milieu des quatre jambes postérieures. I-es fausses chenilles ont de dix-huit à vingt pattes. Vu. dit rosier Tenlhrcdo rosœ. Lin. ; Kœs., Insect., II, Vesp. Il), long de quatre lignes ; tête, dessus du corselet et bord extérieur des ailes supérieures, noirs ; It; reste du corps d'un jaune safran, avec les tarses annelés de noir. Salarveest jaune.pointillée de noir, et ronge les feuilles du rosier. M. I.epeletier réunit aux Cryplus du docteur Lcach ((uelques espèces qui ne diflërenl des précédentes que par l'absence d'épines au milieu des quatre jambes postérieures. D'autres lli/loivma, liistingués par le même caractère négatif, mais où le nombre des cellules cubitales n'est que de trois, sont génériquement pour lui des PTILIES (Plilia) (2). Tantôt les antennes ont neuf articles au moins, bien distincts, et ne se terminent point ncltement et brusquement en massue. Il y en a, et c'est le plus grand nombre, dont les antennes, toujours sim- ples dans les deux sexes ou du moins dans les femelles, ont quatorze ar- ticles au plus, et neuf plus communément. (i) Lcach., Zool. MisctU., III, p. 124; el les Monograp. de divers genres de celte Lepel., Moiiog. Tenlhr,, p. Si. famille du docteur Klùg,, quaut au.\ autres (2) Lepel., ibid., p. 49. f^oycz aussi le espèces d'Hylolomes. même ouvrage, le préccdeul de .M . Leacli, (a) l'I. io>S, fig. ',. {0) l'I. lo8, llg. ja. FAMILLE DES PORTE-SCIE. l'îS LES TENTHRÈDES propres , (TENTHREDO. Lat., Fab.) (Fl. io8, fig. 5.) Qui ont les antennes de neuf articles simples dans les deux sexes. Leurs larves ont de dix-huit à vingt-deux pattes. Le nombre des dentelures et des mandibules varie, dans l'insecte par- fait, de deux à quatre (a). Les ailes supérieures présentent aussi des dilTé- rences dans celui de leurs cellules radiales et cubitales. Ces caractères ont servi de fondement à plusieurs autres sous-genres que nous réunissons 5 celui-ci. Ils se composent des Allantes, des Dolères, des Némaies, de Jurine, et de celui de Pristiphore, formé de la troisième famille des Ptérones de ce savant, et de quelques autres du docteur Leach. La T. lie la scrophulaire. (T. scrophtilariœ. Lin.; Panz., Faun.; Insect., Germ., C. 10, le mâle). Longue de cinq lignes, noire, avec les antennes un peu plus grosses vers leur extrémité, et fauves; anneaux de l'abdo- men, le second et le troisième exceptés, bordés postérieurement de jaune; jambes et tarses fauves. Elle ressemble à une guêpe. Larve à vingt-deux pattes, blanche, avec la tête et des points noirs. Elle mange les feuilles de la scrophulaire. La T. verlefj. viridis ; Lin.; Panz., ibid. LXIV, 2) (/). Même grandeur , antennes sétacées ; corps vert, avec des lâches sur le thorax et une bande le long du milieu du dos de l'abdomen, noires. Sur le bouleau (1). De Géer nous a donné la description d'une espèce très singulière sous la forme de larve, celle qu'il nomme mourhc-à-scic de la Uirve-Umiice , et à laquelle il rapporte la T. du rerisier (cerasi) de Linnseus. Elle est noire, avec les ailes noirâtres et les pattes brunes. Sa larve est très commune sur les feuilles de divers arbres fruitiers de nos jardins. Réaumur lui avait donné, à raison de sa forme, le nom de fausse chenille lètard; elle est toute noire et couverte d'une humeur gluante, ce qui la fait aussi ressembler ft une limace. Peck, botaniste anglo-américain, a donné l'histoire complète d'une autre espèce, dont la larve est semblable. D'autres espèces, ayant encore des antennes de neuf articles, diffèrent des précédentes en ce qu'elles sont pectinées d'un c6té dans les mâles. (i) A'ojc'î, 1)0111- les auUes esiicces, les auteurs mcutiouiiés précédemment (a) PI. I..S, lig. 5< (A) PI. loS, (ig. 5k t2« INSECTES HYMÉNOl'TÈRES. LES CLADIES. (CLADIUS.Klug,Lat.)(i) (PI. los, f,g. (;.) Quelques autres, ayant le corps court et ramassé comme les hylotomes, et considérés comme tels par Fabricius, ont de dix a quatorze articles aux antennes, et simples dans les deux sexes. LES ATIIALIES. (ATHALIA. Leach.)(2) (PI. .oS. fig. 7.) Les espèces suivantes sont remarquables par leurs antennes composées de seize articles au moins, pectinées ou en éventail dans les mâles, et en scie dans les femelles. Elles nous conduisentj sous ce rapport, aux Méga- lodontes, premier sous-genre de la subdivision siiivanle. LES PTERYGOPHORES , (PTERYGOPHORUS. Klug.) (PI. io8. lig. 8.) OÙ les antennes n'ont qu'une seule rangée de dents, et simplement plus longues ou en peigne dans les mâles, et courtes et en scie dans les femel- les ;ici elles sont sensiblement plus grosses vers le bout (3). LES LOPHYRES, (LOPHYRUS. Lat.) (PI. 108, fig. 9.) Dont les antennes ont, dans les mâles, un double rang de dents allon- (i) Lepel., il)id., p. 57. dix articles. M. Klug les range avec ses (2) Ibiil., i>. 21. M. Learli n'y ((ini- Empliytin. prend que les espèces donl les anieniiesoiil (3J A'o; .Klui;.,Lea('li et LepeUtier, il)id. FAMILLE DES PORIE-SCIE. 127 f,ées, forniant un grand panache triangulaire (a), el sont en scie dans les femellfs. Je rapporte à ce sous-genre la première famille des Ptérones de M. Ju- rine, ainsi que la première division âe^Ilylotomes do Fabricius. Les fausses chenilles ont vingt-deux pattes, vivent en société et plus particulièrement sur les pins, aux jeunes plants desquels elles nuisentbeaucoup (i). Là, lelabreesl caché ou peu saillant. Le côté interne des quatre jambes postérieures offre, avant son extrémité, deux épines et souvent même une troisième au-dessus de la paire précédente. Les antennes sont toujours composées d'un grand nombre d'articles ; la tète est forte, carrée, portée sur un petit cou, avec les mandibules fortement croisées. Ces espèces pa- raissent au printemps. Les larves du plus grand nombre n'ont point de pattes membraneuses, et vivent en société dans des nids soyeux, formés par elles, autour des feuilles de divers arbres. Elles forment le genre Cephaleia de Jurine, que l'on a divisé en deux antres. LES MEGALODONTES, (MEGALODONTES. Lat. — Tarjm. Fab.) (l'i. 109, fig. I.) Où les antennes sont en scie ou en peigne (2). LES PAMPHILIES , (PAMPHILIUS. Lat. — Lyda. Fab.) (Cl. 109, fig. 2.) Qui ont les antennes simples dans les deux sexes. Leurs larves n'ont point de pattes membraneuses, el l'extrémité posté- rieure de leur corps se termine par deux cornes. Elles vivent de feuilles, qu'elles plient souvent pour s'y tenir cachées (3). (t) Lepelet., ibidem, et la Moiiogr. tle (3) Ibid.; l'article P<3m/)/;/7(c de l'Eiicyl. ce sous-genre publiée par Kliig, dans les mélh., el la Monographie du genre tj^ia du Mém. des curieux de la nature, de Berlin. docteur Klùg (Mém. des cur. de la nature, v'î) ro)c: les ouvrages ci-dessus, et En- de Ilerlin). f^oyet aussi la Monogr. de tom. monog. de M. Klùg, p. 18Î. M. Lepeletier. (a) PI. 108, «g. 9 a. ri8 INSECTES HYMÉNOI'TKRES. Les dernières Tenihrédinos ont la laricrc prolongée au-delà de sa cou- lisse et saillante postérieurement. L'extrémité interne des deux jambes antérieures n'oflre distinctement qu'une seule épine ; elle est courbe et terminée par deux dénis. Les antennes sont toujours composées d'un grand nombre d'articles, et simples. LES XYÈLES, (XYELA. Daim. — Pinicola. Bréb. — Mastigocerus. Kliig.) (l'I. 109. Og. î.) Triîs distinctes par leurs antennes coudées, formant une sorle de fouet, brusquement plus menues vers leur extrémité, et de onze articles, dont le troisième fort long; ainsi que par leurs palpes maxillaires fort longs et pareillement en forme de fouet. Le point épais ou calleux des ailes supé- rieures est remplacé par une cellule. Les lames de la tarière sont unies et sans dentelures. Les larves vivent dans l'intérieur des végétaux ou dans les vieux bois(l). LES CEPIIUS , (CEPHUS. Lat., Fab. — Trachdus. Jur.) (PI. 109, Cg. 4.) Qui ont les antennes insérées près du front, et plus grosses vers le bout. D'après (lesobservalionsconsignées dans le Bullet. universel de M. le baron de Férussac, la larve de l'espèce la plus commune [Pygmœus] vivrait dans l'intérieur des tiges de blé (2). LES XIPIIYDRIES, (XIPHYDRIA. Lat., Fab. —Urocenis. Jur.) (PI. 109, fit;. 5.) Dont les antennes sont insérées près de la bouche, et plus grêles vers le bout (")(3). ^i) fojei Daim., Anal, Enlom.,|>. 27. M. Lepeletier. Le nombre des articles est le même que (j) Les ouvrages cités plus haut et la Mo- dans les précédens, et ce savant s'est mé- nogr. des sirez, du docteur Kliig, g. As- pris à cet égard, y oyez aussi l'article Fini- latiis. cote du Nouv. dict. d'Iiist. natur., deuxiè- (3) Ibid., et M. Jurine. M. Kliig désigne me édit.; et la Monogr. des Tentlirèdes ilc op genre sous le nom i'Hylionodis. {a) PI. 109, Itg. 5 a FAMITXE DES PORTE-SCIE. 12!t La seconde tribu, celle des urocères ( Urocerata. Lat.), se distingue de la précédente aux caractères sui- vans : les mandibules sont courtes et épaisses ("); la lan- guette est entière; la tarière des femelles est tantôt très saillante et composée de trois Hlets, tantôt roulée en spi- rale dans l'intérieur de l'abdomen et sous une forme ca- pillaire. Cette tribu est composée du genre DES SIREX , de Linnaeus. (SIRKX.) Leurs antennes sont filiformes ou sétacées, vibraliles, de dix à vingt-cinq articles. I.a tète est arrondie et presque^globu- leuse, avec le labre très petit, les palpes maxillaires filiformes, de deux à cinq articles, les labiaux de trois, dont le dernier plus gros ('). Le corps est presque cylindrique. Les tarses an- térieurs ou postérieurs, et dans plusieurs, la couleur de l'ab- domen diffèrent selon les sexes. La femelle enfonce ses œufs dans les vieux arbres, et le plus souvent dans les pins. Sa ta- rière est logée à sa base, entre deux valves, formant une cou- lisse. LES 0RYSSE8, (ORYSSi;S.Lal.,Fal).) (l'I. ,0;,, llg, C.) Qui oui les antennes insérées prés de la bouche, de dix à onze- articles (c ; les mandibules sans dents ; les palpes maxillaires longs el de cinq arli- (a) l'I. tiKj.lig. ;o. (/,} l'I. ,„,,, lif. -,/, h. !,■) PI. i„f,, li^.fi/,. rNSCETF» *, in 130 INSEC/lIiS HVMKNOPTÈUES. dis; l'exil (iiiilc posli riuiiic de l'abdomeii piesqueaiiondHi ou iaibleiiieiil prolongée, el donl la tarière est capillaire et roulée en spirale dans l'inté- rieur de l'abdomen. Les deux espèces connues se trouvent, en Europe, sur les arbres, dans les premiers jours du printemps, et sont très agiles (1). LES 8IREX propres, -ui les IGHNEUMON- BOUHDONS, (SlUliX, Lin. — Uroccrus. Geofl'.) {V\. loy. (i!^. :.) Ayanl les antennes inséiées près du front (n) , de treize h vingt-cinq ar- ticles , les mandibules dentelées au côté interne ; les palpes maxillaires Irè petils, i>resqne coniquc^s, de deux articles ib). avec l'exlrémilé du der- nier segment de l'abiiomen prolongé en forme de queue ou de corne, et la tarière saillante, de trois filets. Ces insectes, qui sont d'assez grande taille, habitent plus parliculière- uu-iil les forèis de |)Fns et de sapins des contrées froides et montagneuses, produisent en volant, un bourdounemeul semblable à celui des bourdons el des frelons, et paraissent, certaines années, en telle abondance, qu'ils ont été pour le peuple un sujet d'effroi. La larve a six pieds, avec l'extré- mité postérieure du corps terminée en pointe ; elle vit dans le bois, où elle se fde une coque el acbève ses métamorphoses. I.e S. yciinl (i) Sircx ijiijns, l.in. , la leir.. — 5. marisciis, ejusd. le mâle). Rœs , ius., ll,Vesp. viii, ix. La lemelle est longue d'un peu plus d'un ponce, noire, avec une lâche deriière chaque œil, le second anneau de l'alidomen cl ses (rois derniers, jaunes. Les jambes et les tarses sont jaunâtres. Le uu\le a l'ab.l en d'un jaunâtre fauve, avec son extrémité noire. Li'S Trenux de jM. Jurinc ne diffèrent des Sirex que par les antennes plus courtes, moins grêles à leur extrémité, ou filiformes, composées seu- lement de treize à quatorze articles, el par leurs ailes supérieures n'avaiit que deux cellules cubitales (2). (0 royez Lalr., Gi-n., ciust. et inscrl., III, p. 238 ; la Monographie de ce genre III, p. 245, et l'article Onssc de l'Enrycl. du docleur Klug ; l'ouvrage de M Jurine, mélliod. et ™l"' ^^ l'anzer sur les Hyménoptèies. {1: foyez LaU-.,Cen., crust. cl inscci , (a) PI. 109. lig. 7 a, c. {/') PI. lofj, fi};. 7 rf. « W l'I. 109, fig. 7- FAMILLE DES PUPEVORIuS 151 La seconde famille des hyménoptères , LES PUPIVORES, ( PDPIVORA. ) { IMauclies I lo à 1 it». Ont l'abdomen attaché au corselet par une simple portion de leur diamètre transversal, et même le plus souvent par un très petit lilet ou pédicule, de manière que son insertion est 1res distincte, et qu'il se meut sur cette partie du corps (") (i). Les femelles ont une tarière qui leia- sert d'ovidncte ('l. Les larves sont apodes, et pour la |)lupart parasites et carnassières. Je la partaj^e en six tribus. La première, celle des Évaiviales [Evciniales , T-at.), ont les ailes veinées, et dont les supérieures au moins aréolées; les antennes filiformes ou sétacées, de treize à (juatorze articles ('); les mandibules dentées au côté in- terne {^)\ les palpes maxillaires de six articles (') et les labiaux de c|uatre(^); l'abdomen implanté sur le thorax. ([)Le premier segment de l'abJomen soiie (|ue le seroiid segment de l'ahJoiiien forme l'extrémité postérieure du thorax , et en devient le premier. s'unit intimement avec le métalliorax , de («) IM. iio, fi^. I, H.olr. (A) PL iio, fig. 8. (c) PI. iio, Cg. rf. {d) PL 11,.. (!(;. i„. («) PI. iio, fig. i/- ,'/) PI. iio, fig. If. l.">2 INSECTES HYMÉNOPTÈRES. et dans plusieurs au-dessous de l'écusson, avec une tarière ordinairement saillante et de trois filets. Cette tribu pourrait ne former qu'un seul genre, celui DE FOEINE. (foends.) Tantôt la tarière est cachée ou très peu saillante, et sous la forme d'un petit ai^'uillon. La languette est trifide , caractère qui les rapproche des hyménoptères précédens. LES EVANIES, (EVANIA. Falj. — Spkox. Lin.) (l'I. [lO. fig. l.J Dont les antennes sont coudées (a), et dont l'abdomen très petit , com- primé, triangulaire ou ovoïde et pédicule brusquement à sa naissance, est inséré h l'extrémité postérieure et supérieure du thorax, au-dessous de l'écusson (I). LES PELECIXES, iPELECINUS. Latr. , Fab.) (PI. IIO, lig. 2.) OÙ l'abdomen inséré , ainsi que celui des suivans , beaucoup plus bas , un peu au-dessus de l'origine des pattes postérieures, est allongé, tantôt filiforme, très long, arqué, tantôt rétréci graduellement vers sa base et terminé en manière de massue. Les jambes postérieures sont renflées. Les antennes sont droites et très menues {/>) (2). (i) Voyez, Fal). , Jur., Latr., Geii., (») Les mêmes ouvrages, el l'article /*£- erust. el Iiisecl.. lU, p. sSo. /eanc del'Encycl. métli. (a) PI. uo, lig. d. (b) PI. IIO, IJg. 2a. FAMILLE DES PUPIVORES. 153 Tuiilàt la tarière est très saillante, et Coriuée de trois filets distincts et égaux. Les uns ont l'abilonien et les jambes postérieures en forme de massue ; les antennes sont filiformes ; la languette est entière ou simplement écbaucrée. LES FOENES propres. (FOENUS. Fab. — Ichneiimon. Lin.) (1). (PI. iio, lig. 3.) L'abdomen des autres est comprimé , ellipsoïdal ou en faucille , et toutes leurs jambes sont grêles ; les antennes sont sétacées {«'. LES AULAQUES, (AULACUS. ,lur. Spin.) • (PI. iio, fig. 4.) Dont l'abdomen est ellipsoïde (2). LES PAXYLLOMMES, (PAXYLLOMA. Brébisson.) (PI. no, fig. 5.) OÙ il est en faucille (3). I^a seconde tribu, les ichneumonides (/cAreew/?io«?//e.y), ont aussi les ailes veinées, et dont les supérieures offrent [i] royez 3aTme , hyménopt. ; Latr., (3) ^ojc: le nouveau Dict. d'hist. nal., Oen., crust. et insect., IV, 3; et Panzer , deuxième éd. ; sous-genre formé sur une sur les hyménopt. /^ojei aussi Spinol., In- seule espèce, ayant de grands rapports sect. Ligur. avec les Ophions deFabricius. (î) Item. {a) PI. no, lig. 3«. 154 INSECrES HYMÉNOPTÈRES. toujours dans leur disque des cellules complètes ou fer- mées. L'abdomen prend naissance entre les deux pattes postérieures. Les antennes sont généralement filiformes ou sétacées (très rarement, en massue), vibratiles et com- posées d'un très grand nombre d'articles (seize au moins). Dans la plupart, les mandibules n'ont point de dent au côté interne, et se terminent en une pointe bifide (°). I -es palpes maxillaires, toujours apparens ou sailians, noiil le plus souvent que cinq articles. I ^a tarière est composée de trois filets. Cette tribu embrasse la presque totalité du genre DES ICHNEUMOIS'S de Li.n.a'ns.(i) (iCHNKUMON.) (jiii détruisent la postérité des lépidoptèies , si nuisibles à r.'igricuiture sous la loriiie île chenilles, de même que \ Ich- «eM/«o«, quadrupède, était censé le faire à l'égard du crocodile, en cassant ses œuls, ou même en s introduisant dans son corps, pour dévorer ses entrailles. (i) Ce genre compiend au-delà de douîc complet sur ces insectes, et nous avons cents espèces . et son étude est hérissée tout lieu d'espérer que celte partie inléres- de grandes difficultés. Les travaux D'autres auteurs ont nommé ces mseciea mouches tripiles, à r-aison des trois soies de leur tarière, et mouches vibrantes, parce qu'ils agitent continuellement leurs antennes, qui sont souvent contournées, avec une tache blanche ou jaunâtre, en forme d'anneau, dans leur milieu. Ils ont les palpes maxillaires allongés, presque sétacés, de cinq à six articles ; les labiaux sont plds courts, filiformes, et de trois à quatre articulations. La languette est ordinairement entière ou simplement échan- crée. Leur corps a, le plus souvent, une forme étroite et allon- gée ou linéaire, avec la tarière tantôt extérieure, en manière de queue, tantôt fort courte el cachée dans l'intérieur de l'ab- domen , qui se termine alors en pointe, tandis qu'il est plus épais el connne en massue tronquée obliquement dans ceux où lii tarière est saillante. Des trois pièces qui la composent, celle du milieu est la seule qui pénètre dans les corps où ils déposent leurs œufs; son extrémité est aplatie et taillée quel- quefois en bec de plume. Les femelles pressées de pondre marchent ou volent (i) continuellement, pour tâcher de dé- couvrir les larves, les nymphes, les œufs des insectes, et même des araignées, des pucerons, etc., destinés à recevoir les leurs et à nourrir, lorsqu'ils seront éclos, leur famille. Elles mon- trent dans ces recherches un instinct aduîirahle, et qui leur dévode les retraites les plus cachées. C'est sous lesécorces des arbres, dans leurs fentes ou dans leurs crevasses que celles dont la tarière est longue, placent le germe de leur race. Elles y introduisent leur oviducte ou l.i tarière propre, dans une direction presque perpendiculaire ; il est entièrement dégagé des demi-fourreaux, qui sont parallèles entre eux et soutenus en l'air dans la ligne du corps. Mais les femelles, dont la ta- (i) Quelques espèces sont aptères ou publiée par M. Gravenhorst , qui en a n'ont que des ailes 1res courtes, l'iles ont donné une autre sur les Iclineunions du été l'objet d'une monographie particulière Piémont. l.-C INSECTES HYMÉNOPTÈRES. rière est 1res courte, peu ou point apparente , placent leurs œufs dans le corps ou sur la peau des larves des chenilles et dans les nymphes, qui sont à découvert , ou très accessibles. Les larves des ichneumonides n'ont point de pattes, ainsi que toutes les autres des familles suivantes. Celles qui vivent, à la manière des vers intestinaux, dans le corps des larves ou des chenilles, où elles sont même quelquefois en société , ne rongent cpie leiu- corps graisseux, ou les parties intérieures qui ne sont point rigoureusement nécessaires à leur conserva- tion ; mais sur le point de se changer en nymjihes, elles per- cent leur pi^au, afin den sortir, ou bien leur donnent la mort et y achèvent tranquillement leurs dernières métamorphoses. Telles sont aussi les habitudes des larves d'ichneumonides, qui se nourrissent de nymphes et de chrysalides. Presque toutes se fdent une coque soyeuse, pour passer à l'état de nymphe. Ces coques sont quelquefois agglomérées, et soit nues, soit enveloppées d'une bourre ou d'un coton, en une masse ovale, que l'on trouve souvent attachée aux tiges des plantes. Leiu- réunion et leur disposition symétrique forment dans une espèce un corps alvéolaire , semblable à un petit rayon d'abeille domestique. La soie de ces coques est tantôt d'un jaune ou d'un blanc uniforme, tantôt mélangée de noir ou de fils de deux couleurs. Les coques de quelques espèces sont suspendues à une feuille ou à une petite branche, au moyen d'un fil assez long. Réaumur a observé que, détachées du corps où elles sont fixées, elles font des sauts dont la hauteur peut aller jusqu'à quatre pouces, les larves renfermées dans les coques rapprochant les deux extrémités de leurs corps et les débandant ensuite, à la manière de quelques petites larves sauteuses de diptères que l'on trouve sur le vieux fromage. Cette famille est très nombreuse en espèces. La vaiiélé du noinbri' des arlicles des palpes peut servir de liase à trois divisions principales. FAMILLE DES l'UPIVORES. 137 l.a première comprendra les espèces dont les palpes maxillaires ont cinq articles, et les labiaux quatre. La seconde cellule cubitale est très petite, et presque circulaire ou nulle. Nous l'ornierons une première subdivision avec les espèces dont la télé nu se prolonge jamais en devant sous la forme de museau ou de bec, dont la languelle n'est point profondément échancrée , dont les palpes maxil- laires sont fort allongés, avec les derniers articles différant sensiblement, quant aux formes cl aux proportions, des précédens. La tarière n'est point recouverte à sa base, par une grande lame en forme de vomer. Ici celte tarière est très saillante. Quelques espèces se distinguent des autres par leur tête presque globu- leuse ; leurs mandibules terminées en une pointe entière ou faiblement échancrée, l'allongement de leur métallioi'ax. La seconde cellule cubi- tale manque souvent. Tels sont LES STEPHANES, (STEPHANUS. Jur. — VimjUa. Bracou. Fab.) (PI. ..n.fis.fi.) Dont le thorax est très aminci en devant, et de niveau à son extrémité postéiieure avec l'origine de l'abdomen , de sorte que cette partie du corps parait presque sessile et insérée à l'extrémité postérieure et supé- rieure du métathorax, ainsi que dans les Evauies. Les cuisses postérieures sont renflées. Le sommet delà tèle présente plusieurs petits tubercules (1). LES XORIDES, (XORIDES. Lalr. — Pimpln. Crypiiis. lab.) (IM. no, fi^.. ;.) OÙ le métathorax est convexe et arrondi à sa chute, de manière que l'abdomen est inséré comme d'ordinaire, h son extrémité inférieure, et présente un pédicule très distinct (2). (i) Lalr., Gêner, crust. et insecl.IX, 3;- lor, necalnr cl mcliornior de Fab. , sont /livcon serrator ,Fah. ., piobableiiient îles Xoiidcs; sou Crj-ptus Ejusd. , Piinpla coroiialnr , et quel- rayio^or jiarait devoir former un soiis-genre (|urs autres esp, inédites d'Amérique. propre, voisin du piéeédent. [■)-) Lalr., ibid., 4; les Pimples mcdia- INSFCTRS. * l8 !.')« INSECTES HYMÉNOPTÈRES. Parmi les espèces rlontla télé esl transverse, et dont les mandibules sont très distinctcnienl bifides ou bien échancrées à leur pointe («). Les unes, comme LES PIMPLES, (PIMPLA. Fab.) (PI. iio.Cg. 8.) Ont l'alidouien cjiindiique, et très brièvement pédicule. Nous citerons Y Ichneumon persuasif {persuasorius) de Linnœus (Panz. Fauii. inseci, \ix, 18], (|ui esl une de nos pins grandes espèces. Son corps esl noir, avec des lâches sur le Iborax et l'écusson blanc ; deux points de cette couleur sur chaque anneau de l'abdomen, et les pattes fauves. La tarière esl de la lonf;iieur du corps. Son /. niiini/csliilnir [mntit'/cstiitor, Panz., ibid-, XIX, 21), qui est noir ainsi que l'écusson, avec les |iatles fauves. Un<- autre piniple (orirora, liuljel. univ. des scienc. de M. le baron de Férufsac) détruit les œufs des araignées (1). D'autres ontl'abdomen presque ovalairc, avec un pédicule allongé, grêle et arqué. Ce sont LES CRYPTES de Fabi iclu.s. (CRIPTUS). (PI. iii.Gt;. I.) On en connait dont les femelles sont aptères, cl qui, à raison de ce ca- ractère et de la forme du thorax divisé en deux parties ou nœuds, pour- raient conslituerun sous-genre propre. On les rencontre presque toujours à terre (2). Là, la tarière des femelles est cachée ou peu prolongée au-delà de l'anus. Tantôt l'abdomen esl comprimé en forme de faucille ou de massue tron- quée. (i) Fal)., System. Piez. ; et l'art. /*"»/)& (a) Fab, ibid. de l'Encjcloji. mélhod. (a) PI. iio, fig. Sa. FAMILLE DES PUl'IVORES. lr>9 LES OPIIIONS, (OPHION. Fab.) (PI. .u.lig. 2.) Dont les antennes sont filiformes ou sélacées (a) , et où l'abilonien est en faucille et tronqué au bout. La tarière est un peu saillante. I.asecontke cellule cubitale est très petite ou nulle. h'O. jaune {Ichiicumon lulciis, Lin. ; SchœfT. , Icon. insect. , l, 10)(/'), d'un jaune roussâlre, avec les yeux veris. La femelle d(?posc ses œufs sui- la j)i'au de quelques chenilles, parliculièremcnt de celle qu'on nomme la Queue fourchue [Bombyx vinnla). Ils y sont fixés au moyen d'un pédi- cule lonj,' et délié. Les larves y vivent ayant l'extrémité postérieure de leur corps engagée dans les pellicules des œufs d'où elles sont sorties, y croissent, sans empêcher la chenille de faire sa coque ; mais elles finis- sent par la tuer, en consumant sa substance intérieure, se filent ensuite des coques, les uuesauprès des autres, et en sortent sous la lorme d'ich- neumons. La larve d'une autre espèce ( O. moderator, Fab.) détruit celle d'un autre ichneumon [Pimida slroliilcUœ, Fab. XI;- LES BANCHUS. (BANCHUS.Fab.) (PI. III, fig. 3.) Semblables par les antennes, mais dont l'abdomen est, dans les femelles, rétréci au bout, cl terminé en pointe (2). LES HELWIGIES (HELWIGIA.) (Pl.iii, lig.4.) Onlle port des précédens, mais leurs antennes sont plus grossesvers le bout (3). (i) Fab., ibid. ; et l'ait. OpliioaieV^n- (3) rayez le BuUct. univ. des se. de cyclop. mélliod. M. le baron de Féiussae. [•i) Fab., ibid. () Latr., iliid , y; linojctoii., iliid., 3S. 141! INSECTES HYMÉNOPTÈRES. Noire seconde division des Iclineiiinons ne diffère de la première, à l'é- gard du nombre des articles des palpes, qu'en ce qu'il y en a un de moins aux labiaux, ou que ces palpes n'en présentent que trois [a]. Ainsi que dans la plupart des espèces de la division suivante , la seconde cellule cubitale est plus souvent aussi grande que l;i première, presque carrée, la tarière est saillante. La pointe des mandibules est bifide ou échanciée. Les uns ont un hiatus ou vide remarquable eiilre les mandib;iles et le chaperon. Les mâchoires sont pro'ongées inférieureinent au-dessous des mandibules. La seconde cellule cubitale est carrée et assez grande. La ta- rière est longue. Ce sont LES BRACONS de Juriiio et de Fabricius. (BKACON.) (PI. 112, fig 4.) On pourrait en détacher, ainsi que je l'avais fait anciennement, sous la dénomination générique de vipion, les espèces dont les antennes sont courtes et filiformes ; dont les mâchoires sont proportionnellement plus longues et forment avec la lèvre une espèce de bec, et où les palpes maxillaires ne sont guère plus longs que les labiaux. Les espèces h antennes sètacées, aussi longues au moins que le corps ; à ]>alpes maxillaires beaucoup plus longs que les labiaux, et dont les mâ- choires et la lèvre forment au-dessous des mandibules cette sorte de bec, seraient exclusivement des Bracons fl). Les autres n'oll'rent point, entre les mandibules et le chaperon, de vide. Les mâchoires et la lèvre ne sont point prolongées. La seconde cellule cu- bitale est très petite. La tarière et même l'abdomen sont courts. LES MICROGASTRES. (MIGROGASTER. Latr.)f2) (PI. ,.o, lig. 5.) Notre troisième et dernière division , répondant à celle des Bassus de (i) f^ojez Lalr., il)id. , et l'Encyclop. (a) Lalr., iliid. niélhod., même tome, \i. 35. (a) Pt. 112, fig. 4 c. FAMILLK l)i:s IH PIVORES. | 43 M. Nées d'Esenbeck, a, comme la preniièic, qiialrc arlicles aux palpes la- biaux ; mais les maxillaires en ont un de plus, e'esl-.'i-dire six. L'abdo- men est deuii sessile. Ici les mandibules vont en se rétrécissant, et se terminent, ainsi que dans les précédens, par deux dénis, ou en une pointe bifide ou échancrée. LES IIELCONS, (HELCON. Nées d'Es.) (i'i. ii--,ng. 6.) Dont l'abdomen vu en dessus, présente plusieurs anneaux, se termine |Mr une longue larière,el n'est point voûté eu dcssous(i). LES SIGALPHES, (SIGALPHUS. Latr.) (PI. II-., fig. 7.) Où il est creusé en voùle inférieui-cment, n'olfre en dessus , que trois scgmens, et dont la tarière est lelirée et en forme d'aiguillon (•>). LES CHELONES, (CHELONUS.Jur.) (IM. 112, fig. S.) OÙ cette partie du corps, conformée d'ailleurs presque de même, est in- arliculée supérieurement (3). Là, les mandibules sont presque carrées, avec trois dents au bout, une au milieu, et les autres formées par la saillie des angles du bord terminal. LES ALYSIES. (ALYSIA. Lai.) (4) (PI. 119, fig. 9.) Nous n'avons pas encore pu étudier complètement divers autres genres (i) Nées d'Es., Conspect. génér. et fa- (4) Lalr., iliid. Ce sous-genre parait se mil., Ichiieum., p. 29. lier avec les gallicoles ; ici les mandibules (2) Ibid. ; Lalr., ibid. sont toujours dentées au coté interne. (3) Lalr., ibid., et le même Conspcctus. 1 ri INSECTES HYMEiVOl'TEUrS. clablis par MM. (jraveiihorst et Nées d'Escnbeck dans leur tableau des genres de la famille des ieliiieunionidcs , et nous n'avons pas cru dès-lors devoir les nienllonner. Celui à'Anomalon de Jurine est à supprimer. Il n'est qu'une sorte de ma.i;asin où il a réuni , quelles que soient les autres différences organiques , les iclineumons où la seconde cellule cubitale manque. La troisième tribu, k-s gallicoles (GAi.LicoLyE. Diplole- pariœ^ I.atr. ), n'ont plus aux ailes inférieures qu'une ner- vure ; les supérieures offrent quelques cellules ou aréoles; savoir, deux à la base^ les brachiales, mais dont finterne ordinairement incomplète et peu prononcée; une radiale et triangulaire, et deux ou trois cubitales, dont la se- conde, dans ceux où il y en a trois, toujours très petite, et dont la troisième très grande, triangulaire et fermée par le bord postérieur de l'aile, l^es antennes sont de la même épaisseur ou vont en grossissant, mais sans former de massue, et composées de treize à quinze articles (°) (i). TiCS palpes sont fort longs (2). La tarière est roulée en spirale dans l'intérieur de l'abdomen, avec l'extrémité postérieure logée dans une coulisse du ventre. (i) Selon les sexes, treize dans les Ibalies melles el quinze dans leurs mâles, femelles, la même quantilù dans les Figites (2) Les maxillaires ont généralement du même sexe, «l quatorze dans leur mi- ([ualrc articles, et les labiaux trois , dont le les ; ce dernier nomliri" dans les Cynips fe- dernier un peu plus gros. («) PI. iiî, fig. 3i', ifl. KAMII.I.E 1)F.S Pri'IVORFS. I 'li{ Les Galliroles rormciil le gcMirc DES CVrSIPS de Linn;cus. (CYNIPS.) Geoffroy les ilistingue mal-à-pro[)os sous le noiiide Diplo- fè/ie, et nppelle Ci/7iips des insectes de la famille suivante, compris par TjniKriis dans sa dernière division des iclineii- inons. Les Cyiiips paraissent connue bossus, ayant la tète petite, et le thorax gros et élevé. Lein- abdomen est comprimé en carène ou tranchant à sa partie inférieure, et tronqué obliquement, ou très obtus, à son extrémité. Il renferme, dans les femelles, une tarière qui neparaitcomposéeque d'une seule pièce longue et très déliée, ou capillaire, roulée en spirale à sa base , ou vers l'origine du ventre, et dont la portion terminale se loge sous l'anus, entre deux valvules allongées, lui formant chacune lin demi-fourreau. L'extrémité de cette tarière est creusée en gouttière, avec des dents latérales, imitant celles d'un fer de flèche , et avec lesquelles l'insecte élargit les entailles qu'il fait aux différentes parties des végétaux , pour y placer ses oeufs. Les sucs s'épanchent à l'endroit qui a été piqué , et y forment une excroissance ou une tumeur qu'on nomme ffal/e, et dont la plus connue , noix de galle, (/aile du Lovant , est employée avec ime solution de vitriol vert, ou de sulfate de fer, dans la teintiu-e en noir. La forme et la solidité de ces protubérances varient selon la natiu-e des parties des végétaux qui ont été offensées comme les feuilles, leurs pétioles , les boutons, l'écorce ou faubier, les racines, etc. La plupart sont sphériques , quelques-unes imitent les fruits ; telles sont les (/ailes en pomme, en groseille , en pépin, la galle en forme fie nèfle du chêne tozin , etc. D'autres sont che\elues, coininc lie INSECTES ^YMÉ^OPTÉI\F.S. celle qu'on nomme hédôguar, mousse chevelue , et qui vient sur le rosier sauvage ou l'églantier. Il y en a de semblables à des pommes darticliaux, à des champignons, à de petits bou- tons, etc.; les œufs renfermés, dans ces excroissances, ac- quièrent du volume et de la consistance. Il en naît de petites larves sans pattes, mais ayant souvent des mamelons qui en tiennent lieu. Tantôt elles y vivent solitairement et tantôt en société. Elles en rongent l'intérieur, sans nuire à son dévelop- pement, et y restent cinq à six mois dans cet état. Les unes y subissent leurs métamorphoses ; les autres la quittent pour s'enfoncer dans la terre, où elles demeiu'ent jusqu'à leur der- nière transformation. Des trous ronds que l'on voit à la surface des galles, annoncent que l'animal en est sorti. On y trouve aussi plusieurs insectes de la famille suivante ; mais ils ont pris la place des habitans natin-els , qu'ils ont détruits, à la ma- nière des ichneumons. Quelques Cynips sont aptères. Une espèce dépose ses œufs dans la semence du figuier sauvage le plus précoce. Les Grecs modernes, suivant à cet égard une méthode que l'antiquité leur a transmise, enfdent plusieurs de ces fruits et les pla- cent sur les figuiers tardifs ; les cynips sortent chargés de pous- sière fécondante, s'introduisent dans l'oil des figues de ces derniers, en fécondent les graines et provoquent la maturité du fruit. Cette opération a été appelée cnprification. LES IBALIES, ; IBALIA. I.atr. , Illig. — Sui/aris. Panz. — limirhus Fab. ) (PI. ri'J, liR. I.) Dont l'abdomen est très comprimé dans toute sa tiauteiir, en forme de lame de couteau; les antennes sont filiformes ("). La cellule radiale est (a) PI. r I '1, 11g. I «. FAMILLE DES PUPIVOKKS. 1 'l7 longue, étroite; les deux brachiales sont 1res dislincli.'s et couiplètes ouen- lièreineiil fermées; les deux premières cubitales sont très petites (1). LES FIGITES, (FIGIïES. I.alr., .lur.) (I>1. llJ, (lg.2.) OÙ l'abdomen est ovoïde, épaissi et arrondi supérieurement ou simple- uicnl comprimé ou tranciiant en dessous ; et dont les antennes sont f,'re- iiues et vont en grossissant. Il n'y a qu'une cellule brachiale complète ; la radiale est très éloignée du bout de l'aile ; la seconde cubitale manque (2). LES CYlMPS proprement dits ( CYMPS. Lin. — Dt/Uolcpis. GeofT. ) (l'I. iiJ, lig. 3.) OÙ l'abdomen semblable, mais les antennes sont fdiformes et non gre- nues(«). La base des ailes snpéi ieures n'olFreaussi qu'une cellulecomplète; les cubitales sont au nombre de trois, et la première est proportionnelle- ment plus grande que dans les Ibalies; la radiale est pareillement allongée. Le C. (le lu gilUc à teinture [Dij/lole/ns (jallœ linrtoriœ, Oliv. Voyage en ïurq.), est d'un fauve très pAle, couvert d'un duvet soyeux et blanchâ- tre, avec une tache d'un brun noirâtre et luisant sur l'abdomen. Dans la galle ronde, dure et hérissée de tubercules, qui vient sur une espèce de chêne du Levant, et qu'on emploie dans le commerce. En cassant cette galle, on en retire souvent l'insecte parfait. Nous citerons encore le C. des fleurs de chêne [C. quercus pedunculi. Lin. : Réaum. , Ins. , 111, xl, 1-6), qui est gris, avec une croix linéaire sur lesailes ; il pique les chatons des fleurs mâles du chêne, et y produit des galles rondes, ce qui les fait ressembler à de petites grappes de fruit. Le C. du bèdéijuar [C. rosœ, Lin. ; Réaum., ibid., XL\I, 5-8 ; et XI.VII, (i)Lalr. Gen. ciust. et Iiisect., IV, raieiU cinq articles, tandis que ceux des p. i',. Les palprs maxd'aires, d'après mes Figiles et des Cynips, n'en ont que quatre, anciennes observations sur ce genre, au- (2) Lalr., ibid., p. rg, et Jurine. («) l'I. ni, lig. ie. l'i!! INSECTES HYMENOPTERES. 1-4), noir; avec les pieds el l'abdomen, son e\li-émilé exceptée, rouges (1). La (Quatrième tribu, celle des chalcidites [Chalcidiœ. Spin.), ne diffère essentiellement de la précédente que [)ar les antennes qui sont, les Eucharis seuls exceptés, coudées et forment, à partir du coude, une massue allon- gée ou en fuseau, dont le premier article souvent logé dans un sillon. Les palpes sont très courts. La cellule radiale manque ordinairement; il n'y a jamais qu'une cellule cubitale, et qui n'est point fermée. Les antennes n'ont pas au-delà de douze articles. On peut rapporter les genres qu'on a établis dans cette tribu , à celui DES CIIALCIS. (cHALcis. Fab.) Ces insectes sont fort petits, ornés de couleiu's métalliques très brillantes, et ont pour la plupart, la faculté de sauter. La tarière est souvent composée de trois filets, ainsi que celle des Ichneumons, saillante, et les larves sont pareillement parasites. Quelques-unes, à raison de leur extrême petitesse, se nourris- sent de l'intérieur d'œufs d'insectes, presque imperceptibles. Plusieurs autres vivent dans les galles et les chrysalides des (i) Vcyc~. pour les autres espèces, Lin- les hyméiwplires, uaeus; OUv.,ait. D'iploVcpc de l'Encyclop. Le docteur Yirey a publié, d'après un mélhoJ.; Latr., llist. Gcn, des crust. el Mémoire manuscrit de feu Olivier, de nou- des insect., XIII, p. 206, et Gen. crusl. velles oljservalions relatives aux galles pro- et insect , IV, ]>. 18 ; .Tur. el l'anzei' , sur duiles par ces insectes. FAMILLE DES PUPIVORES. 14!) lépidoptères. Je soupçonne qu'elles ne se filent point de coque pour passer à l'état de nyniplie. Les uns, dont les antennes offrent toujours onze à douze articles (n), ont les cuisses postérieures très grandes, lenticulaires, avec leurs jambes ar- quées. Ici l'abdomen est ovoïde ou conique, pointu h son extrémité, neltenient pédicule , avec la tarière droite et rarement saillante ou extérieure. Les ailes sont étendues. On en connaît dont les mules ont des antennes en éventail. LES CHIROCERES. (CHIROCERA Latr.) (1) (PI. ii3, 6g. 4.) (belles des autres sont simples dans les deux sexes. LES CFLVLCIS pi^oprement dits. (CHALCIS. — Vcspa. S/ihcx. Lin.) (PI. Il 3, Cg. 5.) Les uns ont le pédicule de l'abdomen allongé ; tels sont ceux que Fa- liricius nomme it>/)C5 elclnvipes, et qui se trouvent dans les lieux maréca- geux. Ils sont noirs l'un et l'antre. Le premier a les cuisses postérieures jaunes; elles sont fauves dans le second. M.Dalman (Annal, entora., p. 29) a formé avec une espèce africaine de cette division, remarquable par sa tète profondément bifide, prolongée antérieurement ainsi que ses mandibules, un nouveau genre, celui de DiRRUiKE (DjVrA/rt«j). Deux autres espèces, renfermées dans du succiii, dont les antennes se terminent brusquement en une forte massue ovoïde, de trois articles, et dont la tarière estsaillante et aussi longue que le corps, lui ont paru encore devoir constituer un genre propre, palmon [PaLmon). Voyez son Mémoire sur les insectes du copal, V, 21-24. (i) Cholch pattinicornïs , I^alr., Geiicr. crusl. et iiisucl. , IV, v.fi. («) IM. II 3, li}2. 5 c. 1S(» INSECTES HYMÉNOPTÈKKS. Les auliesont le pédiculede l'abdoineii très court. Tels sov.l le C. nniu [Vespa miiiala, Lin.) («), qui est très commun sur les fleurs orubcliifères, noir avec les pieds jaunes, et le C. 1. 1.3, fig. 9.) Très remarquables par la grandeur et la longueur de leur télé, et leurs antennes dont le premier article très grand , en forme de palette Iriangu- laiie, et dont les trois derniers forment brusquement une massue allon- gée. Elles sont garnies de poils (a) (2). LES EURYTOMES, (EURYTOMA, Illig) (PI. 114, fig. I.) Dont les antennes sont comme noueuses et garnies de verticilles de poils, dans lesm;\les {/>]. La tarière est courte (3). (r) Latr., Gêner, crusl. et InsecI , IV, (2) nalm., Anal, cntom., 3o ; Il , 1-6. 0. (3) Latr., ihid., 27. {a) l'I, .l3, fig, f). (i) PI. 1.4. ng. 1,1. liî'i INSECTES HYMÉNOPTÈRES. LES MISOCAMPES, (MISOCAMPE. Latr. — Dfplolcpls. Fal).) (l'i. n4.fis. '^O Où elles soiil composées dans les deux sexes, d'articles liés serrés, et sans verlicilles de poils. La tarière est longue. Une espèce vil sous la forme de larve, dans les bédéguars et en dévore relie de leur cynips (1). Les antres ont l'abdomen nplali en dessns , soit triangulaire et terminé en pointe prolongée dans les femelles, soil presque en cœur ou presque orbiculaire. La tarière est d'ordinaire cachée ou peu saillante. Ici la nervure des ailes supérieures, située piès de la côte, est toujours courbe et se réunit au bord extérieur avant le point calleux. Les deux pieds postérieurs sont les plus grands de tous. L'épine intérieure des jambes intermédiaires est petite. LES PEP.ILAMPES (PERILAMPUS. Latr.) (PI. II.',, lig. ,-5.) Ont (les mandibules fortement dentées ; la massue des antennes, courte, épaisse; l'alidonien court, en forme de cœur, point prolongé au bout, l'écusson épais et saillant (2). Dans les deu.x sous-genres snivans , l'abdomen des femelles se prolonge en une pointe conique. La massue des antennes est étroite et allongée. LES PTEROMALES (PTEROMALUS. LaXr. — Cleptcs. Fab.) (PI. ii4, fig.4-) Pont letliorax est court, sans rétrécissement antérieur (3). LES CLEONYMES, (CLEONYMUS. Latr.) (PI. i..'„ f.g. .T.) OÙ il est allongé et rétréci antérieurement. L'abdomen est aussi propor- liounellemcnt plus long, et les antennes ont leur insertion plus basse (4). (i) Lati-., iliid., 29; 0. ijui/is. (S, Lalr., iljïd., Si. [7.) Latr., ibid.. 3». (4) Latr., iliicl., 2ij. FAMILLE DES PUPIVORES. 15." Li'i, la lu'iviirc des ailessupérieuies, située près de lacôte, est quelquefois droite, el se réunit au point calleux. Les pieds intermédiaires sont les plus longs de tous, et leurs jambes ont une forte épine au côté interne. L'écusson est avancé. LES EUPELMES, (EUPELMUS. Daim./ (PI. i.'„ (Ig. 6.) OÙ la nervure sous-costale, ainsi que dans les précédens, est courbe, et se réunit au bord extérieur, avant le point calleuv. Le premier article des tarses intermédiaires est grand et cilié en dessous (1). LES ENCYRTES, • (ENCIRTUS. Latr.) (PI. ii4, fig. 7-) Où celte nervure est droite et se joint au point calleux , ou plutôt au rameau couiniençanl la cellule cubitale. La massue des antennes est comprimée et tronquée au bout (2). LES SPALANGIES (SPALAlNGIA.Lalr.) (PI. iil, fig. 8.) Se distinguent des précédens par leurs antennes (généralement plus longues) insérées très près du bord antérieur de la tête (S). LES EULOPHES (EULOPHUS. Geofr. , Latr. — Enlodon. Daim.) (PI. Il4, f.g.Q.) N'ont que cinq à luiil arlicks ,iiix antennes , et celles des niàles sont rameuses (4;. (i) Daim., Monog.des Pléiom. (i) Lalr., ibid., 28 ; Noiiv. Dict. d'hist. (ï) Latr., ibid., 3i. nat., deuxième cdit. , et le quatorzième (3) Latr., il)id., 29. vol des ïrans. Linii., \t. 111. Voyez , pour INSECTES. * '^" 154 INSECTES HYMÉNOPTEIIES. La cinquième tribu, les oxyures ( Oxiuri. Lat.), Semblables aux précédens quant à l'absence de ner- vures aux ailes inférieures, ont, dans les femelles, l'abdo- men terminé par une tarière tubulaire, conique, tantôt, niterne, exsertile et sortant par l'anus, comme un ai- guillon , tantôt extérieure et formant une sorte de queue ou de pointe terminale; les antennes sont composées de dix à quinze articles (°), soit filiformes ou un peu plus grosses vers le bout, soit en massue dans les femelles. Les palpes maxillaires de |)lusieurs sont longs et pen- darjs. Nous réduisons les divers genres dont elle se compose à celui DES BÉITIIYLES de Latreille et l. iifi. fig. 6,?. (/.) l'I. iifi, fig. 6i. fc) l'I. iifi, fig. fir (<0 m. 1 lO, ilg. 6 d. X (^) l'I. I iG, fig. 5. KiO mSFXTES HYMÉNOPTÈRES. Les autres n'ont point de fausse trompe ; leurs palpes maxillaires sont de grandeur moyenne ou allongés et composés de cinq articles; il y en a trois aux labiaux. Tantôt le thorax n'est point rétréci antérieurement; l'abdomen est en demi-ovale, voûté, et n'offre à l'extérieur que trois segmens, comme dans LES CHRYSIS propretiicnt diis. (CRYSIS. Fab.) (IM. I,(i, (](;.(-,.) Ceux dont les quatre palpes sont égaux, et dont la languette est profon- dément ccliancrée, forment le genre stilbe {Stilhiim) de M. Max. Spinola, aucjucl on peut réunir les euchrées {Eiichrœiis) de Latreille. ]\ni. Lepcletier et ScM-ville [Encyrl. mèth) donnent le nom générique de l'YRiE il'i/riii) 5 des insectes très voisins, selon eu.\, des SlilLes, mais dont le métalliorax présente une saillie en forme d'écusson, dont la léte n'a point de dépression, et qui ont les yeux lisses, disposés en triangle; les latéraux sont notablement éloignés des yeux ordinaires. ("eux dont les palpes maxillaires sont beaucoup plus longs que les labiaux , et qui ont la languette échancrée, avec l'abdomen arrondi et uni an bout , ont été distingués génériquemenl sous !e nom d'iiÉDYCiiRES {IlcilyvhDtm). Ceux qui, semblables aux hédychres par les proportions relatives des palpes, ont la languette arrondie et entière, forment les genres élampe (Elampus) et ciiRYsis [Chrysis) de M. Spinola. Les mandibules, dans le premier, ont deux dents au côté interne ; l'abdomen est uni et arrondi au bout; l'extrémité postérieure du corselet a une épine. Les mandibules, dans le second, n'ont qu'une dentelure au môme bord ; l'abdomen est plus allongé, tronqué au bout, et offre souvent près de cette extrémité une rangée transverse de gros points enfoncés; dans celte subdivision se place le chrysis le plus commun enEurope. Le C. enflamme [a] [C. ignitn, Lin.) Panz. Faun. insect. Germ., V, 2*4; qui est bleu, mêlé de vert, avec l'abdomen d'un rouge cuivreux doré, et terminé par quatre dentelures. Tantôt le corselet est rétréci en devant ; l'abdomen a une figure presque (a) i'I. ii6, f.g. 6. lAMIlLE DI-S '.'UPIVOUFS. KM ovoïile, sans êlrp voùlt'î, el ofFrc quatre spginens dans les femelles el ciii(| ilaiis les iiiAles. Tels sont LKS CLEPTES, (leLaireilIe. (CLEPTES.) (PI. ..6, C(,'. 7.) Les mandibules sont courtes et dentelées. La languelle est entière (1). La seconde section des hyménoptères, celle des porte- aiguillon [/Iculeata], diffère de la première par le dé- faut de tarière; nn aiguillon de trois pièces, caché et rétractile, la remplace ordinairement, dans les femelles, et dans les neutres des espèces réunies en société. Quel- quefois, comme dans plusieurs fourmis, cet aiguillon n'existe poirit, et l'insecte se défend en éjaculant une liqueur acide renfermée dans des réservoirs spéciaux, sous la forme de glandes (2). Les hyménoptères de cette section ont toujours les antennes simples et composées d'un nombre d'articles constant, savoir de treize dans les mâles et de douze dans les femelles ("). Les palpes sont ordinairement fili- formes; les maxillaires, souvent plus longs, ont six ar- (i) yoyez pour toutes ce.s divisions, (2) l'oy,z, pour ce cjui concerne les 01- Gen. crust et insect. IV, p. 4r et suiv.; ganes du ^eni^, outi'e les Mémo re.s de Améd.. Lepeletier, Aiin. du Mus. d'hist. Rcaumur sur les alieilles, celui de M. Léon iint ; Maxim. Spiuola, Insect. Ligur ; Ju- Diifour relatif aux scolies, cite dans les ruie et Panzersur les /lyniénnptins. généralités des insectes de cet ordie. [il) VU 117 d li\) [/> INSECTES HVMÉNOl'TÈUES. vitliis neutres, remarquables p.ir l'^ur tète beauconp plus grosse que d'ordinaire et en plus petit nombre. Dupont de Nemours, sans être naturaliste, avait déjà aussi observé celte différence (Voyez son Recueil de me'/noï?-es sur divers sujets). M. Lacordaire, que j'ai déjà cité, m'a donné une lourini neutre, voisine de l'^^/œ cep/m/o^e* de Fabricius, en ni'assu- rant que les individus de cette sorte étaient les défenseurs de leur société, et paraissaient en outre remplir les fonctions de capitaines, dans leurs excursions, et c[u'ils se tenaient alors sur les côtés de la ti'onpe voyageuse. On donne vulgairement le nom iVœufs de fourinis aux larves et aux nymphes; ceux de la F. fauve servent de nourriture aux jeunes faisans. Les neutres emjjéclient les individus qui • viennent d'acquérir des ailes, de sortir, jusqu'au moment propice et toujours déterminé par une clialeur de l'atmo- sphère assez forte. Elles leur donnent alors leur liberté, en leur Irayanl des issues favorables. La plupart des fourmilières sont uniquement composées d'individus de hrmème espèce; mais la nature s'est écartée de ce plan à l'égard de la F. roussâlre on amazone, et de celle (pie j'ai nonnnée sanguine. Leurs neutres se procurent par la violence des auxiliaires de leur caste, mais d'espèces diffé- rentes, et que j'ai désignées sous le nom de noir cendre mi- neuse. Lorsque la chaleur du joiu' commence à décliner, et régulièrement à la même heure, i\n moins pendant quelques joiu's , les fourmis amazones ou légionnaires quittent leurs nids, s'avancent siu' une colonne serrée, plus ou moins nom- breuse suivant l'étendue de la population , et se dirigent en corps d'armée jusqu'à la fourmilière qu'elles veulent spolier. Elles y pénètrent, malgré l'opposition et la défense des pro- priétaires, saisissent avec leurs mandibules les larves et les nymphes des fourmis neutres, propres à ces sociétés, et les Iransporlent, en suivant le même ordre, dans leur habitation. FAMILI.K I)i:s III 11 KOr.VXF.S. I,. Le pédicule de l'abdomen n'est jamais formé que d'une écaille ou d'un nœud. La F. hiéiiiiieiisc {P.liispinosn), Latr., llisi nal. des Fourm., p. 133, iv, 20; noire; deux épines en avant du corselet; écaille de l'abdomen ter- minée en une pointe longue et aiguë. A Cayenne. Elle compose son nid d'une grau. le quantité de duvet, qu'elle tire, à ce qu'il parait, des semences d'une espèce de fromager. La F. fauve [F. m/a, Lin.) Lat., ibid., v, 28. Mulet long de près de quatre lignes, noirûlre, avec une grande partie de la tète, le thoi-ax et l'écaillé fauves; lliorax inégal; les petits yeux lisses un peu appaieus. Elle forme dans les bois des nids en pain de sucre ou en dôme, com- posés de terre, de fragmens de bois, etc., et qui sont souvent très consi- dérables. Elle fournit l'acide A'\\. formique. Les individus ailés paraissent au pi'intcmps. La F. sanguine {F. sanyuinea. Lût ), t'bùl., V, 29. Mulet semblable à la précédente, mais d'un rouge sanguin, avec l'abdomen d'un noir cendré. Elle vit dans les bois, et c'est une de celles que M. Huber nomme /■■. amazones ou légionnaires. La F. mineuse {F. eunioilaria , Lali. ). Tète et abdomen du mulet noirs; environs de la bouche, dessous de la tête, premier article des antennes, thoi'ax cl pieds d'un fauve pûle. Cette espèce et la suivante sont enlevées parles fourmis ainazones, et transportées dans leurs nids, pour qu'elles les remplacent et les aident dans l'éducation des pclils de leurs races. La F. tinir cendrée [F. fusca , Lin.) Latr. ihiJ., VI, 32. Mulet d'un noir cendré, luisant, avec la base des aniennes et les pieds rougeàlres; écaille grande, presque triangulaire; apparence de trois yeux lisses. 2" Les POLYERGUES [Pnlijerijus, Latr.), où l'aiguillon manque encore, mais dont les antennes sont insérées près de la bouche, et dont les man- dibules sont étroites, arquées ou très crochues (t;. La F. roiissàlre {). (2) Les autres ont les antennes insérées près du milieu de la face de la léte, qui est plus forte que dans les précédens; l'abdomen est taulùl conique, tantôt ovoïde ou elliptique. Ce sont LES MUTILEES proprement dites. (MUTILLA.) (PI. iiS, fig. 3 et /,.) On trouve ces insectes dans les lieux chauds et sablonneux. Les femelles courent très vite et sont toujours à terre. Les mules se posent souvent sur les fleurs, mais on ignore d'ailleurs leur manière de vivre. Les espèces dont le corselet est presque cubique , sans nœuds ni appa- rence de divisions eu dessus, dans les femelles, composent les genres (i) Fojez Fal)r. et Latr., Gen. crust. et (2) Voyez Jurine et Latr., ibid. iasect., IV, p. i-ii. (a) Pt. i 18, Cg, 2 b (A) PI. 118, Cg. I a. »7'i INSECTES hymf;ivoi'Tèrks, APTÉROGVJiE (n) (1), psAMMOTHERMii [h) et MUTiLLE de Lalreillc. L'abdoiiicn des Aplérogynes {Aplero'jynti) a les deux pieniiers anneaux en forme de nœuds, comme dans plusieurs fourmis. Les antennes des mâles sont longues, grêles, sélacées. Leurs ailes supt^rieurcs n'ofl'rent que des cellules brachiales ou basilaircs, et une seule cellule cubitale, petite et de forme rbomboidalc. 11 y en a trois avec deux nervures réiurrcnlcs , dans les Vsammolhevmefy {l^sammo(kerma) (2), el les Mulilles. Ici, d'ailleurs, le second segment de Tabdomen est beaucoup plus grand que le précédent et ne forme point de nœud. Les antennes des mules des Psammothernies sont pectinées, celles des Mutilles sont simples dans les deux sexes. La iW. tricolore [c) (Mutilln eiiropœa. Lin.), Coqueb. Illust. Icon. insccl., déc, II, XVI, 8. La femelle est noire, avec le thorax rouge et trois bandes blanches, dont les deux dernières rapprochées sur l'abdomen. Elle a un fort aiguillon. Le mule est d'un noir bleuûtre , avec le dessus du thorax rouge el l'abdomen comme dans la femelle (3,. Les espèces qui, dans les deux sexes, ont le thorax égal en dessus, mais partagé en deux segmens distincts, avec l'abdomen conique dans les femelles, elliptique et déprimé dans les mâles, composent le genre myrmose {iVyrmosa) () l'I. J18, tig.ii. (c) PI. iiS.fig. 3 et 4. {d) PI. 118, fig. 7. (0 l'I. 1:8, fig 8. (/)P1. ii8, Sg.9. (g) Pt. i.8,lig. I... FAMILLE DES FOUISSEURS. • 173 l-a seconde famille de cette section (i), celle DES FOUISSEURS ou GUEPES- ICHNEUMONS, (2) (pOSSOliES.) (Planches 119 à ii3.) Comprend des hyménoptères à aiguillon, dont tous les individus sont ailés, de deux sortes, et vivant soli- tairement; dont les pieds sont exclusivement propres à marcher, et dans plusieurs à fouir; la languette est tou- jours plus ou moins évasée à son extre'mité, et jamais filiforme ou sëtacée; les ailes sont toujours étendues. Ils composent le genre DES SPHEX, deLinnœus. (SPHEX.) I>a plupart des femelles placent à côté de leurs œufs, dans les nids qu'elles ont préparés pour leurs petits, et le plus sou- (i)Ses divisions forment autant degenres droits à notre estime et à notre reconnais- ou sous-genres principaux: sconE,sArYGE, sance, par la publication de la première si'HEx, «EMBEx, LiRKii, hYsso!» , cRABROH , partie d'une Monographie des insectes eu- ct auxqnels on pourrait ajouter celui de ropéens de cette famille ( Oliserv. sur les ruiLAXTHE. Hymen. d'Europe, de la famille des Fouis- 1,2) M.Van-der-Liuden, que nous avons seul*), déjà cité, vient d'acquérir de nouveau» 17'î INSECIES HYMEIVOPIKRES. vent dans la terre ou dans le bois, divers insectes ou leurs larves ; quelquefois aussi des arachnides qu'elles ont préala- blement percés de leur aiguillon, et qui servent de nourriture à ces petits. Les larves n'ont jamais de pieds, ressemblent à un petit ver, et se métamorphosent dans la coque qu'elles ont fdée, avant de passer à l'état de nymphe. L'insecte par- fait est ordinairement très agile et vit sur les fleurs. Les mâ- choires et la lèvre sont allongées, et en forme de trompe dans plusieurs. Nous distribuerons les nombreux sous-genres qui dérivent du genre priniilildes SjiAcj- en sept coupes principales. Dans les deux premières, les yeux sont souvent échancrés; le corps des mâles est ordinairemenl étroit, allongé et se termine postérieurement, dans un grand nombre, par trois pointes en forme d'épines ou de dentelures. 1° Ceux dont le premier segment du thorax esl tantôt en forme d'arc et prolongé latéralement jusqu'aux ailes, tantôt en carré transversal ou en forme de nœud ou d'article ; qui ont les pieds courts, gros, très épineux ou fort ciliés, avec les cuisses arquées près du genou ; et dont les antennes sont sensiblement plus courtes que la tête et le thorax dans les femelles. Ce sont les scoliètes de Latreille, ainsi nommées du genre DES SCOLIES(i). (SCOLIA.) Les uns ont les palpes maxillaires longs composées d'articles sensible- ment inégaux {«), et le premier article des antennes presque conique (i). (i) Sroliètes (Siolietœ), elles peuvent se Les scoi.ies propres, diviser ainsi : II. Palpes maxillaires allongés Jans plu- I Palpes toujours fort courts. Languctie sieurs. Languelle large et évasée au bout, à trois divisions linéaires. Anus des niàles Une épine recourliée à l'anus des mâles, terminé par trois épines. Point épais ou cal- Un point épais, distinct, aux ailes supé. leux des ailes supérieures remplacé par une rieures. petite cellule. A. Second article des antennes découvert. («) l'I. , ,9, liy ,a. (i) PI. ,iy lis. ib. FAMILLE DES FOUISSEURS. t7S Tels sont Les TiPHiES [Tiphia. Fab.) (n), auxquelles on peut associer les tengyiies {Tengyra [h] de Latreille. (1) Les autres ont les palpes maxillaires courts, composés d'articles presque semblables, avec le premier article des antennes allonf,'é et presque cylin- drique (c). Tantôt cet article reçoit et cache le suivant, comme dans Les MYziNF,s(;J/yim<7. Latr.) {, INSECTES HYMÉNOPTÈRES. division embrasse la famille des sapygites de Latreille, dont la dénomi- nation est prise du genre principal DES SAPYGES. (SAPYGA.) Les uns ont les antennes fdiformes ou sélacées, comme dans Les TiiY>»ES {Thynnris- Fab.) (n), qui ont les yeux entiers (1). Les poLociiRES [Polochrum. Spin.) ;/'), où ils sont échancrés et dont les mandibules sont, en outre, très dentées (2). Les autres ont les antennes plus grosses vers leur extrémité, ou même en massue, dans quelques mâles. Ils offrent, d'ailleurs, les caractères des polochres. Tels sont • LES SAFYGES propiement dites. (SAPYG.V. Lat.) (PI 1.9. fig.8.) Elles voltigent autour des arbres et des murs exposés au soleil , et pa- raissent y déposer leurs œufs (3). Les C'ernwiiVi de Latreille, d'après la forme du premier segment du corselet et de leurs ailes étendues ou sans plicalure, appartiennent à cette subdivision; mais elles doivent élre rangées, sous des rapports plus im- porlans, dans la famille des Diploptcres. 3" Les fouisseurs qui avoisinent encore les précédens, à l'égard de l'étendue et de la forme du premier segment du thorax , mais dont les pieds postérieurs sont une fois au moins aussi longs que la tête et le tronc, et qui ont les antennes le plus souvent grêles, formées d'articles allongés, peu serrés ou lâches, et très arquées ou contournées, du moins dans les femelles. (i) Lalr., il)id. Les Scotènes [Scolœna) est un peu recourbé, caractère qui les rap- deM. Klug me paraissent peu diiïérer des proctie des Teugyres et de divers autres Thynnes ; mêmes antennes , mêmes ailes , genres de la division précédente. première cellule cubitale pareillement cou- (2] Latr., ibid., Yan-der-Lind. péepar un petit Irait, etc. L'anus des mâles (3) Latr., ibid.; Van-der-Lind. (a) PI. 1 19, 6g. fi. (i) PI. 1 19, fig. 7. FAMILLE DES FOUISSEURS. 177 Latreille les réunit dans la famille des sphégides, nom dérivé du genre dominant, celui DES SPHEX. (SPHEX.) Les uns ont le premier segment du thorax carré, soit transversal, soit longitudinal, et l'abdomen attaché au corselet par un pédicule très court; leurs jambes postérieures ont ordinairement au côlé interne une brosse de poils. Les ailes supérieures ont trois ou deux cellules cubitales com- plètes ou fermées, et une autre imparfaite et terminale. Ils forment maintenant plusieurs sous-genres. LES PEPSIS, (PEPSIS. Fab.) (PI. 120. fig. I.) Auxquels j'assigne les caractères suivans : labre apparent; antennes, celles des mâles au moins, presque droites, composées d'articles serrés; palpes maxillaires guère plus longs que les labiaux, avancés, à articles peu inégaux (n); trois cellules cubitales complètes, la première nervure récurrente s'insérant près de l'extrémité antérieure de la seconde de ces cellules. Les mâles ont les jambes et le premier article des tarses posté- rieures comprimés. Toutes les espèces connues sont exotiques, plus abon- dantes dans l'Amérique méridionale et aux Antilles , grandes el ont les ailes colorées, (i) LES CEROPALES (CEROPALES. Lalr. Fab.) ( PI. I20, (ig. 2.) Unt le labre et les antennes des pepsis; mais les palpes maxillaires sont beaucoup plus longs que les labiaux, pendans, à articles 1res inégaux (2). (i) Latr., Gén. crust. et insect, IV, 6i . Obser. sur les hyménopt. d'Eur., 76. (2) Lalr., ibid., 62 ; Van-der-Linden , (a) PI. I20, iig. I a INSECTES. * 2^. 178 INSECTES HÏMl!;'VOI'TÈRES. LES POMPILES (POMPILUS. Fab.) (PI. 120, fig. 3.) Ressemblent, sous ce dernier rapport, aux Céropales,mais les antennes des deux sexes sont contournées et composées d'articles lâches ou peu serrées; le labre est caché ou peu découvert. D'après Fabricius et les autres méthodes les plus récentes, il faut encore restreindre ce sous-genre aux espèces qui ont trois cellules cubitales complètes , dont aucune péliolée , les mandibules unidentées au côté interne, et le thorax peu ou médiocrement allongé, comparativement à sa largeur. Ces insectes approvisionnent leurs larves d'arachnides fileuses, qu'ils commencent par piquer de leur aiguilloA, et qu'ils emportent en- suite dans les trous destinés à être le berceau de leur postérité. Le P. des chemins [a] {Sph. viatica. Lin.), Panz. Faun. insect. Germ., LXV, 16, très noir, avec l'abdomen rouge, entrecoupé de cercles noirs. La seconde famille du genre misque de Jurine se compose de véritables ponipiles; mais où la troisième cellule cubitale est petite et pétiolée. (1) Celui de Salius de Fabricius a été établi sur les mâles de quelques espèces dont le prolhorax et le métathorax sont proportionnellement plus longs que ceux des pompiles, et dont les mandibules n'offrent point de dentelures. (2) Lh:S PI.ANICEPS (PLANICEPS. Lalr., Van-der-Lind.) (PI. 120, fig. 4.) Sont très voisins des Salius, quant à la forme générale du corps; mais leur tèle est plate, avec le bord postérieur concave, les yeux lisses, très petits et fort écartés, les yeux ordinaii-es allongés et occupant les côtés. Les antennes sont insérées près du bord antérieur. Les deux pattes anté- (i) forez Jurine, I.alreille, Van der- (2) fo^'cr Fali., latr., Van-der-I inden. Lindpn, et l'Encyrl. mélhod. (a) PI. 120, fig. j. FAMILLE DES FOUISSEURS. 1 7D rieures sont éloignées des autres, courtes, courbées en dessous , avec les liaiiclies et les cuisses grandes. Les ailes supérieures n'ont que deux cel- lules cubitales complètes, dont la seconde reçoit la première nervure ré- currente; la cellule incomplète, ou la terminale reçoit l'autre nervure, un peu après sa jonction avec la seconde cellule. Outre l'espèce sur laquelle ce sous-genre a été formé (1) , il en existe une autre, découverte au Urésil , par M. Lacordaire, qui a eu la bonté de me la donner et qui portera son nom. Dans LES APORES (APORUS. Spinol.) (PI. I50, flg. 5.) Il n'y a aussi que deux cellules cubitales complètes ; mais la seconde reçoit les deux nervures récurrentes ; ces hyménoptères ressemblent d'ailleurs, en tout, aux vrais Ponipiles(2). Les autres ont le premier segment du thorax rétréci en devant, en forme d'article ou de nœud , et le premier anneau de l'abdoinen , quel- quefois même, en outre, une partie du suivant, rétréci en un pédicule allongé. Leurs ailes supérieures offrent toujours trois cellules cubitales complètes, et le commencement d'une quatrième. Ceux dont les mandibules sont dentées , qui ont les palpes filiformes , presque égaux , les mâchoires et la languette très longues , en forme de trompe , fléchie en dessous , et dont la seconde cellule cubitale reçoit les deux nervures récurrentes, en ont été séparés par M. Kirby, sous le nom générique d'AMMOPHiLE (Ammophilus) (a). Le Sphex du sable (Sphex saliilosa) de Linnaeus , Panz., Faun. insect. Germ., LXV, 12, est de cette division. Il est noir, avec l'abdomen d'un noir bleuâtre, rétréci à sa base, en un pédicule long , menu , presque conique ; le second anneau , sa base exceptée , et le troisième sont fau- ves. Le mâle a un duvet soyeux et argenté sur le devant de la tête. La femelle creuse avec ses pattes , dans la terre , sur le bord des che- (i) Lalr., ibicl., divis. R; A'aii-dei-I.iii- (2) Lalf., iliid., y. (>•->. ; il Vaii-Jcr-Liii- deii ; et l'article Planiceps t\ii Dict. class. deii, d'hist. natur. (a) l'I. 120, lig. (). •80 INSECTES HYMÉNOPTÈRES. mins, un trou assez profond , dans lequel elle dépose une chenille, qu'elle tue ou blesse mortellement , au moyen de son aiguillon , et y pond un œuf auprès d'elle. Elle ferme le trou avec des grains de sable, ou méuie avec un petit caillou. 11 paraîtrait, d'après quelques observa- tions , qu'elle fait successivement , et en recommençant la même ma- nœuvre, d'autres pontes dans le même nid. Le Sphex du gravier (Pcpsis arcnaria, Fab.) Panz., ibid., LXV, 13, est encore une ammophile. 11 est noir, velu, avec le pédicule de l'abdomen formé brusquement par son premier anneau ; le second, le troisième et la base du quatrième sont rouges. Dans quelques espèces ( première famille des Miscus de Jurine), la troi- sième cellule cubitale est pétiolée supérieurement (i). Les espèces dont les mandibules et les palpes sont encore conformés de même, mais dont les mâchoires et la lèvre sont beaucoup plus courtes, et fléchies , tout au plus , à leur extrémité (o) , sont comprises par La- Ireille dans les genres sphex, prônée et chlorion. Dans LES PRONEES, (PRONjEUS. Lat.) (PI. I20 bis^ fig. 2.) La seconde cellule cubitale reçoit, ainsi que celle des ammophiles, les deux nervures récurrentes (2). Dans les sphex propres (5;)Aex} (A), cette cellule ne reçoit que la pre- mière ; la troisième s'insère sous l'autre (3). Dans les chlorions [Chlorion, Latr.)(c), la première nervure récur- rente est insérée sous la première cubitale, et la seconde sous la troi- sième. Le Chlorion comprimé, très commun à l'île de France, y fait la guerre aux l^akerlacs , dont il approvisionne ses petits. Il est vert, avec les quatre cuisses postérieures rouges. (i)Latr. , Gen. crust. et insect. , IV, (2) Latr., ibid., 56, 57. p. 53 ; et Van-der-Linden . (3) Ibid., p. 55. (a) PI. lïo bis, fig. la. {b) PI. 17.0 bis, fig. 1. (c) PI. iiobis, fig. 3. F.UVIILLE DES FOUISSEITRS. 181 Le C. lobé, qui est entièrement d'un vert doré, se trouve au Ben- gale (i). D'autres espèces ayant toujours les mandibules dentées, mais dont les palpes maxillaires sont beaucoup plus longs que les labiaux , et presque en forme de soie, composent le genre dolichure (Dolichurus , Latr.)(a)(2). Les derniers fouisseurs de cette troisième division , n'ont point de dentelures aux mandibules , et sont compris dans les genres pélopée, PODIE et AMPULEX. Ces organes sont striés. LES AMPULEX (AMPULEX. Jur.) (PI. I20 bis, fig. 5.) Ressemblent , quant à l'insertion des nervures récurrentes des ailes supérieures, aux chlorious (3). Dans les deux autres sous-genres, la seconde cellule cubitale reçoit ces deux nervures. Le chaperon est ordinairement denté. LES PODIES (PODIUM. Lat.) (PI. liohis, fig. 6.) Ont les antennes insérées au-dessous du milieu de la face antérieure de la tète , et les palpes maxillaires ne sont guère plus longs que les la- biaux (4). Ceux des PÉLOPÉES ( Pf/opœi«. Latr., Fab.) (h) sont sensiblement plus (i) Latr., Gêner, crust. et insect. , IV, nerat aux Indes orientales, page 57; dans cette espèce, la première (ajLatr., ibid., 57, 387; la seconde et nervure récurrente s'insère à la jonction troisième cellules cubitales reçoivent cha- de la première cubitale avec la seconde. cune une nervure récurrente. Consultez, quant aux habitudes du C. com- (3) Jur., Hymen. pressiim deFabricius, le voyage de Son- (4) Latr., ibid., 59. (a) PI. 120 bis, Ug. 4. (A) PI. 120 bis, fig. 7. 183 INSECTES HYMÉNOPTÈRES. longs , avec leurs articles plus inégaux. L'insertion des antennes est un peu plus haute et de niveau avec le milieu des yeux. Les Pélopées Ou Potiers , font , dans l'intérieur des maisons , aux angles des corniches , des nids de terre, arrondis ou globuleux, formés d'un cordon tournant en spirale, et présentant sur leur côté inférieur deux ou trois rangées de trous, de sorte que ces corps ressemblent à l'instrument connu sous le nom de sifflet de chaudronnier. Les ouvertures sont les entrées d'autant de cellules , dans chacune desquelles l'insecte place une araignée , un diptère, etc. , avec un de ses œufs, et qu'il bouche ensuite avec de la terre. Du nombre de ces hyménoptères est Le Sphex tourneur (a) {Sphex spirifex ) de Linnseus, qui est noir, avec le filet de L'abdomen et les pieds jaunes. Dans les départemens méri- dionaux de la France (1). 4" Dans d'autres fouisseurs, le premier segment du thorax ne forme plus qu'un simple rebord linéaire et transversal, dont les deux extré- mités latérales sont éloignées de l'origine des ailes supérieures. Les pieds sont toujours courts ou de longueur moyenne. La tète , vue en dessus , parait transverse, et les yeux s'étendent jusqu'au bord postérieur. L'ab- domen forme un demi-cône allongé , arrondi sur les côtés , près de sa base. Le labre est entièrement à nu ou très saillant. J'ai fait de ces in- sectes une petite famille, que j'appelle bembécides , à raison du genre de Fabricius , dont elle est formée , celui de BEMBEX. (BEMBBX.) (PI. 121, fig. I.) Ces hyménoptères propres aux pays chauds , ont le corps allongé , pointu postérieurement, presque toujours varié de noir et de jaune ou de roussâtre, glabre , avec les antennes rapprochées à leur base , un peu coudées au second article et grossissant vers le bout(ij; des mandibules étroites, allongées, dentées au côté interne et croisées (t) ; les jambes et les tarses garnis de petites épines ou de cils, qui sont plus remarquables (i) rorez Fal)., Lalr., Van-der-Linden. (a) l'I. l20/,is, fig. -. (ù) l'I. 121, lig. !,■ (c) l'I. 121, fig. I /•. FAMILLE DES FOUISSEURS. 183 aux tarses antérieurs des femelles. On voit souvent une ou deux dents élevées sous l'abdomen des mâles . Ils ont des mouvemens très rapides, voient de fleur en fleur, en faisant entendre un bourdonnement aigu et coupé. Plusieurs répandent une odeur de rose. Ils ne paraissent qu'en été. Les uns ont une fausse trompe , fléchie en dessous , avec le labre en triangle allongé. Tantôt les palpes sont très courts ; les maxillaires n'ont que quatre articles («) et les labiaux que deux. Tel est Le B. à bec{i) {Apis rostrata. Lin.), Panz., Faun. insect. Germ., I, 10. Mâle. Grand, noir, avec des bandes transverses d'un jaune citron sur l'abdomen , dont la première interrompue , et les suivantes ondulées. La femelle, qui a moins de jaune à la tête, que le mâle, creuse dans le sable des trous profonds, où elle empile des cadavres de divers insectes à deux ailes, particulièrement de syrphes et de mouches , et y fait sa ponte; elle bouche ensuite avec de la terre la retraite qu'elle a pré- parée à ses petits. Dans toute l'Europe (i). Tantôt les palpes maxillaires , assez allongés, ont six articles, et les labiaux quatre, comme dans les MO^ÉDULES [Monedula] (c) de Latreille (2). Les autres n'ont point de fausse trompe, et le labre est court et ar- rondi. Tels sont les stiïes {Stizus) (d) du même et de Jurine (3). .5° D'autres fouisseurs , ayant presque le port de ceux de la division précédente , en diffèrent par le labre caché en totalité ou en grande partie, et nous offrent dans leurs mandibules, qui ont au côté inférieur , près de leur base, une profonde échancrure, caractère qui les distingue tant des précédens que des suivans. Ce sont nos larrates. Ici les ailes supérieures ont trois cellules cubitales fermées , dont la seconde recevant les deux nervures récurrentes. (0 f^oyez Latr., Oen., cnist. et insect., Fabricius, telles que les suivans : -vespifor- IV, 97- mis, vrylhrocephala, cincta , crassicornis, (2) Lalr. , iliid. ; la plupart des /?cm/«'j: hifasciala, analis , ruficornis , cingiilata, de Fab. rufifrons^ hicolor^ fasciata, (3) Latr., ibid., la plupart des Larres de (a) PI. 121, fig. I c. (b) PI. 121, fig. I. {c) PI. 121, f.g. 2. (YssoMEi\s. Les uns ont les yeux entiers. LES ASTATES (ASTATA. Latr — Dimorpha. Jur.) {PI. 122, li-. 1.) Ont trois cellules cubitales fermées, toutes sessiles , et dont la seconde i-ecevant les deux nervures récurrentes ; la radiale appendicée , l'extré- mité des mandibules bifide , et les yeux très rapprochés supérieure- ment (3). LES NYSSONS, (NYSSON. Latr., Jur.) {1^1. \ii, fig. 2 et 3. ) Dont les ailes supérieures ont aussi le même nombre de cellules cubi- (i) Latr. , Gêner, crust. et insect. , IV, (2) Lalr., ibid., item. 72. (3) Latr., ibid., 67. (a) PI. 122. fig. I h, I c. (i) PI 122, fig. I n (c) PI. 122, fig. I d. INSECTES. * 1/^ 18fi INSECTES HYMENOPTERES. talcs, mais dont la seconde est péliolée , où la radiale n'est point appen- dicée ; qui ont d'ailleurs les mandibules terminées en une pointe simple, et les yeux écartés (1). LES OXYBELES (OXYUELTJS. Latr., Jur., Oliv.) (PI. >-22, fig.,', ) N'ont qu'une cellule cubitale fermée , et recevant une seule nervure récurrente. Leurs antennes sont courtes , contournées , avec le second article beaucoup plus court que le troisième (a). Les mandibules se ter- minent en une pointe simple. L'ccusson offre une ou trois pointes , en forme de dents. Les jambes sont épineuses, et le bout des tarses présente une grande pelotte. Les femelles font leurs nids dans le sable et appro- visionnent leurs larves de cadavres de muscides{2). . LES NIÏÈLES (NITELA. Lalr. ) (PI. !■«, 6g. 5.) N'ayant aussi qu'une seule cellule cubitale fermée , mais dont les an- tennes sont plus longues , presque droites , avec les second el troisième articles de la même longueur ; dont les mandibules se terminent par deux dents , et qui n'ont point d'ailleurs de pointes à l'écusson , d'épines aux jambes, et dont la pelotte du bout des tarses est très petite (3). Les autres ont les yeux échancrés. Tels sont LES PISONS. (PISON. Spin., Lalr.) (PI. 122, fig. r>.) L«s ailes supérieures ont trois cellules cubitales fermées, dont la se- (i) Latr., Gonpi-.rnisl.el insect.,IV, go. l'Encycl. méthod. (2) Latr., il)i(l., 77 ; article Oxy-hile de (H) Latr., ibid., item, (a) PI. 122, 6g. 4. FAMILLE DES FOUISSEURS. 187 conde très petite , pétiolée et recevant les deux nervures récurrentes , caractère qui les rapproche desNyssons (ij. 7° La dernière division des fouisseurs, celle des crabronites, ne diffère de la précédente, qu'en ce que ces insectes, dont la tète est ordinairement très forte , presque carrée , vue en dessus , et dont les antennes sont sou- vent plus grosses vers le bout ou en massue , ont Pabdomen soit ovalaire ou elliptique, plus large vers son milieu, soit rétréci à sa base, en un pédicule allongé, et comme terminé en massue. Les uns ont les antennes insérées au-dessous du milieu de la face anté- rieure de la tète, avec le chaperon court et large. Tantôt les yeux sont échancrés. LES TRYPOXYLONS. (ÏRYPOXYLON. Latr., fab. — Apius. iuv. — SjiAex. Lin.) (PI. 1Î2, fig. 7 ) Les mandibules sont arquées et sans dents. Les ailes supérieures n'ont que deux cellules cubitales fermées, recevant chacune une nervure récur- rente ; la seconde cellule est petite et moins prononcée, ainsi qu'une troisième, celle qui est incomplète et qui atteint presque le bout de l'aile. L'abdomen est rétréci à sa base, en un long pédicule. Le T. potier [Sp/iex figiiliis , Lin.), Jur., Hym., IX, 6 8, est noir, luisant , avec le chaperon couvert d'un duvet soyeux , argenté. La fe- melle profite des trous qu'offre le vieux bois , et qui ont été creusés par d'autres insectes, pour y déposer ses œufs et les petites araignées destinées à nourrir ses petits. Elle en ferme ensuite l'ouverture, avec de la terre détrempée (2). Tantôt les yeux sont entiers. Ici les mandibules sont étroites et simplement dentées au bout, ou se terminent en une pointe simple, avec une seule dent au-dessous ou au côté interne. Les antennes sont rapprochées à leur base. (i) Latr. , Gêner, crust. et insecl., IV, Spinola et non de Jurine. 75. 0. Tachybulus; et SSy, C. Phon de (i) Latr., ibid., 75. l«a INSECTES HYMÉNOPTÈRES. LES GORYTES (GORYTES. Latr. — Arpactus. Jiir. — AJeUtnus. Ox^/bcltis.fab.) ( PI. 122, fig. S.) Ont trois cellules cubitales complètes, sessiles, presque égales, dont la seconde reçoit les deux nervures récurrentes ; les mandibules moyennes, unidentées au côlé interne, et les antennes un peu plus grosses vers le bout. Le métathora.x offre une sorte de faux écusson sillonné ou guil- loché. Les tarses antérieurs sont souvent ciliés , avec le dernier article renflé (1). LES CR AERONS (CRABKO. Fab.) (l'I. 1A2, lig. g.) N'ont qu'une seule cellule cubitale fermée, cl qui reçoit la première nervure récurrente ; les mandibules se terminent en une pointe bifide («). Les antennes sont coudées, filiformes, en fuseau ou un peu en scie dans quelques-uns (A). Leurs palpes sont courts, presque égaux (e), et la lan- guette est entière Le chaperon est souvent très brillant, doré ou argenté. Quelques mules sont remarquables par la dilatation en forme de pa- lette ou de truelle, ayant même l'apparence d'un crible, de la jambe ou du premier article de leurs pattes antérieures. La femelle d'une espèce {rribrnrius) approvisionne ses larves d'une pyrale qui vit sur le cbéne. Les autres femelles les nourrissent avec des diptères qu'elles empilent dans les trous, où elles font leur ponte (2). LES STIGiMES (STIGML'S Jur.) (PI. 123, fig. I.) Sont ainsi nommés , de la grandeur du point épais ou calleux de la (i) Latr., Gêner, crust. el insecl., IV, (2) Latr., ibicl., 80. 88. {a) PI. 122, fig. 9(1. (i) PI. 122, fig. (\c. (c) PI. 122, fig. 9*. FAMILLE DES FOUISSEURS. 189 côte de leurs ailes supérieures , et formant une petite tache noire. Elles ont deux cellules cubitales fermées, dont la première reçoit, seule, une nervure récurrente. Les' antennes ne sont point coudées, leur premier article étant peu allongé et en forme de cône renversé. Les mandibules sont arquées et terminées par deux ou trois dents (i). Là, les mandibules, dans les femelles au moins, sont fortes, et biden- tées au côté interne. Les antennes sont écartées à leur base. LES PEMPHREDONS, ( PEMPHREDON. Latr., Fabr. — Cemonus. Jur.) (PI. 123, fig. 2.) Qui ont deux cellules cubitales complètes, sessiles, et une troisième imparfaite, fermée par le bord postérieur de l'aile. Une espèce ( unicolor ) nourrit sa larve de pucerons (2). LES MELLINES, (MELLINUS. Fab, Jur.) . (PI. I2Î, fig.3.) Qui ont trois cellules cubitales complètes , toutes sessiles , et souvent le commencement d'une quatrième , mais qui n'atteint point le bout de l'aile ; la première et la troisième reçoivent chacune une nervure récur- rente. L'abdomen est rétréci en manière de pédicule élargi à sa base. Les tarses se terminent par une grande pelolte (3). LES ALYSONS ( ALYSON. Jur. — Pompilus. Fab.) (PI. 123, fig. 4.) Nous offrant aussi trois cellules cubitales complètes, mais dont la se- conde est pétiolée et reçoit les deux nervures récurrentes. La base de (i)Latr.,Gener. cnist. etinsect., IV, 84. (3) Latr., ibid., 85. (2) Latr., Gêner, ibid., 83, divis. I et II. 190 INSECTES HYMÉNOPTÈRES. l'abdomen n'a point de rétrécissement particulier. La pelotle du bout des tarses est petite (i). Les autres et derniers crabronites ont leurs antennes insérées plus haut, ou vers le milieu de la face antérieure de la tête ; elles sont ordinairement plus grosses vers le bout ou même en forme de massue. Us ont tous trois cellules cubitales complètes et deux nervures récurrentes. Ces insectes se lient, sous plusieurs rapports, avec ceux de la famille suivante. Tantôt le chaperon est presque carré. L'abdomen est porté sur un pé- dicule brusque , long , formé par le premier anneau. Les mandibules se terminent par deux dents. LES PSENS. (PSEN. Latr., Jur. - Trypoxylon. Pelojiœus. Fab.) (2), (PI. 123, fig. 5.) Tantôt le chaperon est comme trilobé. Le premier anneau de l'abdomen est tout au plus rétréci en manière de nœud. Les mandibules se terminent en une pointe simple. Les yeux sont souvent un peu échancrés. Ces insectes composent le genre DES PHILANTHES, de Fabricius. (PHILANTHUS.) (PI. 123, fig. 6.) Les femelles creusent leurs nids dans le sable, el y enfouissent, pour nourrir leurs petits, des cadavres d'abeilles, d'andrènes et même des cha- ransonites. D'autres entomologistes restreignent cette coupe générique aux espèces dont les antennes sont écartées , brusquement renflées ; dont les mandi- bules n'ont point de saillie au côté interne, et dont toutes les cellules cubitales sont sessiles. (i) Latr., r,ener.ciust.clinsect.,IV,86. (2) Latr., ibid., gr. FAMILLE DES FOUISSEURS. 19» Ce sont LES PHILANTHES propres (i). ( PHILANTHUS , Lalr. - Simblejihilus , Jur. ) (PI. 123, Ég. G.) Celles où les antennes sont rapprochées , beaucoup plus longues que la tête, et grossissant graduelleitient [a] ; dont les mandibules offrent au côté interne un avancement en forme de dent, et dont la seconde cellule cu- bitale est pétiolée , forment le genre DES CERCERIS (2). (CERCERIS. Latr. — Philanlhns. Jur.) (PI. .»3, Cg. 7.) La troisième famille des hyménoptères porte-aiguii.- LON, celle DES DIPLOPTÈRES, ( DIPLOPTERA. ) (Planche 124.) Est la seule de cette section qui nous offre, à un petit nombre d'exceptions près {Ceramies), des ailes supé- (i) lalr.. Gêner, crust. et insect IV, pédicule analogue à celui des Psens. 95. Le genre Trachypus de M. Klùg diffère (2) Lalr., ibid., 93. Bosc a donne, dans peu de celui-ci. Le premier anneau de le tome LUI'' des Annales d'agriculture , l'abdomen est proportionnellemen! plus une Ntilice sur les habitudes de quelques allongé, plus étroit , et forme presque un espèces de ce sous-genre, (a) PI. 123, fig. 7 a. 192 INSECTES HYMÉNOPTÈRES. rieures doublées Ion£[itudinalement. Les antennes sont ordinairement coudées et en massue, ou plus grosses vers le bout. Les yeux sont échancrés. Le prothorax se prolonge en arrière de chaque côté, jusqu'à l'origine des ailes; les supérieures ont trois ou deux cellules cubi- tales fermées , dont la seconde reçoit les deux nervures récurrentes. Le corps est glabre ou presque glabre, noir, plus ou moins tacheté de jaune ou de fauve. Beaucoup vi- vent en sociétés temporaires, et composées de trois sortes d'individus, de mâles, de femelles, et de neuti'es ou mulets. Les femelles qui ont résisté aux intempéries de l'hiver commencent l'habitation et soignent les petits qu'elles mettent au jour. Elles sont ensuite aidées par les neutres. Nous partagerons les Diploptères en deux tribus, La première, celle des masarides {^Masarides. Latr.), a pour type le genre. MAS4RIS , de Fabricius. (masaris. ) Les antennes semblent, au premier coup-d'œil, n'être com- posées que de huit articles ; le huitième forme avec les suivans une massue presque solide, à articulations peu distinctes , et arrondie ou très obtuse au bout (°). La languette est terminée W PI. 123, fig. 8j. FAMILLE DES OIPLOPTERES. 103 par deux filets, qui peuvent se retirer dans un tube formé par sa base. Les ailes supérieures n'ont que deux cellules cubitales complètes. Le milieu du bord antérieur du chaperon est échancré , et reçoit , dans cette échancrure , le labre. LES MA SARIS propres ( MASARIS. ) (PI. 123, fig. 8.) Ont des antennes un peu plus longues que la tête et le thorax , dont le premier article allongé, et dont leluiitièine formant une massue en forme de cône renversé et arrondie au bout. L'abdomen est long (1). LES CELONITES, (CÉLONITES Latr - Hlasarù. Fab., Jur. ) (PI. 123, fig. 0.) OÙ les antennes sont à peine plus longues que la "tête, avec les deux pre- miers articles beaucoup plus courts que le troisième, et le huitiùme et sui- vans, formant un corps presque globuleux. L'abdomen est à peine plus long que le thorax (2;. Une espèce figurée sur les planches du grand ouvrage sur l'Egypte pa- raît former un sous-genre intermédiaire. La seconde tribu des diploptères , celle des gué- piAiREs (^ ff^espariœ) ^ se compose du genre DES GUÊPES , de Linnœus. ( VESPA. ) Les antennes offrent toujours distinctement treize articles (OLal''.. Gcner. ciust. cl insecl., IV, (2) Lalr., ibid., ilem. 144. IKSECltS. * 25 194 INSECTES HYMÉNOPTÈRES. tlans les mâles , douze dans les femelles, et se terminent en massue allongée, pointue et quelquefois crochue (mâles) au bout: elles sont toujours coudées, du moins les femelles et les mulets ("). La languette est tantôt divisée en quatre filets plumeux, tantôt en trois lobes, ayant quatre points glandu- leux au bout , un à chaque lobe latéral , et les deux autres sur le lobe intermédiaire, qui est plus grand, évasé, échancré ou bifide à son extrémité ('). Les mandibules sont fortes et dentées ('). Le chaperon est grand. Au-dessous du labre est une petite pièce en forme de languette , analogue à celle que Réaumur avait observée dans les bourdons , et que M. Savi- gny nomme épipharynx. Si l'on en excepte un très petit nombre d'espèces , les ailes supérieures ont trois cellules cu- bitales complètes. Les femelles et les neutres sont armés d'un aiguillon très fort et venimeux. Plusieurs vivent en sociétés, composées de trois sortes d'individus. Les larves sont vermiformes , sans pattes , et renfermées chacune dans ime cellule , où elles se nourrissent tantôt de cadavres d'insectes dont la mère les a approvisionnées au moment de la ponte, tantôt du miel des fleurs , du suc des fruits et de matières animales , élaborées dans l'estomac de la mère ou dans celui des mulets , et que ces individus leur fournissent journellement. M. de Saint-Hilaire a rapporté des provinces méridionales du Brésil , une espèce qui fait une provision abondante de miel, qui, ainsi que le miel ordinaire, est vénéneux par cir- constance (Mém. du Mus. d'hist. natur. ). (ai l'I. tîi Ig 5<;. ('.) PI. 124. fig. ic, 2a, 5v/. ((■) PI. u4, (ig. : n, Cth. Ole. FAMILLF, DES DU'LOl'TÈRES. 193 Un preinier sous-genre, celui DE CERAMIE, (CERAMIUS. Lalr., Klug. 1 (l'I. 123, fig. lO.) Et qui a été l'objet d'une monographie de l'un de nos plus célèbres ento- mologistes, le docteur Kliig, fait, par les ailes supérieures qui sont éten- dues, le nombre de leurs cellules cubitales, qui n'est que de deux, excep- tion aux caractères généraux de cette tribu. Ses palpes labiaux sont en outre plus longs que les maxillaires. On n'en connaît encore que quatre espèces, dont deux du cap de Bonne- Espérance, et les deux autres du midi de l'Europe; l'une de celles-ci ( lu- silanicus) nous paraît avoisiner, par ses rapports naturels, les Masaris (i;. Dans tous les sous-genres suivans, les ailes supérieures sont doublées et ofTrent trois cellules cubitales complètes. Tantôt les mandibules sont beaucoup plus longues que larges, rappro- chées en devant, en forme de bec ; la languette est étroite et allongée ; le chaperon est presque en forme de cœur ou ovale, avec la pointe en avant et plus ou moins tronquée. Us vivent tous solitairement , et chaque espèce n'est composée que de mâles et de femelles. Ces derniers individus approvisionnent leurs petits avant leur naissance et pour tout le temps qu'ils seront en état de larve. Les nids de ces petits sont ordinairement formés de terre, et tantôt cachés dans les Irons des murs, dans la terre, dans le vieux bois, et tantôt exté- rieurs et situés sur des plantes. La mère renferme dans chacun d'eux des chenilles ou d'autres larves qu'elle empile circulairement , quelquefois aussi des aranéides, après les avoir préalablement percées de sou dard ; ces cadavres servent de nourriture à la larve de la guêpe. LES SYNAGRES, (SYNAGRIS. Lat., Fab. ) Dont la languette est divisée en quatre filets longs et plumeux, sans (i) Lalr., Cousid. génér. sur l'orcl. dos Kl»,", EntOQiol. iiionog , 219 et suiv. crusl,, desaraclm. et des liiscct., 'iag ; laC INSECTES HYMÉNOPTÈRES. points glanduleux à leur extrémité. Les mandibules de quelques mâles sont très grandes et en forme de cornes. Les espèces connues sont peu nombreuses et propres à l'Afrique (1) LES EUMENES, (EUMENES Lal.,Fab. ) (Pi.ia'„(ig. ..) Où la languette est divisée en trois pièces glanduleuses à leur extrémité, dont celle du milieu plus grande, évasée au bout , en forme de cœur, échancréeou bifide («). L'abdomen des unes est ovoïde ou conique, et plus épais à sa base. Tels sont : Les PTÉROCHILES { Pterorhilc) {/>) de M. Kliig , remarquables par leurs mâchoires et leurs lèvres très longues, formant une espèce de trempe flé- chie en dessous, et reconnaissables encore par leurs palpes labiaux héris- sés de longs poils, et n'ayant que trois articles distincts (c) (2). Les ODYKÉKES {Oil}/nerus,Lalr.) [d), au.\qucls on peut réunir les Rijgchics de M. Spinola, où ces parties de la bouche sont beaucoup plus courtes, et dont les palpes labiaux sont presque glabres, avec quatre articles appa- rens. La femelle d'une espèce de cette division ( Vcsjm murnria, Lin.) Réauni. Mém. VI, XXVI, 1 — 10, pratique dans le sable ou dans les enduits des murs, un trou profond de quelques pouces, à l'ouverture duquel elle élève , en dehors, un tuyau d'abord droit, ensuite recourbé , et composé d'une pâte terreuse, disposée en gros filets contournés. Elle entasse, dans la cavité de la cellule intérieure, huit à douze petites larves du même âge, vertes, sem- blables à des chenilles, mais sans pattes, en les posant par lits les unes au- dessus des autres, et sous une forme annulaire. Après y avoir pondu un (i) 5jn(7^r«cornu/a.Latr., Gêner, crust. y. hœmorrhoidalis, Fab. ei iiisecl , IV, p. 1 35 ; Fab., System., Pie- (îjPanz., hymen., p. 146; ejusd. Vespa zal.jDiiir., InsLTl., II, xiviii, 3, le mâle; phatœrata, Faun. insect., Germ., XLYII, yespa valida, Linn. 1 1 . {a) PI. 124, fig. I c. (i) PI. 124, «g. 2. (c) PI. 124, fig. 2a. (d) PI. 124, Cg. 3. KAMILLE DES DIPLOPTÈRES. 197 œuf, elle bouche le irou , et détruit l'échafaudage qu'elle avait con- struit (1). Dans les autres, l'abdomen a son premier anneau étroit et allongé en forme de poire, et le second en cloche, comme dans LES EU. MÈNES proprement dites , auxquelles ou peut rapporter les Zèthes (2) de Fabr. et les Discœlies (3) de Latr. (") VE. étranglée [E. roarrlnta, Fab.) Panz., Faun. inscct. Gcrm , LXIII, 12 le mâle. Longue de cinq lignes; noire, avec des taches et le bord pos- térieur des anneaux de l'abdomen jaunes; le premier anneau en poire allongée, avec deux petits points jaunes ; une bande oblique, de la même couleur, de chaque côlé du second, qui est le plus grand de tous et en cloche. La femelle construitsur les tiges des végétaux, et particulièrement des bruyères, avec de la terre très fine, un nid sphérique, le remplit, suivant GeolFroy, de miel, et y dépose un œuf (4). Tantôt les mandibules ne sont guère plus longues que larges, et ont une troncature large et oblique à leur extrémité (i); la languette est courte ou peu allongée (c): le chaperon est presque carré. (i) Voyez Latr., ibiil., p. rSg et i36; plusieurs guêpes de Fabricius. (2) Lalr., ibid. Les eumènf.s [^Eumencs), ont le chaperon longitudinal, prolongé en pointe par-devant ; les mandibules forment, réunies, nn bec long, étroit et pointu ; elles sont proportionnellement plus courtes, et ne forment qu'un angle très ouvert , dans les zÈTBEs[Zef/iiu) ; ici, d'ailleurs, le chaperon est aussi large ou plus large que long, et sans prolongement antérieur. La seconde cellule cubitale est parfaitement triangu- laire. Les palpes maxillaires ne dépassent point l'extrémité des mâchoires. Us sont plus longs dans les discoeues [Discœlius) , qui, d'ailleurs, ressemblent aux Zèthes, quant à la forme du chaperon et des man- dibules. On remarquera que la plupart des espèces que Fabricius place dans ce dernier genre, sont des Polistes, mais dont l'abdo- men diffère de celui des espèces ordinaires, et se rapproche de celui des Eumènes. (3) Latr., ibid. (4) Latr., ibid. (a) PI. 124, fig. 1 et 4. (A) PI. 124, fig. 5 k. (<•) PI. 124, lig. 5J. 198 INSECTES HYMÉNOi'TÈRES. Ces espèces foriiieiU le sous-genre DES GUÊPES proprement dites. (VESPA. POLISTES. l.al.) (PI. iî4. fig- 5.) Elles sont réunies en sociétés nombreuses, composées de màlcs , de fe- melles et de mulels. Les individus des deux dernières sortes font, avec des parcelles de vieux bois ou d'écorce, qu'ils détachent avccleurs mandibules, et qu'ils réduisent, en les délayant, en forme de pAte, de la nature du pa- pier ou du carton, des gûleaux ou rayons ordinairement horizontaux, sus- pendus en dessus pai- un ou plusieurs pédicules , et qui ont au côté infé- rieur unrang d'alvéoles verticaux, en pyramides hexagonales et tronquées. Ces cellules servent uniquement à loger, et d'une manière isolée, lus larves et les nymphes. Le nombre des gâteaux composant le même nid ou le même gUL*pier, varie. Il est tantôt nu, tantôt enveloppé, avec une ouver- ture connnune et extérieure, presque toujours centrale, et qui correspond quelquefois 5 une lile de trous, pour la communication intérieure , si les gâteaux adhèrent aux parois de l'enveloppe, et soit en plein air, soit caché en terre ou dans des creux d'arbres. Sa figure est encore très diversifiée , selon les espèces. Les femelles le commencent seules, et pondent des œufs , d'où sortent desmulets ou des guêpes ouvrières, qui aident à agrandii- le guêpier, ainsi qu'à élever les petits qui éclosenl ensuite. Leur société n'est, jusqu'au commencement de l'automne, composée que de ces deux sortes d'indivi- dus. A cette époque paraissent les jeunes mâles et les jeunes femelles. Toutes les larves et les nymphes qui ne peuvent subir leur dernière méta- morphose avant le mois de novembre, sont mises à mort et arrachées de leurs cellules par les mulets, qui périssent avec les mâles au retour de la mauvaise saison. Quelques femelles survivent, et deviennent au printemps les fondatrices d'une nouvelle colonie. Les guêpes se nourrissent d'insec- tes, de viandes ou de fruits, et alimentent leurs larves de l'extrait de ces substances. Ces larves qui, à raison delà situation inférieure des ouver- tures de leurs cellules, s'y tiennent le corps renversé, ou la tête en bas, s'enferment et se font une coque, lorsqu'elles veulent passer à l'état de nymphe. Les mâles ne travaillent point. Dans plusieurs espèces, la portion du bord interne des mandibules qui est au-delà de l'angle, et qui le termine, est plus courte que celle qui pré- cède cet angle ; le milieu du devant du chaperon s'avance en pointe. Ces KAMI ILE DKS DIPLOPTERES. 199 espèces forment le genre poliste (Polisies) (a) de Latreille et de Fabri- cius (1). Tanlôl l'abdomen ressemble, par la forme de ses deux premiers anneaux, à celui des eumènes proprement dites. Telle est La G. 7'iiiiia [Polisics mono, Fab.) (*), Cuv., Bull, de la Soc. philom. n"S; Lat., Gen. crust. et insect.,1, xiv, 5. Elle est entièreflient d'un noir luisant. Son nid a la forme d'un cône tronqué, comme celui de la guêpe carlonnière; mais il est d'un carton plus grossier, plus grand , avec le fond plat cl percé à l'un des côtés. A Cayenne. Tanlôl l'abdomen a une forme ovalaire ou elliptique. Tel est celui de \,n G. (les arbustes {Vespa gallica, Lin.), Paiiz., Faun. insect., Germ., XLIX, 22, un peu plus petite que la guêpe commune; noire, chaperon, deux points sur le dos du thorax, six lignes à l'écusson, deux taches sur le premier et sur le second anneau de l'abdomen, leur bord supérieur , ainsi que celui des autres, jaune ; abdomen ovalaire , brièvement pédi- cule. Son guêpier a la forme d'un petit bouquet étage, composé de vingt à trente cellules, dont les latérales plus petites. Il est ordinairement fixé sur une branche d'arbuste. Tantôt encore l'abdomen des guêpes de cette division est ovoïde ou co- nique, comme dans La G. carlonnière ( Vespa nidulaiis, Fab.), Réaum., Insect., VI, xx, I, a, 4 ; XXI, 1 ; xxii-xxiv. Petite, d'un noir soyeux, avec des taches et le bord postérieur des anneaux de l'abdomen jaunes. Son nid, suspendu aux branches d'arbres, par un anneau, est composé d'un carton très tin, »^l a la forme d'un cône tronqué. Les gâteaux, dont le nombre augmente avec la population, et donne quelquefois au guêpier une grandeur con- sidérable, sont circulaires, mais concaves en dessus et convexes en des- sous, ou en forme d'entonnoir, et percés d'un trou central. Ils sont fi>.és aux parois intérieures de l'enveloppe par toute leur circonférence. L'in- (i, Latp-., Gcn , crust. et insect , IV, en cloche, et où le préccJent foime souvent p. I ', I . Les espèces dont l'abdomen est uu pédicule en massue, soûl des ki'ipones ovalaire ou ellipti(pie, insensiblement ré- {E/jipone . h^ Gué.ite T'a/un est de cette di- ticci vers sa hase, quelquefois même porté vision, ainsi que l'espèce du Krésil récol- snr un long pédicule, sont des Polisles pro- lanl du miel, précédemment mentionnée et prement dites. Celles où le second anneau la G. cartonnièn , est beaucoup plus grand que les autres et [a] l'I. 19.4. lig ti. (^) FI. 124, Cg. -. 200 INSECTES HYMÉNOPTÈRES. férieur est uni en dessous, ou n'a point de cellules; son ouverture sert d'issue ou de porte. A mesure que la population s'accroît, ces guêpes construisent un nouveau fond, et garnissent de cellules la surface infé- rieure du précédent. Les autres guêpes ont la portion supérieure du bord interne de leurs mandibules, (felle qui vient après l'angle, aussi longue ou plus longue que l'autre partie de ce bord ; le milieu du bord antérieur de leur chaperon est largement tronqué, avec une dent de chaque côté. Leur abdomen est tou- jours ovoïde ou conique. Elles comprennent le genre des guêpes ( Vespa) propres de Latreille {a) (i). La Gtte'pe frelon [Vespa crabo, Lin.), Réaum., Insect., VI, xvill, longue d'un pouce; tête fauve, avec le devant jaune ; thorax noir , tacheté de fauve; anneaux de l'abdomen d'un brun noirâtre, avec une bande jaune, marquée de deux ou trois points noirs au bord postérieur. Elle fait son nid dans des lieux abrités, comme dans les greniers, les trous des murs, et dans les troncs d'arbres. Il est arrondi, composé d'un papier grossier et couleur de feuille morte. Les rayons, ordinairement en petit nombre, sont attachés les uns aux autres par des colonnes ou des piliers, dont celui du milieu est beaucoup plus épais. L'enveloppe est généralement épaisse et friable. Cette espèce dévore les autres insectes et particulière- ment les abeilles, dont elle vole aussi le miel. La Guêpe commune {Vespa vulyaris) [h], Réaum., ihid., xiv, 1-7, longue d'environ huit lignes; noire, le devant de la tôle jaune , avec un point noir au milieu ; plusieurs taches jaunessur le corselet, dont quatre à l'é- cusson; une bande jaune, avec trois points noirs au bord postérieur des anneaux. Elle fait dans la terre un nid analogue à celui de la guêpe frelon, mais composé d'un papier plus fin, et dont les rayons sont plus nombreux. Les piliers qui les soutiennent sont égaux. Son enveloppe est formée de plusieurs couches, disposées par bandes, et se recouvrant successive- ment par leurs bords. Une autre espèce de guêpe (média, Lat.), d'une taille intermédiaire entre celles des deux précédentes, fait un nid semblable, mais qu'elle attache aux branches des arbres. Une autre (Ao/îa/tcn , Fab.) construit un guêpier, d'une forme bien singulière II est presque globuleux, percé à son sommet, et renfermé in- (i) Lan-., Gen., ciusl. et in.secl., IV, p. 142. (a) l'I. 19.4, fig. 5. (4) PI. 124, fig. 5 FAMILLE DES MELUFÈRES. 201 férieurement dans une pièce ayant la figure d'une soucoupe; elle le place quelquefois dans l'intérieur des greniers ou aux poutres dcsappar- teniens peu fréquentes, même dans les ruches (Latr., Annal, du Mus. d'iiist. natur.) La quatrième et dernière famille des Hyménoptères porte-aiguillon, celle DES MELLIFERES (AiNTnoi'ini..\. Latr.) (Planches laS, 129.) Nous offre, dans la propriété qu'ont d'ordinaire (i) les deux postérieurs , celle de ramasser le pollen des éta- mines, un caractère unique et qui la distingue de toutes les autres familles d'insectes; le premier article des tarses de ces pieds est très grand, fort comprimé, en palette carrée, ou en forme de triangle renversé ("). Leurs mâchoires et leurs lèvres sont ordinairement fort longues et composent une sorte de trompe. La lan- guette a le plus souvent la figure d'un fer de lance ou d'un filet très long, et dont l'extrémité est soyeuse ou velue. Les larves vivent exclusivement de miel et de la ([) Lesespèces parasites n'ont point celte simplement JépourMis de poils ou de lacidlé; mais la l'orme de leurs pieds est l)rosses. toujours osseiitiellemeiit la même. Ils sont (a) PL l2^//ts, i'n^.j'/; [il l'ii) fie. XS.St(.TLS *. -.'.(j 202 INSECTES HYMÉNOPTÈRES. poussière fécondante des étamines. L'insecte parfait ne se nourrit lui-même que du miel des fleurs. Ces hyménoptères embrassent le genre DES ABEILLES, deLinnœus, (apis.) Que je diviserai en deux sections : La première, ou celle des andrenètes {Andrenelœ. Lat.), a la division in- termédiaire de la lan^ueUe en forme de cœur ou de fer de lance, plus courte que sa gaine, et pliée en dessus dans les unes, presque droite dans les autres. Elle se compose du genre des pro- abeilles de Réaumur et de De Géer, ou des andrènes de Fabricius et des meutes de M. Kirby (1). Ces insectes vivent solitairemcntetn'ofTrent que deux sortesd'individus, des Ulules et des femelles. Leurs mandibules sont simples ou terminées au plus par deux dentelures {«); les palpes labiaux ressemblent aux maxil- laires ;/'); ceux-ci ont toujours six articles (i). La languette est divisée en trois pièces, dont les deux latérales très courtes, en forme d'oreillettes (rf). La plupart des femelles ramassent avec les poils de leurs pieds postérieurs la poussière des étamines, et en composent, avec un peu de miel, une pû- tée pour nourrir leurs larves. Elles creusent dans la terre, et souvent dans les lieux battus, sur les bords des chemins ou des champs, des trous assez protonds, où elles placent celte pâtée avec un œuf, et ferment ensuite l'ou- verture avec de la terre. Les uns ont la division moyenne de la languette évasée à son extrémité, presque en formé de cœur, et doublée dans le repos. (i] Vonoi^, aptim Aiigitœ^ ouvraj^e qui a immortalisé son auteur. (a) I>1. iî5. Cg. 3/.. {!,) l'I. 125, lig. 3rf. (<) PI. 125, Cg. 3<-. - (,/) PI. 125, lig. 3,/. FAMILLE DES MELLIFERES. m3 LES HYLÉES. (HYLjUUS. Fal). - Prosopis. Jur.) (Hl. n5, 6g. I.) Tantôt le corps est glabre, le second et le troisième article des antennes sont presque de la même longueur. Les ailes supérieures n'oflVenl que deux cellules cubitales complètes. Ces insectes n'ayant point de poils, ne recueillent point de pollen, et paraissent déposer leurs œufs dans les nids des autres hyménoptères de cette famille. Ce sont les hylées (ffyteuf ) proprement dits de Lalreille et de Fabricius ;i). Les autres ont le corps velu , avec le troisième article des antennes plus long que le second (a). Les ailes supérieures ont trois cellules cubi- tales complètes. Les femelles font des récoltes sur les fleurs. Latreilleles distingue sous le nom génériqiie des colletés {Colletés) {t). Telle est Le C. gliitineux [Apis suceincla. Lin. ) , ou Aheille dont le nid est fait d'espèces de membranes soyeuses, de Réaumur, Ins. VI, XIi ; petit, noir, avec des poils blanchâtres ; ceux du corselet roussâlres ; abdomen ovoïde; bord postérieur de ses anneaux couvert d'un duvet blanc, formant des bandes. Le mâle ( Evodia calendamm , Panz. ) a les an- tennes plus longues. La femelle fait dans la terre un trou cylindrique , dont elle enduit les parois d'une liqueur gommeuse qu'on peut com- parer à la bave visqueuse et luisante que les limaçons laissent sur les lieux de leur passage. Elle y place ensuite bout à bout et dans une file, des cellules composées de la même substance , d'une forme analogue à celle d'un dé à coudre et renfermant chacune un œuf et de la pâtée (2). Les autres Andrenètes se distinguent des précédentes par la figure en fer de lance de la languette. Dans les unes, cette languette se replie sur le côté supérieur de sa gaine, comme dans les andrèkes (Andrena) (3) (c), et les dasypodes ( /)a- sypoda ) [d) de Latreille (4). Les femelles des dernières ont le premier (i)Lalr., Gen., crust. et Insecl., IV, ('i) Lnlr., Gen., crust. et Insect., IV, p. 149. p. <5o. (î) Ibid. li)Il)id. {a) PI. lîS.Bg. Qa. {/>) IM. 125, fig. 2. (c) PL 125, fig. 3. {J) PI. 125, Og. 4. 201 INSECTES HYMÉNOPTÈRES. article des tarses postérieurs fort long, hérissé de longs poils, en forme de plumaceau. Les ailes supérieures , dans ces deux sous-genres , n'ont que deux cellules cubitales. UAndrcnc des mi/rs (Andrcna flessœ , Panz., Fauii. ins. Germ. LXXXV, 151, Kéauni. Insect. VI, viii, 2, longue de six lignes, des poils blancs sur la tête , le corselet, les bords latéraux des derniers anneaux de l'abdomen et aux pieds ; abdomen d'un noir bleuâtre ; ailes noires , avec une teinte violette. La femelle creuse, dans les enduits de sable gras, des trous au fond desquels elle dépose un miel de la couleur et de la consistance du cambouis , et d'une odeur narcotique. Commune dans nos environs. Dans les autres , la languette est droite ou un peu courbée en dessous à son extrémité. Tels sont les sphécodes (6'pAecodej)(a) (i), les halictes ( IIalicUis)[l') (2), et les NOMIES {Nomia){c) (3) de Latreille. Ici d'ailleurs les mâchoires sont plus fortement coudées que celles des Andrènes. Le nombre des cellules cubitales fermées est toujours de trois. Les Sphécodes mâles ont des antennes noueuses ; leur languette, ainsi que celle des femelles , est presque droite , à divisions presque également longues ; celle du milieu est beaucoup plus longue dans les Halictes et dans les Nomies. Les femelles des halictes ont à l'extrémité postérieure de leur abdomen une fente longitudinale. Les cuisses et les jambes des pieds sont renflées ou dilatées dans les Nomies mâles. La seconde section des hyménoptères mellifères , celle des apiaires [Apiariœ. Latr. ), comprend les espèces dont la division moyenne de la languette est aussi longue au moins que le menton ou sa gaine tubulaire, et en forme de filet ou de soie. Les mâchoires et la lèvre sont très allon- (i) Latr., Genei". criist, et insect., IV, plusieurs autres articles , rédigés par p. i5o. MM. Lepelelier et Servile , relatifs aux in- (2) II)iJ. Consultez encore, surtout quant sectes de cette famille. Nous citerons sur- à la manière de vivre de ces insectes , un tout celui de parasites. Quelques-uns ont excellent Mémoire de M. Walckenaër, cité pour objet de nouveaux genres, mais dont à l'article Meloc. nous n'avons pas encore suffisamment com- (3) Ihid. Voyez l'article Numic de l'En- paré les caractères, ce qui nous oblige à les * cycl. méthod. omettre ou à n'en parler que très superfi— Le dixième volume de la partie des in- ciellemenl. sectes de cet important recueil offre aussi (a) PI. 1-25, fig. 5. (4) PI. 125, flg. G. {c-- PI. 125, (Ig. 7. FAMILLE DES MELLIFÈRES. 20S gées et forment une sorte de trompe coudée et repliée en dessous , dans l'inaction. Les deux premiers articles des palpes labiaux ont, le plus souvent, la figure d'une soie écailleuse, comprimée, et qui embrasse les cAtés de la languette; les deux autres sont très petits; le troisième est commune ment inséré près de l'extrémité extérieure du précédent, qui se termine en poinle. Les apiaires sont solitaires ou réunis en société. Les premiers ne nous offrent jamais que les deux sortes d'individus ordinaires , et chaque femelle pourvoit seule ou isolément à la conserva- tion de sa postérité. Les pieds postérieurs de leurs femelles n'ont ni duvet soyeux (la brosse) à la face interne du premier article de leurs tarses, ni d'enfoncement particulier au côté extérieur de leurs jambes (la corbeille); ce côté, ainsi que le même du premier article des tarses, est le plus sou- vent garni de poils nombreux et serrés. Une première division de ces apiaires solitaires se composera d'espèces où le second article des tarses postérieurs des femelles est inséré au mi- lieu de l'extrémité du précédent ; l'angle extérieur et terminal de celui-ci ne paraît point dilaté ou plus avancé que l'intérieur, dans les sous-genres suivans. On peut encore détacher de ce groupe des espèces ( Andrcnoïdcs) qui se rapprochent de celles des derniers sous-genres précédens , par leurs pal- pes labiaux , composés d'articles grêles , linéaires, placés bout à t)0ut , presque semblables en tout à ceux des palpes maxillaires , et qui sont au nombre de six. Le labre est toujours court. Les femelles n'ont point de brosse au ventre ; mais leurs pieds postérieurs sont velus ou garnis de houppes de poils , qui leur servent à recueillir le pollen des fleurs. Les unes ont des mandibules étroites , rélrécies vers le bout , terminées en pointe et unies ainsi que le labre (à). Tels sont LES SYSTROPHES, (SYSTROPHA. llig.) (PI. 126, 6g. I.) Dont les mandibules ont une tlentelure sous la pointe ; dont les cellules (a) PL 126, fig. Tii. 206 INSECTES HYMÉNOPTÈRES. cubitales complètes sont au nombre de trois; cl dont les antennes sont recoquillées à leur extrémité dans les mâles (i). LES ROPHITES, • (ROPHITES. Spin.) (PI. 126, fig. 2.) Ayant aussi des mandibules dentées, mais noIJrant que deux cellules cubitales complètes, et à antennes non contournées dans les deux sexes (2). LES PANURGES, (PANURGUS. Panz.) (PI. 126, Cg. 3.)- Dont les mandibules n'ont point de dentelures 'a). La tige des antennes, à prendre du troisième article , forme dans les femelles une sorte de fuseau, ou de massue allongée, presque cylindrique , amincie vers sa base. Les ailes supérieures n'ont aussi que deux cellules cubitales (3). Les femelles des autres ont des mandibules presque en forme de cuil- leron, Irè-i obtuses, carénées ou sillonnées, et bidenlées au bout(*). Le labre est très dur, cillé en dessus (c). Les antennes sont fortement cou- dées el filifoimes (id. , itii. (a) PI. 126, fig. 5. FAMILLE DES MELLIFÈRES. 209 mandibules sont triangulaires , dont les palpes maxillaires n'ont que deux articles, et où le second des labiaux est beaucoup plus court que les labiaux. Ces insectes, ainsi que les Chelostomes, font leurs nids dans les trous des vieux arbres (i;. Dans les quatre sous-genres suivans , l'abdomen est plus court et pres- que triangulaire ou en demi-ovale. Ces apiaires répondent aux abeilles maçonnes cl coupeuses de feuilles , de Réaumur. LES MEGACHILES (MEGACHILE. hAlr. — Anthophora , Xylocopa. Fab. — Traeliinn. \nv.) (PI. i26,fig. 8.) Ont les palpes maxillaires composés de deux articles , l'abdomen plan en dessus, et susceptible de se relever supérieurement , ce qui donne aux femelles le moyen de faire usage de leur aiguillon, par-dessus leur corps. La M. des mvrs {Xylocopa muraria , Fab. ) , Réaum. , lusect., VI , vil , vin, 1-8, est l'une des plus grandes de ce genre. La femelle est noire, avec les ailes d'un noir violet ; le mâle est couvert de poils roussâtres , avec les derniers anneaux noirs. La femelle construit son nid avec de la terre très fine, dont elle forme un mortier ; elle l'applique sur les Tuurs exposés au soleil ou contre des pierres. 11 devient très solide et ressemble <'i une motte de terre. Son intérieur renferme douze ù quinze cellules, dans chacune desquelles elle dépose un œuf et de la pAtée. L'insecte parfait éclot au printemps de l'année suivante. Une autre espèce très voisine de la précédente [Apis siculu, Uoss. ) , donne au sien la forme d'une boule , et le place sur des branches de végétaux. D'autres Mégachiles, nommées par Réaumur Abeilles ronpenses de feuil- les, emploient dans la construction de leurs nids, des portions parfaite- ment ovales ou circulaires de feuilles, qu'elles entaillent , au moyen de leurs mandibules, avec autant de promptitude que de dextérité. Elles les emportent dans les trous droits et cylindriques qu'elles ont creusés dans la terre et quelquefois dans les murs, ou le tronc pourri des vieux ar- bres ; elles tapissent avec ces portions de feuilles le fond de la cavité, en forment une cellule qui a la figure d'un dé à coudre, y mettent la pro- (i) latr., Gêner, ciiisl. et iiiseel., IV, lOi INSECTES, * '•7 •ilO IN'SEC.IES HTMÈNOPTÈRES. vision mielleuse dont la larve doit se nourrir, y pondent un œuf, et la ferment avec un couvercle, plat ou un peu concave, et pareillement de portion de feuille. Elles l'ont une nouvelle cellule , et de la même ma- nière , au-dessus de la première , puis une troisième , et ainsi do suite , jusqu';"» ce que le trou soit plein. De ce nombre est La M. du rosier [Apis rentunculnris , Lin.), Kéaum. , Insect. , VI , x, longue d'environ six lignes, noire, avec un duvet d'un gris fauve; de petites taches blanches et transverses sur les cfttés supérieurs de l'ab- domen, et son dessous garni de poils fauves. Le niAle est décrit par Linnseus , comme une autre espèce, sous le nom de lagopoda. D'autres espèces analogues coupent des feuilles de chênes, d'ormes, de ronces , pour le même but (1). LES LITHURGES ( LITHURGUS. Latr.) (PI. r-i;, Eg. ..) Ont quatre articles au\ palpes maxillaires (.» Us, fig. 4. (A) PI. 128 his, fig. 4 a. (c) PI. 11^ his, fig. 2. {d) PI. 11^ lis, fig. 5c. FAMILLE DES MELUFÈIIES. 217 \iA. pariélinc 'a) (Annal, du mus. il'hisl. tint., \o\U. III) fa il son nid dans les murs ; elle élève à son entrée nn tuyau perpendiculaire et un peu courbé , composé de grains de terre. Sa ponte achevée , elle le dé- truit ou l'emploie peut-être pour boucher l'entiée du nid(l). D'autres n'ont que cinq articles aux palpes maxillaires , et ceux des labiaux sont continus. C'est ce qui distingue LES SAROPODES '''. (SARAPODA. Lalr.i (l'I. i2SAi.f, fig.fi.) D'autres enfin n'ont que quatre articles à ces palpes maxillaires. Le premier article des tarses postérieurs des mâles est très grand , courbe , creusé en voûte à son extrémité interne. On voit une forte épine dentelée, au même bout des jamhes postérieures des femelles. LES ANCYLOSCELES ^'\ (ANCYLOSCELIS. Latr } (PL 128. fig.8.) Dans ceux-là, les mandibules ont plusieurs dentelures au côté interne; les palpes maxillaires n'ont, ainsi que dans le sous-genre précédent, que quatre articles. LES CENTRIS. (CENTRIS. Fab.) (Pi. 12S to, fig. 7.) Les espèces de ce sous-genre ne se trouvent qu'en Amérique (4). (i)Lalr.,Geaer.crust.elinsccl.,IV,i73. mé. Celui de TélrapédiedeM.Vi.\ùs rentre (2) Latr., ibid., item. peut-être dans le précédent. (3)Insectes rapportés du Brésil parM.de (4) Latr., ibid., 177. Suivant MM. Le- Saint-Hilaire. Mon genre Mélitome ( fam. peletier et Serville (Encyclop. méthod.], les natur. du Règ. Anim.), formé d'abord sur Plilotopiis de M. Klijs; sont de véritables les femelles d'Ancyloscéles, doit être suppri- Ccnlris. {,) PL 11% bis, (ig. 5. INSECTtS *. 28 218 INSKCTES HYMÉNOPTÈRES. Tantôt les palpes innxillaiies n'ont qn'nn senl article très petit et qni devient môme invisible dans qnelqiies-nns. Les paraglosses sont très courtes. Les mandibules sont dentelées. LES EPICHARIS, (EPTCHARIS. K\u^. — Ccnlrts. Fab.} (PI. I2f5, lig. ;,.) OÙ les derniers articles des palpes labiaux sont dans la même direction que les précédons, peu distincts, et forment la pointe de ces organes, qni ressemblent à des soies très allongées ; où les seconde et troisième cel- lules cubitales reçoivent chacune une nervure récurrente (I). LES ACANTHOPES, ( ACANTHOPUS. Klug. — Xytocopa. Fab.) ( PI. 129, ijg. I.) Où les deux derniers articles des palpes labiaux forment une petite lige oblique et latérale; où la troisième cellule cubitale reçoit les deux ni-ivures récurrentes. L'extrémité interne des deux jambes postérieures présente deux fortes épines dentelées 1 2). Les derniers apiaires vivent en société, composée de mâles, de femelles, et d'une quantité considérable de mulets ou d'ouvrières. Les pieds posté- rieurs de ces derniers individus ont à la face externe de leurs jambes ( Itt fillette) un enfoncement lisse [lu corheHle) , où ils placent une pelotle de pollen qu'ils ont recueilli avec le duvet soyeux ou la brosse, dont la face interne du premier article des tarses (/« jiièrc carrée) des mêmes pieds est garnie. Les palpes maxillaires sont 1res petits et formés d'un seul article. Les antennes sont coudées. Tantôt les jambes postérieures sont terminées par deux épines, comme dans (i) Lalr.. r.ciiui. ciusi. et iiiïilI. , IV, (2} l,alr.| ihiJ., ilrni. i-S. FAMILLIC UES MELLirÈKliS. 21!) LES EUGLOSSES, (EUGLOSSA. Lut. Fab.) (l'I. tiÇ). «g. i.) Dont lu labre est carré (aj, et qui oui la fausse trompe de la loii^iieiir du corps, avec les palpes labiaux terminés en une pointe (i) l'oriiiée par les deux ) , KéauO)., Ilisect. , V, xxi-xxxviii, noirâtre; écusson et abdomen de cette couleur ; une bande transversale grisâtre, formée par un duvet, à la base du troisième an- neau et des suivans. Les abeilles ou mouches à miel sont beaucoup plus petites et plus oblongues que les bourdons . Leur corps n'a , sur quelques parties, qu'un simple duvet, et ses couleurs sont peu variées. Leur société est composéed'oHrrtèrfioude»iM/e< tA vA v/i v« w> 4 >JA^ v« y<4^'iJ» t^i^ of ^ k«{44,yt yi ^M^^is^â) A4 J!»s'à LE DIXIÈME ORDKE DES IfNSECTES, CELUI DES LKPTDOFIEURS. ( r.KPiDOPTERA. — Glossata. Fabriciiis ). ( Planches «5o-i57. ) Termine la série de ceux qui ont quatre ailes et nous montre deux caractères qui lui sont exclusivement propres. Les ailes sont recouvertes , sur leursdeux surfaces, de petites écailles colorées, semblables à une poussière fari- neuse, et qui s'enlèvent au toucher. Une trompe, à la- quelle on a donné le nom de langue (i) <"', roulées en spirale , entre deux palpes hérissés d'écaillés ou de poils '*', forme la partie la plus importante de leur bou- che, l'instrument avec lequel ces insectes soutirent le ( I ) Siiirili'ompc , dans ma nomenclature. (j) PI. I Jx, fig. I a. (/<) PI. i3i, (ig. I a, I /., I c. 2."() INSECTES LKPIDOPTÈRES. miel des Heurs, qui est leur seule nourriture. Nous avons vu dans les généralités de la classe des insectes, que cette trompe était composée de deux filets tubulaires, repré- sentant les mâchoires, et portant chacun, près de leur base extérieure, un très petit palpe (les supérieurs^, ayant la forme d'un tubercule. Les palpes apparens ou inférieurs^ ceux qui sont pour la trompe une sorte de gaîne, tiennent lieu des palpes labiaux des insectes broyeurs, ils sont cylindriques ou coniques, ordinaire- ment relevés, composés de trois articles, et insérés sur une lèvre fixe, qui forme la paroi de la portion de la cavité buccale inférieure à la trompe. Deux petites pièces, à peine distinctes, cornées et plus ou moins ciliées, si- tuées, une de chaque côté, au bord antérieur et supérieur du devant de la tête , près des yeux , semblent être des vestiges de mandibules '"'. Enfin on retrouve, et dans des proportions pareillement très exiguës, le labre ou la lèvre supérieure. Les antennes sont variables et toujours composées d'un grand nombre d'articles. On découvre dans plu- sieurs espèces deux yeux lisses, mais cachés entre les écailles (i). Les trois segmens, dont le tronc des in- (i) D'après une observation de M. Dal- iloptéies diuiiies. man, ils n'exisleraient pas dans les lépi- («) PI. i5i, 6(;. I <;. INSECTES LÉPIDOPTÈRES. 231 sectes hexapodes est formé, se réunissent en un seul corps; le premier est très court; les deux autres se con- fondent l'un avec l'autre. L'écusson est triangulaire; mais sa pointe regarde la tête. Les ailes sont simplement vei- nées, de figure, de grandeur et de position variables; dans plusieurs, les inférieures ont quelques plis longi- tudinaux, vers leur bord interne. A la base de chacune des supérieures est une pièce en forme d epaulette, pro- longée en arrière, qui répond à celle qu'on a nommée tegala, dans les hyménoptères. Mais plus développée ici, je l'appellerai ptérygode. I/abdomen , composé de six à sept anneaux, est attaché au thorax par une très petite portion de son diamètre, et n'offre ni aiguillon ni ta- rière analogue à celles des hyménoptères. Dans plusieurs femelles cependant, comme les cossus, les derniers an- neaux se rétrécissent et se prolongent, pour former un oviducte, en forme de queue pointue et rétractile. Les tarses ont constamment cinq articles <"'. Il n'y a jamais que deux sortes d'individus, des mâles et des femelles. 1 /abdomen des premiers se termine par une sorte de pince plate renfermant le pénis. Les femelles placent leurs œufs, souvent très nombreux, sur les substances ordinairement végétales, dont leurs larves doivent se nourrir, et ils périssent bientôt après. ta) IM. l3l, (ijî. 1 (. 232 INSECTES LÉPIDOPTFRES. Les larves des lépidoptères sont connues sous le nom de clienilles. Elles ont six pieds ëcailleux ou à crochets, qui répondent à ceux de l'insecte parfait, et, en outre, quatre à dix pieds membraneux, dont les deux derniers sont situés à l'extrémité postérieure du corps , près de l'anus ; celles qui n'ont en tout que dix à douze pieds ont été appelées, à raison de la manière dont elles marchent, géomètres ou arpenteuses. Elles se cramponnent au plan de position au moyen des pattes écailleuses, puis élevant les articles intermédiaires du corps, en forme d'anneau ou de boucle, elles rapprochent les dernières pattes des précédentes, dégagent celles-ci, s'accrochent avec les dernières, et portent leur corps en avant, pour recom- mencer la même manœuvre. Plusieurs de ces chenilles arpenteuses et dites en bâton sont fixées, dans le repos, aux branches des végétaux, par les seuls pieds de der- rière ; elles ressemblent, par la direction , la forme et les couleurs de leur corps, à un rameau, et se tiennent long- temps dans cette situation sans donner le moindre signe de vie. Une attitude si gênante suppose une force mus- culaire prodigieuse; et Lyonet a, effectivement, compté dans la chenille du saule {cossus ligniperda), quatre mille quarante-et-un muscles. Quelques chenilles à qua- torze ou seize pattes, mais dont quelques-unes des mem- braneuses intermédiaires sont plus courtes, ont été nommées demi-arpenteuses, ou fausses-géomètres. Les INSECTES LÉPIDOl'TÈRES. 2,î5 pieds membraneux sont souvent terminés par une cou- ronne plus ou moins complète de petits crochets ("). Le corps de ces larves est, en général, allongé, presque cylindrique, mou, diversement coloré, tantôt nu ou ras, tantôt hérissé de poils, de tubercules, d'épines, et com- posé, la tête non comprise, de douze anneaux, avec neuf stigmates de chaque côté. Leur tête est revêtue d'un derme corné ou écailleux, et offre de chaque côté six pe- tits grains luisans, qui paraissent être de petits yeux lisses; elle a, de plus, deux antennes très courtes et co- niques, une bouche composée de fortes mandibules, de deux mâchoires, d'une lèvre et de quatre petits palpes. La matièi'e soyeuse dont elles font usage, s'élabore dans deux vaisseaux intérieurs, longs et tortueux , dont les extré- mités supérieures viennent, en s'a mincissant, aboutir à la lèvre; un mamelon tubulaire et conique, situé au bout de cette lèvre, est la filière qui donne issue aux fils de la soie. La plupart des chenilles se nourrissent des feuilles de végétaux; d'autres en rongent les fleurs, les racines, les boutons, les graines; la partie ligneuse ou la plus dure des arbres sert d'alimens à quelques-unes. Elles la ramol- lissent au moyen d'une liqueur qu'elles y dégorgent. Cer- taines espèces roneent nos draps, nos étoffes de laine, les pelleteries, et sont pour nous des ennemis domes- (a) PI. 8, fig. i3. INSECTES.* 234 INSECTES l.KPIDOPTÈUES. tiques très pernicieux : le cuir, la graisse, le lard, la cire, ne sont même pas épargnés. Plusieurs vivent exclusive- ment fl'une seule matière; mais il en est de moins déli- cates, et qui attaquent diverses sortes de plantes ou de substances (i). Quelques-unes se réunissent en société, et souvent sous une tente de soie qu'elles fdent en commun, et qui leur devient même un abri pour la mauvaise saison. Plu- sieurs se fabriquent des fourreaux, soit fixes, soit porta- tifs. On en connaît qui se logent dans le parenchyme des feuilles, où elles creusent des galeries. TiC plus grand nombre se plaît à la lumière du jour. Les autres ne sortent de leurs retraites que la nuit. I^es rigueurs de l'hiver, si contraires à presque tous les insectes, n'atteignent pas quelques phalènes; elles ne paraissent qu'à cette époque. Les chenilles changent ordinairement quatre fois de peau avant de passer à l'état de nymphe ou de chrysalide. La plupart filent alors une coque où elles se renferment. Une liqueur souvent rougeâtre, ou sorte de méconium, que les lépidoptères jettent par l'anus, au moment de leur métamorphose , attendrit un des bouts de la coque et fa- cilite leur sortie; communément encore ime des extré- mités du cocon est plus faible ou présente, par la dispo- (i) L'une des preu\e% les plus mani- cidence de l'apiiaillion de la chenille, avec fcsics de la Provi(leP'"e, est la parfaile roïii- celle du végétal dont elle doit se nourrir. INSECTES LÉPIDOPIÈRES. 23S sinon cies nis, une issue propice. D'autres ciienilles se contentent de lier avec de la soie des feuilles, des molé- cules de terre, ou les parcelles des substances où elles ont vécu, et se forment ainsi une coque grossière. Les chrysalides des lépidoptères diurnes , ornées de taches dorées qui ont donné lieu à cette dénomination générale de chrysalides, sont à nu, et fixées par l'extrémité pos- térieure du corps. Les nymphes des lépidoptères offrent un caractère spécial et que nous avons exposé dans les généralités de la classe des insectes. Elles sont einm,ail- lottées ou en forme de momie (i). Celles de plusieurs lépi- doptères, particulièrement des diurnes, éclosent en peu de jours; souvent même ces insectes donnent deux géné- rations par année. Mais à l'égard des autres, leurs che- nilles ou leurs chrysalides passent l'hiver, et l'insecte ne subit sa dernière métamorphose qu'au printemps ou dans l'été de l'année suivante. En général, les œufs pon- dus dans l'arrière-saison n'éclosent qu'au printemps pro- chain. Les lépidoptères sortent de leur chysalide, à la manière ordinaire, ou par une fente qui se fait sur le dos du corselet. L'intestin des chenilles consiste en un gros canal sans inflexions, dont la partie antérieure est quelquefois un (i) l.cs gaines des pâlies el des anten- sorte de nKlamoipliose. nés sont lixes , caiaclèie iiiopie à celle •■!3, FAMILLE DES DIURNES. 237 espèce de frein, pour retenir les deux supérieures; celles- ci et même le plus souvent les autres sont élevées per- pendiculairement dans lerepos*^"'; les antennes sont tantôt terminées par un renflement en forme de bouton ou de petite massue '*', tantôt presque de la même grosseur, ou même plus grêles et en pointe crochue à leur extrémité. Cette famille comprend le genre DES PAPILLOINS de Linnœus. ( PAPILIO. ) Leurs chenilles ont constamment seize pieds. Leurs chry- salides sont presque toujours nues , attachées par la queue , et le plus souvent anguleuses. L'insecte parfait , toujours pourvu d'une trompe, ne vole que pendant le jour; les cou- leurs du dessous de leurs ailes ne le cèdent pas à celles qui ornent leur face supérieure. Nous les partagerons d'abord en deu.x sections. Ceux de la première n'ont qu'une paire d'ergols ou d'épines à leurs jambes, savoir celle de leur extrémité postérieure. Leurs quatre ailes s'é- lèvent perpendiculairement dans le repos. Leurs antennes sont tantôt renflées à leur extrémité, en manière de bouton ou de petite massue, tronquée ou arrondie à son sommet, tantôt presque filiformes. Cette sectioii renferme le genre papillon et les hesi'ékies ruricoles de l'Enlomologie systématique de Fabricius. On peut diviser ceUe coupe, très nombreuse en espèces, de la manière suivante : 1° Ceux dont le troisième article des palpes inférieurs est tantôt pres- (tères diurnes par les tétrapodes , comme les Satyres, les Pavonies , les Morplios, les NymphaUs, afin d'arriver par les Argynnes et les r.étliosies aux Héliconiens.I.es diurnes se partageraient en deux grandes coupes ; ceux dont les chrysalides sont suspendues verticalement, et simplement attachées par (a) l'I. i3i, lig. i/i. l'extrémité de leur ipieue; et ceux nii elles sont fixées, non-seulement par cette extré- mité, mais encore par un lien de soie tra- versant le corps en manière de boucles on de demi-anneau . Les premiers sont constam- ment tétrapodes l'on commencerait par ceux dont les chenilles sont nues on prescpie nues, et généralement bifides à leur extré- mité postérieure; viendraient ensuite ceux dont les chenilles sont épineuses. (2) J'avais fait usage de ce caractère dans mon Gencr. 1 rust. et insecl.; M. Dalman et Godard en oui généralisé l'application rela- tivement à celte famille. (4j PI. i3i, Cy. la, 1 b. FAMIILK DES DIURNES. 230 Leurs chenilles, dans des momens de crainte ou d'inquiétude, font sor- tir de la partie supérieure du col, une corne molle, fourchue (a), et c|ui répand ordinairement une odeur pénétrante et désagréable. Leur peau est nue. La chrysalide est attachée avec un cordon de soie et à découvert. Les espèces de ce sous-genre sont remarquables parleur taille et la variété de leur coloris. On le-; trouve plus particulièrement dans les con- trées équatoiiales des deux hémisphères. Celles qui ont des taches rouges h la poitrine forment la division des chevaliers troycns de Linnseus. 11 a désigné sous le nom de grecs celle qui n'en ont pas en cette partie. Plusieurs ont les ailes inférieures prolongées en forme de queue, et telle est celle de notre pays qu'on a nommée : Le P. à qucite du fenmiil , ou grand jmrle-qneue [Papilio machaon , Lin.) (/'). God., Hist. nalur. des lépid. de France, I, 1,2. Ailes Jaunes avec des taches et des raies noires; les ailes inférieures prolongées en queue, et ayant près du bord postérieur des taches bleues, dont une en lorme d'œil, avec du rouge à l'angle interne. La chenille est verte, avec des anneaux noirs, ponctués de rouge, et vit sur la carotte, le fenouil, etc., dont elle mange les feuilles. On trouve encore en France deux autres papillons à queue , celui qu'on nomme \e flambé {P. podalirius), God., ibid., I, 1, 2 ; et VAlera- nor{\). LES ZÉLIMES de Fabriciii.s, (ZELIMA.) Ne diffèrent des papillons proprement dits, que par la massue de leurs antennes plus courte et plus arrondie- J'en connais deux espèces, l'une du Sénégal et l'autre de Guinée, et qui font partie de la belle collection de M. le comte Dejean. (i) ^ovrz , pour les aiitrc-i espèces, te aussi, quant aux lépidoptères d'Europe, mcme ouvrage et l'article r»rii.i.os de l'exceUcnl ouvrage d'Ochsenlieimer, conli- rEncjc'op. mclhod., G. Paiùllnn. Voyez nue par M. Treitschke. W l'i. ni.fis-ié'. Wi- ii2, r,g. ,. 240 INSECTES LÉPIDOPTÈRES. LES PARNASSIENS, ( PAHNASSIUS. Latr. — Dorilis. Fab.) (PI. l35, llg. I.) Dont les palpes inférieurs s'élèvenl sensiblemcnl au-dessus du chape- ron, vont en pointe, et ont trois articles très distincts (o). Le bouton de leurs antennes est court, presque ovoïde et droit ;/>). Les femelles ont une espèce de poche cornée et creusée en forme de nacelle, à l'extrémité pos- térieure de leur abdomen. Leurs chenilles ont aussi sur le cou un tentacule rétraclile [c], de même que celles des papillons proprement dits; mais elles se forment avec des feuilles liéespar des fils de soie, une coque, où elles se changent en chrysa- lides. Ces espèces ne se trouvent que dans les montagnes alpines ou sous-alpi- nes de l'Europe et du nord de l'Asie. Tel est Le P. ajiollon {Papilio tipollo, Lin.), God., i/jt'd.. Il, B, ii, 1 (^ÉK^S. La chrysalide est simplement attachée par son exln'inilc )ioslériciire, et suspendue la télé en bas. Tantôt les pieds aiilérieurs, quoique plus petits et repliés, diirèrent peu des autres. Les ailes inférieures, dont la cellule centiale est toujours fer- mée postérieurement , iuibrassent peu, dans la plupart, l'alidomeu. Les palpes inférieurs sont écartés l'un de l'autre , f,'réles , cylindriques , et généralement fort courts. Tous les sous-genres de cette subdivision sont exotiques. Un distingue les u.v.>Aiuts d\>.vis. — Eiiploni , Vab. — partie des P. danni frstivi i\c Lin.) 'a) à leurs ailes triangulaires et h leiii-s antennes terminées en manière de boulon allongé et courbe (1! ; les iDÉ.v (idea Fab.) (*), à leurs ailes presque ovales, allongées, et à leurs antennes, pres- que fdiformes i2). Dans ces deux sous-genres, les palpes inférieurs ne s'élève lit presque pas au-dessus du cli;iperon , et liur second article est à peine une fois plus long que le premier. Dans les deux sous-genres suivans, dont les ailes ressemblent à celles du précédent, mais sont ordi- nairenienl plus étroites et plus allongées, et dont l'abdoruen est aussi proportionucllenieut plus long que celui de la plupart des précédens, cet article est beaucoup plus long que le premier, et son extrémité dépasse manifestement le chaperon. Les iiélico.mf.s (helicomls, Lalr. — Uterha- nitii. Kab. ;<; /'. hrlironii, Lin.^, ont des antennes une fois |)lus longues que la tête et le thorax , et grossissant insensiblement vers leur extré- mité (3). (!illes des a( RÉES (\CH.EA, Fab.) (rli-ineiit repliés, soit apparens et tiès velus, soit très petits et cachés. Les ailes inférieures, dont la ( ellule centrale est ouverte dans plusieurs, embras- sent très sensiblement l'abdomen en dessous. Les palpes inférieurs sont proporliouuellement plus longs, et si.l. a. Icira. (1) Lalr., il)ii(l., it.; Encyclop.mclliod., ibid , C. yécréc. (a) PI. i33, (ig. I et 4. (c) PI. i31, fig. 3; pi. i3'„(ig. (A) l"l. i33, 6g. a (./) IM. i34, (ig. 2. FAMILLE DES DIURNES. i4S longueur ou ilu moins h leur exlréuiitt^ i-l lei minés l)rusipiement par un article grêle et aciculairc; Joui les ailes oITrcut souvent en dessous , des taches argentées ou jaunes sur un fond fauve; dont les chenilles sont toujours chargées d'épines ou de lubercules tharuus et velus, composent les sous-genres cetiiusia. (cEriiosi.v, Fab.) (n) , et AR^.YN^E !ARGY^:^IS. MELIT.SA, Fab.) (*). Dans le premier, dant plusieurs espèces ont les ailes élevées et allongées, les palpes inférieurs sont écartés dans toute leur longueur, les crochets des tarses sont simples, et la massue des antennes est oblongue (l). Dans le second , elle est courte et brusque ; les crochets des tarses sont uiiideulés ; les pnipes inférieurs ne sont écartés qu'A leur extrémité. Les ailes inférieures sont souvent rondes. Les uns (Aryt/ nuis, Fab.) (c) ont des taches nacrées sous leurs ailes. Leurs chenilles ont des épines, dont dtnix plus longues sur le cou. Celles des autres [Alilitiva, Kab.) ^'0, ont de petits tubercules velus; les ailes sont tachetées en manière de damier; le nacre est remplacé par du jaune, ce qui a aussi quelquefois lieu dans les |)réeédens (2 . Ceux dont les palpes inférieurs sont contigus dans toute leur longueur, terminés presque insensiblement en pointe, et très comprimés, composent cinq autres sous-genres. LES \ ANESSES (VANESS.\. Fah ) (PI. IÎ5, lij;. S e< i ) S'éloignent dessuivans par leurs antennes terminées brusquement par un bouton court , en forme de toupie ou ovoïde. Leurs chenilles sont chargées de nombreuses épines. La y. morio iPapMo aiiliopa, Lin.), God., Hist. nal. des lépid. de France,!, 5, 1. .\iles anguleuses, d'un noir pourpre foncé, avec une bande jaunâire ou blanchâtre au bord postérieur, et une suite de taches bleues au-dcssns. Sa chenille est noirâtre , épineuse , avec une rangée de taches ronges, carrées et partagées en deux, le long du dos. Elle se noui-rit des feuilles du bouleau, de l'osier et du peuplier, et y vit en société. Elle parait h deux époques. (i) y oyez les ouvrages précités. (3) Ilum. (a) V\. 13;. fie. .V (c) IM. i35, lig. I (/') l'I. i35, li;;. i c: i. {d) l>l. i3ï, fig. ■>.. SIO INSECTKS LÉPinOl'TÈRES. espèces qui se rapprochent le plus des IJiblis, el dont une, comme le S^-l- vain cœnohile d'Engrammelle, formenl le genre Neptis de Fabricius, parmi celles qui s'éloignent le plus des précédentes, soit par les antennes, soit par les ailes inférieures offrant des queues, ainsi que certaines espèces de la division des papillons cActia/icri de Linnxus , nous citerons le jasius mentionné plus haut (1;. LES MORPIIOS (MORPHO. Fah) ( Planche 140. ) Diffèrent des nymphales par leurs antennes presque liliformes, faible- ment et graduellement plus grosses vers le bout. Toutes les espèces sont particulières à l'Amérique méridionale et très remarquables par leur taille, leurs couleurs et les taches oculaires du dessous de leurs ailes. Linnxus en a réuni plusieui's à ses papillons chevaliers grecs (2). Godart en a séparé, sous le nom générique DE PAVONIE, (PAVOMA.) (l'i. m.r.g. ..) Les espèces dont la cellule centrale des ailes inférieures est fermée, el où la nervure la plus interne des supérieures el courbée en S , au lieu d'être droite ou peu arquée. Une espèce, propre aux Indes orientales, et dont l'angle anal des ailes inférieures se prolonge en manière de queue, le P. phidii>j)us, est le type du genre amatiiusia de Fabricius. Toutes les autres sont du nouveau conlincnl. La ti-ancliedu second article des palpes inférieurs des pavonifs , des morplios et des sous-genres précédens esl assez large, où ces |)alpes ne sont point fortement comprimés, tandis qu'ils le sont beaucoup dans les satyres, sous-genre très analogue aux deux précédens. Ceux qui suivent ont aussi la cellule discoïdale des ailes inférieures fermée en arrière. (i) A'ovfS Godard, Hisl. nat. des lépid. cyclop. mélliod., genre Xjmnhnle. de France, et sou article tapillos, de l'Eu- (ï) f^oycz Us ouvrages précilcs. rAMILLK DES DIURNES. 247 LES BRASSOLIDES (BRASSOLIS. Fab.) (l'I. Ul, fig 2.) Ont des antennes terminées ))iusquenient en une massue épaisse , en forme de cône renversé, el les palpes inférieurs couris, ne s'élevant point au-delà du chaperon. Les mâles ont près du bord interne des ailes infé- rieures une feule longitudinale, couverte de poils (1). LES EUMENIES, (EUMENIA. God.) (PI. 14 I, Cg. 3.) Dont les palpes inférieurs sont plus longs, et où les antennes, à peu de dislance de leur origine, s'épaississent graduellement et forment une massue fort allongée i2). LES EURYBIES (EURYBIA. lllig.) Se rapprochent des Brassolides par la brièveté de leurs palpes inférieurs; mais ils sont pioporlionnellemenl plus épais, et la massue des antennes est en forme de museau allongé et un peu courbé (3). LES SATYRES, (SATYRUS. La t.) (PLinclie t/,2.) OÙ les palpes inférieurs dépassent , comme de coutume , le chaperon , (i) Tores l'Encyclop. mélliod. , ailicle nique de parfaitement entiers, et quil PiPiLLON, genre brassoUile. avait pris à la Havane. (2) Encyclop. mélliod., insect., IX, (3) Voyez l'Encyclop. métliod., même 826. Godart n'avait vu cpie des individus article, privés d'antennes. IVI . Poe m'en a commu- 248 INSECTES LÉPIDOPTÈRES. sont très comprimés, avec la tranche aiguë , hérissée de poils ; donl U^s antennes se terminent par un petit renflement, en forme de bouton, ou en une masse grêle et allongée. Godait a remarqué que les deux ou trois premières nervures des ailes supérieures sont très renflées à leur origine. Les chenilles sont nues ou presque rases, avec l'extiémilé postérieure de leur corps réliécieen pointe fourchue. Les chrysalides sont bifides anté- rieurement et leur dos ofl're des tubercules fl). Nous terminerons celte première section des lépidoptères diurnes , par ceux dont les palpes inférieurs ont trois articles distincts, mais dont le dernier est presque nu, ou bien moins fourni d'écaillcs que les piécédens, et dont les crochets des tarses sont très petits, point ou h peine saillans. La cellule discoïdale des ailes inférieures est ouverte postérieurement. Leurs chenilles sont ovales, ou en forme de cloportes. Leurs chrysa- lides sont courtes, contractées, unies, et toujours aitachées, connue celles des papillons pioprement dits, des piérides, etc., par un cordon de soie qui traverse leur corps (2). Linnœus les comprenait parmi les Papillons plébéiens, division des Ru- ricotes, et Fabricius (Entom. syst.) dans une coupe homonyme de son genre des J/espéries. Ce sont \es Argus de M. de Lamarck. Fabricius, en dernier lieu (Syst. gloss.), l'a divisé en plusieurs genres, mais dont les caractères ont besoin de révision. Tantôt les antennes se terminent , ainsi qu'à l'ordinaire, par un ren- flement solide, en forme de boulon ou de massue. Les uns, ou leurs mâles au moins, ont les deux pattes antérieures beau- coup plus courtes que les autres («). Ils composent le sous-genre D'ERYCINE, (ERYCIN.V. Lat.) (l'i. 14:1. fig. I.) Et sont propres à l'Amérique (3). Toutes les pattes sont semblables dans les deux sexes des autres. (1) f^oycz l'Hisl. nal., des Lépid. de II foudrail la comminriT pai' tis satyres. France, et l'arllcle r\rii,i.ON de l'Eiicyclop. Telle était la inardie (|iie nous avions méthod., genre Satyre. d'al)ord suivie. (1) D'après celle coiisidiralioii, ces sous- (3) f^ojcz l'ailicle rani.LON, genre £;■} - genres déviaient terminer celle seelion, et ciiic de rFiicjcIop. inéllioJ. {a) VI. t.',i, fig. 1 LVOMMATE^ a «st iris . jrwat ^"^ -»'»!îwt«te feadhasi •ia-Sp-î- 24« INSECTES LEPIDOPTERES. sont très comprimés, avec la Iranclie aiguë, hérissée de poils; iloiil les antennes se terminent par un petit renflement, en forme de bouton, ou en une masse grêle et allongée. Godart a remarqué que les deux ou trois premières nervures des ailes supérieures sont très renflées à leur origine. Les chenilles sont nues ou presque rases, avec IVxtiéniilé postérieure de leur corps réliécieen pointe fourchue. Les chrysalides sont bifides anté- rieurement et leur dos ofl're des tubercules (l). Nous terminerons cette première section des lépidoptères diurnes , par ceux dont les palpes inférieurs ont trois articles distincts, mais dont le dernier est presque nu, ou bien moins fourni d'écaillés que les précédens, et dont les crochets des tarses sont très petits, point ou à peine saillans. La cellule discoïdale des ailes inférieures est ouverte postérieuremenl. Leurs chenilles sont ovales, ou en forme de cloporles. Leurs chrysa- lides sont courtes, coniraclées, unies, et toujours aitachées, comme celles des papillons pioprement dits, des piérides, etc., par un cordon de soie qui traverse leur corps (2). Linnœus les comprenait parmi les Pnpillotis plébéiens, division des Ru- ricoles, et Fabricius (Entom. syst.) dans une coupe homonyme de son genre des llespéries. Ce sont les Argus de M. de Lamarek. Fabricius, en dernier lieu (Syst. gloss.), l'a divisé en plusieurs genres, mais dont les caractères ont besoin de révision. Tantôt les antennes se terminenl , ainsi qu'à l'ordinaire, par un ren- flement solide, en forme de boulon ou de massue. Les uns, ou leurs mâles au moins, ont les deux pattes antérieures beau- coup plus courtes que les autres («). Ils composent le sous-genre D'ERYCINE, (ERYCINÂ. Lat.) (PI. 143. Cg. I-) Et sont propres à l'Amérique (3). Toutes les pattes sont semblables dans les deux sexes des autres. (i) y^oycz l'Hist. nat., des Lépid. de France, et l'article papii-lcn de rEiicyclop. méthod., genre Satyre. (2) D'après celle considéralion, ces sous- genres devraient terminer celte section, et (a) PI. 143, lig. 1 e, ly. il faudrait la commencer par les satyres. Telle était la marche (pie nous avions d'abord suivie. (3) Ao)ej l'article rariLLON, genre i'n- clnc de l'tncyclop. mclliod. FAMII.I.K DIS DIIJRNKS 24» LES MYRINES ( MYRINA. Fab.) (IM. r43. Cg. 2.) Se distinguent des sous-genres suivons par rallongement et la saillie remarquable de leurs palpes inférieurs [a) (i). Les espèces où ils ne dépassent point de beaucoup le chaperon forment le sous-genre [i) DES PULYOMMATES, ( POLYOMMATUS ). (l'I. U-i.Cg. 3.) Désignés ainsi , parce que ces lépidoptères ont , pour la plupart , sur leurs ailes, de petites taches imitant des yeux. Plusieurs espèces ont encore été nommées colleclivemenl , les peii(f jiorte-giieiie. La plus commune aux environs de Paris est Le /'. blen{c][Papilio alexis, Hiibn., LX, 292-294), l'arjuf i/cw, GeofT. — God., Hist. natur. des lépid. de France, I, ii, sec, 3. Le dessus des ailes du mâle est d'un bleu d'azur, changeant en violet tendre, avec une petite raie noire, suivant le bord postérieur et une frange très blanche ; celui des ailes de la femelle est brun, avec une rangée de taches fauves, près du bord postérieur, et un Irait noir, sur le milieu des supérieures. Le dessous des quatre ailes est à-peu-près le même dans les deux sexes ; il est gris , avec une rangée de lâches fauves , renfermées entre deux lignes de points et de traits noirs , près du bord postérieur; on y voit (i) Ibitl. Fabi'icius a établi daus cotte base. La massue des antennes présente aussi division plusieurs autres genres, mais que diverses modifications, qui peuvent servir je n'ai pas encore suffisamment étudiés. de base à des divisions; mais il faudrait Quelques espèces de l'Amérique méridio - voir un grand nombre d'espèces, et sur- nale ressemblent aux Pyrales par leurs ailes tout coiinaiti e leurs métamorphoses, supérieures, arquées extérieurement a leur (a) PI. 143, lig. J.a. (h) l'I, i',3, lii;. 3 a. (c) l'I. ifi, lig. 3. INSKfri'F.S, * 3'^ •l^t) INSECTES 1 Él'IDOPTKr.ES. aussi (les points noirs bordas de blanc. Sa chenille vil sur le sainfoin , le (jenét d'Allemagne, elc. Ses couleurs sont variées (o) (i). D'autres lépidoptères de la même division nous offrent des antennes d'une forme vraimt ni insolite. Celles de l'un des sexes des barbicobkes (BABBicoRMs, God.) (/') , sout sétacées et plumeuses (r) (2); celles des zÉPiiYRiES ( zEPHïnius ("SEC;rES LÉPIDOHÏKRES. OU de crin , qui passe dans un crochet du dessous des ailes supérieures, et les maintient, lorsqu'elles sont en repos, dans une situation horizontale ou inclinée (i). Ce caractère se retrouve encore dans la famille suivante; mais les crépusculaires se distinguent de celle-ci par leurs antennes en massue allongée, soit prismatique, soit en fuseau. Leurs chenilles ont toujours seize pattes. Leurs chry- salides ne présentent point ces pointes ou ces angles que l'on voit dans la plupart des chrysalides des lépi- doptères diurnes, et sont ordinairement renfermées dans une coque, ou cachées, soit dans la terre, soit sous quel- que corps. Ces lépidoptères ne volent souvent que le soir ou le matin. Cette famille compose le genre DES SPHINX de Linnœus, Ou des Papillons-Bourdons de De Géer. (sphinx.) L'attitude de plusieurs de leurs chenilles , semblable à celle du sphinx de la Fable, leur a valu la première dénomi- orontfSj de Fal). ; IVoi-tiia patrocius, t'jw&d. gt^nie Castnioy ^i. -26. LesUranies composent les genres C)(//mo«, (1) Quelques Sraùrinthes , d'après Go- Nyctalamoii e( Sema/iira de M. Dalman. darl, en sont cependant dépourvus. Vovez son prodrome de la Monog. du FAMILLE DES CRÉPUSCULAIRES. !ib3 nation. Le bourdonnement que l'insecte parfait fait souvent entendre lorsqu'il vole a donné lieu à la seconde. Je partagerai ce sous-genre en quatre sections, correspondantes, dans le même ordre , aux genres Custnia, Sphinx, de Fabricius et ù ceux qu'il avait d'abord nommés Sesia et Zygœna. La première [Hesperi-sphingcs) se compose de lépidoptères qui lient évidemment les hespériesaux sphinx proprement dits. Les antennes sont toujours simples, épaissies vers leur milieu ou à leur extrémité, qui forme le crochet, se rétrécit en pointe, sans houppe d'écaillés, au bout, 'fous ont une trompe très distincte; les palpes inférieurs, composés de trois arti- cles bien apparens. Dans les uns, le second est allongé, très comprimé, et le troisième est grêle, presque cylindrique et presque nu; ces palpes res- semblent à ceux des uranies; dans les autres, ils sont plus courts, mais plus larges, presque cylindriques et bien fournis d'écaillés. Les antennes de ceux-ci ne sont renflées qu'à leur extrémité. Je rangerai, provisoirement au moins, dans la section des Hesperi- sphinT,\e genre ntCKTÈsiE [l/ecatesta) , institué par M. Boisduval , dans son intéressante Monographie des Zygénides , qu'il vient de mettre au jour, et qu'il termine par la première partie d'un autre ouvrage qui sera très utile aux amateurs, Europœomm lepidopteronim index methodicus. Il caractérise ainsi celte coupe générique : antennes hérissées, fusiformes , comme dans les nymphales , à articles assez distincts jusqu'à la massue ; palpes très velus, à articles peu distincts, ne dépassant pas le chaperon ; trompe cornée, roulée en spirale; corselet très velu ; ailes couchées sur le corps. La seule espèce connue ( H. fenestrala ) se trouve à la Nouvelle- Hollande. Ceux dont les palpes inférieurs sont allongés, avec le second article très comprimé et le dernier grêle, presque nu ; dont les antennes sont sim- plement et graduellement plus épaissies vers leur milieu, et, se rétrécis- sant ensuite, se terminent en un crochet allongé, forment le sous-genre D'AGARISTE. (AGARISÏA. Leach.) fi) (1>1. HS.fig. I.) Ceux qui ont les palpes inférieurs conformés de même, mais dont les (c) Foyei l'article tapillon de l'Ency- sous-genre vieut celui de Cocylia , de clop. métliod., genre Agariste. Près de ce M. Boisduval ; les ailes sont vitrées , ca- 2i'.4 INSECTES LEPIDOPTERES. antennes se terniineiil assez brusquement en massue avec un crochet court au bout, composent le sous-genre DE CORONIS. (CORONIS. Latr.) M). (PI. .45, Cg. ■>.) Ceux enfin qui ont des antennes semblables à celles des Agaristes, mais dont les palpes sont plus courts, larges et cylindriques, sont des CASTNIES, j)Our I'^al>ricius. (CASTNIA.) (PI. 145. fig. 3.) Toutes les espèces connues sont du nouveau continent (2). Les sphinx de la seconde section (S/ihingides) ont les antennes toujours terminées par un petit flocon d'écaillés; les palpes inférieurs larges ou comprimés transversalement , très fournis d'écaillés, avec le troisième article généralement peu distinct. La plupart des chenilles ont le corps ras , allongé, plus gros, avec une corne dorsale à leur extrémité postérieure , et les côtés rayés oblique- ment ou longitudiiialement. Elles vivent de feuilles et se métamorphosent dans la terre, sans filer de coque. Tels sont LES SPHINX propremeiii dits , (SPHINX.) (PI. 146, Cg. <.) Où les antennes, à commencer par leur milieu, forment une massue prismatique, simplement ciliée, ou striée transversalement en manière raclère qui semble le ra)iproclier des sésies; je crois inédite, et qui fait [laitie de la col- mais les palpes sont ceux des uranies et les lection de M. le comte Dejean. antennes celles de-s agaristes. '2) Forez l'Encyclop. méthod., ibid. , (i) Formé sur une espèce du Brésil, que el la Monographie précitée de M. Dalman. FAMILLE DES CRÉPUSCULAIRES. !iHS (le râpe, sur un côlé, cl qui ont une trompe très distincte. Ils volent avec une e,\tiènie rapidité, planent au-dessus des fleurs, ce qui les a fait nom- mer sphinx eperviers, et bourdonnent en même temps. Les chrysalides de quelques espèces ont le fourreau de la trompe saillant, en forme de nez; telle est celle du S. du liseron. Le Sphinx du iHhymaU {S. cuphorhiœ , Lin.), Rœs., Insect. I, cl. l, Pnp. ttocl., m. Dessus des ailes supérieures d'un gris rougeâtre, avec trois lâches et une large bande vertes; dessus des inférieures rouge, avec une bande noire et une tache blanche. Antennes blanches. Dessus du corps d'un vert olive. Abdomen conique très pointu et sans brosse au bout. Sa chenille est noire, avec des points et des taches jaunes, une lifjne sur le dos, la queue et les pieds rouges. Le Sphinx tète de mort [Sphinx (ilropos, Lin.), Jtœs., Insect. llf, I. Ailes supérieures variées de brM foncé, de brun jaunâtre et de jaunâtre clair; inférieures jaunes, avec deux bandes brunes; une tache jau- nâtre, avec deux points noirs sur le thorax; abdomen sans brosse au bout, jaunâtre, avec des anneaux noirs. Cette espèce est la plus grande de notre pavs. La tache de son thorax imitant une lôtede mort, le bruit aigu qu'il fait entendre, attribué par Réaumurau froMcment des palpes contre la trompe (1), et par .M. Lorey, à l'air qui s'échappe rapidement de deux cavités particulières du ventre, ont alarmé le peuple, certaines années où ce sphinx était plus commun (2). Sa chenille est jaune avec des raies bleues sur les côtés, et la queue recourbée en zigzag. Elle vit sur la pomme déterre, le troène, le jasmin, etc., et se met en nymphe vers la lin du mois d'août. L'insecte parfait éclot en septembre. Les chenilles de quelques espèces, toutes remarquables par leurs belles couleurs ( cclerio, nerii , elpcnor porf clins), ont l'extrémité anté- rieure de leur corps très atténuée, en forme de grouin de porc, ce qui les a fait désigner sous le nom de cochonnes, et susceptible de se retirer dans le troisième anneau. .Sur les côtés sont quelques taches en formes d'yeux. Ces espèces forment, sous ce rapport, une division très na- turelle. D'autres sphinx ont , ainsi que les Scsies , l'abdomen terminé par une (i) Elle est piopoitionnellenifiil |ilus (2)SKlon M. Passerini { Annal, desscien. rourle que dans les autres sphinx. C'est natiir., XIII, Tta), le siège de l'organe |iiol)al)lement d'après ce caractère, qu'on produisant ce cri est dans l'intérieur de la a lormé, avec cette espèce et une autre de tète, .lava, très ana'ojue, le !,'enre ^chcroiitin. 23« INSECTES I.l'PIDOPTÈRES. brosse d'écaillés. Scopoli en avait formé un genre propre, celui de macro- GLOSSE ( MACROGLOSSUM } (a). Fabriclus les avait d'abord réunis à ses sésies. Il les en a plus tard (System, glossat.) séparés, en conservant à ce groupe générique celle dénomination, et en donnant celle d'jsGÉRiE (/Ejerm) au genre primitif des sésies. Mais les lépidoptèi es qu'il désigne maintenant sous le nom générique de sésie, ont les caractères essentiels des sphinx ; tel est celui du CaiUe-lait {steltalnrum. Lin.), et ceux qu'on a nommés fuciformis, bomhyliformis, etc. Les ailes de ces deux derniers sont vitrées ou transparentes en grande partie (1). LES $xMEIU^THES, (SMERINTHL'S. I.at. ) (l'I.-lT. fiB') Qui ont les antennes dentées en manière de scie, et n'ont point de langue distincte. Le sphinx du tilleul, mais bien plus commun sur l'orme, le^. demi-paon, ceux du peuplier, du rhéne, etc., forment Ce sous-genre. Ils sont lourds et les ailes inférieures débordent les supérieures, comme dans plusieurs Bombyx {2 . Notre troisième division {Sesiades) des sphinx comprend ceux dont les antennes sont toujours simples, en fuseau allongé, souvent terminées, ainsi que dans les derniers sous-genres, par un petit faisceau de soies ou d'écaillcs; dont les palpes inférieurs, grêles et élroils, sont trois articles très distincts, et dont le dernier allant en pointe; et dont les jambes pos- térieures ont 5 leur extrémité des ergots très forts. L'abdomen est ter- miné, dans la plupart, par une sorte de brosse. Leurs chenilles rongent l'intérieur des tiges ou des racines des végétaux, à la manière de celles des IlépitiUs et des Cossus , sont nues , sans corne postérieure , et se con- (i) yoyez, pour les autres espèces, I''a-- el acrompagnée d'exccllcnles figures, mais briciiis, toc., cit., l'Hist. natiir. des lépid. que des circonstances ne lui ont pas encore de France de Godart cl un Mémoire de permis de mettre au jour. M. Hoisduval , dans le recueil de ceux de (2) f'oyez l'article Sméiinlhe de l'Fncy- la Soc. Linn de Paris. M. I cfébure de Ce- elop. mrlhod., et l'Hist. natur. des lépi- risy, ingénieur de marine, a préparé sur ce dopt. de France, genre une Monogiaphic des pins complètes, (o) l'I. ,i,. f.g. I. FAMILLE DES CRKl>i;sr.L.LArRES. 2f>7 struiseiil, dans ces mêmes végétaux, avec les débris des matières dont elles se sont nourries, la coque où elles doivent subir leur dernière trans- formation. LES 8ESIES, (SESIA.) (PI. i4-.fig. 3.) Où les antennes se terminent par une petite houppe d'écaillés. Les ailes sont horizontales, cl ont des espaces vitrés. Les écailles de l'extréiuilé de l'abdomen forment une brosse. Plusieurs de ces insectes ressemblent à des guêpes, ou à d'autres hyménoptères, à des diptères, etc. (i). LES THYRIDES, (THYRIS. Hoffm., Illig.) (PI. 147. fig- 4) Semblables aux Sésies , mais à antennes beaucoup moins épaisses , presque sétacées, et sans houppe à leur extrémité. Leurs ailes sont angu- leuses et dentées. Leur abdomen se termine en pointe. M. Boisduval, qui, pour la connaissance des lépidoptères, et ceux d'Eu- rope spécialement, ne le cède à aucun des entomologistes les plus célè- bres, et qui va bientôt publier une monographie des Zygénides , favo- rablement accueillie par l'Académie royale des sciences, a observé les métamorphoses de l'espèce la plus connue (2). LES ^GOCÈRES, (jEGOCERA. Lat.; (PI. i4«. fig. ..) Ayant aussi des antennes sans houppe d'écaillés à leur extrémité , mais évidemment épaissies vers leur milieu et en forme de fuseau; dont le (i) Voyez la Monographie des Scs'ies de (2) Sphinx fenesirina, Fab. ; I.alr., ibid. Laspeyres, Hiibner, Godart, etc. IHSECTCS *. 33 2J>« INSECTES LÉPIDOPTÈRES. second article des palpes inférieurs est d'ailleurs garni d'un faisceau de poils, avancé en manière de bec. L'abdomen se termine aussi en une pointe simple. Les ailes sont en toit et entièrement couvertes d'écaillés. Leurs mélaniorphoses sont inconnues (i). La quatrième et dernière section des Sphinx (Zygcnidcs) se compose de lépidoptères dont les antennes, toujours teiminées en une pointe dépour- vue de houppe, sont tantôt simples dans les deux sexes, en fuseau on en corne de bélier, tantôt peu épaisses vers leur milieu, presque sétacées, peclinces dans les deux sexes, ou du moins dans les mules; dont les palpes inférieurs sont de moyenne grandeur ou petits, presque cylindriques, et toujours formés de trois articles distincts. Les ailes sont toujours en toit, et olIVcnt dans un grand nombre des taches vitrées. L'abdomen n'a point de brosse à son extrémité. Les ergots des jambes postérieures sont géné- ralement petits. Les chenilles vivent à nu sur diverses légumineuses. Elles sont cylindriques, généralement velues, sans corne postérieure, semblables 5 celles de plusieurs bombyx, et se forment une coque de soie, en fuseau ou ovoïde , qu'elles attachent aux liges des plantes. Les habi- tudes de ces insectes ont été bien décrites par M. Boisduval, dans le tra- vail dont je viens de faire mention. On a désigné ces lépidoptères sous les noms de Sphinx-lélios, de l'aptUons-jihalènes, etc. LES ZYGRNES. ( PI. t/,8, fig. ■?..) Insectes étrangers au nouveau continent, dont les antennes sont simples dans les deux sexes, terminées brusquement en une massue en fuseau ou en corne de bélier ; et dont les palpes inférieurs s'élèvent au-delà du cha- peron, et sont pointus an bout. La Z. (le (a plipcndulc'ii) [Sp/ti/ix fi/ipendii/cc , Lin.), Rœs., Insecl. I, class. 2, Paji. noil. i.vil , d'un vert noir ou bleuâtre; six taches rouges sur les ailes supérieures; les inférieures rouges, avec le bord posté- ^l) /lomifx venu/ia, Fab.; voyez Latr., plus conforme à l'onlie natiiiel, de placer Gen., crusl.el insecl., IV, p. ai I ; Daim., ce sous-genre près de celui d'Agariste, Anal, entoni., p. 49; peul-élre serall-il (7) e> i4S. !„■. ,. FAMILLE DliS CKÉPUSC.ULAIKHS. '^39 iieui- de la couleur du corps. Sa chenille esld'uii jaune citron, un |)eu velue, avec cinq rangées de taches noires le long du corps. Elk lilo sur les liges des plantes une coque d'un jaune paille, luisante, fort allongée et en fuseau. Sa surface est ridée ou comme plissée. L'insecte parfait en sort dans le mois de juillet (i). LES SYNTOMIDES (SYMOMLS. Illig.) (PI. .',.S, lig. 3.) NediirèrentdesZygènos quViiceque leurs antennes sontmoins épaisses, en fuseau grêle, et formé insensiblement. Les palpes inférieurs sont plus courts et obtus (2). Prés des Syniomides vient le genre i>siciiotoé, établi par !M. Hoisduval, dans sa monographie des Zygénide.s, et distinct, suivant lui, de tous les autres de la tribu des Zygénides, par les antennes moniliformcs, et ses ailes dépourvues de taches. Il ne comprend aussi qu'une seule espèce ( P. Diivaiicelii), trouvée au Bengale, par iM. Diard cl feu M. Unvaucel. LES Al YCIIIES (ATYCHIA. Hortm., Illig.) (l>l.i/,8, fig. 4.) Ont des antennes simples (femelles), ou bipectinées (mâles), selon les sexes ; les palpes inférieurs très velus et dépassant notablement le chape- ron; les ailes courtes, et des ergots très forts à l'extrémité des jambes postérieures (3). LES PROCRIS (PROCRIS. Fab.) (PI. i4S, fig.5.) Se rapprochenl des Alychies quant aux antennes; mais les palpes infé- rieurs sont plus courts et point velus ; leurs ailes sont longues, et les ergots des jambes postérieures sont petits. (i) Latr., iliid.; Voyeï aussi t'Hist. iial. (2) /'o ici les mêmes ouvrages, des lépid. de France. (i) Lalr., il)id., IV, 214. 2G0 INSECTES LÉPIDOPTÈRES. Le p. turquoise (n) (Sphinx staticcs, Lin.), De Géer, liisecl. 11, p. 255, III, 8-10 , corps d'un vert luisant et comme doré ; ailes inférieures brunes; antennes du mâle ayant deux rangs de barbes noires, celles de la fe- melle un peu dentées en scie. Les autres lépidoptères de cette division ont , dans les deux sexes, des antennes garnies d'un double rang de dents allongées, ou bipeclinées. Ceux qui ont une trompe distincte forment le genre glaucopide (glau- copis) deFabricius (i), et ceux où cet organe manque, ou n'est pas dis- tinct, celui d'AGLAOPE (aglaoi'e)(2). On trouve dans les pays étrangers un grand nombre d'espèces de ces deux sous-genres. Ces crépusculaires semblent se lier avec les Calli- morplies Le genre SlT/gia de Draparnaud , qu'on avait placé dans cette tribu , appartient à celle des Iléjiialites. M. De Villiers. qui nous a donné (Ann. de la Soc. Linn. de l'aris, V, 473) de nouveaux détails sur la *. australe, et accompagnés de bonnes figures, la considère comme intermédiaire entre les Sésies et les Zygènes ; mais elle n'a point de trompe. Ses palpes sont ceux des Cossus. Ses antennes sont courtes, nullement en fuseau, et plus analogues à celles de certains Bombyx qu'à celles des Sésies et des Zygènes. Par la disposition même des couleurs des ailes supérieures, ce lépidoptère se rapproche beaucoup plus des cossus et des Zeuzères que des insectes précédens. fiO troisième famille des lépidoptèkes, celle DES NOCïURrSES, ( NOCTDRNA. ) (l'I. i4i)a i5S.) Nous présente encore, à quelques exceptions près, des ailes bridées, dans le repos, au moyen d'un crin corné (i) Lali'., iijid., ilein,; c'est le genre (2I Latr. , ibid., ilem. ; voyez aussi Cliaridea de M. Dalmau. l'IIisl. liai, des lépid. de Eiauce, de Godait, (n) PI. 148, fig. 5. FAMILLE DES NOCTURNES. 26 1 OU d'un faisceau de soies, partant du bord extérieur des inférieures, et passant dans un anneau ou une coulisse du dessous des supérieures (°). Les ailes sont horizon- tales ou penchées et quelquefois roulées autour du corps. Les antennes vont en diminuant de grosseur, de la base à la pointe, ou sont sétacés. Cette famille ne compose , dans la méthode de Linnaeus, qu'un seul genre, celui DES PHALÈINES, ( PHALiENA. ) Ces lépidoptères ne volent ordinairement que la nuit, ou le soir après le coucher du soleil. Plusieurs n'ont point de trompe. Quelques femelles sont privées d'ailes ou n'en ont que de très petites. Les chenilles se filent le plus souvent une coque; le nombre de leurs pieds varie de dix à seize (i). Les chrysalides sont toujours arrondies ou sans proéminences an- gulaires, ni pointes. CeUe famille présente, relativement à sa classification, de grands em- barras, et nos méthodes ne sont encore, à cet égard, que des essais ou des ébauches très imparfaites (2). Nous la partagerons en dix sections. Les (i) De Gcer en a complé di.\-liiiil, et ii'j a pas égaiil, illaudra suppiinier uu très douïe membraneux, dans une espèce, II, grand nombre de genres; je citerai, par p. 245; et I, xxv, 20; xxxi, i3-iG. e.xemple, celui des Phalènes proprement (21 Ou est souvent contraint d'eniprun- dites, ou des Géonièires. Il est iuipo.-i's palpes inférieurs, nu petit nombre excepté, sont ])etits , presque cylindriques. Les anti'nues, du moins Kœs. , Insect. toin. I, class. 2, Pap. noct., xviii. Long d'un peu plus d'un pouce. D'un gris cendré , avec de petites lignes noires, très nombreuses, sur les ailes supérieures, y formant de petites veines , entremêlées de blanc Extré- mité postérieure du thorax jaunâtre , avec une ligne noire. Sa chenille, que l'on trouve au printemps, ressemble à un gros ver; elle est rougeûtre avec des bandes transverses d'un rouge de sang. Elle vit dans l'intérieur du bois du saule, du chêne, mais particulièrement de lorme. Elle dégorge une liqueur Acre et fétide, contenue dans des réservoirs intérieurs spéciaux , el qui lui sert, à ce qu'il parait , à ra- mollir le bois (t). LES STYGIES, ( STYGIA. Drap. — Bombyx. Hiibn.) (PI 149, fis. 3.) Où les antennes ont dans toute leur longueur, un double rang de pe- tites dents courtes, étroites, dilatées et arrondies au bout (2). Tantôt les antennes difTèrenl beaucoup selon les sexes; celles des mâles sont garnies intérieurement d'un double rang de barbes, et terminées ensuite par un filet; celles des femelles sont entièrement simples, mais cotonneuses à leur base. LES ZEUZÈRES. (ZEUZERA. Latr. —Cossus. Fab.) (PI. 149. fig- 4.) La chenille d'une très jolie espèce ( Cossus œsculi, Fab.), dont le corps [i] Ajoutez i Cossus icre/ira, Fab.; Plin- Villiers, inséré dans le recueil de ceu.x de Une strix de Cramer; la Société Linnéenne de Paris (tome v). Cossus liluralus, Donov.; • L'Amérique seplentrioiiale en fournit une C. nebulosus, ejusd. autre espèce. Les antennes diffèrent de cel- [1) Stygia ausiralis, \.a\r.. Gêner. QvuiK. les des Cossus, et ce sous-genre peut être et insect., IV, 2i5; God., Hist. nat., des conservé ; l'abdomen se termine par une pe- lépid. de France , III , 169, xxa, (9; tite brosse. voyez aussi le mémoire précité de M. de (a) PI, 149, fig. 2. lAMILIE DES NOCTURNES. 2GS esl d'un l)caii blanc, avec des anneaux Meus sur l'abdunieu et des points nombreux de la même couleur sur les ailes supérieures, vit dans l'intérieur du marronnier d'Inde, du pommier, du poirier, etc., et souvent dans leur moelle même (,1). Notre seconde section, celle des bombycites ( Bomhyciles ), se distingue de la précédente et delà troisième, h ces caractères : trompe toujours très courte et simplement rudimentaire; ailes soit étendues et horizontales, soit en toit, mais dont les inférieures débordent latéralement les supé- rieures ; antennes des mâles entièrement pectinées. Les chenilles vivent 5 nu, et rongent les parties tendres des végétaux. Elles se font pour la plupart une coque de pure soie. Les chrysalides n'ont point de dentelures aux bords des anneaux de l'abdomen. Nous formerons avec les espèces dont les ailes sont étendues et hori- zontales, ou les phalènes attncus de I.innaeus , un premier sous-genre, auquel nous conserverons le nom DE SATURNIES, (SATUUMA.) (PI. i5".) Que lui a donné M. Schrank, et auquel nous léunirons les aglia ( Bom- hyx tau., Fab.) d'Ochsenheimer. 11 comprend les plus grandes espèces, et dont les ailes ont souvent des taches vitrées [fenestratœ). Telles sont sur- tout, parmi les exotiques, VAtla.t ou la phalène porte-miroir de la Chine, le B. hespèride, le B- recropia («), le fi. hina, dont les ailes inférieures se prolongent en forme de queue, etc. On emploie depuis un temps immé- morial , au Bengale, la soie du cocon de deux autres espèces de la même division, le Bombyx mylitla de Fabricius et la Phalène cynthia de Drury (Insect., Il, VI, 2) (2). Je me suis assuré, d'après la communication que m'a faite M. Huzard, d'un manuscrit chinois sur cet objet, que les chenilles de ces bombyx étaient les vers à soie sauvages de la Chine. Je conjecture qu'une partie des soieries que les anciens se procuraient par leur com- merce maritime avec les Indiens provenaient de la soie de ces chenilles. (i) Rœsel., insect,, III, xi.vtii, 5, G ; Donov.; Cossus pyriniis, Fal), ; P. miiifus, ejiisd. C. scalaiis , ejusd. ; jiltalana scnlnris, (2) l.inn., sociél. Trans., VII, |). ;!5. {a) l'I. I,5i.. IN.-tKCTES *. 34 200 INSECTES LÉPIDOPTÈRES. L'Europe ne fournit que cinq espèces de ce sous-genre i;. La plus commune est La S. paon de im il ou grand jmon (B. j)at^07iia , major, Fab.) , Rœs., Ins., IV, xv-xvii, In plus grande de noire pays, ayant jusqu'à cinq pouces de largeur, lesailes étendues; le corps brun, avec une bande blanchâtre à l'extrémité antérieure du thorax ; les ailes rondes, d'un brun saupou- dré de gris; une grande tache, en foime d'œil , noire, coupée par un trait transpareiil , entouré d'un cercle d'un fauve obscur, d'un demi- cercle blanc, d'un autre rongeàtre , et enfin d'un cercle noir, sur le milieu de chacune. La chenille, qui vit de feuilles de difTérens arbres, est verte, avec des tubercules bleus, disposés annulairement, d'où par- tent de longs poids terminés en massue. Elle se file au mois d'août une coque ovale, mais réirécie en pointe mousse, à double goulot, et dont l'intérieur est formé. en partie de fils élastiques et convergens, qui fa- cilitent la sortie de l'insecte, mais qui empêchent l'entrée de tout in- secte ennemi. La soie est très forte et gommeuse. Le Bombyx éclot au mois de mai de l'année suivante (2;. Les autres bombyciles ont lesailes supérieures inclinées en toit; le bord extérieur des inférieures les débordtî presque horizontalement [nlœ re- versée ). (Quelquefois leurs palpes s'avancent en forme de bec, et leurs ailes in- férieures sont souvent dentelées. 1/insecle ressemble à un paquet de feuilles mortes. Ces espèces forment le genre LASIOCAMPE. (LASIOCAMPA.) (3) (V\. iJl, fig. I et 2.) Les espèces où les palpes inférieurs n'ont point de saillie remarquable, composeront le sous-genre (i) Les .TUleurs n'en menlioiincnt que {'i)hes B.quercifolia, popullfoim, helii quatre, mais on vient d'en découvrir une lifolia, illicifolia, potaloria, de Fabricius. autre, parfaitement distincte, et que j'ai vu Ce sous-genre fait partie du genre Gastro- dans la collection de M. lîoisduval. paclia d'Ochsenlieimer. (2) '^'ojci, polir les autres espèces, l'ai)., M. Banon, professeur de pharmacie à Enlom. System., première division des Toulon, et à l'amitié duquel je dois beau- Bombyx; et Olivier, Encyclop. méthod., coup d'insectes recueillis par lui à Cayenne, première famille du même genre. ainsi que d'autres du Levant, m'a commu- fajMille dus nocturnes. '2rt7 DES BOMBYX proprement Jits. (BOMBYX.) (1) (l'I. i5., lig. 3, ,1,5.) Le B. du mùricrou le t-cr à soie {S. mort. Lin.), Kœs., Ins., m, VIIIX, blancliâlre, avec deux ou trois raies obscures et transverses, et une lâche en croissant sur les ailes supérieures. Sa chenille est connue sous le nom de ver à soie. On sait qu'elle se nourrit des feuilles de mûrier, et qu'elle se file une coque ovale d'un lissu serré de soie très fine, le plus souvent d'un beau jaune el quelquefois blanche. L'on cultive mainte- nant de préférence une variété, qui donne conslammeiil de la soie de , celle dernière couleur. Le bombyx qui la produit est oiif,'iuaire des provinces septentrionales de la Chine. Suivant Latreillc, la ville de Turfan, dans la petite lîucha- rie, fut long-temps le rendez-vous des caravanes venant de l'Ouest, et l'entrepôt principal des soieries de la Chine. Elle était la métropole des Sères de l'Asie supérieure, ou delà Sériquede Plolémée. Expulsés de leurs pays par les Huns, les Sères s'établirent dans la grande Bucharie et dans l'Inde. C'est d'une de leurs colonies, du Ser-hend [Scr-indi), que des missionnaires grecs Iransportèrenl, du temps de Justinien, les œufs du ver à soie à Conslantinople. Sa culture passa, à l'époque des premières croisades, de la Morée en Sicile, au royaume de Naples, et plusieurs siècles après , sous Sully particulièrement, dans nolie pays. -Mais les anciens liraient encore leurs soieries, soit par mer, soit par terre, des royaumes de Pégu etd'Ava, ou des Sères orientaux, ceux qui sont le plus généralement mentionnés dans les écrits des premiei s géo- graphes. Une partie des Sères septentrionaux rélugiée dans la grande Bucharie, en faisait même le commerce, ainsi que semble l'indiquer un passage de Denis le Périégète. On sait que la soie se vendait ancienne- ment au poids de l'or, el qu'elle est aujourd'hui pour la France une .source importante de richesses. nique un lépidoplèrc ayant tous les caiac- nial-à-iiiopossnpiirimte jiaiOrlisenheimer. tères des Lasiocampes, mais pourvu d'une Nous l'appliquerons collerlivcmeiil à tou- trompe très dislinole. Il semble faire le pas- tes les espèces de son genre Gasliouaclia, sage de ce sous-genre à celui de Calypiia dont les palpes inférieurs ne sont poinf 1. i53, fig. 3 et/,.) Dont les ailes sont en toit, dont les antennes sont en peigne dans les mâles (a), et qui ont les palpes inférieurs très velus et la trompe courte (h). L'£. queue-cï or {Bombyx chrysorrœa, Fab.), RoBS., lus. l, class. 2, Pap. noct. XXII. Ailes blanches, sans taches; extrémité postérieure de l'abdo- men d'un brun fauve. Sa chenille, certaines années, dépouille de leurs feuilles des bois entiers. (i) A'ojes Ochs., God., etc. (a) l'I. 113, lig. 5. (é) PI. ,Sj, pg 3,,, 272 INSECTES LÉPIDOPTÈRES. L'B. martre (n) (Bombym raja , Fab.), Rœs. , ibid-, i. Télé el Ihorax bruns; ailes supérieures de la même couleur, avec des raies irrégu- liërcs blanches; ailes inférieures et dessus de l'abdomen rouges, avec des taches d'un noir bleuâtre. Sa chenille (A), qui vit sur l'orlie , la laitue, sur l'orme, etc., a élc nommée V hérissonnc ou l'ottr^, à raison des poils longs et nombreux dont elle est garnie. Elle est d'un brun noirâtre, avec des tubercules bleus, disposés en anneaux (1;. LES CALLIiMORPHES, (CALLIMORPHA. hal. — Eyprepia. Ochs.) (l'I. i53, fig.6 et 7.) OÙ les ailes sont aussi en toit, mais dont les antennes sont tout au plus ciliées dans les mâles ; les palpes inférieurs ne sont couverts que de pe- tites écailles, la trompe est longue {<•). Une espèce très commune dans notre pays est celle dont la chenille se trouve sur le séneçon ( Bomhix Jacolew (y\ <) /■t'pot/a île M. Daim. m (s) l'I. 1 55. lig. 1 ri. 276 INSECTES LÉPIDOPTÈRES. Parmi ses noctuelles propres, il y en a, et c'est le plus grand nombre, dont les chenilles ont seize patles. ^ous y remarquerons La yv. fîanceci") (/V. sjwnsn, Fab.), Rœs. Ins., IV, xix , d'un gris cendré; thorax en croie; ailes en recouvremelit; le dessus des supérieures d'un gris obscur, avec des raies noires, très ondées, et une tache blanchâtre divisée par quelques traits noirs ; dessus des inférieures d'un rouge vif, avec deux bandes noires ; abdomen entièrement cendré. Sa chenille (//) vil sur le chêne; elle est grise, avec quelques lâches obscures, irrégulières, et de petits tubercules ; son huitième anneau a une bosse sur laquelle est une plaque jaune. Celle espèce et quelques autres sont connues sous le nom de iir/ienees , parce que leurs chenilles ont la couleur des lichens qui viennent sur les arbres. Klles ont les quatre pieds membraneux antérieurs plus courts et maichent à la ma- nière dcsarpenteuses. La N. accordée ( ^'. paclo, Fab.) est de ce nombre ; elle est distinguée des autres par la couleur rouge du dessus de son abdomen. Elle ne se trouve qu'au nord de lEurope (1). Les chenilles de quelques-unes n'ont que douze pattes. L'insecte parfait a souvent des taches dorées ou argentées sur les ailes supérieures. Telles sont les deux espèces suivantes (2). La.\. yiiwma (c) (/V. ijamma, Fab.), Rœs , Ins., I, clas. 3, pap. nocl., v, a le thorax en créle; le dessus des ailes supérieures brun, avec des nuances plus claires, et une tache dorée, représentant un lambda ou un gamma couché de côté, dans leur milieu. Lorsqu'on presse l'extrémilé posléiieure de ralidomen du m;ile, on en lait sortir deux houppes de poils. La chenille \il sur plusieurs plantes potagères. La JV. dorée [iS. rlirt/siiis, Fab.), Esp. nocl. cix, f. 1-5. Ailes su- périeures d'un brun clair, traversées par deux bandes couleur de lai- ton poli. (Analecl. eiitoin., lo») doit lormer un i|uc' ki léli', sembji^ devoir alkr près du uouveaii sous-genre, très reniar(|iial)le, eu genre Cn/yjitm d'Ochsenlieiuiei', ou près ce que les deux pieds posiérieurs du niàle de nos lierminies. sont plus courts (pie les outres, nuiti(|ui's et pre-(|ue inutiles à la course. Oet insecte ayant les antennes pectiuées, une trompe distincte, et les palpes inie lois plus longs (i) Ces deux espèces sont du genre L'a- luiala d'Ochs. (a) PI. i55, tig. I. (a) Genre Ptinin du même. (A) PI. i55, tig. 2. (e) PI. 155, lig. 2. FAMILLE DES NOCTURNES. 277 Quelques chenilles, coinine celles de la y. du houillon blanc (verbitsci', delà /V. (le Cannoise [nrtemisiœ], de la iV. de l'absinthe (a/isinlhii), etc., onl riiabilude parliculièie de se nourrii' des fleurs des plantes qui leur sont propres (1). D'autres espèces de noctuelles ont les aniennes peclinées, comme la PI. des graminées (P. yraminis, Lin.), dont la chenille ravage quelquefois les prés de la Suède. La sixième section des lépidoptères nocturnes : LES TORDEUSES CPHAL^N^ TOKTKICES de Linnieus.) (I>l. i55, Ug. 5 ctfi.j Ont les plus grands rapports avec les lépidoptères des deux précé- dentes. Les ailes supérieures, dont le bord extérieur est arqué à sa base et se rétrécit ensuite, leur forme courte et large, en ovale tronqué, donne à ces insectes une physionomie particulière. On les a nommés Phalènes à laryes é/iatiles, jihulènes thiippes. Ils ont tous une trompe distincte et les palmes inférieurs généralement presque semblables à ceu.x des noctuelles, mais un peu avancés. Ces lépidoptères sont petits, agréablement colorés, portent leurs ailes en toit écrasé ou presque borizonlalement, mais toujours couchées ; les supérieures se croisent même un peu alors, le long de leur bord interne. Leurs chenilles ont seize pattes; le corps ordinairement ras ou |)eu velu, toident et roulent les feuilles; elles fixent successivement, et dans un même sens, divers points de leur surface, par des couches de fils de soie, se font ainsi un tuyau où elles sont à couvert et où elles mangent tran- i|uillemenl le parenchyme de ces feuilles. D'autres onl poui' letraite plu- sieurs feuilles ou des fleurs qu'elles lient toujours avec de la soie. Il en est qui s'établissent dans les fruits. Plusieurs onl l'extrémité postéiieure du corps plus étroite, et Réaumur les nomme chenil/es en forme de poisson. l,eur coque a la ligure d'un ba- (i) Elles aiipartieiiiient au génie ('«<»/- cJ'Euiopr d'Orliseiilieiniei- , et l'Hisloiie lia (le Silirauk el :iulies lépicloplérold-iies. iiMurelle de ceux de l'raiice, par Codaid, Voyez, pour les auUes espèce*, Olivier, «oiil.iiué nialnlenant par M. Dupouclicl, art. Noclmllc de l'Encycl. mélliodi. inférieurs se recourbent au-dessus *.W. la tète, en manière de cornes, el vont en pointe, forment celui des voLUCREi (vo- i.ucra]. IJ'aulres enfin, ayant les ailes ttroiles el allongées, el les palpes inférieurs plus longs et avancés, espèi-es (pii ont les j>lus grands rapports avec les crand)us de I-'a- bricius, près desquels il l'audiait peut-être les placer, constclnent un troisième sous- genre, celui de im-.océratk (procekata), ayant puni- type l.i Pyrale saldonana de; Fabricius. f'ojfz^ pour les autres esjièees. Fabri- cius et Ilîibnei. FAMII.I.l'. DKS NOCTURNES. •27!» MATRONULE {Miitroiiiiln), Cl (|til (lidère lies autres de la division des lor- (leiises, par les caractères siiivans : palpes labiaux plus courts que lalête, leurs articles peu disliucts, presque },'labres; hanches antérieures très comprimées, aussi longue au moins que les cuisses. La septième section des nocturnes, celle des \^ve.Tnp. nori. VI, une des plus grandes de noire pays, et d'un jaune de soufre; ses ailes sonl étendues el marquées de deux raies Iransverses et brunes; les inférieures se prolongent, h l'angle extérieur, en forme de queue, el on y remarque deux petites taches noirâtres. Sa chenille est brune et ressemble pour la forme et la couleur à un petit bâton ; sa tête est plate et ovale. M. Leach !/ool. miscell.) l'orme avec celte phalène et quelques autres espèces, dont les ailes inférieures ont la même figure, nn genre qu'il nomme Ournplcnjx. Nous citerons encore : La P du Itlas {P. siriiujaria, Lin.), Rœs. ihid. X, dont les antennes sont pectinées dans le mâle ; qui a les ailes anguleuses, et jaspées par un mé- lange de jaunâtre, de brun et de rougeâlre. Sa chenille a quatre gros tubercules sur le dos, outre d'autres plus petits, et une corne ou cro- chet, sur le huitième anneau. La P. du (jroseiller (P. grossularialti . Lin.), Kœs., iliid-. II. dont les ailes sont blanches, mouchetées de noir; deux bandes d'un jaune aurore sur le dessus des supérieures, une vers la base et l'autre un peu au-delà du milieu. Sa chenille est, en dessus, d'un gris bleuâtre, tachetée de noir, avec les cfttés inférieurs el le ventre jaunes, pointillés de noir. La femelle de la Ph. hiémuLe (P. hrumuln. Lin.), ainsi que celles de quelques autres espèces analogues, n'ont que des rudimens d'ailes. Ces espèces paraissenl en hiver (i)- De Géer décrit une espèce {Ph~ à six ailes) dont le mâle semble avoir six ailes, les inférieures ayant au côté interne un petit appendice qui se couche sur elles (a) La huitième section des lépidoptères nocturnes, celle des deltoïdes (Deltoïdes. Lat.) ;3) nous olfre des espèces très analogues aux phalènes propreinenl dites, mais dont les chenilles ont quatorze pattes, et sont rouleuses et plieuses de feuilles. Dans l'insecte parfait, les palpes inférieurs (i) Ces espèces forment mon sous-j^enre il en résuttait une complication de carac- HYBERHic (hybekma). lèies , qui (lisparail, en ne comprenant (a) f'oyez, pour les aulres espèces dans ceUe division, que les Herminies. Fabricius et Htibner. Celle de Tinéiles se composera dès-lors (3) Celte seclion comprenait, dans la e.xcluMvemenl , des Teignes et fausses- première édition de cel ouvrage , toutes Teignes de Réaumur. les phalènes l'yrnlitlcs de linn,-eus. Mais {a) PI. lâ(i, fig. I. KAMILLE DES NOCTURNES. 281 sonl allongés et recourbés. Ses ailes roniioiil avec le corps, sur les côlés